Présentation du Vietnam

Présentation

Données générales

Données générales et géographiques

Nom officiel : République socialiste du Vietnam

Nature du régime : Etat centralisé, régime de parti unique

Chef de l’Etat : Truong Tan Sang, Président de la République

Chef du gouvernement : Nguyen Tan Dung, Premier ministre

Secrétaire général du PCV : Nguyen Phu Trong

Superficie : 331 041 km²

Capitale : Hanoi

Villes principales : Hanoi, Ho Chi Minh-ville, Hai Phong, Da Nang

Langue (s) officielle (s) : vietnamien

Langue (s) courante (s) : vietnamien

Monnaie : Dong

Fête nationale : 2 septembre

Données démographiques

Population : 88 millions

Densité : 263 hab/km²

Croissance démographique : 1,1% (CESAP 2010)

Espérance de vie : 75,2 ans (2011)

Taux d’alphabétisation : 94%

Religion (s) : Bouddhistes (75 %), catholiques (7%), caodaïstes (2%), hoa hao (2%), protestants (0,75%), musulmans (0,1%)

Indice de développement humain : 0,593 (128e place – PNUD 2011)

Données économiques

PIB (2010) : 105 Mds USD

PIB par habitant (2010) : 1160 USD (en ppa : 3142 USD - FMI)

Taux de croissance (2010) : 6,78 %

Taux de chômage (2010 - FMI) : 5%

Taux d’inflation (2010) : 9,2%

Solde budgétaire(2010) : - 5,9%

Balance commerciale(2010) : - 12,6 Mds USD

Principaux clients (2010) : Etats-Unis (20%), Japon (11%), Chine (11%), Corée du Sud (5 %)

Principaux fournisseurs(2010) : Chine (23%), Corée du Sud (12%), Japon (10%), Taiwan (8 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2010) :
- agriculture : 20,6%
- industrie : 41,1%
- services : 38,3%

Exportations de la France vers le Vietnam (2010) : 680 millions € (+24% par rapport à 2009) Importations françaises depuis le Vietnam (2010) : 1,4 milliards €

Données consulaires

Consulat général : Hô Chi Minh-ville

Communauté française au Vietnam (2010) : 5 672 inscrits

Communauté vietnamienne en France : 19 500

Politique intérieure

Le parti communiste vietnamien (PCV) au cœur du dispositif

Le Vietnam est un Etat à parti unique, dirigé par le Parti communiste vietnamien (PCV), qui s’appuie sur le marxisme-léninisme et la pensée de Ho Chi Minh. Le Vietnam connaît depuis quelques années des évolutions économiques et sociales importantes, sans que celles-ci aient, jusqu’à présent, eu de véritable répercussion dans le domaine politique. Son système politique est fondé sur la primauté du PCV. Le processus de décision est dominé par le Comité central et le Bureau politique. Le PCV est présent à tous les niveaux de la collectivité nationale ainsi qu’au sein de l’administration, des écoles, des entreprises, des organisations socio-professionnelles, de l’armée et de la police.

Le XIe congrès du Parti communiste vietnamien (12-19 janvier 2011) a donné lieu au renouvellement des instances dirigeantes du Parti (comité central et bureau politique), avec un nouveau secrétaire général, Nguyen Phu Trong, président de l’Assemblée nationale depuis 2006. Le Premier ministre Nguyen Tan Dung a gardé son poste après les élections législatives du 22 mai 2011. Le président de la République, M. Truong Tan Sang, est secrétaire du comité central du PCV.

Le Vietnam fait face à de nombreux défis d’ordre économique et social

Les plus grands défis qui se posent sont avant tout d’ordre social. La démographie vietnamienne est en effet caractérisée par une jeunesse nombreuse (56% de la population a moins de 30 ans), avec environ un million de jeunes arrivant chaque année sur le marché du travail, posant à la fois la question de la création d’emplois et de la qualification des jeunes. A ce constat s’ajoutent les inégalités croissantes, nées d’un boom économique qui profite surtout aux villes, et les changements rapides et importants que connaît la société vietnamienne (évolution des mœurs, recul des solidarités traditionnelles…), rendant impératif pour le parti et le gouvernement le maintien d’un certain niveau de croissance, garantissant le bien-être social et une répartition satisfaisante de ce bien-être.

La situation des droits de l’Homme est préoccupante. L’absence d’une opposition crédible susceptible de fédérer les mécontentements n’empêche pas les autorités d’être extrêmement vigilantes et la dissidence est sévèrement réprimée (lourdes peines de prison et mesures de privation des droits civiques). Les autorités sont attentives à éviter toute tentative d’organisation d’une opposition qui utiliserait notamment les moyens de communication liés à l’internet, très développé au Vietnam. Le contrôle étroit exercé sur la blogosphère et sur les médias reste entier.

