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Vietnam

Présentation

Données générales
Politique intérieure
Situation économique
Politique extérieure

Données générales

Nom officiel : République Socialiste du Vietnam

Nature du régime : République populaire à parti unique

Chef de l’Etat : Nguyen Minh Triet

Chef du Gouvernement : Nguyen Tan Dung

Secrétaire général du Parti Communiste vietnamien : Nong Duc Manh

Données géographiques

Superficie : 331 041 km²

Capitale : Hanoï

Villes principales : Hanoï, Ho Chi Minh Ville, Hai Phong, Da Nang

Langue officielle : vietnamien

Langue courante : vietnamien

Monnaie : Dong

Fête nationale : 2 septembre

Données démographiques

Population : 85,2 millions (2007)

Densité : 258 hbt/km²

Croissance démographique : 1,2% (2007)

Espérance de vie : 71 ans

Taux d’alphabétisation : 90,3%

Religions : Bouddhistes (75 %), catholiques (7%), caodaistes (2%), hoa hao (2%), protestants (0,75%), musulmans (0,1%)

Indice de développement humain : 0,733 (105ème place) (rapport sur le développement humain 2007/2008)

Données économiques

PIB (2007) : 71,2 Mds $

PIB par habitant (2007) : 835 $

Taux de croissance (2007) : 8,5%

Taux de chômage (au sens du BIT) (2007) : 5,3%

Taux d’inflation (2007) : 9%

Solde budgétaire(2007) : 5,5%

Balance commerciale(2007) : -14,1 Mds $

Principaux clients : Etats-Unis (20%), Japon (12,5%), Australie (7%), Chine (7%), Singapour (4,5%)

Principaux fournisseurs : Chine (20%), Singapour (12%), Taiwan (11%), Japon (10%), Corée du Sud (8,5%), Thaïlande (6%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2006) :
- agriculture : 19,5%
- industrie : 42,3%
- services : 38,2%

Exportations de la France vers le Vietnam (2007) : 456 M$

Importations françaises depuis le Vietnam (2007) : 1,25 Md$

Pour plus d’informations sur le commerce franco-vietnamien, se reporter au site de la mission économique : http://www.missioneco.org/vietnam/

Consulat général : Hô Chi Minh-Ville

Communauté française au Vietnam : 4000

Communauté vietnamienne en France : 19500

Politique intérieure

1- D’un point de vue idéologique et institutionnel, le régime vietnamien est marqué par une grande stabilité. Lors du Xème Congrès du Parti Communiste Vietnamien (PCV) qui s’est tenu en 2006, le régime de parti unique a été réaffirmé et la poursuite de la politique de réformes économiques graduelles adoptée en 1986 (« Doi moi » ou « Renouveau ») inspirée du modèle chinois confirmée. Pour autant, la classe politique vietnamienne connaît un renouvellement et un rajeunissement progressifs. A l’issue de ce Congrès, Nguyen Minh Triet a succédé à Tran Duc Luong à la Présidence de la République et Nguyen Tan Dung a succédé à Phan Van Khai à la tête du gouvernement. Au niveau du parti, le Comité Central et le Bureau Politique ont vu leurs compositions profondément renouvelées et rajeunies. A la fin du mois de juillet 2007, l’Assemblée nationale a approuvé la composition d’un gouvernement renouvelé pour près de la moitié.

2- Les plus grands défis qui se posent sont avant tout d’ordre social : le déséquilibre démographique, qui projette une jeunesse nombreuse (56% de la population a moins de 30 ans) mais encore insuffisamment formée aux responsabilités, les inégalités croissantes nées d’un boom économique qui profite surtout aux villes et les changements rapides et importants que connaît la société vietnamienne (changements de mœurs, recul des solidarités traditionnelles...) rendent impératif pour le parti et le gouvernement de maintenir un certain niveau de croissance, garantissant le bien-être social et une répartition satisfaisante de ce bien-être. Or, la détérioration, ces derniers mois, de la situation économique (taux d’inflation le plus élevé depuis 1991, baisse de la croissance) contredit ces efforts, ce que traduit le nombre élevé de grèves.

3- Enfin, la situation des Droits de l’Homme au Vietnam reste préoccupante. Après une année 2006 marquée par des gestes encourageants, la situation s’est sensiblement détériorée à partir de la fin de 2006 et durant les mois précédents les élections législatives avec, notamment, l’arrestation et la condamnation à de lourdes peines en mai 2007 de défenseurs des Droits de l’Homme. Ponctuellement, des détenus politiques peuvent être libérés, sans toutefois que ces libérations puissent être analysées comme une tendance de fond. La condamnation en septembre 2008 de deux journalistes traduit l’étroit contrôle de l’Etat sur les médias ; elle a donné lieu à une déclaration de la Présidence du Conseil de l’Union européenne.

Situation économique

1- Le Vietnam jouit d’une économie qui reste parmi les plus dynamiques dans la région, avec une croissance de 8,5% en 2007. S’appuyant sur une politique d’ouverture et libéralisation progressive, renforcée depuis son accession à l’OMC en 2007, l’économie vietnamienne repose principalement sur le développement de ses exportations, en hausse moyenne de 25% par an depuis 2003 et dont le montant en 2007 équivaut à 70% du PIB, et sur des investissements directs étrangers en très forte hausse ces dernières années (13 Mds $ d’autorisation d’investissements en 2006, 20,3 Mds $ en 2007 et certainement plus de 60 Mds $ pour 2008). Le Vietnam est ainsi le second pôle d’attraction des IDE en Asie, derrière la Chine.

