Présentation de la République dominicaine

Enseignement supérieur

I. Organisation de l’enseignement supérieur

1.1. Caractères généraux

Historique

L’enseignement supérieur en République Dominicaine est aussi ancien que l’histoire même du pays et du reste de l’Amérique Latine. La première université du Nouveau Monde, la Universidad Santo Tomas de Aquino (future Universidad Autónoma de Santo Domingo, UASD), fut fondée dans ce pays par le pape le 28 octobre 1538. Elle est restée pendant longtemps la seule Institution d’enseignement supérieur du pays, jusqu’à la création en 1962 de la Pontificia Universidad Católica Madre y Maestra, PUCMM, dans la province de Santiago de los Cabarellos.

En juin 1966 fut promulguée la loi 273, régulant l’établissement et le fonctionnement des Institutions d’enseignement supérieur du pays.

À partir des années soixante, grâce aux changements politiques qui ont lieu après la période de dictature et pour répondre aux besoins en matière d’éducation, on a vu surgir de nombreux centres privés au cours du processus de développement économique et social du pays. En voici quelques-uns :

- Pontificia Universidad Católica Madre y Maestra (PUCMM), 1962 (Université Pontificale Catholique Madre y Maestra)
- Universidad Nacional Pedro Henríquez Ureña (UNPHU), 1966 (Université Nationale Pedro Henríquez Ureña)
- Universidad Central del Este (UCE), 1970 (Université Centrale de l’Est)
- Instituto Tecnológico de Santo Domingo (INTEC), 1972 (Institut Technologique de Saint-Domingue)

La RD compte aujourd’hui 43 institutions d’enseignement supérieur, comprenant 33 universités dont une seule publique et 10 instituts.

Cette forte augmentation a été accompagnée de l’augmentation du nombre de programmes offerts et d’élèves inscrits. L’offre de formation actuelle est d’environ 400 programmes de différents niveaux, et on compte plus de 322 311 étudiants inscrits.

Il est à noter que l’Universidad Autonoma Autonoma de Santo-Domingo, seul établissement public, rassemblait en 2005 159 396 étudiants sur ses 12 campus, ce qui représente la moitié de la population étudiante dans le pays.

L’augmentation du nombre d’institutions d’enseignement supérieur, impulsée par la demande sociale et le marché, s’est effectuée en marge de toute planification ou contrôle, et a eu pour conséquence une détérioration de la qualité de la gestion administrative, des processus académiques et des résultats, au niveau des diplômes, de la recherche et des publications.

Différentes mesures ont tenté de contrôler cette croissance et réguler le fonctionnement des institutions d’enseignement supérieur :

- création du Consejo Nacional de Educacion Superior CONES en 1983, dont les fonctions et moyens ont été redéfinis en 1996 ; le CONES a fortement contribué à l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur, en introduisant des critères de qualité pour effectuer une Évaluation quinquennale de la gestion des institutions d’enseignement supérieur, évaluation permettant de faire le point périodiquement sur les atouts et lacunes de ces institutions. La première évaluation, effectuée en 1989-1993, a été confrontée au manque de fiabilité des informations transmises par les institutions, au manque de ressources logistiques et matérielles et au manque d’emphase sur ce qui se passait réellement dans chaque institutions au regard des règlements institutionnels. Une nouvelle évaluation a eu lieu en 1993-1998 dans de meilleures conditions (cf chapitre 1.4).

- diagnostic de l’enseignement supérieur dominicain en 1986, confronté à des difficultés pour collecter l’information et au manque de collaboration de certaines institutions d’enseignement supérieur.

- création de l’Asociación dominicana para el Auto-estudio y la Acreditación ADAA en 1989 : agence d’accréditation des institutions d’enseignement supérieur de République Dominicaine, elle réalise des évaluations externes de la qualité et la pertinence des institutions, qui se soumettent librement à son évaluation. Elle a établi des critères d’excellence et a servi de base à l’auto - étude de l’ADRU (Asociación dominicana de rectores de universidades).