Situation économique

Le Vietnam jouit d’une économie qui compte parmi les plus dynamiques de la région, avec une croissance de 6,7% en 2010 et estimée à 5,9% fin 2011, après 20 ans de croissance à 7,5% en moyenne annuelle. Il doit cependant faire face à l’accélération de l’inflation (près de 19% fin 2011).

En quelques années, l’économie vietnamienne a connu un essor économique remarquable. Le PIB a été multiplié par trois entre 2002 et 2010, passant de 35 Mds USD à 105 Mds USD. En 2010, le PIB par habitant a atteint 1160$, faisant du Vietnam un pays à revenu intermédiaire (tranche inférieure). Cette forte croissance économique a été permise par la politique de « renouveau » (Doi Moi), lancée en 1986, qui s’appuie sur une politique d’ouverture progressive et qui a été renforcée depuis l’accession du pays à l’OMC en 2007.

Face à une croissance démographique forte (1 million d’habitants supplémentaires par an), une population jeune et une urbanisation rapide, le gouvernement vietnamien donne traditionnellement la priorité au maintien d’un rythme de croissance élevé. Le Vietnam prévoit pour les 10 ans à venir une hausse annuelle de son PIB de 7 à 8%. La volonté de maintenir une croissance forte se double d’un appel à la stabilisation macroéconomique : le Premier ministre a annoncé, à l’automne 2011, trois chantiers urgents : l’assainissement des entreprises publiques, la restructuration du système bancaire et la bonne allocation des investissements publics.

Le modèle économique vietnamien reste encore très dépendant des investissements étrangers et des exportations, notamment vers les Etats-Unis et l’Europe. Celles-ci sont en hausse moyenne de 25% par an depuis 2003. L’intérêt des investisseurs étrangers s’est traduit par une forte hausse des flux d’investissements directs étrangers, passés de moins de 2 Mds USD par an au début des années 2000 à 11 Mds USD décaissés fin 2010.

S’appuyant sur un plan de relance volontariste (8% du PIB), le Vietnam a su largement limiter l’impact de la crise économique internationale en 2009. Après 5,3% de croissance en 2009, l’activité est redevenue soutenue en 2010, avec une croissance de 6,8%. Mais le pays fait face à un « double déficit » : un déficit budgétaire encore au-delà de la cible gouvernementale de 5%du PIB (-5,9 % en 2010) et un déficit de la balance courante des paiements (-9,1% fin 2010), qui s’explique principalement par le déficit structurel de la balance commerciale (-13% fin 2010). L’incidence négative de cette dernière est compensée par l’excédent du compte de capital, principalement dû aux IDE, à l’aide publique au développement et aux transferts de la diaspora vietnamienne (7,4 Mds USD).

Malgré ce contexte, le pays rencontre des difficultés macroéconomiques, avec une inflation en forte hausse (11% en 2010, près de 19 % fin 2011) et des tensions sur le marché des changes. Le gouvernement a par ailleurs procédé à plusieurs dévaluations (5,4% en novembre 2009, 3,4% en mars 2010 et 2,1% en août 2010) destinées à rétablir la confiance dans la monnaie nationale, le Dong.

La stratégie de développement socioéconomique du gouvernement vise à faire émerger en 2020 un Vietnam industriel. Il faudra pour cela répondre aux trois défis structurels majeurs que sont le développement d’infrastructures de base (routes, chemins de fer, aéroport, énergie, eau), la formation des jeunes et la modernisation institutionnelle (management, transparence de l’information…), qui supposent la réforme des entreprises publiques, le développement du secteur privé et la modernisation du système bancaire, pour réorienter le modèle économique vers une croissance plus qualitative.

Des informations complémentaires sont disponibles sur les sites :
- de la mission économique : www.ubifrance.fr/viet-nam/mission-economique-ubifrance-au-vietnam-a-votre-service-a-l-export.html
- du service économique : www.tresor.economie.gouv.fr/se/vietnam/index.asp
- du FMI : www.imf.org/external/country/VNM/index.htm

Politique extérieure

Le Vietnam maintient des relations étroites avec ses voisins laotien et cambodgien. Les relations avec le Laos sont régies depuis 1977 par un « traité spécial d’amitié et de coopération ». La stabilité du pouvoir au Cambodge et au Vietnam depuis 1979 a conduit à l’effacement des anciennes tensions entre Hanoi et Phnom Penh, même si certains irritants, liés notamment à la présence d’une importante communauté khmère dans le Sud du pays, demeurent.

Héritage de l’ère soviétique, les relations sont excellentes avec la Russie, qui entretient avec le Vietnam un fructueux commerce dans le domaine gazo-pétrolier notamment.

