Présentation de la Thaïlande

Présentation

Données générales

Nom officiel : Royaume de Thaïlande

Nature du régime : Monarchie constitutionnelle

Chef de l’Etat : Bhumibol Adulyadej (Rama IX), règne depuis 1946

Premier ministre : Mme Yingluck Shinawatra, entrée en fonctions le 8 août 2011

Fête nationale : 5 décembre (anniversaire du Roi)

Langue officielle : thaï

Langue courante : thaï

Monnaie : Baht

Religion (s) : bouddhisme (plus de 90%), islam (5%), christianisme, chamanisme, hindouisme

Données géographiques

Superficie : 513 120 km2

Capitale : Bangkok

Villes principales : Bangkok (10 millions d’habitants), Nakhon Ratchasima (Khorat), Chiang Mai, Udon Thani, Hat Yai

Données démographiques

Population : 67,6 M d’habitants (2010)

Densité : 131 habitants/km2

Accroissement naturel de la population : 0,9%

Espérance de vie : 70 ans pour les hommes, 75 ans pour les femmes

Taux d’alphabétisation : 94 %

Indice de développement humain : 0,654 (92e rang en 2010)

Données économiques

PIB : 312 Mds USD (2010)

PIB par habitant en parité du pouvoir d’achat : 8 642 USD (2010)

Taux de croissance : 7,5% (2010)

Taux de chômage (au sens du BIT) : 1,4 % (2010)

Taux d’inflation : 3,0% (2010)

Solde budgétaire : -5,7% du PIB (2009)

Balance commerciale : 29 Mds USD (2010)

Principaux clients : Etats-Unis, Japon, Chine, Indonésie, Singapour

Principaux fournisseurs : Japon, Chine, Etats-Unis, Malaisie

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 10 %
- industrie : 44 %
- services : 46 %

Exportations de la France vers la Thaïlande : 1,49 Mds d’euros (2010)

Importations françaises depuis la Thaïlande : 2,01 Mds d’euros (2010)

- Pour en savoir plus

Ambassade de France et Consulat : Bangkok

Agences consulaires : Phuket, Chiang Mai, Suratthani (Koh Samui)

Communauté française en Thaïlande : 9 297 inscrits au registre consulaire (2010)

Communauté thaïlandaise en France : 8 000 personnes

Politique intérieure

L’histoire contemporaine de la Thaïlande est celle d’un ancrage progressif mais mouvementé et hésitant des institutions et des pratiques démocratiques.

Le 19 septembre 2006, le gouvernement démocratique de M. Thaksin Shinawatra, contesté par l’armée et par les élites conservatrices de Bangkok, a été renversé dans un coup d’Etat qui n’a donné lieu à aucune effusion de sang. Ce coup d’Etat faisait suite à plusieurs mois de crise politique. Le régime militaire fait ensuite voter une nouvelle Constitution et tient des législatives en décembre 2007. Le Parti du Pouvoir du Peuple (PPP), proche de l’ancien Premier ministre Thaksin, remporte une large victoire. Son leader, M. Samak Sundaravej, forme un gouvernement de coalition.

Ce gouvernement a été renversé par les éléments conservateurs les plus radicaux, réunis dans un mouvement baptisé PAD (« People’s Alliance for Democracy »), dont la couleur est le jaune, couleur royale. Ils ont occupé le siège du gouvernement à partir d’août 2008 puis les aéroports de Bangkok en décembre, entraînant la chute du gouvernement. S’appuyant sur la même coalition à l’assemblée, M. Somchai Wongsawat, proche de M. Thaksin Shinawatra, a été nommé Premier ministre, mais le PPP a finalement été dissous par décision de justice, entraînant la chute du gouvernement.

En décembre 2008, le pouvoir a changé de camp avec l’élection par le Parlement du Premier ministre M. Abhisit Vejjajiva, du Parti démocrate. Ce parti était parvenu à désolidariser certaines composantes qui soutenaient la majorité PPP.

Les membres du PPP dissous se sont regroupés dans un nouveau parti, le Puea Thai, qui reste dominant dans les provinces du Nord et du Nord-Est de la Thaïlande. Face au PAD, des partisans de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra ont constitué un autre mouvement de masse, l’UDD (United Front for Democracy Against Dictatorship) dont la couleur est le rouge. Les violentes manifestations des « chemises rouges » en avril 2009 ont provoqué le report du sommet de l’ASEAN prévu à Pattaya.