- établissement de la Ley 139-01 de Educacion Superior, Ciencia y Tecnologia en 2001 : cette loi représente un fait marquant dans le processus de développement et de consolidation de l’enseignement supérieur. Elle a créé le Secretaria de Estado de Educacion Superior, Ciencia y Tecnologia SEESCYT, mais aussi le Sistema Nacional d’Educacion Superior, Ciencia y Tecnologia.

Les différents acteurs de l’enseignement supérieur ont cherché à établir, avec la création d’un système d’enseignement supérieur, des liens d’échanges et de coopération entre les institutions d’enseignement supérieur, ainsi qu’à améliorer à la fois le profil des professionnels diplômés de ce système, et les autres services offerts dans chaque institution d’enseignement supérieur.

Quant au Secretaria de Estado de Educacion Superior, Ciencia y Tecnologia SEESCYT, entité publique, il est chargé de réguler, superviser et évaluer l’enseignement supérieur et veiller à l’application des standards de qualité.

Parallèlement au SEESCYT, plusieurs entités non gouvernementales sont chargées de coordonner les activités des institutions d’enseignement supérieur au niveau national :

- la Asociacion dominicana de Rectores de Universidades ADRU (1981), regroupant 5 universités, chargée d’encourager les relations interuniversitaires afin de promouvoir les activités académiques, la recherche et l’éducation tout au long de la vie, et les échanges avec des établissements nationaux et internationaux.
- la Asociacion Dominicana de Universidades ADOU (1987), regroupant 7 universités
- la Asociacion de Institutos de Estudios Superiores ASIES (1996), regroupant 4 instituts
- la Asociacion Dominicana de Autoestudio y Acreditacion ADAAC ;

Liste des institutions d’enseignement supérieur

Selon le Règlement des institutions supérieures 2004, il existe trois types d’institutions :

- les Instituts techniques (Institutos técnicos de estudios superiores) qui offrent des programmes de niveau technique supérieur d’une durée comprise entre deux ans et deux et demi et aboutissent aux diplômes de « Técnico superior », « Tecnólogo », « Profesorado » ou un autre équivalent.
- les Instituts spécialisés (Institutos especializados de estudios superiores) qui offrent des programmes de niveau grado et postgrado dans leurs domaines de spécialité.
- les Universités (Universidades) qui offrent des programmes de niveau técnico superior, grado et postgrado dans différents domaines de connaissance.

Signe des évolutions du système universitaire depuis 40 ans (extension de l’offre éducative et massification), les universités concentrent 98,9% des inscriptions. À l’intérieur de celles-ci, les études générales de « grado » sont largement surreprésentées (93%).

Cette concentration sur des études universitaires générales se retrouve au niveau de l’offre de formation : sur 1 063 formations actives, seulement 39 sont des formations de type « tecnico »