2- Cela étant, un certain nombre de déséquilibres économiques sont apparus en 2008 parmi lesquels l’emballement de l’inflation (celle-ci est passée de 12,6% fin 2007 à 27,9% fin septembre en glissement annuel), le creusement du déficit commercial (4,8 Mds $ en 2006 ; 14,1 Mds $ en 2007 ; probablement plus de 20 Mds $ pour 2008), de fortes tensions sur la monnaie qui ont amené les autorités à la laisser se déprécier légèrement et le creusement du déficit public entraîné notamment par les investissements massifs (pas toujours productifs) réalisés par les entreprises publiques.

3- Face à ces turbulences, les autorités vietnamiennes ont pris des mesures correctives en vue de stabiliser la monnaie, réduire l’inflation et redonner confiance aux acteurs économiques. Une politique monétaire resserrée a été adoptée par la banque d’Etat, conduisant à une limitation du crédit : hausse des taux d’intérêt de base, hausse des taux de réserves obligatoires des banques commerciales, refinancement des banques commerciales et diminution du crédit à l’économie. Ces mesures se sont accompagnées d’une certaine austérité budgétaire avec une baisse de 10% des dépenses budgétaires (hors salaires) et de 25% des projets d’investissement publics. Par ailleurs, le gouvernement a annoncé vouloir réviser les projets d’investissement des grands groupes publics, leur imposant de se recentrer sur leur cœur de métier et leur interdisant d’investir dans les métiers bancaires.

Bien qu’il soit trop tôt pour analyser les résultats de cette politique, les premiers résultats semblent encourageants (légère diminution de l’inflation après un pic atteint au mois d’août ; stabilisation, voire diminution du déficit commercial) même s’ils s’accompagnent d’un ralentissement de la croissance (celle-ci devrait être comprise entre 5,5% et 6% en 2008).

Pour autant, des ajustements structurels restent indispensables à moyen terme. Outre l’insuffisance des infrastructures, en particulier en matière de transport et d’énergie, et le manque de main d’œuvre qualifiée, le développement de l’économie vietnamienne reste obéré par trois difficultés majeures : la faiblesse de la structure des exportations, peu diversifiées, dégageant une faible valeur ajoutée et concentrées sur les marchés américain et européen ; un secteur des services encore insuffisamment développé ; les faiblesses des entreprises industrielles et commerciales d’Etat.

Des informations complémentaires sont disponibles sur les sites :
- de la mission économique
- du FMI

Politique extérieure

Après les années d’isolement pendant l’occupation du Cambodge, la politique extérieure du Vietnam est marquée par une volonté d’ouverture à son environnement régional et sur la scène internationale.

Le Vietnam maintient des relations étroites avec ses voisins laotien et cambodgien. Les relations avec le Laos sont régies depuis 1977 par un « traité spécial d’amitié et de coopération ». La stabilité du pouvoir au Cambodge et au Vietnam depuis 1979 a conduit à l’effacement des anciennes tensions entre Hanoï et Phnom Penh, même si certains irritants, liés notamment à la présence d’une importante communauté khmère dans le Sud du pays, demeurent. Le rapprochement entre le Vietnam et la Chine s’est accéléré ces dernières années sur fond d’intégration économique croissante. Néanmoins, le contentieux de souveraineté en mer de Chine méridionale (îles Spartly et Paracel) limite les perspectives de rapprochement. Par ailleurs, le Vietnam a rejoint l’ASEAN en 1995. Au sein de l’association, Hanoï met l’accent sur la réduction des écarts de développement et reste très attaché aux principes de non ingérence dans les affaires intérieures des Etats membres, mais a néanmoins approuvé, avec les autres pays membres de l’organisation, la Charte de l’ASEAN, entrée en vigueur en décembre 2008, qui prévoit notamment un mécanisme de promotion et de protection des droits de l’Homme.

Les relations avec les Etats-Unis se sont approfondies depuis plusieurs années. Les relations diplomatiques ont repris en 1995 et deux Présidents américains sont venus à Hanoï (B. Clinton en 2000 et G. Bush en 2006). Le Président Triet s’est rendu pour sa part à Washington en juin 2007. Les Etats-Unis sont d’ores et déjà devenus le premier client du Vietnam, absorbant plus de 20 % de ses exportations. En flux, ils sont maintenant les 3ème investisseurs.

Le souci d’ouverture de la diplomatie vietnamienne a permis au Vietnam d’adhérer à l’OMC en 2006 et de siéger au Conseil de Sécurité des Nations unies en 2008 et 2009. Il a également conduit le Vietnam à s’ouvrir à des partenaires plus lointains, africains, sud-américains ou moyen-orientaux, régions qui n’avaient, jusqu’il y a quelques années, que peu retenu l’intérêt des Vietnamiens.

Mise à jour : 15.12.08