Tchad

Présentation du Tchad

Géographie et Histoire (Source : MFE)

Géographie

Décalage horaire (par rapport à Paris)
- en été : 1 heure de plus.
- en hiver : Pas de décalage horaire.

1) Situation

a) Présentation générale

Pays enclavé en Afrique Centrale à une altitude moyenne de 200 mètres, le Tchad couvre une superficie de 1.284.000 km² (France : 549.192 km²) bordée au nord par une frontière presque rectiligne avec la Libye (1055 km), à l’ouest par le Niger (1175 km), au sud-ouest par le Nigeria (89 km d’eaux territoriales communes sur le lac Tchad) et par le Cameroun (800 km), au sud par la République centrafricaine (1197 km), à l’est par le Soudan (1360 km).
Il s’étend au nord sur le Sahara méridional, avec le massif du Tibesti partiellement montagneux et volcanique où culmine le mont Emi Koussi (3415 m). Le sud est couvert par la savane sur les plateaux et par quelques zones de cultures, le plus souvent irriguées. Les principaux fleuves sont le Chari (1200 km) et le Logone (970 km) orientés sud-est/nord-ouest, qui se rejoignent à N’Djamena avant d’abonder le lac Tchad (quatrième plan d’eau d’Afrique) à l’ouest du pays.

b) Liaisons avec la France

4250 km séparent la France du Tchad.
Air France assure 3 liaisons hebdomadaires. Afriqiyah Airways (Libye) assure un vol par semaine à destination de Paris.
Le vol dure 5h30.

2) Population

Le Tchad compte plus de 140 ethnies historiquement marquées par un clivage nord-sud avec deux fortes minorités : arabes nomades musulmans au nord (15%) et Sara sédentaires chrétiens ou animistes au sud (20%).
Les moins de 15 ans représentent près de 48% de la population qui est très inégalement répartie sur le territoire, avec une densité variant de 0,2 (Borkou-Ennedi-Tibesti) à 42 habitants/km² (Logone occidental). Le taux d’occupation est cinq fois plus élevé dans le sud du pays que dans le nord.

TCHAD FRANCE
Population (en millions) 8,5 59
Densité (habitants au km²) 5,6 108
Accroissement naturel de la population 2,9 0,46
Indice de fécondité 6,4 1,9
Espérance de vie (en années) 48 78,86
Urbanisation (en %) 24 75,6

3) Climat

Le climat du Tchad est déterminé par deux masses d’air :
- l’harmattan, chaud et sec, qui amène des vents en provenance du Sahara
- une masse d’air maritime, équatoriale, humide et fraîche, qui amène des vents du sud-ouest.
Entre ces deux masses, le front intertropical, en se déplaçant, rythme les saisons : saison très chaude d’avril à mai (50°), saison humide de juillet à octobre, saison sèche et fraîche de décembre à mars.
En fonction des pluies, inégalement réparties, on distingue trois zones climatiques : climat désertique au nord (moins de 250 mm), climat sahélien au centre - capitale comprise - (200 à 500 mm de juin à septembre), régime tropical semi-humide au sud (plus de 500 mm).
A Sarh (extrême sud), il tombe plus de 1200 mm de pluie entre avril et octobre.
A Faya Largeau (nord), les précipitations ne dépassent pas 25 mm.
Moyenne des températures à N’Djamena :
- décembre : 14° (nuit) à 33° (jour)
- avril : 23° (nuit) à 42° (jour)

4) Villes principales

a) N’Djamena

La capitale compte 700.000 habitants.
Située sur la rive droite du fleuve Chari, au Sud du lac Tchad (ouest), c’est un centre administratif, universitaire, industriel et commercial. La population est majoritairement musulmane. Après s’être appelée Fort-Lamy durant plus de 70 ans, N’Djamena adopte son nom en 1973. La ville a subi de fortes destructions en 1979 et 1980 et les conditions de vie y demeurent précaires avec un habitat de constructions éphémères.
N’Djamena est à 1500 km de Douala (Cameroun), le port maritime le plus proche.

b) Moundou

Moundou, ville de 100.000 habitants au sud, connaît un essor rapide en raison de son rôle industriel (brasserie, tabac, société Coton Tchad) et des perspectives ouvertes par la mise en chantier du projet pétrolier de Doba.
La population est d’origine Gambaye (chrétiens, animistes).

c) Sarh

Ville du sud-est sur la Chari, Sarh (ex Fort-Archambault) compte 80.000 habitants et vit de l’industrie textile et de la pêche.

d) Abéché

Longtemps centre de commerce à l’est, Abéché ne compte plus que 54.000 habitants. C’est une région d’élevage dans le massif du Ouaddaï.

e) Faya-Largeau

Palmeraie du nord et seule ville à mentionner dans le B.E.T. (Borkou-Ennedi-Tibesti).

Histoire

Le pays tient son nom du lac que les explorateurs arabes appelaient Lû Sad ou Chad.

Fin IXème - XIXème siècle - le royaume de Kanem, rapidement islamisé, connaît au XVIème siècle son apogée avec, pour centre, le Bornou.