Institutions d’Enseignement Supérieur Nombre d’étudiants Nombre de professeurs Site Web
1 Academia Naval 350 49
dont 14 masters et
1 Ph.D
2 Escuela Nacional de la Judicatura ENJ 14
dont 14 postgrados
8
et 2 Ph.D
www.enj.org/
3 Escuelas Normales 2 778 122
dont 63 masters
4 Universidad Católica Tecnológico de Barahona UCATEBA 292 44
dont 18 masters
5 Instituto Dominicano de Tecnología IDT 40 17
6 Instituto Nacional de Ciencias Exactas INCE 329 51
dont 9 masters
7 Instituto Superior de Psicología Industrial INSPID 627 47
dont 6 masters
8 Instituto Nacional de Educación Física INEFI 453 25
dont 4 masters
9 Instituto Tecnológico de Santo Domingo INTEC * 5 092
dont 1 153 postgrados
395
dont 141 masters
et 38 Ph.D
www.intec.edu.do
10 Instituto Politécnico Loyola IPL 401 88
dont 9 masters
11 Instituto Superior de Agricultura ISA * 622 69
dont 31 masters
et 7 Ph.D
members.tripod.com/%7Eisadom/
12 Instituto Tecnológico Cibao Oriental ITECO 2 470
dont 80 postgrados
227
dont 39 masters
www.iteco.edu.do/
13 ITESUMJ 149 24
14 Universidad Dominicana OM * 32 871
dont 38 postgrados
933
dont 76 masters
et 1 Ph.D
www.udoym.edu.do/
15 Pontificia Universidad Católica Madre y Maestra PUCMM * 13 050
dont 1 572 postgrados
660
dont 187 masters
et 34 Ph.D
rsta.pucmm.edu.do/
16 Seminario Santo Tomas 304 42
dont 13 masters
et 14 Ph.D
17 Universidad Agroforestal Fernando Arturo de Meriño UAFAM 284 57
dont 9 masters
18 Universidad Abierta para Adultos UAPA 4 056
dont 108 postgrados
181
dont 71 masters
www.uniabierta.edu.do/
19 Universidad Autónoma de Santo Domingo UASD * 159 396
dont 3 200 postgrados
2 481
dont 598 masters
et 44 Ph.D
www.webdominicano.com/uasd/
20 Universidad Católica Tecnológica del Cibao UCATECI 5 219
dont 43 postgrados
311
dont 68 masters
et 7 Ph.D
www.ucateci.edu.do
21 Universidad Central de Estudios Profesionales UCDEP 164
22 Universidad Central des Este UCE 6 824
dont 98 postgrados
440
dont 53 masters
et 4 Ph.D
www.uce.edu.do
23 Universidad Catolica Nordestana UCNE 3 465
dont 73 postgrados
260
dont 57 masters
www.ucne.edu/
24 Universidad Catolica de Santo Domingo UCSD 7 415
dont 353 postgrados
380
dont 73 masters
et 12 Ph.D
www.ucsd.edu.do
25 Universidad Federico Henriquez y Carvajal UFHEC 1 921 216
dont 20 masters
et 3 Ph.D
26 UMFA 525 29
dont 8 masters
27 Universidad Adventista Dominicana UNAD 1 143 105
dont 31 masters
et 5 Ph.D
www.unad.edu.do/
28 Universidad APEC UNAPEC 7 267
dont 951 postgrados
542
dont 180 masters
et ? Ph.D
www.unapec.edu.do
29 Universidad Experimental Felix Adam UNEFA 124 30
dont 17 masters
30 Universidad Nacional Evangélica UNEV 1 236
dont 54 postgrados
202
dont 60 masters
et 9 Ph.D
31 Universidad Iberoamericana UNIBE 3 889
dont 127 postgrados
575
dont 130 masters
et 3 Ph.D
www.unibe.edu.do/
32 Universidad Interamericana UNICA 562
dont 49 postgrados
62
dont 18 masters
www.unphu.edu.do/UNICA/
33 Universidad Nacional del Caribe UNICARIBE * 7 906 232
dont 52 masters
et 2 Ph.D
www.universidaddelcaribe.edu.do/
34 Instituto Cultural Dominico Americano UNICDA 352
dont 11 postgrados
45
dont 16 masters
et 2 Ph.D
www.icda.edu.do/
35 Universidad Eugenio Maria de Hostos UNIREMHOS 632
dont 91 postgrados
212
dont 33 masters
36 Universidad Nacional Pedro Henríquez Ureña UNPHU * 2 934
dont 460 postgrados
www.unphu.edu.do/
37 Universidad Odontológica Dominicana UOD 38 44
38 Universidad de la Tercera Edad UTE 1 518
dont 17 postgrados
et 1 Ph.D www.ute.edu.do/
39 Universidad tecnológica de Santiago UTESA 38 870
dont 511 postgrados
1 100
dont 437 masters
et 3 Ph.D
www.utesa.edu
40 Universidad tecnológica del Sur UTESUR * 1 689 86
dont 14 masters
et 2 Ph.D
Total 286 134 9 003

* = Institutions réalisant des activités de recherche scientifique
XXX = Institutions impliquées dans des actions de coopération avec la France
Nombre d’étudiants : en italique : données 2004 - les autres : données 2005
(Source : SEESCYT, 2005)

1.2. Rapports avec les pouvoirs publics

L’enseignement supérieur est considéré comme une fonction publique et, en tant que tel, il doit répondre aux intérêts généraux de la communauté dominicaine. Le développement de l’Enseignement Supérieur constitue un objectif majeur parmi les questions d’intérêt du pays, un élément essentiel pour le développement de ses activités de production et de ses services sociaux. C’est la raison pour laquelle a été promulguée la Loi 139-01. Selon cette loi, le SEESCYT est basé sur « un ensemble de valeurs éthiques, dont de nombreuses à caractère déontologique, reflétant un fort sentiment de solidarité humaine et une orientation claire vers une formation humaine et intégrale ».

