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Royaume-Uni

Présentation

Données générales
Politique intérieure
Situation économique
Politique extérieure

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord
Superficie : 244.101 km2
Population : 61,5 millions d’habitants (dont plus de 5,4 millions d’étrangers)
Capitale : Londres
Villes principales : Manchester, Birmingham, Leeds, Glasgow, Liverpool, Edimbourg
Langue officielle : anglais Monnaie : Livre sterling (1,10 €)
Fête nationale : 14 juin (« Anniversaire officiel de la Reine »)

Données démographiques

Croissance démographique : + 0,29 %
Espérance de vie : ans (81,3 ans pour les femmes, 76,2 ans pour les hommes, chiffres 2007)
Taux d’alphabétisation : 99 %, (82 % achèvent le cycle secondaire).
Religions : chrétiens 71 %, musulmans 2,7%, hindouistes 1 %, sikhs 0,6 %, juifs 0,5 %, bouddhistes 0,3 %, sans religion 15,5% (recensement 2001).
Indice de développement humain (Classement ONU 2004) : 18éme .

Données économiques

PIB (2008) : 1.868 milliards € (France : 1.930 milliards € )
PIB par habitant (2008) : 29 70031.194 € (France : 30 40028 088 €)
Taux de croissance (2008) : + 0,72,8 %
Taux de chômage (09/2009) : 7,8 %
Taux d’inflation (2008) : 3,6 %
Solde budgétaire (2008) : - 4,6% du PIB
Principaux clients (2007) : Etats-Unis, Allemagne, France,
Principaux fournisseurs (2007) : Allemagne, Etats-Unis, Chine, Pays-Bas, France,
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 0,9%
- industrie : 21,7 %
- services : 77,4%
Exportations de la France vers le Royaume-Uni (2008) : 31,6 milliards d’euros
Importations françaises du Royaume-Uni (2008) : 22,8 milliards d’euros
Consulats généraux de France : Londres et Edimbourg
Communauté française au Royaume-Uni : environ 300.000 personnes
Communauté britannique en France : environ 200.000 personnes

Politique intérieure

La Reine Elisabeth II a désigné Gordon Brown, 56 ans, au poste de Premier Ministre le 27 juin 2007, après avoir accepté la démission de Tony Blair. Cette prise de fonction s’est déroulée à la suite d’un processus de désignation interne au parti travailliste, sans élections, ce qu’autorise le système parlementaire. En effet, la législature actuelle court jusqu’en 2010. Lors des dernières élections générales (le 5 mai 2005), le parti travailliste a obtenu 36 % des voix, suivi des Conservateurs (33 %) et du parti libéral-démocrate (23 %). Les 8 % restants se répartissant entre petits partis, le taux d’abstention s’élevant à 38,3%. En raison du système électoral, le Premier Ministre dispose de la majorité absolue aux Communes avec 356 sièges sur 659, contre 161 sièges pour les Conservateurs et 62 sièges pour les Libéraux-démocrates.

Dès sa prise de fonction, M.Brown a affirmé ses trois priorités en politique intérieure : l’éducation, la santé et le logement. G.Brown a également affirmé qu’il renforcerait le rôle du Parlement, la transparence et l’intégrité ainsi que la collégialité de l’exercice du pouvoir. Le parti conservateur, dirigé par David Cameron, après avoir atteint par deux fois les 40 % des voix aux élections locales de mai 2006 et de mai 2007, se prépare aux prochaines échéances électorales. Le parti libéral-démocrate réunit environ le quart des électeurs lors des diverses consultations. Son nouveau leader, Nick Clegg, a été désigné le 17 décembre 2007. Aux dernières élections locales partielles de juin 2009, le Parti conservateur a rassemblé 38% des suffrages, le parti libéral-démocrate 28% et le Parti travailliste 23%.

Situation économique

L’économie britannique se place au 7ème rang mondial, avec un PIB de l’ordre de 1 868 milliards d’euros. Les services représentent les ¾ de l’activité. Le retournement économique dès l’été 2008 a marqué un point d’arrêt à une longue période de croissance.

La crise financière a touché le Royaume-Uni plus tôt que le continent. En février 2008, la banque Northern Rock a dû être nationalisée et Bradford & Bingley Bank l’a été en septembre 2008. La crise financière a conduit à une recomposition majeure du paysage bancaire britannique et à des suppressions d’emploi massives. Près de 60 000 emplois (sur 350 000) devraient disparaître dans la City et le secteur financier estimé à 10% du Pib devrait n’en représenter que 7% en 2009. Très rapidement, l’économie ‘réelle’ a été touchée et le Royaume-Uni est actuellement en récession.

La récession devrait atteindre 4 % du PIB en 2009 et le déficit public se creuser (plus de 12% en 2009). La dette publique a augmenté (70% du PIB) et la Livre Sterling a perdu 20% de sa valeur en un an. Le taux de chômage, en forte hausse, approche 8% et fragilise les ménages, affaiblis également par le retournement du marché immobilier (prix en baisse de 20%), la croissance des dernières années s’expliquant par une montée rapide de leur endettement (150% de leur revenu disponible). Une procédure de déficit public excessif a été ouverte à l’encontre du Royaume-Uni lors du Conseil Ecofin du 8 juillet 2008, lorsque le déficit prévu s’élevait à 3,2%.

