Situation à Sri Lanka (18 mai 2009)
Déclaration de Bernard Kouchner
"Les déclarations du LTTE indiquant que l’organisation a décidé de déposer les armes et de reconnaître sa défaite militaire doivent mener à l’arrêt effectif et définitif des combats qui ont provoqué tant de souffrances à Sri Lanka depuis des années.
Il appartient aujourd’hui au gouvernement sri-lankais de faire preuve de responsabilité envers les civils et de bâtir pour demain les conditions d’une paix durable au profit de l’ensemble de la population de Sri Lanka.
La France, comme ses partenaires internationaux, se tient prête à contribuer à la consolidation de ce processus, dont dépendra l’avenir du pays.
C’est ce que j’ai souligné à mon homologue sri-lankais, Rohitha Bogollagama, avec lequel je viens de m’entretenir par téléphone."
"Le recours aux bombardements aériens est une violation flagrante des engagements que vous et votre gouvernement avez pris tant en privé auprès de représentants de la communauté internationale qu’en public. Le déploiement de ces armes dans une zone où se trouvent de très nombreux civils provoque inévitablement des victimes innocentes. Il fait en outre un tort incalculable à votre réputation internationale et à celle de votre gouvernement.
Nous vous demandons instamment de faire cesser l’emploi de ces armes et d’accepter une trêve humanitaire afin de trouver un moyen d’acheminer l’aide humanitaire aux nombreux civils se trouvant encore dans la zone de conflit."