Quant au Consejo Nacional de Educación Superior, Ciencia y Tecnología CONESCyT, il supervise l’application des règlements en enseignement supérieur, apporte une assistance aux institutions d’enseignement supérieur et conseille le pouvoir exécutif.

Le système d’Enseignement Supérieur de la République Dominicaine est formé par des universités publiques et privées, ces dernières représentant la majorité des centres universitaires. Toutes ces universités se trouvent sous la tutelle de la SEESCYT, même si sous certains aspects, comme celui de la gestion académique, elles s’organisent de façon plus ou moins autonome et indépendante.

Il existe un énorme décalage entre les universités publiques et privées : suite à l’augmentation du nombre d’institutions d’enseignement supérieur à partir des années soixante, dans la plupart des cas, le professorat a été recruté dans l’université publique (UASD) ce qui a provoqué l’appauvrissement universitaire de celle-ci tandis que les besoins des nouveaux centres n’étaient pas pour autant couverts puisque le professorat devait souvent travailler dans deux centres en même temps. Ce problème semble actuellement résolu ou en voie de résolution.

Les besoins de l’Enseignement Supérieur ne sont pas couverts à l’heure actuelle par l’État ou tout au moins, ne le sont pas totalement. Ceci nous mène à penser que la tendance est encore à une prédominance écrasante des universités privées, religieuses pour la plupart (Universidad Adventista Dominicana, Universidad Nacional Evangélica, Universidad Católica Nordestana, etc.). Beaucoup d’entre elles offrent une qualité d’enseignement douteuse.

1.3. Gestion et financement des établissements

Gestion des établissements

Toutes les institutions d’enseignement supérieur du pays jouissent d’une autonomie académique et administrative, mais elles doivent se limiter à offrir les services approuves par le SEESCYT (Ley 139-01). Puisqu’il s’agit, pour la plupart, d’universités privées, le SEESCYT supervise essentiellement les aspects de la gestion académique (contrôle des étudiants, évaluation et contrôle du personnel universitaire, plans d’études et adaptation de ceux-ci aux différentes matières, laboratoires, bibliothèques etc.) tandis que d’autres aspects dépendent de la responsabilité de chaque centre (cf chapitre 2.4).

Dans la pratique, comme le souligne l’Institut International pour l’Éducation Supérieure en Amérique Latine y aux Caraïbes, IESALC, le style de gestion de l’enseignement supérieur prédominant, dans la majorité des institutions d’enseignement supérieur, suit un modèle privé laïc ou privé religieux, dépendant des personnes les plus influentes de la direction. Les institutions d’enseignement supérieur obéissent plus à une logique libérale d’entreprise qu’à une logique de service public.

Le système tout entier se trouve actuellement dans un état quelque peu « anarchique », étant donnée l’inexistence d’une loi d’État jusqu’à une date récente et le grand nombre d’universités privées en République Dominicaine.

La gestion universitaire présente en général des défaillances nombreuses. Beaucoup d’institutions se trouvent actuellement plongées dans des processus de révision de leur offre de formation. Les homologations de diplômes et de valeurs ne sont pas clairement régulées, de sorte qu’il existe autant de critères que d’universités.

De plus il existe un réel manque de transparence et d’ouverture dans la gestion universitaire (utilisation des ressources, sources de financement…).

Financement

Les différentes enquêtes menées sur le financement des institutions d’enseignement supérieur ces dernières années ont souligné que majorité des institutions refusent de donner des informations au sujet de leurs sources de revenus, du montant des ressources et de leur utilisation. Ceci reflète le manque de transparence et d’ouverture dans leur gestion éducative, phénomène souligné par ailleurs dans l’« Informe General de la Educacion Superior 2002 » :

« La negativa y desconfianza por parte de muchas IES a revelar su situacion financiera, es el resultado de que en la Republica Dominicana no ha existido una cultura de la rendicion de cuentas, aunque ya en todos los niveles del Estado se esta creando un ambiente favorable para invertir esa situacion y crear transparencia… ».