Le gouvernement a présenté le 8 octobre 2008 un plan de soutien massif au système bancaire britannique (8 banques ont été recapitalisées pour un montant de 65 Mds d’Euro) et un second plan de soutien aux banques a été présenté le 15 janvier 2009. Le gouvernement a également annoncé en novembre 2008 une baisse de la TVA à 15%, des mesures ciblées en faveur des PME ainsi que 5 Mds d’Euros de dépenses supplémentaires. Des mesures d’aide ciblant les plus modestes et une modification du prélèvement de l’impôt sur le revenu complètent ce dispositif.

Le gouvernement britannique est confronté à plusieurs défis :
- l’assainissement des finances publiques lorsque la reprise économique le permettra.- la réforme des retraites dont le financement reste aléatoire...
-  la politique énergétique avec l’annonce de la relance d’un ambitieux programme nucléaire..
-  La réforme des institutions suite aux affaires qui, au printemps 2009, ont discrédité une partie des règles en vigueur au sein du Parlement.
-  Les questions de défense financements des opérations extérieures, de la dissuasion nucléaire et de nouveaux portes-avions). - L’immigration constitue un nouvel enjeu pour le gouvernement Brown, sous la pression de l’opposition et de la presse.

Politique extérieure

Gordon Brown a précisé en novembre 2007, les contours de sa politique étrangère : il préconise « un internationalisme réaliste et positif » pour servir, dans l’ordre : la sécurité du peuple britannique, la protection des intérêts nationaux, les valeurs du Royaume-Uni. Le gouvernement britannique situe son action au sein des alliances en commençant par l’UE, puis le Commonwealth, l’OTAN et l’ONU. Les Britanniques se sont engagés militairement en Irak, aux côtés des Américains. Le Royaume-Uni est également engagé militairement, au sein de l’OTAN, en Afghanistan.
- Affaires européennes :

La question européenne constitue un point de débat au sein des partis et de l’opinion publique britanniques.
- Les gouvernements travaillistes ont constamment œuvré pour placer le Royaume-Uni « au cœur de l’Europe », tout en réaffirmant les objectifs traditionnels de la politique européenne du Royaume-Uni : préservation de la souveraineté, développement d’une politique de coopération entre Etats-nations de l’UE. Les Britanniques défendent au sein des enceintes européennes une stratégie favorable à l’élargissement et à la libéralisation de l’UE.
- En 1997, après avoir négocié le traité d’Amsterdam qui instaure le pacte de stabilité et de croissance et prévoit l’élargissement de l’UE, le Royaume-Uni a signé la charte sociale du traité de Maastricht et soutenu la relance de l’Europe de la défense lors du sommet de Saint-Malo (1998). Le Royaume-Uni a également choisi de ne pas rejoindre la zone euro et l’espace Schengen. Lors du conseil de juin 2007, les Britanniques ont obtenu plusieurs dérogations (opt-out) concernant le traité simplifié de l’UE : limitation de la portée de la charte des droits fondamentaux, maintien de la structure en piliers, préservation de la primauté de la common law et limitation des passages à la majorité qualifiée. A ces quatre « lignes rouges », M.Brown a ajouté celle de « la clause de mandat », qui rappelle que la sécurité nationale est de la seule responsabilité des Etats membres.

- Enjeux globaux :

Les « affaires globales (développement du terrorisme, mondialisation des flux économiques, changement climatique et compétition pour les ressources naturelles) constituent les principaux défis à relever constituent une priorité du gouvernement britannique. Le 31 juillet 2007, G.Brown a lancé aux Nations-Unies une initiative sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) afin de relancer le processus en identifiant quatre thèmes (santé, éducation, commerce et développement, environnement). Dans le domaine financier, l’organisation du G20 à Londres en avril 2009 a permis au Royaume-Uni de s’affirmer comme un acteur central dans la réforme de la finance.

L’Afrique est l’autre grande priorité des Britanniques, avec comme objectif la stabilité du continent, et comme moyen, le Nouveau Partenariat pour le Développement Economique de l’Afrique (NEPAD), articulé autour de trois thèmes : la bonne gouvernance, l’intégration économique et la prévention des conflits.. La présidence du G8 a été l’occasion de proposer l’extension aux pays non-PMA (pays les moins avancés) des conditions préférentielles d’accès au marché figurant dans le droit commercial international. Elle a également permis de formaliser un soutien croisé entre les deux principales propositions en matière de financements innovants, la Facilité financière internationale - FFI - et la contribution internationale sur les billets d’avion. Le Royaume-Uni est d’ailleurs un des cinq Etats fondateurs d’UNITAID, la facilité internationale d’achat de médicaments lancée par les Présidents Chirac et Lula, afin de donner aux pays en développement un accès aux traitements contre le sida, le paludisme et la tuberculose, et qui est alimentée essentiellement par une contribution sur les billets d’avion.

Mise à jour : 25.11.09.