Les relations entre le Vietnam et la Chine se sont densifiées ces dernières années sur fond d’intégration économique croissante. Néanmoins, le contentieux de souveraineté (îles Spratleys et Paracels) en mer de Chine méridionale, marqué en 2011 par une série d’incidents, limite les perspectives de rapprochement.

Par ailleurs, le Vietnam a rejoint l’ASEAN en 1995, dont il a assuré la présidence en 2010. Au sein de l’association, il met l’accent sur la réduction des écarts de développement et reste très attaché au principe de non ingérence dans les affaires intérieures des Etats membres, ce qui ne l’a pas empêché d’approuver la Charte de l’ASEAN, entrée en vigueur en décembre 2008 et qui prévoit un mécanisme de promotion et de protection des droits de l’Homme. Dès son admission dans l’ASEAN, le Vietnam s’était engagé à participer à l’AFTA (ASEAN Free Trade Area), zone de libre échange. Il est par ailleurs membre de l’APEC depuis 1998 et participe aux négociations du Trans Pacific Partnership depuis 2009.

Les relations avec les Etats-Unis se sont normalisées et rapidement approfondies depuis plusieurs années. Les relations diplomatiques ont repris en 1995 et deux présidents américains se sont rendus à Hanoi (W. Clinton en 2000 et G. Bush en 2006). Le président Nguyen Minh Triet a pour sa part été reçu à Washington en juin 2007, suivi du Premier ministre Nguyen Tan Dung en juin 2008. Un accord commercial a été conclu en 2001 entre les deux pays. Depuis, les Etats-Unis sont devenus le premier client du Vietnam, absorbant 20 % de ses exportations. Ils sont en 2010 le 5e investisseur étranger en termes de nouvelles licences d’investissement, avec un flux de 1,9 Md USD. En 2006, les Etats-Unis ont retiré le Vietnam de la liste des pays préoccupants en matière de liberté de culte.

La présidence de l’ASEAN a aussi fourni l’occasion à Hanoi de multiplier les contacts bilatéraux avec les Etats partenaires de l’organisation, avec des résultats particulièrement visibles s’agissant des Etats-Unis, alors que l’administration Obama avait elle-même la volonté de se réengager en Asie du Sud-Est : entre juillet et octobre 2010, le Vietnam a ainsi reçu deux fois la visite de la Secrétaire d’Etat américaine, une fois celle du Secrétaire à la Défense, et le président vietnamien a co-présidé avec le président Obama le second sommet ASEAN-Etats-Unis. Le porte-avion USS George Washington et le destroyer USS John McCain ont effectué des escales à Danang.

Le Vietnam porte le regard vers de nouveaux horizons

Depuis quelques années, le Vietnam entreprend d’affirmer sa présence au-delà du cercle habituel. Ce souci d’ouverture lui a permis d’adhérer à l’OMC en 2007 et de siéger au Conseil de sécurité des Nations unies pour la première fois en 2008 et 2009. Il a également conduit le Vietnam à s’ouvrir à des partenaires plus lointains, africains, sud-américains ou moyen-orientaux, qui n’avaient, jusqu’il y a quelques années, que peu retenu l’intérêt des Vietnamiens.

Par ailleurs, s’agissant de l’Europe, les relations connaissent un développement rapide et sont marquées par un très net accroissement des échanges politiques bilatéraux au cours des dernières années. Le Vietnam a conclu en 2010 un accord de partenariat et de coopération avec l’Union européenne.

La diplomatie vietnamienne poursuit aujourd’hui trois objectifs principaux : parfaire l’intégration internationale du pays, en appui à sa stratégie de développement économique ; garantir sa sécurité ; faire entendre la voix de Hanoi sur les sujets globaux. Cet état d’esprit a été renforcé par les deux années au Conseil de Sécurité et sa participation, en 2010, au G20. Après une année de présidence réussie de l’ASEAN en 2010, le XIe congrès a confirmé et élargi cette dynamique, désormais qualifiée d’« intégration internationale active ».

Les différents axes de la politique étrangère du Vietnam se sont manifestés de façon spectaculaire en 2010, à l’occasion de la présidence de l’ASEAN, indéniable succès. Au-delà de l’adoption de mesures concrètes pour l’édification d’une « communauté de l’ASEAN » à l’horizon 2015, le Vietnam a tiré avantage de sa position pour réaliser plusieurs avancées sur les questions politiques et de sécurité : introduction du sujet de la liberté de navigation en Mer de Chine du Sud dans les débats de l’ASEAN Regional Forum (ARF), première réunion des ministres de la Sécurité publique, première réunion des ministres de la Défense de l’ASEAN élargie à huit partenaires de dialogue (ADMM+) et élargissement de l’East Asia Summit (EAS) à la Russie et aux Etats-Unis.

Mise à jour : 30.12.11

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