D’après le « Règlement des Institutions d’enseignement supérieur2004 », l’État dominicain doit financer l’éducation supérieure publique à la hauteur minimale de cinq pour cent du budget national (« Presupuesto de Ingreso y Ley de Gastos Públicos ») et contribuer au financement de l’enseignement supérieur privé à la hauteur minimale de 0.3 % du budget national. 30% de cette subvention doit être allouée aux programmes de bourses, de recherche et d’acquisition des fonds documentaires.

De plus, les moyens disponibles pour l’octroi de bourses à des étudiants talentueux aux faibles ressources économiques, tant dans le pays qu’à l’étranger, sont encore insuffisants.

1.4. Modernisation de l’Enseignement Supérieur

La structure et le fonctionnement de l’université d’État UASD, avec l’avènement de l’université privée PUCMM et ensuite, d’autres institutions d’enseignement supérieur, ont été conditionnés par les problèmes de politique et d’intérêt des gouvernements successifs. Un courant de pensée très conservateur a marqué la gestion universitaire et rendu difficile l’ouverture vers un système moderne d’enseignement supérieur. Par conséquent, le système d’enseignement supérieur en République Dominicaine a du faire face à de multiples difficultés dans la mise en place de politiques et plans académiques répondant aux besoins du pays.

Évaluation quinquennale 93-98

En 1993, une deuxième « Evaluación quinquenal de la instituciones de Educación superior dominicanas » a été mise en place par le CONES (évaluation 1998-2003 non disponible). Chaque institution d’enseignement supérieur est soumise à cette évaluation, qui se rapporte à 4 domaines principaux :

- gestion académique et administrative : correspondance avec les missions, fins et objectifs
- admissions et inscriptions : processus contrôlé, organisé ; efficience et efficacité, en accord avec les réglementations institutionnelles
- personnel enseignant : formation académique et expérience professionnelle requise
- ressources et infrastructures : requis pour les enseignements

Cette évaluation a pour objectif de renforcer le système éducatif, la qualité et l’excellence des institutions et du système en général.

Loi 2001 et nouvelles réglementations

Le but fondamental de ladite loi est la création d’un Système National d’Enseignement

Supérieur, de la Science et de la Technologie ainsi que celle des mécanismes nécessaires à la qualité des diverses institutions d’Enseignement Supérieur.

Il n’existe pas de mécanismes effectifs d’auto - régulation de la qualité des institutions d’enseignement supérieur.En dépit de l’ancienneté de la UASD et du nombre d’institutions créées en 40 ans, le système d’enseignement supérieur comporte de grosses lacunes en matière de qualité. Même si la loi 2001 définit le système de manière formelle et lui attribue des paramètres de qualité, le système est encore loin d’être opérationnel.

Il faut cependant rappeler que la loi 139-01 est très récente et que son opérationnalité dépend d’une série de politiques et de règlements particuliers, dont beaucoup n’ont pas encore été complétés, ce qui a des répercutions sur l’amélioration de la qualité du système d’enseignement supérieur.

Signalons que le SEESCyT a terminé, en septembre 2004, le« Reglamento de las Instituciones de Educación Superior », qui redéfinit le fonctionnement des institutions d’enseignement supérieur (diplômes, recrutement du personnel, financement, recherche…) et établit les missions, objectifs institutionnels et critères d’évaluation des institutions d’enseignement supérieur.

1.5. Place de la recherche

Contexte, politique en matière de recherche

La recherche et le développement s’avèrent quasi inexistants dans le pays, ainsi que les structures de gestion de la recherche, hormis un Sous-secrétariat récemment créé et un Vice Rectorat au sein de l’Université publique UASD.

Au niveau du personnel employé par les institutions d’enseignement supérieur pour travailler dans la recherche, le nombre et l’expérience accumulée ne sont pas toujours adéquats face à la qualité que demande le système d’enseignement supérieur.

