Nom officiel : République du Sénégal
Nature du régime : République
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Maître Abdoulaye Wade, Président de la République
Superficie : 196.722 km²
Capitale : Dakar
Villes principales : Thiès, Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis
Langue (s) officielle (s) : Français
Langue (s) courante (s) : Wolof, Diola, Malinké, Pular, Sérère, Soninké
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 4 avril (indépendance)
Population : 12,9 millions d’habitants en 2010(The Economist Intelligence Unit)
Densité : 63,5 hab/km²
Croissance démographique : 2,6 % en 2010 (Banque Mondiale)
Espérance de vie : 56 ans en 2010 (Banque Mondiale,)
Taux d’alphabétisation : 39 % en 2010 (Banque Mondiale)
Religion (s) : Islam (94%), christianisme (4%), animisme (2%)
Principaux groupes ethniques : Wolofs (35%), Sérères (20%), Peuls (15%), Toucouleurs (10%), Diolas (8%) (Maison des Français de l’Etranger).
Indice de développement humain : 144ème sur 169 pays en 2010 (PNUD, Rapport Mondial sur le Développement Humain)
RNB (2010) : 11,85 Mds $ soit 8 Mds € (Banque Mondiale)
RNB par habitant (2010) : 1042 $ (Banque Mondiale)
Taux de croissance : 2,7% en 2010, 4,3% prévu en 2011 et 4,5 en 2012(EIU)
Taux de chômage (2010) : 49% (Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie du Sénégal)
Taux d’inflation : 1,2% en 2010 et 2,6 % prévu en 2011 et 2012 (EIU)
Solde budgétaire : -75 milliards FCFA en 2010 et -100 milliards prévus en 2011 (Loi de finances rectificative de 2010)
Balance commerciale(2010) : -2,4 milliard $ (EIU)
Principaux clients(2010) : Mali (20%), Inde (9,8%), France (5,0%), (EIU)
Principaux fournisseurs (2010) : France (19,5%), Royaume Uni (9,6%), Chine (4,7%) (EIU)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : (EIU)
agriculture : 13,7%
industrie : 20,5 %
services : 65,7 %
Exportations de la France vers le Sénégal : 621,85 M€ en 2009 (DGPTE)
Importations françaises depuis le Sénégal : 70M€ en 2009 (DGPTE)
Indice de perception de la corruption (IPC 2010- Transparency International) : 14ième sur 47 pays d’Afrique sub-saharienne, 105ième sur 178 pays en 2010 (derrière la Gambie, 91ième).
Consulat général de France : Dakar Agences consulaires : Kaolack, Saly, Tambacounda, Thiès, Ziguinchor
Communauté française au Sénégal : 16 817 inscrits au registre des Français de l’étranger au 31/12/09
Communauté sénégalaise en France : 55 422 au 31/12/10
Le scrutin présidentiel de mars 2000 a permis au pays de connaître sa première alternance politique depuis l’indépendance, avec la victoire de Me Abdoulaye Wade face au Président sortant, Abdou Diouf (en place depuis 1981).
L’alternance exemplaire de 2000 n’a toutefois pas permis de satisfaire les espoirs qu’elle avait suscités. Le Sénégal reste un modèle de stabilité et de démocratie sans être un modèle de développement et la pauvreté ne recule pas malgré une croissance soutenue. Classé dans la catégorie des pays les moins avancés (PMA) depuis 2001, le pays cumule les handicaps du sous-développement : difficultés d’accès de la population aux services de base, étroitesse d’une base économique viable, absence de perspectives pour la jeunesse. La population est confrontée à d’importantes difficultés socio-économiques, aggravées par la hausse des prix mondiaux, qui suscitent périodiquement des tensions (manifestations contre la vie chère organisées depuis la fin 2007, émeutes survenues à Kedougou en décembre 2008).
