Sommaire
Nom officiel : Royaume de Suède
Superficie : 450 000 km²
Population : 9 341 600 habitants
Capitale : Stockholm
Villes principales : Göteborg, Malmö, Uppsala, Linköping
Langue officielle : Suédois
Monnaie : couronne suédoise (SEK)
Fête nationale : 6 juin
Taux de natalité : 12,7 pour 1000 habitants
Espérance de vie : 80,7 - Hommes : 78,6 et Femmes : 82,7
Taux d’alphabétisation : 99%
Religions : luthériens (87%) Indice de développement humain (classement ONU 2007) : 0,963 - 7ème
PIB : 346,5 Md € (2010) – 385,8 Md € (2011)
PIB par habitant : 37.000 € (2010)
Taux de croissance : - 5,3 % (2009) ; 5,6 % (2010) ; 4 % (2011)
Taux de chômage : 8,3 % (2009) ; 8,4 % (2010) ; 7,4 % (2011)
Taux d’inflation : 1,9% (2010) ; 1,5 % (2011)
Solde public (% du PIB) : -0,9 (2009) ; 0,2 (2010) ; 0,9 (2011)
Dette publique (% du PIB) : 41,9 (2009) ; 39,7 (2010) ; 36,3 % (2011)
Commerce extérieur (2010) : exportations : 119,7 Md € - importations : 112,2 Md €
Solde commercial : 7,5 Md €
Principaux clients (2009) : Norvège (10,4%), Allemagne (9,9%), Royaume-Uni (7,3%), Danemark (7,3%), Finlande (6,3%), Etats-Unis (6,2%), France 7ème
Principaux fournisseurs (2009) : Allemagne (17,8%), Danemark (8,9%), Norvège (8,7%), Pays-Bas (6,2%), Royaume-Uni (5,6%), Finlande (5,2%), France 7ème
Répartition sectorielle du PIB :
secteur primaire : 1,9 %
secteur secondaire : 26,6 %
secteur tertiaire : 71,6 %
Exportations françaises (2010) : 5.092 MEUR
Importations françaises (2010) : 5.685 MEUR
Communauté française en Suède : 7 000 personnes Communauté suédoise en France : estimée entre 20 et 25 000 personnes
La Suède est aujourd’hui une monarchie parlementaire. Depuis l’adoption en 1974 d’une nouvelle Constitution, le roi Carl XVI Gustav a une fonction honorifique de chef de l’Etat. Le Parlement se compose d’une chambre unique de 349 sièges, dont les membres sont élus au suffrage direct et proportionnel pour quatre ans (depuis 1994).
Alors que les sociaux-démocrates étaient au pouvoir depuis 1932 (hormis deux intermèdes libéraux ou conservateurs en 1976-82 et 1991-94), l’Alliance des partis de centre-droit menée par Fredrik Reinfeldt, chef de file du Parti Modéré depuis 2003, a remporté les élections législatives de 2006 avec 48,1% des voix (modérés, parti du centre, libéraux, chrétiens-démocrates).
La victoire obtenue à l’issue des élections législatives du 19 septembre 2010 par la coalition sortante de centre droit a permis la première reconduction d’un gouvernement conservateur dans l’histoire contemporaine de la Suède. Avec 30 % des suffrages, le parti des Modérés du Premier ministre sortant Fredrik Reinfeldt renforce sa domination sur l’Alliance de centre droit qui a manqué la majorité absolue à 2 sièges près.Avec
5,7 % des voix,le parti d’extrême-droite (« démocrates de Suède ») a fait son entrée au parlement(20 députés), mais les autres partis ont rejeté toute idée de coopération avec lui. Les Sociaux-démocrates ont quant à eux subi une défaite historique même s’ils restent de justesse le premier parti de Suède.
Les Verts ayant rejeté l’idée d’un accord avec l’Alliance de centre droit, M. Reinfeldt a formé en octobre 2010 un gouvernement minoritaire où le parti modéré tient une place dominante. Dans son discours de politique générale, le premier ministre s’est dit déterminé à poursuivre la mise en œuvre d’une politique favorable à l’emploi, accompagnée de nouvelles réductions d’impôts en faveur des moyens et bas revenus, rendues possibles par la bonne gestion des finances publiques par son gouvernement pendant la crise. Il a par ailleurs insisté sur la nécessaire « amélioration des conditions d’intégration » des populations immigrées vivant en Suède. M. Reinfeldt a fait référence à la possibilité d’un "dialogue" au parlement, en fonction des projets, avec les Sociaux-démocrates et les Verts.
