Russie

La France et la Russie

Brève

Projet de loi LGBT en Russie (Q&R - Extrait du point de presse du 9 février 2012)

La France rappelle qu’elle est opposée à la pénalisation de l’orientation sexuelle et à l’amalgame entre l’orientation sexuelle et le crime de pédophilie.

Présentation

Relations politiques

La qualité de la relation bilatérale se traduit par des contacts réguliers au plus haut niveau, qui ont pris un relief particulier dans le cadre de l’année croisée 2010. Le président Medvedev s’est rendu à Paris en mars 2010 en visite d’Etat, le premier ministre russe a effectué une visite à Paris en juin et le Président Sarkozy s’est rendu à Saint-Pétersbourg en juin, à l’occasion du Forum Economique International, dont la France était l’invité d’honneur.

Au niveau gouvernemental, la relation bilatérale est structurée, au niveau des premiers ministres, par le Séminaire gouvernemental franco-russe dont la dernière session s’est tenue en décembre 2010 à Moscou. En matière économique, le Conseil Economique, Financier, Industriel et Commercial (CEFIC), présidé par le ministre français de l’Economie et des Finances et son homologue russe (actuellement le vice premier ministre M. Joukov), se réunit au moins une fois par an (dernière session le 5 octobre 2010 en Russie). Il prépare le séminaire gouvernemental.

Le dialogue politique est approfondi dans le cadre du Conseil de Coopération pour les Questions de Sécurité (dernière session : 7 septembre 2010 à Paris).

Relations économiques

En matière d’échanges commerciaux, la France est le deuxième partenaire commercial européen de la Russie (derrière l’Allemagne) avec des échanges qui se sont élevés à 18 milliards d’euros en 2010. En matière d’investissements directs, la France a, depuis 2006, substantiellement amélioré sa position, notamment à la faveur de l’Année croisée France-Russie, passant au 5ème rang des partenaires de la Russie en 2010 (devant les Etats-Unis et l’Italie). Le déséquilibre structurel entre la France et la Russie demeure toutefois patent, avec des stocks d’investissements s’élevant respectivement à 8,5 milliards (France en Russie) et 1 milliard de dollars (Russie en France) et avec, toile de fond, un déficit commercial structurel de la France dû à la facture énergétique.

Malgré un certain nombre de projets importants (SOYOUZ à Kourou, participation de Total à l’exploitation de Chtokman, investissements d’Alstom, Renault et Peugeot PSA, croissance externe de la Société Générale et d’Axa qui viennent d’acquérir l’une des toutes premières places du marché de la banque et de l’assurance en Russie, intérêt russe pour l’acquisition de bâtiments de projection et de commandement), les échanges ont été affectés par la crise. Ils ont cependant repris à un rythme soutenu rattrapant quasiment le niveau de 2008. A cet égard, l’année croisée France-Russie, qui s’est conclue par le séminaire intergouvernemental de Moscou le 8 décembre 2010, a permis de conforter cette dynamique et d’affirmer la volonté de la France de soutenir la modernisation de la Russie et de contribuer à la diversification du partenariat économique : efficacité énergétique (inauguration à Moscou du centre franco-russe pour l’efficacité énergétique le 5 avril 2011), finance (coopération dans la cadre du projet « Moscou, place financière internationale »), innovation (participation française au projet de ville de l’innovation « Skolkovo »).

La facilitation réciproque des conditions de séjour de nos expatriés (visas et permis de travail) devrait également contribuer à redynamiser nos échanges. Un accord bilatéral sur la circulation et le séjour de nos expatriés a ainsi été signé lors du Séminaire intergouvernemental de Rambouillet en novembre 2009, et est entré en vigueur le 1er mars 2011.

Coopération culturelle, scientifique et technique

L’année croisée France-Russie 2010 a mis en lumière les échanges multiformes qui nourrissent le dialogue politique, économique et intellectuel entre les deux pays. La politique française de coopération emprunte plusieurs axes, parmi lesquels :
- les échanges, qu’il s’agisse des étudiants (mobilité favorisée par une active politique de bourses), des chercheurs (conclusion de partenariats entre instituts de recherche) ou plus généralement le dialogue avec les élites et la société civile. Y contribuent les efforts faits en faveur de la pratique de la langue du partenaire et au dialogue entre les cultures. Ainsi, l’accord bilatéral sur l’apprentissage de la langue du partenaire signé en 2004 a notamment permis l’ouverture, en septembre 2009, de sections internationales de russe dans des établissements français d’enseignement secondaire (Nice et Strasbourg).
- la promotion de l’attractivité de la France.
- l’appui apporté aux réformes en Russie, en particulier dans l’administration et le cadre économique (cf. participation au programme présidentiel de formation des cadres et conclusion, en novembre 2009 d’une nouvelle convention sur les cadres d’entreprises)

S’inscrivant dans la lignée de trois siècles d’échanges intellectuels et artistiques nourris, l’année croisée France-Russie a offert un programme d’une richesse exceptionnelle (près de 350 manifestations, dont plusieurs grandes expositions dans les deux pays et un forum économique à Saint-Pétersbourg en juin) et a rencontré un très grand succès populaire. Elle a ainsi contribué à dynamiser nos relations bilatérales, à ouvrir de nouveaux champs et à favoriser la réciprocité des échanges. Elle trouvera son prolongement dans les saisons croisées des langues et de la littérature russe et française qui auront lieu en 2012.

Mise à jour : 16.03.11

Version imprimableVersion imprimable