Le ministre d’État a souligné l’importance de la réconciliation, qui doit donner toute leur place à toutes les communautés du pays et permettre de tourner la page du conflit passé. Il a souligné que la France était prête à appuyer les efforts sri lankais en vue de la réconciliation et de la consolidation de la démocratie. La publication du rapport de la Commission nationale sur les leçons à retenir de la guerre et pour la réconciliation (LLRC) constituerait une étape décisive à cet égard.
L’ancienne Présidente, Mme Chandrika Kumaratunga, francophone, a été reçue par le Président de la République en octobre 2005. M. Rohitha Bogollagama, ministre des Affaires étrangères, a effectué une visite en France en septembre 2007. Bernard Kouchner s’est rendu, accompagné de son homologue britannique, David Miliband, à Sri Lanka en avril 2009 et il s’est entretenu avec le ministre sri-lankais des relations extérieures, M. Peiris, en septembre de cette même année à New-York. François Zimeray, Ambassadeur pour les Droits de l’Homme, a effectué une mission à Sri Lanka à la demande du Ministre en novembre 2009.
La France accueille une importante communauté sri lankaise d’origine tamoule, présente également dans d’autres pays (Canada, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Norvège). La question de l’immigration clandestine sri lankaise est un sujet de préoccupation pour la France. Un "Groupe de haut niveau asile et migration" a été créé en 1999 par le Conseil Affaires Générales, dont l’objectif est d’élaborer et mettre en œuvre un plan d’action destiné à contrôler l’immigration sri lankaise en Europe. Dans le cadre de ces négociations, un accord communautaire de réadmission des personnes en situation irrégulière a été conclu et paraphé en mai 2002.
Comme lors du tsunami de 2004, les sévères inondations qui ont affecté Sri Lanka en décembre 2010 ont été une nouvelle fois l’occasion pour la France de démontrer sa solidarité avec l’île en affectant, en plus de l’aide humanitaire distribuée par les ONG, 80000 € à l’achat et l’envoi de produits de premières nécessités (nourriture, abri, médicaments…).
L’ambassade de France au Sri Lanka
Les échanges commerciaux avec la France restent modestes et sont en diminution ces dernières années (265 MEUR en 2008, 231 MEUR en 2009). Ils sont également déficitaires pour la France en raison de la vigueur des exportations sri lankaises, notamment de textile (44 % du total). La France, 11ième fournisseur de Sri Lanka (part de marché de 2 %), exporte principalement des équipements de télécommunication, des moteurs et turbines, des véhicules et composants automobiles, des produits pharmaceutiques et cosmétiques et des machines textiles. Toutefois, les exportations françaises vers Sri Lanka sont en forte baisse (-46 % pour 2008 ; -15% en 2009),tout comme les importations (-14 % en 2009). Les implantations françaises sont peu nombreuses. Grâce à la stabilisation de la situation politique, 2010 devrait voir une amélioration de ces chiffres.
En 2005, dans le cadre de la « facilité tsunami » décidée par le Président de la République, il a été décidé de financer un certain nombre de programmes pour des projets principalement localisés dans l’Est du pays (district de Trincomalee). L’Agence Française pour le Développement mène notamment des projets de réhabilitation d’usines de traitements des eaux et d’assainissement de réseaux d’adduction, de dynamisation du secteur privé (soutien aux entreprises locales par l’octroi de crédit à taux préférentiel).Ceux-ci sont en cours d’achèvement et portent sur 124MEUR.
Différents projets d’aide à la reconstruction au profit des populations les plus démunies sont également étudiés. Ils pourront être mis en œuvre au cas par cas si la situation se stabilise dans toutes les régions.
La coopération culturelle, scientifique et technique à Sri Lanka concentre ses moyens sur trois axes principaux :
La coopération culturelle :
Quatre Alliances françaises sont implantées dans l’île : celle de Kotte, dans la banlieue de Colombo, a repris le flambeau de l’Alliance historique de Colombo en 2010. Le succès de son lancement prouve qu’elle répond à un besoin exprimé par la population sri-lankaise par une offre riche et soutenue. Les trois autres implantations, à Kandy, principale ville du centre du pays, à Matara et son antenne de Galle dans le sud et à Jaffna, principale ville de la péninsule du nord permettent de proposer une offre accessible aux populations de l’île.
Elles organisent régulièrement des manifestations culturelles (célébration annuelle de la Francophonie).
Une coopération dans le domaine de l’édition (traduction d’œuvres francophones en cingalais et tamoul) complète le dispositif culturel français.
- La coopération éducative :
Le français est la première langue étrangère européenne enseignée au niveau secondaire après l’anglais. L’opération « formation de 10.000 professeurs de français » a contribué à conforter cette position. La formation de trois promotions de jeunes professeurs en 2008, 2009 et 2010 (105 au total) constitue une avancée notable dans le développement de la francophonie à Sri Lanka.
Quatre universités : l’Université de Kelaniya et l’Université de Sri Jayawardenepura situées dans les environs de Colombo, l’Université de Peradeniya dans la région de Kandy et l’Université de Jaffna au nord de l’île assurent un enseignement du français jusqu’au niveau licence.
Enfin, dans les établissements privés, le français se situe également en première position des langues étrangères enseignées après l’anglais.
Mise à jour : 09.05.11
