Présentation de Singapour

Présentation

Données générales

Données générales et géographiques

Nom officiel : République de Singapour

Nature du régime : Parlementaire monocaméral

Chef de l’Etat : M. Tony TAN, Président de la République (depuis août 2011)

Chef du Gouvernement : M. Lee Hsien Loong, Premier ministre (depuis le 12 août 2004).

Superficie : 699,4 km² (île principale 617 km2)

Capitale : Singapour (Singapour est une cité-Etat)

Langues officielles : anglais, mandarin, malais, tamoul

Langue courante : anglais

Monnaie : dollar de Singapour (SGD)

Fête nationale : 9 août

Données démographiques

Population (2010) : 5 076 700 (dont 3,23 millions de citoyens, 1,3 million de non résidents, et 541 000 résidents permanents)

Densité : 7 150 h/km²

Croissance démographique : 1,8 %

Taux de fécondité : 1,16

Espérance de vie : 80,9

Taux d’alphabétisation : 96 %

Religion (s) : bouddhisme, taoïsme, islam, christianisme, hindouisme

Indice de développement humain : 0,846

Données économiques

PIB (2010) : 222 Mds US$

PIB par habitant (2010 - PPA) : 56500 US$

Taux de croissance (2010) : 14,5%

Taux de chômage (2010) : officiel, 2,2 % de la population active (estimé à près de 5 %)

Taux d’inflation (2010) : 2,8 %

Solde budgétaire (2010) : 5,1 % du PIB

Balance commerciale (2010) : 42.7 Mds US$

Principaux clients mi-2010 : Malaisie (11,9 %), Hong Kong (11,7 %), Chine (10,3 %) UE (11 %), Etats-Unis (6,4 %)

Principaux fournisseurs : UE (12,5 %), Malaisie (11,7 %), Etats-Unis (11,2 %), Chine (10,8 %), Japon (7,8 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2010) :
- industrie : 26,7 % (électronique, biotechnologies et ingénierie marine principalement)
- services : 73,3 %

Exportations de la France vers Singapour (2010) : 5 Mds €

Importations françaises depuis Singapour (2010) : 3,1 Mds €

Consulat de France : Singapour

Communauté française à Singapour : 8000 personnes, environ 450 implantations d’entreprises.

Politique intérieure

Le Parlement, monocaméral, est élu pour cinq ans au scrutin uninominal à un tour. Le Premier ministre est le chef de l’exécutif. Le président de la République, élu depuis 1993 pour six ans, occupe une fonction purement honorifique. La prochaine élection présidentielle devrait avoir lieu avant le 1er septembre 2011.

Le People’s Action Party (PAP), parti fondé par Lee Kuan Yew en 1954, au pouvoir depuis 1959, a remporté pour la treizième fois d’affilée les élections législatives du 7 mai 2011, en obtenant 81 des 87 sièges en jeu au Parlement. Ces élections ont été marquées par plusieurs faits d’importance. D’une part, le PAP a enregistré son résultat le plus faible depuis l’indépendance avec 60,1% des suffrages, confirmant la tendance à la baisse apparue lors des élections de 2006 (66,6 % contre 75,3 % en 2001). D’autre part, le Workers’ Party dans l’opposition a réalisé une percée historique en obtenant six sièges au Parlement et en remportant la circonscription d’Aljunied où le PAP était représenté par le ministre des Affaires étrangères George Yeo, figure très respectée, qui a depuis dû se retirer de la vie politique.

S’il ne remet pas en cause la très large domination politique du PAP sur l’île, ce résultat constitue un tournant dans la vie politique de Singapour. Les ex-Premiers ministres Lee Kuan Yew et Goh Chok Tong, respectivement Ministre Mentor et Ministre Senior, ont quitté leurs fonctions. Le Premier ministre Lee Hsien Loong sort renforcé à titre personnel de ce scrutin. Chacun s’est accordé pour dire qu’un nouveau chapitre s’ouvrait dans l’histoire politique de Singapour.

Ces dernières élections ont mis en lumière la distance croissante existant entre une partie de l’électorat populaire et des dirigeants historiques du PAP qui n’ont pas su répondre aux inquiétudes, notamment au sujet de l’inflation et de la place des travailleurs immigrés à Singapour. Enfin, les commentateurs s’accordent sur le rôle majeur qu’ont joué les réseaux sociaux et Internet dans la mobilisation d’une nouvelle génération d’électeurs. Le nouveau gouvernement et le mode de gouvernance employé s’efforcent depuis de mieux prendre en compte les préoccupations sociales des Singapouriens, en s’attaquant notamment à la question du logement, des transports et du coût de la vie. Une attention particulière aux plus déshérités est également davantage affirmée.

En dépit de la nouvelle donne politique, le rôle de l’opposition reste faible et le PAP conserve l’essentiel du pouvoir. Le système judiciaire est indépendant. La peine capitale et les châtiments corporels sont en vigueur.