Le président Wade a affronté, le 25 février 2007, quatorze candidats lors d’un scrutin qui s’est tenu sans incidents majeurs. Réélu au premier tour, avec 55,90 % des voix, il a aisément distancé ses deux plus proches rivaux, Idrissa Seck (14,92 %) et Ousmane Tanor Dieng (13,56 %). Contestant ces résultats, l’opposition a décidé de boycotter les législatives. Avec 38% de participation, celles-ci peuvent être considérées comme un revers pour le Chef de l’Etat, même si le Parti Démocratique Sénégalais (PDS, parti du Président) dispose d’une écrasante majorité à la Chambre (131 députés sur 150).
L’opposition, un temps marginalisée du fait du boycott des législatives, a remporté une victoire lors des élections locales de mars 2009. Réunie au sein du Front Benno Siggil Senegal, elle a notamment emporté les villes de Dakar et Saint-Louis. L’unité de façade de l’opposition masque toutefois mal les rivalités qui opposent ses principaux dirigeants, notamment Moustapha Niasse de l’Alliance des Forces du Progrès (AFP) et Ousmane Tanor Dieng du Parti socialiste. En outre, Macky Sall, ancien Premier ministre écarté par le Président Wade et démis de la présidence de l’Assemblée nationale en novembre 2008, a créé son propre parti : « Alliance Pour la République/ Yaakaar (espoir) » et a rejoint l’opposition. Il a remporté la ville de Fatick lors du scrutin de mars.
Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012 (scrutin fixé au 26 février), la question de la succession du Président Wade suscite de nombreuses conjectures sur le futur candidat du parti libéral. A la suite de la défaite du parti présidentiel lors des sélections locales, le Président Wade a nommé un nouveau gouvernement dirigé par M. Souleymane Ndene Ndiaye. Il a également fait entrer son fils au gouvernement le 1er mai 2009 au poste de Ministre de la Coopération Internationale, de l’Aménagement du Territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, en dépit de l’échec de la liste du PDS, sur laquelle figurait Karim Wade, à la mairie de Dakar. Karim Wade a également récupéré le portefeuille de l’énergie en octobre 2010.
Le Président s’est en outre réconcilié avec son ancien premier ministre Idrissa Seck, qui avait créé son propre parti, Rewmi, et s’était présenté contre le chef de l’Etat à l’élection présidentielle de 2007. Cependant, l’exclusion définitive d’Idrissa Seck du PDS le 23 avril 2011 permet de s’interroger sur sa capacité de rebond en dehors du parti. Coupant court, momentanément, aux rumeurs, le Président Wade a annoncé en septembre 2009 qu’il serait candidat à sa propre succession. Les intentions réelles du Président pour l’échéance de 2012 restant incertaines, l’opposition s’inquiète de possibles modifications des règles électorales. Elle critique également la proximité du Président de la République avec les milieux mourides.
En Casamance, troublée depuis 1982, le président Wade a pu obtenir, après le cessez-le-feu de 1999, la reprise des contacts officiels entre le gouvernement et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) le 16 décembre 2000. Le Premier ministre sénégalais a inauguré, en novembre 2004, l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales de la Casamance (ANRAC) chargée d’assurer un programme de reconstruction d’un montant de 94 M€, monté avec l’appui de la Banque Mondiale. Le 30 décembre 2004, le ministre sénégalais de l’Intérieur a signé à Ziguinchor un accord de paix avec l’abbé Diamacoune, président du MFDC, par lequel le MFDC renonçait définitivement à la lutte armée. Malgré cet accord, les perspectives d’une paix durable restent éloignées notamment en raison des querelles intestines au sein du MFDC et d’une politique gouvernementale ambiguë. Le décès de l’abbé Diamacoune, début 2007, a ouvert une crise de succession au sein du MFDC. Sur le terrain, la situation n’est pas stabilisée comme en témoignent l’assassinat de l’ancien président du conseil régional en décembre 2006, celui d’un médiateur du gouvernement pour la paix en Casamance en décembre 2007 et les incidents survenus dans la région en août 2009. Des accrochages entre l’armée et les rebelles ont repris fin décembre 2010 et causé la mort de 17 militaires à ce jour.