La scène politique a connu une accalmie à la suite de la formation du gouvernement d’Abhisit Vejjajiva. Pour autant, les divisions au sein de la société thaïlandaise entre les partisans et adversaires de M. Thaksin Shinawatra, loin d’avoir disparu, ont conduit à d’importantes manifestations du mouvement des « chemises rouges » au printemps 2010 à Bangkok Les affrontements violents qui ont suivi, ont fait 91 morts et 1900 blessés. Depuis, le calme est revenu à Bangkok et le gouvernement a organisé des élections législatives anticipées le 3 juillet 2011.

Le parti d’opposition Puea Thaï a remporté une majorité absolue à ces élections et c’est Mme Yingluck Shinawatra (44 ans), la sœur de l’ancien Premier ministre, qui a pris la tête d’un nouveau gouvernement de coalition avec quatre partis (Chart Thaï Pattana, Chart Pattana Puea Paendin, Panlong Chin, Mahachon) dont le nombre cumulé de parlementaires avoisine les 300 sur 500. Les attentes de la population thaïlandaise à l’égard du nouveau gouvernement portent principalement sur l’économie (promesse du Puea Thaï d’augmenter le salaire minimum journalier notamment) et la réconciliation nationale (les « chemises rouges » réclament la lumière sur les violences du printemps 2010 à Bangkok).

Situation économique

L’économie de la Thaïlande se caractérise par son dynamisme et son ouverture. En 2010, son PIB (312 milliards de dollars) la positionnait juste après l’Indonésie au sein de l’ASEAN. La Thaïlande est le troisième exportateur et importateur de la région. Elle est le premier exportateur mondial de riz.

La Thaïlande, qui avait déjà beaucoup souffert de la crise asiatique de 1997-1998, a été durement frappée par la crise financière et économique mondiale en 2008, notamment en raison de l’ouverture très large de son économie. Sa croissance économique s’est ainsi contractée de l’ordre de 2,3 % en 2009. Toutefois, la Thaïlande n’est restée que deux trimestres en récession. La bonne gestion des finances publiques et la poursuite des investissements étrangers ont contribué à la reprise. La croissance a atteint 7,5% en 2010.

Politique extérieure

La Thaïlande joue depuis longtemps un rôle actif en Asie du Sud-Est et dans la région Asie-Pacifique. En tant que membre fondateur de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN), la Thaïlande attache beaucoup d’importance à cette organisation, qui a vu le jour à Bangkok en 1967. Elle en a assuré la présidence tournante du 1er juillet 2008 au 31 décembre 2009.

La Thaïlande est un allié stratégique des Etats-Unis dans la région. Le Japon est son premier partenaire économique et le premier pourvoyeur d’aide au développement. La Thaïlande entretient par ailleurs une relation étroite avec la Chine, avec qui elle a signé un accord de libre-échange en 2003.

Les tensions entre la Thaïlande et le Cambodge autour d’une zone contestée de 4,6 km2, située aux abords du temple de Preah Vihear, se sont ravivées après l’inscription du temple au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en juillet 2008. Les relations entre les deux pays se sont fortement dégradées en février 2011, des échanges de tirs d’artillerie ayant fait une dizaine de morts. Les hostilités ont rapidement pris fin grâce à l’action conjuguée de la présidence indonésienne de l’ASEAN et du Conseil de sécurité des Nations unies, qui s’est réuni pour la première fois sur la question le 14 février.

De nouveaux affrontements sont toutefois intervenus fin avril 2011 à 150km à l’est de Preah Vihear, aux alentours des temples appelés Ta Kwai et Ta Muen en thaï, Ta Krabey et Ta Mone en khmer, faisant une dizaine de victimes.

Le 18 juillet 2011, la Cour internationale de justice (CIJ), qui avait été saisie par le Cambodge, a rendu une ordonnance en indication de mesures conservatoires, établissant notamment une zone démilitarisée provisoire aux abords du temple de Preah Vihear et enjoignant les deux pays de permettre aux observateurs mandatés par l’ASEAN d’accéder à cette zone. La Thaïlande avait en effet donné son accord de principe, lors du conseil des ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN du 22 février 2011, au déploiement d’observateurs indonésiens. Un tel déploiement n’est toutefois pas intervenu à ce jour.

Les relations entre le Cambodge et la Thaïlande se sont apaisées depuis la formation du nouveau gouvernement de Mme Yingluck Shinawatra, et la reprise des visites bilatérales de haut niveau.

Mise à jour : 08.09.11

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