Le « modèle suédois », fondé sur lanégociation entre partenaires sociaux, la prise en compte de leur importance par le gouvernement, la place déterminante des conventions collectives dans le droit du travail et sur un rôle fortement redistributeur de l’Etata été profondément affecté par la crise du début des années 90, caractérisée par l’effondrement d’une bulle immobilière (commerciale), une hausse brutale du taux de chômage (10 %) et des déficits publics culminant à 12 % du PIB. Sous la direction de Carl Bildt, la Suède a alors adopté une série d’importantes réformes structurelles :
ambitieuse réforme des retraites,à la fin des années 1990 acceptée par les partenaires sociauxet par les principaux partis poltiques représentés au Parlement ;
transformation de l’organisation et de la structure de l’Etat, devenu plus léger, entouré d’agences assurant un service public tout en fonctionnant quasiment comme une entreprise ;
libéralisation des services publics (poste, télécommunications, énergie, transports) ;
instauration sans heurts de pratiques budgétaires basées sur un plafonnement des dépenses, et objectif admis par tous d’un excédent des finances publiques de 1% par an en moyenne sur la durée du cycle économique ;
ouverture sur l’extérieur avec l’entrée dans l’Union européenne en 1995.
Caractérisée par un secteur industriel très développé qui a connu beaucoup de succès sur les marchés étrangers (Volvo, Saab, Electrolux, Ikea et Ericsson sont ainsi devenues des marques de renommée mondiale), la Suède a su s’adapter à la mondialisation, affichant ces dernières années d’excellentes performances économiques et financières.
Petite économie très ouverte (90 % de taux d’ouverture, soit le double de la France) avec une forte composante industrielle, spécialisée notamment dans les biens d’équipement et les automobiles, la Suède a été fortement touchée par la crise économique à cause de l’effondrement de la demande mondiale et malgré la résilience de la consommation des ménages. En 2010, elle a bénéficié à plein du rebond de ses exportations, en partie grâce à l’effet retardé de la dépréciation de la couronne, ce qui lui a permis d’enregistrer une croissance de 5,6 %. Le pays n’est cependant pas à l’abri d’un ralentissement en cas de rechute de ses principaux clients, qui restent l’Europe et les États-Unis.
Les récents soubresauts de l’économie mondiale ont ainsi durement touché les marchés financiers suédois et avaient conduit dans un premier temps les experts à revoir à la baisse les prévisions de croissance autour de 4 % en 2011 et moins de 2 % en 2012 (au lieu de 4, initialement prévus). La croissance, principalement soutenue par l’investissement mais aussi par la consommation des ménages et le commerce extérieur en 2011, devrait finalement se maintenir autour de 4 % mais le ralentissement pour 2012 semble en revanche se confirmer et une baisse du taux de croissance à 1,3 % est annoncée. La situation du marché du travail s’est progressivement améliorée et devrait se stabiliser (7,5% en octobre 2011 contre 9,0% en avril 2010).
De plus, à l’inverse de la crise du début des années 1990, et malgré la crise des pays baltes où deux d’entre elles étaient très exposées, les banques suédoises sont bien capitalisées et très peu exposées aux risques souverains des Etats de l’Europe du sud. Par ailleurs, le gouvernement n’a mis en œuvre qu’un plan de relance parcimonieux durant la crise et les finances publiques suédoises sont en très bon ordre. Après un excédent de 2,2% du PIB en 2008, le déficit public a été limité à 0,7% en 2009 et la Suède a retrouvé l’équilibre budgétaire dès 2010, grâce à la bonne tenue de la consommation des ménages, une compétitivité dopée par la dépréciation de la couronne et la politique de retour au travail lancé par le gouvernement. La dette publique, qui n’était remontée que faiblement à 41,9% au 4e trimestre 2009, a commencé sa décrue dès 2010 et n’était plus que de 37,4% du PIB au 1er trimestre 2011 (36,8% à la fin de l’année 2011 en prévision).
La Suède a par ailleurs adopté une stratégie climatique et énergétique (disparition des combustibles fossiles pour le chauffage en 2020, neutralité carbone en 2050, amélioration de 20% de l’efficacité énergétique). Elle entend ainsi s’engager davantage vers une économie « éco-performante », privilégiant la « croissance verte ».
La Suède est l’un des rares pays de l’UE qui respecte ses engagements en matière de finances publiques. Son déficit et sa dette publique sont limités, résultat d’une grande rigueur de la gestion publique depuis la crise des années 90. L’adoption de l’euro par les Suédois n’est pas pour demain : l’opinion publique suédoise, devenue favorable à l’Euro (à une faible majorité) au plus profond de la crise de fin 2008/début 2009, lorsque la couronne suédoise enregistrait une glissade par rapport à l’euro de près de 20 %, est redevenue majoritairement opposée à l’entrée dans la zone euro (crise grecque). Dans ce contexte, le Premier ministre suédois ainsi que le chef de l’opposition ont d’ores et déjà indiqué qu’il n’y aurait pas de référendum sur une éventuelle appartenance à la zone euro au cours de la prochaine législature (2010-2014).