En raison de la crise économique mondiale, le Sénégal a connu un ralentissement de sa croissance économique tombée à 1,7% en 2009. Elle s’est redressée à 2,7% en 2010 et devrait atteindre 4% en 2011 (source : The Economist Intelligence Unit). L’économie a notamment souffert de la hausse des prix mondiaux, des difficultés du secteur de l’énergie et des arriérés de l’Etat vis-à-vis du secteur privé. Elle est tirée, depuis 2009, par le redressement des industries chimiques du Sénégal (ICS), reprises par l’indien IFFCO en mars 2008. Cependant, la situation de la SENELEC (électricité) est proche de la faillite (EDF a signé le 17 décembre 2010 un accord de coopération avec l’Etat sénégalais et un accord cadre de prestation de services au profit du ministère de l’énergie, destinés à rénover tout le secteur de l’électricité). L’inflation reste élevée, sous l’impact de la flambée des prix des denrées de première nécessité et des prix du pétrole, en dépit des subventions et mesures fiscales adoptées par les autorités dans ces deux secteurs. Les indicateurs de développement humain restent encore très bas (144ème sur 169 pays en 2010) et plus de 50% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
Le secteur primaire (13,7% du PIB en 2010, 50% de la population active) est vulnérable aux conditions naturelles et à la volatilité des cours mondiaux. Le secteur de la pêche souffre par ailleurs de la raréfaction des ressources halieutiques. Les activités secondaires (20,5% du PIB) sont fondées sur l’extraction et la transformation des phosphates, sur la transformation agro-alimentaire, le BTP et l’industrie du ciment, soutenus par les investissements immobiliers de la diaspora (les transferts de migrants demeurent importants et représentaient 930 M€ en 2009), et les grands travaux (en projet notamment : autoroute Dakar-Diamniadio, aéroport Blaise Diagne, zone économique spéciale). Le secteur tertiaire (65,7% du PIB, service public inclus) reste en grande partie informel. Le tourisme est touché par la concurrence avivée entre les destinations mondiales. Le secteur des banques et des assurances est particulièrement dynamique et concurrentiel. Dans le domaine des transports, la compagnie Air Sénégal International a cessé ses vols fin avril 2009 en raison d’importantes difficultés financières. La nouvelle compagnie Sénégal Airlines a reçu ses deux premiers A320 le 19 janvier 2011.
D’importantes réformes ont sensiblement amélioré l’environnement des affaires : privatisations d’entreprises publiques (en particulier dans la filière agricole et dans les infrastructures, reste à finaliser celle de l’électricité, les nouvelles capacités de production étant d’ores et déjà concédées au privé), développement des partenariats publics privés (PPP), simplification du code des marchés publics, création d’un guichet unique réduisant le délai d’attente administrative pour la création d’une entreprise, simplification des procédures douanières. Le Président Wade a par ailleurs lancé en 2008 une « Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance » (GOANA).
Alors que le Sénégal avait accédé, en novembre 2007, au programme du FMI de l’Instrument de soutien à la politique économique (ISPE), les missions du Fonds ont révélé en 2008 un dérapage des finances publiques (importants arriérés au secteur privé notamment). Dans ce contexte, la deuxième revue du programme a été approuvée dans des conditions difficiles par le FMI en décembre 2008. Une facilité de protection contre chocs exogènes a également été accordée au Sénégal. Cette approbation a permis une mobilisation de fonds de la communauté internationale, dont un prêt de 125 M€ de l’Agence française de développement. L’approbation de la troisième revue du programme ISPE en juin 2009 a permis le décaissement de l’ensemble du prêt. La 6ième et dernière revue de l’ISPE a conduit le 3 décembre 2010 à prolonger cet instrument sur la période 2010-2013, en permettant de laisser filer la dépense publique pour achever les grands travaux d’infrastructure. Cependant, lors de la première revue du nouveau programme triennal en avril 2011, le FMI a exprimé ses inquiétudes en cas d’insuccès du plan de redressement du secteur de l’électricité (Takkal) ou de dégradation du contexte international d’ici la fin de l’année. Une nouvelle impasse financière du Sénégal aurait des conséquences importantes à notre égard, alors que se profilent les échéances du règlement de l’achat de l’Airbus présidentiel et le début du remboursement du prêt consenti par l’AFD début 2009.
