Nom officiel : République de Turquie
Nature du régime : République parlementaire du 29 octobre 1923 - Date de la Constitution en vigueur : 1982.
Chef de l’Etat : M. Abdullah Gül
Chef du Gouvernement : M. Recep Tayyip ERDOGAN
Fête nationale : 29 octobre
Superficie : 780 576 km²(Turquie d’Europe : 23 378 km² soit 3% de la superficie totale et 7 M d’habitants)
Capitale : Ankara (plus de 4 M d’habitants)
Villes principales : Istanbul (11.6 M d’habitants), Ankara, Izmir (3.7 M d’habitants), Bursa, Eskisehir, Gaziantep, Kayseri, Konya, Adana
Langue officielle : turc
Monnaie : livre turque
Population : 72,9 M (projection PNUD pour 2015 à 82,6 M)
Densité : 94 hab / km²
Croissance démographique : 1,5%
Espérance de vie : 72,6 ans
Taux d’alphabétisation : 85,6%
Taux de fécondité : 2,43 %
Religions : La laïcité est affirmée par la Constitution turque. 99% des citoyens sont musulmans, en majorité sunnites, mais il existe une forte minorité alévie (environ 20%) et des minorités chrétiennes (grecs orthodoxes, rites arméniens grégoriens, syriaques, catholiques latins) et juive.
Indice de développement humain (IDH - classement PNUD 2004) : 0,757 (92ème rang mondial).
PIB (2010) : 730 MDS USD
Taux de croissance (2009 et 2010) : - 6, 0 % et + 8,9%
Taux de chômage (2010) : 12,2%
Taux d’inflation (2010) : 6,4%
Dette extérieure en % du PIB (2009 et 2010) : 46,3% et 43,1%
Principaux clients (2009, en pourcentage des exportations turques) : 1/ Allemagne (9, 6%), 2/ France (6,1%), 3/ Royaume-Uni (5,8%), 3/ Italie (5,8%).
Principaux fournisseurs (2009, en pourcentage des importations turques) : 1/ Russie (14 %), 2/ Allemagne (10%), 3/ Chine (9%), 4/ Etats-Unis (6,1%), 5/ Italie (5,4%), 6/ France (5%).
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB en 2009 :
Agriculture : 10,2%
Industrie : 24,2%
Services : 66,6 %
Sources Turkstat, ministère du travail, Sous-secrétaire d’Etat au trésor
Communauté française en Turquie : Au 31 décembre 2008, 5 443 Français étaient enregistrés, 4 426 à Istanbul, 1 017 à Ankara.
Communauté turque en France : environ 350 000 personnes
Le Parti de la justice et du développement (AKP), du premier ministre sortant Recep Tayyip Erdoğan a remporté les élections législatives du 12 juin 2011, pour la troisième fois consécutive depuis 2002, avec 49,9% des voix (soit un peu plus de 3 points qu’en 2007).
L’AKP dispose ainsi d’une solide majorité au Parlement (326 sièges selon les premières projections) mais il n’a pas la majorité nécessaire pour soumettre -seul- une nouvelle constitution au référendum (pour mémoire, 330 voix sont nécessaires). Il est également loin des 367 sièges nécessaires (majorité des 2/3), pour pouvoir faire passer sans référendum le projet de eréforme de la constitution qui vise, notamment, la présidentialisation du régime.
A cette fin, le Premier ministre devra donc négocier avec les autres forces politiques afin de dégager un consensus sur la réforme constitutinnelle. Ainsi, même si un électeur sur deux a voté pour l’AKP, le projet de réforme constitutionnelle pourrait être entravé par l’absence d’une "super majorité" de députés au sein du Parlement.
Les bons résultats de l’AKP semblent essentiellement dus à la croissance économique turque (actuellement 17ème économie mondiale avec une croissance "à la chinoise" de 8,9 % en 2010, et une inflation maîtrisée à environ 6 %) et à l’émergence d’une classe moyenne capable de tirer profit de cet enrichissement national.