Les autorités accordent une importance capitale à la cohésion sociale de la société singapourienne, multiculturelle et multiconfessionnelle. Elles s’appuient notamment sur un système éducatif performant où le respect de l’autorité et la recherche de l’excellence sont constamment privilégiés.

Malgré une politique nataliste, lancée au début des années 1980 et destinée à endiguer le vieillissement de la population, le taux de natalité reste un des plus faibles du monde (1,16 enfant/femme en 2010). Les autorités favorisent l’immigration d’une main d’œuvre hautement qualifiée et procèdent chaque année à de nombreuses naturalisations (environ 50 000/an). Depuis 2010, les autorités ont toutefois davantage restreint le nombre de travailleurs immigrés sur l’île.

D’autres informations et études sur www.irasec.com

Situation économique

Depuis l’indépendance, la cité-Etat a connu une réussite économique spectaculaire (8 % de croissance en moyenne au cours des dernières années), sous l’autorité d’un Etat directement impliqué dans la gestion des grands groupes industriels et commerciaux (les Government Linked Companies ou GLC).

L’économie du pays se caractérise par une très forte ouverture sur l’extérieur, rendue nécessaire par l’étroitesse du marché intérieur. Avec une part élevée de réexportations (près de 50 % des exportations totales), Singapour est devenue une plate-forme commerciale mondiale. Son commerce extérieur, qui représente plus de 3 fois son PIB, est soutenu par des infrastructures de qualité : un aéroport ultra moderne, le deuxième port mondial en termes de trafic de conteneurs, des moyens de communication performants et bon marché. Ses échanges commerciaux sont fortement dirigés vers l’Asie hors Japon (2/3), particulièrement avec trois pays (Malaisie, Chine, Indonésie). Les échanges directs avec l’UE, les Etats-Unis et le Japon représentent 1/3 de ses exportations totales. L’île-Etat est également très ouverte aux investissements directs étrangers (IDE). Elle est la 3ème destination des IDE en Asie, après Hong Kong et la Chine. La croissance économique, qui avait atteint près de 8 % en 2006 et 2007, s’est maintenue avant de chuter à la fin de l’année 2008, affectée par la crise économique et financière internationale. Elle n’a pas dépassé 1,5 % en 2008 et a été pour la première fois négative (- 2 %) en 2009, mais a rebondi à 14,5% en 2010, seconde performance mondiale derrière le Qatar. Les autorités s’attendent à une croissance moindre (aux alentours de 6%) pour 2011.

Malgré la période économique difficile que Singapour vient de traverser, sa dette publique extérieure est nulle, sa balance des comptes extérieurs est largement positive et ses réserves en devises restent importantes (223 Mds US$ en 2010).

Plus d’analyses et de statistiques sur www.missioneco.org/Singapour

Politique extérieure

Singapour s’est dotée d’une politique étrangère ambitieuse et active, qui vise au maintien d’un environnement régional stable et à la promotion des échanges économiques. La première des priorités, après l’indépendance, a été d’assurer la viabilité de la cité-Etat dans un environnement difficile, marqué par l’antagonisme avec la Malaisie et des relations difficiles avec l’Indonésie.

La stabilité régionale constitue donc le premier axe de l’action extérieure. L’appartenance à l’ASEAN, dont Singapour fut l’un des cinq membres fondateurs en 1967, lui a permis d’entamer un dialogue et de créer un espace de coopération avec ses voisins. Singapour a ensuite constamment œuvré à l’approfondissement des liens économiques, avec pour résultat la mise en application de la zone de libre échange de l’ASEAN, l’AFTA (Asean Free Trade Agreement), au 1er janvier 2002. En matière de sécurité et de prévention des conflits, Singapour a été à l’origine, en 1994, du Forum Régional de l’ASEAN, l’ARF (ASEAN Regional Forum).

Les relations avec Washington, très denses, constituent un des principaux piliers de sa diplomatie et revêtent une importance capitale. Washington demeure le garant de la paix, de la sécurité et de la prospérité en Asie, dans le cadre de sa relation triangulaire avec la Chine et le Japon. Les Etats-Unis sont un partenaire économique de premier plan, et d’importantes facilités militaires leur sont accordées.

Enfin, la diplomatie singapourienne s’emploie à développer des relations solides avec l’Union européenne. Singapour est ainsi à l’origine, avec la France, du Sommet entre l’Europe et l’Asie (ASEM), créé en 1996, et accueille la Fondation Europe Asie (ASEF), destinée à promouvoir les échanges culturels et éducatifs. L’UE est le premier partenaire commercial et investisseur étranger de Singapour, qui est lui-même le plus important partenaire commercial de l’Union européenne parmi les 10 pays de l’ASEAN. Un accord de libre-échange, complété par un accord de partenariat et de coopération, est en cours de négociation entre l’UE et Singapour, qui devrait être le premier Etat membre de l’ASEAN à conclure un tel partenariat depuis que les discussions engagées sur un accord de bloc à bloc UE-ASEAN ont été suspendues.

Pour la politique régionale, voir aussi le site www.aseansec.org

Mise à jour : 01.07.11

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