La Banque Mondiale a approuvé le 26 mai 2011 un crédit de 48 Mds de FCFA alloué au secteur de l’enseignement, et un crédit de 19 Mds de FCFA pour renforcer les politiques publiques et développer les institutions.
Le Sénégal a atteint en avril 2004 le point d’achèvement de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE) renforcée. Dans ce cadre, le stock de la dette extérieure a été ramené de 69,5% du PIB en 2000 à 41,4% fin 2004. La majeure partie de notre encours a été annulée en 1989 et en 1994 dans le cadre des annulations dites de Dakar (1 140 M€). Le reliquat (247 M€) l’a été en novembre 2004. Cet effort conséquent clôture une série d’annulations à titre bilatéral entamée en 1972.
La dépendance sénégalaise vis-à-vis de l’extérieur, plus précisément envers l’Afrique de l’ouest, l’Union européenne et la France, se confirme. Le déficit de la balance commerciale poursuit sa dégradation (de l’ordre de 40% par an). Ce creusement est principalement imputable à la baisse des exportations de produits pétroliers et à la forte hausse (+20%) des importations rassemblant les produits alimentaires (+30%), pétroliers et technologiques. Les transferts des migrants, qui représentent plus de 10% du PIB, se sont contractés sous l’effet de la crise économique mondiale.
Le Sénégal reste dans le groupe des PMA : la tendance des cinq dernières années montre un niveau de pauvreté constant, malgré une amélioration de l’accès à certains services sociaux de base. Si le taux de scolarité progresse (94% d’entrées en primaire), le taux d’achèvement demeure faible (56% en fin de scolarité primaire, 3% au baccalauréat). On peut cependant noter que le Sénégal se trouve au dessus du seuil maximal des PMA pour les chiffres du FMI (revenu per capita à 967 $ pour un seuil à 965 $).
Le Sénégal entretient des relations privilégiées avec les pays développés, notamment avec la France mais aussi avec les Etats-Unis [1]. Le Sénégal a par ailleurs rétabli ses relations diplomatiques avec la Chine en 2005, mettant fin à près de dix ans de coopération avec Taiwan.
En Afrique, le Sénégal privilégie l’intégration sous-régionale (UEMOA et CEDEAO dont Dakar a assuré la présidence en 2002) et entretient de bonnes relations avec tous ses voisins. Le rapprochement avec Nouakchott s’était accéléré avec la décision du président Abdallahi de permettre le retour des Négro-mauritaniens expulsés en 1989. A la suite de la crise ouverte par le coup d’Etat survenu en Mauritanie le 6 août 2008, le Président Wade et son Ministre des Affaires étrangères se sont personnellement engagés dans une médiation qui a abouti à un accord conclu à Dakar le 2 juin 2009. Des tensions resurgissent périodiquement avec la Gambie, enclavée dans le territoire sénégalais (taxes de transit, présence de rebelles casamançais). Comme l’ensemble des pays de la côte, Dakar fait face au trafic de drogue en provenance d’Amérique latine.
Le Sénégal cherche également à jouer un rôle moteur au niveau du continent et de l’Union africaine. Le président Wade s’est impliqué dans la résolution de nombreuses crises régionales (médiation entre le Tchad et le Soudan, qui a abouti à l’accord signé à Dakar du 13 mars 2008, Mauritanie, Niger). Dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), le Sénégal anime les corbeilles environnement, infrastructures, nouvelles technologies de la communication et énergie. Le président Wade s’est élevé à plusieurs reprises contre le manque de résultats du NEPAD en dépit des financements obtenus. En juillet 2006, l’Union Africaine a mandaté le Sénégal pour juger l’ancien Président tchadien Hissène Habré, accusé de violations graves des droits de l’Homme. Déposé en décembre 1990 par Idriss Déby, il avait trouvé refuge au Sénégal. Suite à la décision de la cour de justice de la CEDEAO du 18 novembre 2010, l’UA et le Sénégal ont convenu en mars 2011 de créer un tribunal ad hoc au Sénégal. Les procédures devraient être menées dans les limites des ressources déjà mobilisées par la table ronde des donateurs le 24 novembre 2010.