Le Parti républicain du peuple (CHP), parti historique fondé par Mustafa Kemal Atatürk, a obtenu 25,9% des suffrages (135 sièges) soit 5 points de plus par rapport à 2007. La progression de ce parti est, toutefois, inférieure aux attentes nées de la récente arrivée d’un nouveau leader, au sein du parti, Kemal Kılıçdaroğlu. Le Parti de l’action nationale (MHP), ultranationaliste, dispose de 12,9% des voix (53 sièges), en net recul avec 18 sièges de moins qu’en 2007.
Le parti politique kurde du BDP a obtenu 36 députés, élus sous étiquette indépendante (21 en 2007). Mais l’élection de six élus du BDP a été invalidée par le pouvoir judiciaire, après le scrutin, au motif que ces personnes étaient toujours sous le coup de mesures d’emprisonnement. Cette décision a provoqué une réaction du BDP, qui a boycotté le parlement. La reprise des actions terroristes du PKK, au cours de l’été 2011, a conduit les députés du BDP à réintégrer le parlement fin septembre à titre de geste d’apaisement.
Pour cette nouvelle législature, la résolution de la question kurde (déjà envisagée par l’AKP en 2008 lors d’une "ouverture démocratique" manquée) demeure une problématique centrale. Mais l’enjeu majeur de la politique intérieure turque, au cours des prochaines années sera la future élection présidentielle, en 2012 ou en 2014, selon l’interprétation qui sera faite de la réforme constitutionnelle intervenue en 2007, élection à laquelle se présentera, selon toute probabilité, le premier ministre Erdoğan.
Après s’être contractée de 4,8% en 2009, l’activité économique a repris un rythme soutenu en 2010 (+8,9%) qui se poursuit en 2011. La reprise est essentiellement imputable au dynamisme de la demande interne (hausse de l’investissement et de la consommation privée) alors que le commerce extérieur a eu une contribution négative.
Au plan budgétaire, l’objectif du gouvernement est de ramener le déficit à 1,6% du PIB d’ici 2013. Malgré une politique rigoureuse, le déficit s’est accentué pendant la crise (5,5% du PIB en 2009). Il a été ramené à 3,6% en 2010. La dette publique reste contenue en Turquie : à environ 45% du PIB en 2010.
La vigueur de la demande interne a un effet négatif sur la situation extérieure qui devient assez préoccupante (déficit record de la balance commerciale à 7,6% du PIB en 2010 après 4,1% en 2009). Ce creusement s’explique par une croissance des exportations turques nettement inférieure à celle des importations. La situation de l’emploi demeure fragile (3 millions de chômeurs, soit un taux de 11,2%).
Les autorités gouvernementales ont annoncé quelques mesures pour tenter de limiter la demande interne via une politique budgétaire plus restrictive (les dépenses publiques seraient à 25,8% du PIB en 2011 après 27,0% du PIB en 2010). Mais la politique monétaire reste laxiste, avec la récente baisse de 50 points de base du taux de référence de la banque centrale.
Au total, la plupart des instituts de prévisions tablent sur un ralentissement modéré de la croissance en 2011 qui serait comprise entre 5,5% pour le Consensus Forecast et 7,0% pour Goldman Sachs.
Membre fondateur de l’ONU en 1945, la Turquie adhère à l’OTAN en 1952 et à l’OSCE en 1973. Après avoir rejoint le Conseil de l’Europe en août 1949, elle est devenue membre associé de la CEE en 1963. En 1969, elle devient membre de l’OCI (Organisation de la Conférence Islamique). Depuis 1992, la Turquie est également membre de la CEMN (Coopération économique de la Mer Noire) dont le siège est à Istanbul. Elle participe à l’Union pour la Méditerranée (elle a obtenu le 6ème poste de Secrétaire général adjoint, avec le portefeuille des "transports"). Par ailleurs, elle participe à des institutions commerciales et financières dominées par les pays occidentaux : membre fondateur de l’OCDE en 1960, elle devient membre de l’OMC en 1995 et du G20 en 1999.
L’actuel ministre turc des Affaires étrangères, M. Ahmet Davutoğlu, est à l’origine des théories qui définissent la nouvelle diplomatie turque. Fondée sur la politique du « zéro problème » et la doctrine de la « profondeur stratégique », l’action extérieure de la Turquie tend à la fois à améliorer ses relations avec ses voisins et à développer une présence régionale élargie, notamment à l’Est.