1895-1900 - missions françaises de Lamy, Foureau et Gentil. En 1897, premier traité de protectorat avec Gaourang, sultan de Baguirmi.

1920 - le Tchad devient colonie française.

1940 - ralliement du Tchad, avec son gouverneur Félix Eboué, à la France Libre.

1960 - l’indépendance du Tchad est proclamée.

1969 - la France apporte son aide au pays contre la rébellion menée par le Front de libération nationale du Tchad (Frolinat) soutenu par la Libye.

1975 - coup d’état, assassinat du président François Tombalbaye. Il est remplacé par le général Malloum.

1978 - Hissène Habré devient premier ministre.

1979 - démission du président Malloum, qui s’exile.

15 décembre 1980 - les forces de Hissène Habré évacuent N’Djamena, l’intervention libyenne ayant permis la victoire de Goukouni Weddeye.

21 octobre 1982 - Hissène Habré revient au pouvoir et se fait nommer président de la République.

Juillet 1983 - les hostilités reprennent entre Hissène Habré et Goukouni Weddeye. Intervention de la France.

Janvier 1984 - retrait des troupes libyennes du Tchad.

10 février 1986 - les forces de Goukouni Weddeye et libyennes déclenchent une offensive au sud du 16ème parallèle, les hostilités reprennent. Nouvelle intervention française.

Début 1987 - situation de guerre dans le nord du Tchad, les troupes de Hissène Habré remportant des victoires sur le terrain puisque Goukouni Weddeye a quitté le camp libyen.

19-27 mars 1987 - victoire décisive de l’armée tchadienne. Chute de Ouadi-Doum le 22 mars, conquête de Faya-Largeau le 27 mars.

Novembre 1990 - l’armée d’Hissène Habré est mise en déroute par les forces d’Idriss Deby (à la tête de l’opposition armée).

1er décembre 1990 - chute du régime d’Hissène Habré.

4 décembre 1990 - Idriss Deby est nommé chef de l’Etat et du gouvernement par le comité exécutif de son parti, le Mouvement Populaire du Salut (MPS).

Janvier-avril 1993 - conférence nationale. Mise en place d’un gouvernement de transition. Le docteur Fidèle Moungar est élu premier ministre.

28 octobre 1993 - à la suite du vote d’une motion de censure par le parlement provisoire, le gouvernement de transition de Fidèle Moungar est renversé.

6 novembre 1993 - M. Delwa Kassire Koumakoye, ministre de la justice dans le gouvernement sortant, est élu premier ministre par le Conseil supérieur de transition.

11 janvier 1994 - dévaluation de 50 % du franc CFA.

18 janvier 1994 - remaniement du gouvernement.

3 février 1994 - annexée par les Libyens en 1973, la bande d’Aouzou est attribuée au Tchad par la Cour Internationale de Justice.

Avril 1994 - le Conseil supérieur de transition a décidé de prolonger d’un an la période de transition, repoussant d’autant les premières élections pluralistes.

Avril 1995 - nouvelle prorogation de la période de transition. Démission forcée du premier ministre Delwa Kassire. Election de son successeur, Djimasta Koibla, par le Conseil Supérieur de la Transition.

8 avril 1996 - la nouvelle constitution tchadienne est approuvée par référendum.

22 novembre 1996 - menacé par une famine, le Tchad fait appel à la solidarité internationale.

8 août 1996 - investiture du président Déby, premier président du Tchad élu au suffrage universel.

Janvier/février 1997 - élections législatives. Le Mouvement patriotique du salut (MPS) du président Déby obtient la majorité des sièges face à une opposition fragmentée.

21 mai 1997 - le premier ministre Nassour Ouaïdou rend publique la liste de son gouvernement.

Juillet 1997 - visite officielle du président Idriss Déby en France. Négociations avec les investisseurs français concernant l’exploitation du pétrole tchadien.

Mai 1998 - après six mois de violences, le FARF, groupe armé rebelle agissant au sud du pays, signe un accord de ralliement avec les autorités tchadiennes.

25 janvier 2001 - sept Tchadiens et l’Association des victimes des crimes et de la répression au Tchad (AVCRT) déposent une plainte à l’encontre de M. Hissène Habré devant la justice du Sénégal, pays où M. Habré vit en exil. En mars 2001, la Cour de cassation du Sénégal confirme l’arrêt de la Chambre d’accusation selon lequel les tribunaux sénégalais ne sont pas compétents pour juger au Sénégal des crimes commis à l’étranger. Une nouvelle plainte est déposée en Belgique. Une enquête de la justice belge s’est déroulée au Tchad en février-mars 2002 avec l’autorisation du gouvernement tchadien.

20 mai 2001 - réélection du Président sortant, Idriss Déby, avec 63,17% des suffrages exprimés.

Juillet 2001 - découverte, dans la région de Djourab, d’un crâne d’hominidé de 7 millions d’années ultérieurement baptisé Toumaï.

21 avril 2002 - élections législatives. Le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), au pouvoir, obtient 112 sièges sur 155. Le Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP), allié du MPS, obtient 10 sièges, suivi de la Fédération Action pour la République (FAR) avec 9 sièges.

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