Concernant la Côte d’Ivoire, le Président Wade s’est fermement exprimé en faveur du départ de Laurent Gbagbo et a soutenu résolument Alassane Ouattara. Ce dernier a réservé au Sénégal sa première visite officielle à l’étranger (du 12 au 14 mai 2011) : les deux Présidents ont annoncé leur intention de renforcer l’axe Dakar-Abidjan et d’en faire un moteur de l’intégration régionale.
Ayant obtenu les preuves que les armes du MFDC utilisées en Casamance provenaient d’Iran, le Sénégal a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec ce pays le 23 février 2011.
Le président Wade a reconnu le 27 mai 2011 le CNT comme représentant légitime du peuple libyen.
Membre actif des Nations Unies, le Sénégal a officiellement présenté sa candidature à un siège de membre permanent au Conseil de Sécurité. Il fait partie des Etats africains régulièrement invités aux réunions du G8. Dakar contribue par ailleurs à de nombreuses opérations de maintien de la paix (OMP), notamment en République Démocratique du Congo (320 soldats et policiers au sein de la MONUSCO), en Côte d’Ivoire (381 au sein de l’ONUCI) et au Darfour (1319 au sein de la MINUAD - chiffres au 31/12/2010). Environ 2000 soldats des forces sénégalaises sont déployés en permanence pour des OMP.
Le Sénégal a pris sous la présidence de Me Wade de nombreuses initiatives multilatérales, notamment en faveur de la solidarité numérique, contre la fracture agricole (organisation du Dakar agricole inspiré des forums de Davos et de Porto Alegre en février 2005 et 2010), pour le dialogue entre les civilisations. Le Sénégal a accueilli les 13 et 14 mars 2008 la 11ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI). Il a organisé en décembre 2010 le troisième Festival Mondial des Arts Nègres.
A la suite du tremblement terre survenu à Haïti, le Président Wade a proposé d’accueillir au Sénégal et en Afrique les Haïtiens qui le souhaiteraient ; 169 étudiants ont été accueilli à Dakar en octobre 2010.
Le Sénégal est un pays source d’émigration à destination de l’Europe mais aussi de transit. Depuis le mois d’avril 2006, le Sénégal a enregistré à partir de ses côtes de nombreux départs clandestins par voie maritime vers l’Europe, via les Canaries. Face à l’émotion exprimée dans les médias sur ce sujet, le gouvernement sénégalais mène une politique ambiguë entre l’affichage de sa volonté « d’émigration illégale zéro » et le souci de ne pas endosser localement la responsabilité des rapatriements.
L’opération Frontex, menée par l’UE, permet d’arrêter des embarcations de clandestins dans les eaux territoriales sénégalaises. Les autorités sénégalaises ont annoncé avoir mobilisé leurs forces à la fois sur mer et sur terre. En effet, tout en voulant décourager les candidats au départ, elles souhaitent aussi s’attaquer aux instigateurs et aux convoyeurs. Un mémorandum d’entente a été signé entre le Sénégal et l’Espagne le 24 août 2006 qui permet d’organiser des rapatriements.
En septembre 2006, un accord franco-sénégalais sur la gestion concertée des flux migratoires a été signé à Dakar. Un avenant à cet accord a été signé à Dakar le 25 février 2008.
Mise à jour : 03.06.11
[1] Il a adopté, à la demande de Washington, l’exonération de présentation de citoyens américains devant la CPI, bien qu’ayant été l’un des premiers pays à ratifier la création de cette juridiction internationale. Le Sénégal fait partie des seize pays retenus en mai 2004 par les autorités américaines, au titre de l’initiative"Millenium challenge account". A ce titre, un accord a été conclu entre le Sénégal et la Millénium Challenge Corporation en septembre 2009.Doté de 540 M$ (370 M€), ce financement est destiné aux régions périphériques du pays pour des projets routiers, hydrauliques et agricoles.