Le « modèle suédois », fondé sur lanégociation entre partenaires sociaux, la prise en compte de leur importance par le gouvernement, la place déterminante des conventions collectives dans le droit du travail et sur un rôle fortement redistributeur de l’Etata été profondément affecté par la crise du début des années 90, caractérisée par l’effondrement d’une bulle immobilière (commerciale), une hausse brutale du taux de chômage (10 %) et des déficits publics culminant à 12 % du PIB. Sous la direction de Carl Bildt, la Suède a alors adopté une série d’importantes réformes structurelles :
ambitieuse réforme des retraites,à la fin des années 1990 acceptée par les partenaires sociauxet par les principaux partis poltiques représentés au Parlement ;
transformation de l’organisation et de la structure de l’Etat, devenu plus léger, entouré d’agences assurant un service public tout en fonctionnant quasiment comme une entreprise ;
libéralisation des services publics (poste, télécommunications, énergie, transports) ;
instauration sans heurts de pratiques budgétaires basées sur un plafonnement des dépenses, et objectif admis par tous d’un excédent des finances publiques de 1% par an en moyenne sur la durée du cycle économique ;
ouverture sur l’extérieur avec l’entrée dans l’Union européenne en 1995.
Caractérisée par un secteur industriel très développé qui a connu beaucoup de succès sur les marchés étrangers (Volvo, Saab, Electrolux, Ikea et Ericsson sont ainsi devenues des marques de renommée mondiale), la Suède a su s’adapter à la mondialisation, affichant ces dernières années d’excellentes performances économiques et financières.
Petite économie très ouverte (90 % de taux d’ouverture, soit le double de la France) avec une forte composante industrielle, spécialisée notamment dans les biens d’équipement et les automobiles, la Suède a été fortement touchée par la crise économique à cause de l’effondrement de la demande mondiale et malgré la résilience de la consommation des ménages. En 2010, elle a bénéficié à plein du rebond de ses exportations, en partie grâce à l’effet retardé de la dépréciation de la couronne, ce qui lui a permis d’enregistrer une croissance de 5,6 %. Le pays n’est cependant pas à l’abri d’un ralentissement en cas de rechute de ses principaux clients, qui restent l’Europe et les États-Unis.
Les récents soubresauts de l’économie mondiale ont ainsi durement touché les marchés financiers suédois et avaient conduit dans un premier temps les experts à revoir à la baisse les prévisions de croissance autour de 4 % en 2011 et moins de 2 % en 2012 (au lieu de 4, initialement prévus). La croissance, principalement soutenue par l’investissement mais aussi par la consommation des ménages et le commerce extérieur en 2011, devrait finalement se maintenir autour de 4 % mais le ralentissement pour 2012 semble en revanche se confirmer et une baisse du taux de croissance à 1,3 % est annoncée. La situation du marché du travail s’est progressivement améliorée et devrait se stabiliser (7,5% en octobre 2011 contre 9,0% en avril 2010).
De plus, à l’inverse de la crise du début des années 1990, et malgré la crise des pays baltes où deux d’entre elles étaient très exposées, les banques suédoises sont bien capitalisées et très peu exposées aux risques souverains des Etats de l’Europe du sud. Par ailleurs, le gouvernement n’a mis en œuvre qu’un plan de relance parcimonieux durant la crise et les finances publiques suédoises sont en très bon ordre. Après un excédent de 2,2% du PIB en 2008, le déficit public a été limité à 0,7% en 2009 et la Suède a retrouvé l’équilibre budgétaire dès 2010, grâce à la bonne tenue de la consommation des ménages, une compétitivité dopée par la dépréciation de la couronne et la politique de retour au travail lancé par le gouvernement. La dette publique, qui n’était remontée que faiblement à 41,9% au 4e trimestre 2009, a commencé sa décrue dès 2010 et n’était plus que de 37,4% du PIB au 1er trimestre 2011 (36,8% à la fin de l’année 2011 en prévision).
La Suède a par ailleurs adopté une stratégie climatique et énergétique (disparition des combustibles fossiles pour le chauffage en 2020, neutralité carbone en 2050, amélioration de 20% de l’efficacité énergétique). Elle entend ainsi s’engager davantage vers une économie « éco-performante », privilégiant la « croissance verte ».
La Suède est l’un des rares pays de l’UE qui respecte ses engagements en matière de finances publiques. Son déficit et sa dette publique sont limités, résultat d’une grande rigueur de la gestion publique depuis la crise des années 90. L’adoption de l’euro par les Suédois n’est pas pour demain : l’opinion publique suédoise, devenue favorable à l’Euro (à une faible majorité) au plus profond de la crise de fin 2008/début 2009, lorsque la couronne suédoise enregistrait une glissade par rapport à l’euro de près de 20 %, est redevenue majoritairement opposée à l’entrée dans la zone euro (crise grecque). Dans ce contexte, le Premier ministre suédois ainsi que le chef de l’opposition ont d’ores et déjà indiqué qu’il n’y aurait pas de référendum sur une éventuelle appartenance à la zone euro au cours de la prochaine législature (2010-2014).
Mise à jour : 16.01.12