Le souci de la stabilité régionale a convaincu Ankara de chercher à entreprendre des missions de bons offices au Proche-Orient. Ce rôle se trouve toutefois remis en cause aujourd’hui du fait de la détérioration des relations israelo-turques. La Turquie ambitionne aussi de jouer un rôle de médiateur entre l’Afghanistan et le Pakistan. Elle accueille ainsi, depuis 2007, des sommets trilatéraux annuels, dont le dernier s’est tenu à Istanbul le 1er novembre dernier.
Les atouts de la Turquie dans cet espace sont nombreux : un héritage historique et culturel partagé, des enjeux géopolitiques proches (problématiques régionales, questions énergétiques) mais également une religion commune avec la plupart des pays concernés. Les mouvements populaires « du printemps arabe » ont été suivis avec attention par Ankara. La Turquie revendique le principe de non-ingérence et craint avant tout une déstabilisation qui pourrait nuire à l’équilibre global du Moyen-Orient mais aussi à ses intérêts économiques croissants dans ces pays. La Turquie, qui voit son modèle de "conservatisme musulman" démocratique évoqué comme un exemple, par nombre de mouvements d’opposition de la zone, se veut toutefois lucide et rappelle que ce modèle, bâti sur des décennies d’apprentissage de la démocratie et sur une base relativement laïque, n’est pas transposable dans l’immédiat.
Cette nouvelle orientation de la diplomatie turque laisse toutefois des différends anciens en quête de solution.
Grèce
C’est avec l’arrivée au pouvoir de Georges Papandreou, à Athènes, en octobre 2009 que les relations gréco-turques ont connu un réel renouveau. Ce dernier avait déjà été l’artisan du rapprochement opéré en 1999 entre les deux pays et de la levée du veto de la Grèce à la candidature turque à l’UE. La visite du Premier ministre Erdogan à Athènes, les 14/15 mai 2010, a marqué une avancée concrète dans les relations bilatérales, à travers la tenue du premier Haut conseil de coopération présidé par les Premiers ministres, qui institutionnalise un dialogue stratégique régulier entre les deux Etats. En janvier dernier, la présence de Georges Papandreou à la conférence des ambassadeurs turcs à Erzurum a représenté un symbole fort de la politique d’apaisement des relations turco-grecques. Enfin, à la mi-mars, le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoğlu, a effectué une visite de 3 jours en Grèce, au cours de laquelle il a rencontré le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères grecs avant de se rendre en Thrace (où réside une minorité musulmane d’environ 120.000 personnes). Un an après la mise en place du partenariat politique lancé en mai 2010, des progrès sont perceptibles : les mécanismes de coopération fonctionnent et les commissions mixtes mises en place dans les différents ministères se réunissent. Des résultats concrets apparaissent, notamment dans les secteurs de l’énergie et des investissements.
Plusieurs sujets de tensions continuent toutefois à fragiliser cette relation bilatérale : les différends territoriaux en mer Egée (Ankara et Athènes ont des interprétations juridiques opposées sur la délimitation des espaces maritimes et aériens en mer Egée), la minorité grecque orthodoxe en Turquie (la fermeture en 1971 du séminaire de Halki, lieu emblématique de la pensée grecque orthodoxe, et la décision judiciaire en 2007 de ne pas reconnaître le caractère œcuménique du Patriarcat nuisent au dialogue turco-grec), la lutte contre l’immigration illégale.
Chypre
Les relations entre la Turquie et la République de Chypre sont aujourd’hui au point mort. La Turquie occupe, depuis 1974, 37% du territoire chypriote (au nord de la "ligne verte"). Autoproclamée "République turque de Chypre du Nord" (uniquement reconnue par Ankara) en 1983, la partie nord de l’île reste aujourd’hui dépendante de l’appui politique et des aides économiques d’Ankara. La République de Chypre n’est, quant à elle, pas reconnue par la Turquie. Ankara refuse donc d’appliquer le protocole d’Ankara de 2005 qui devait étendre l’Union douanière entre la Turquie et l’UE aux nouveaux Etats adhérant à l’UE en 2004 (la Turquie interdit l’accès de ses ports et aéroports aux bateaux et avions de la République de Chypre). Les autorités légitimes de la République de Chypre dénoncent la menace sécuritaire que représente la présence de 40.000 soldats turcs dans le Nord de l’île. Le principal enjeu de la négociation interchypriote est la réunification, à terme, de l’île.
Arménie
La Turquie et l’Arménie divergent sur deux principaux sujets : la qualification des événements de 1915 -Ankara ne reconnaît pas le génocide arménien- et le Haut-Karabakh (après l’occupation arménienne de ce territoire de l’Azerbaïdjan, la Turquie a fermé sa frontière avec l’Arménie en 1993). Depuis 2008, Ankara et Erevan ont cherché à surmonter ces différends et à normaliser leurs relations. Ce rapprochement s’est concrétisé en plusieurs étapes : visite historique du Président Gül à Erevan le 6 septembre 2008 à l’occasion d’un match de football, suivie de celle du Président Sarkissian lors du match-retour en Turquie en octobre 2009 ; déclarations publiques tripartites (Suisse, Turquie, Arménie) en 2009 ; signature de deux protocoles bilatéraux le 10 octobre 2009 à Zurich, en présence de la France, des Etats-Unis, de la Russie et de l’UE. Aujourd’hui, les ratifications de ces protocoles sont bloquées de part et d’autre. Cette situation fragilise les efforts passés de la Turquie en vue d’un règlement des conflits de la région à travers une « Plateforme de stabilité et de coopération pour le Caucase » (qui devait regrouper la Russie, la Turquie, la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan) créée au lendemain du conflit russo-géorgien d’août 2008.
Le gouvernement du Premier ministre Erdoğan affiche l’objection de l’adhésion à l’Union européenne comme une priorité politique, arguant notamment de l’effet de levier que constitue cette perspective pour réformer et moderniser la Turquie.
Chronologie
Septembre 1963 : la CEE et la Turquie signent un accord d’association, dit « accord d’Ankara ». Il prévoit le renforcement des relations économiques et commerciales, afin d’instaurer in fine une union douanière.
14 avril 1987 : la Turquie présente officiellement sa candidature à l’adhésion à la CEE.
1er janvier 1996 : l’union douanière, prévue par l’accord d’association entre l’UE et la Turquie entre en vigueur.
10-11 décembre 1999 : le Conseil européen d’Helsinki reconnaît la Turquie comme pays candidat à l’adhésion de l’UE et précise "qu’une condition préalable à l’ouverture de négociations d’adhésion est le respect des critères politiques de Copenhague". Lancement d’une stratégie de pré-adhésion pour la Turquie.
12-13 décembre 2002 : le Conseil européen de Copenhague décide que le respect par la Turquie des critères politiques de Copenhague en 2004 permettra d’ouvrir négociations d’adhésion.
16-17 décembre 2004 : le Conseil européen de Bruxelles décide d’ouvrir les négociations en octobre 2005, sous réserve que la Turquie procède à l’entrée en vigueur de six lois identifiées par la Commission et qu’elle signe le protocole additionnel à l’accord d’Ankara, visant à étendre cet accord aux nouveaux Etats membres. Le Conseil européen demande au Conseil de définir les principes et méthodes du « cadre de négociations ».
29 juillet 2005 : la Turquie et l’UE signent le protocole additionnel à l’accord d’Ankara. Mais la Turquie assortit cette signature d’une déclaration unilatérale dans laquelle elle réaffirme qu’elle ne reconnaît pas un des Etats membres de l’UE (République de Chypre).
21 septembre 2005 : en réponse à la déclaration turque, l’UE adopte une déclaration qui rappelle que la Turquie doit appliquer le protocole d’Ankara, qu’elle doit reconnaître tous les Etats membres et normaliser ses relations avec eux.
3 octobre 2005 : ouverture des négociations avec la Turquie. Le « cadre de négociations » précise que « ces négociations sont un processus ouvert dont l’issue ne peut être garantie à l’avance » et qu’elles dépendent de la capacité d’assimilation de l’Union, ainsi que de la capacité de la Turquie à assumer ses obligations. Dans le cas contraire, elle devra être « ancrée dans les structures européennes par le lien le plus fort possible. » Les conditions de fermeture ou d’ouverture des 35 chapitres seront décidées à l’unanimité.
14 et 15 décembre 2006 : Le Conseil européen entérine les conclusions du conseil « affaires générales » des 11 et 12 décembre précédents. Face à la non application de la Turquie du protocole d’Ankara, le Conseil décide de geler huit chapitres de négociations ayant trait à la mise en œuvre du protocole.
14 octobre 2009 : la Commission publie son rapport annuel sur les progrès réalisés par la Turquie dans le cadre du processus de négociations. Elle constate certaines avancées mais regrette que la Turquie n’ait pas intégralement mis en œuvre le protocole d’Ankara.
7 et 8 décembre 2009 : le Conseil « affaires générales/relations extérieures » reprend largement les conclusions du rapport de progrès de la Commission tout en souligant, en substance, que les 8 chapitres bloqués ne pourront pas être ouverts tant que la Turquie ne remplit pas ses obligations sur le protocole d’Ankara. Chypre fait également une déclaration unilatérale officialisant son blocage sur cinq chapitres.
Etat des lieux des négociations (novembre 2011) :
A ce jour, depuis l’ouverture des négociations avec la Turquie en octobre 2005, 13 chapitres ont été ouverts (dont récemment : 2 sous présidence française, 1 sous présidence tchèque, 1 sous présidence suédoise, 1 sous présidence espagnole), et 1 provisoirement clos (chapitre 25) sur un total de 35.
18 chapitres sont bloqués : 8 chapitres sont bloqués par la non application par la Turquie du protocole d’Ankara, conformément aux conclusions du Conseil de décembre 2006.
10 autres chapitres sont bloqués pour des raisons politiques par les Etats membres de l’UE (Chypre, Grèce, Allemagne, Autriche et France).
1 chapitre est traditionnellement réservé pour la toute fin du processus.
La « réserve » de chapitres « ouvrables » s’élève donc aujourd’hui à trois. Il s’agit des chapitres 5 « marchés publics », 8 « concurrence » et 19 « politique sociale et emploi ».
Instruments destinés à soutenir le rapprochement de la Turquie avec l’UE
des rapports annuels de la Commission évaluant ses progrès en matière notamment de réformes politiques, économiques, et d’alignement sur l’acquis communautaire. Le dernier rapport de progrès a été publié par la Commission le 12 octobre 2011 ;
un partenariat pour l’adhésion qui identifie les priorités de réforme à court et moyen terme que doit mettre en œuvre la Turquie pour se rapprocher de l’UE ;
un dialogue politique et économique renforcé avec l’UE ;
un dialogue entre les sociétés civiles : cofinancé par l’Instrument de pré-adhésion, ce dialogue cible en particulier les organisations professionnelles, collectivités locales, universités et organisations de jeunesse ;
une aide financière de l’UE sous deux formes :
prêts de la BEI dans le cadre du mécanisme de pré-adhésion qui regroupe les pays engagés dans le processus d’adhésion à l’UE et les pays candidats potentiels. La Turquie bénéficie également de la Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP) ;
dons versés sur la base du nouvel IPA qui constitue depuis le 1er janvier 2007 le cadre unique de l’aide financière aux pays des Balkans occidentaux et à la Turquie. L’assistance est composée de 5 volets : renforcement institutionnel, coopération transfrontalière, développement régional, développement des ressources humaines, développement rural. 3,94 milliards d’euros ont été programmés pour la période 2007-2013.
Sans préjudice quant à sa position sur la finalité de la négociation, mais reconnaissant le levier que constitue le rapprochement avec l’UE pour moderniser le pays, la France participe quant à elle aux projets financés par l’assistance financière communautaire : assistance technique, jumelages institutionnels entre administrations françaises et turques, implication d’organisations françaises dans les projets relatifs à la société civile.
Mise à jour : 17.11.11