De plus, il n’existe pas de lien entre la recherche et l’enseignement, ce qui fait que l’enseignement supérieur national se limite quasi entièrement à former des cadres pour répondre au marché de l’emploi.

Pour plus d’information, lire la fiche Curie « La recherche en République Dominicaine ».

II. Organisation des études et enseignements dispensés

2.1 Organisation des études

Accès à l’enseignement supérieur : recrutement et admission des étudiants

Les procédés varient suivant les institutions d’enseignement supérieur. Pour l’obtention du Certificat de Fin d’Études Secondaires, il faut passer un certain nombre d’épreuves au niveau national. Il s’agit d’épreuves de contenu qui sont obligatoires.

Une fois ce certificat obtenu, le processus d’admission à l’Université est différent dans chacune d’elles. Il existe actuellement des épreuves d’accès pour les carrières universitaires en rapport avec les Sciences de la Santé (médecine, odontologie), ou bien encore pour les études en Informatique. Elles sont encore au stade d’épreuves pilote et consistent habituellement en un examen psychométrique et une épreuve de connaissances.

Pour le reste des carrières universitaires, voici quelques-unes des conditions d’entrée en faculté :

- Posséder le Certificat d’Études Secondaires.
- Sortir d’un collège privé reconnu.
- Avoir obtenu 80 points sur 100 durant les études secondaires. Si cette note se trouve entre 70 et 80, les élèves doivent passer une épreuve d’entrée ; si la note est inférieure à 70, ils ne sont pas admis dans le centre.

Il faut signaler que l’Université Autonome de Saint-Domingue (UASD), publique, se montre plus flexible dans ses conditions d’admission, exception faite des carrières d’Odontologie et d’Informatique pour lesquelles il faut passer un examen d’entrée. En revanche, les universités privées sont plus strictes bien que très variables dans leurs critères d’admission puisqu’elles ne sont soumises à aucun modèle général. (F. Amich C. Charnet Rapport République Dominicaine)

Diplômes universitaires, organisation générale des études

- Diplômes

  • Formations techniques = nivel tecnico superior : Técnico superior, Tecnólogo, Profesoradoet autres équivalents
    Des formations techniques ou professionnelles sont ouvertes aux détenteurs du Bachillerato et mènent après trois mois à trois ans d’études à ces qualifications, l’étudiant devant valider un minimum de 85 crédits.
  • 1er cycle universitaire = nivel de grado : Licenciado ou son équivalent
    Les formations durent habituellement quatre ans et l’étudiant doit valider 140 crédits minimum, hormis dans quelques domaines tels que :
    • les études d’ingénieur, architecte, vétérinaire, droit, pharmacie et odontologie qui demandent un minimum de 200 crédits et une durée minimum de quatre ans.
    • les études de médecine qui demandent une durée minimum de 5 ans incluant l’année préparatoire pendant laquelle l’étudiant doit valider 90 crédits.
  • 2ème cycle universitaire = nivel de postgrado : Especialidad (20 credits), Maestria ou Master ou Magister (40 credits), et Doctorado
    Les études durent entre un et trois ans suite à la Licence et mènent au titre et/ou degré de Especialista ou Maestria. Les seuls Doctorats conférés sont des qualifications en droit, médecine vétérinaire et dentiste. Dans ce cas les études durent approximativement six ans et mènent au titre de Doctor.
  • Formation au professorat
    Pour les futurs professeurs, deux types de formations sont offertes : des programmes de deux à trois ans en Ecole Normale Supérieure (Escuela Normale Superior), menant au degré intermédiaire de Técnico, Profesor ou au Certificado de Estudios Superiores, et des programmes de 3-4 ans en université pour obtenir une Licenciatura en Education, voire une Maestria après deux ans supplémentaire.

- Système de notation

Échelle entre 0 et 100%
A = 90-100 = excellent
B = 80-89 %
C = 70-79%
D = 0-69 = échec

2.2. Contenu des études

Domaines d’études

Domaine d’études (principaux) Nombre d’étudiants inscrits Pourcentage
Éducation 47 881 14,8
Droit 29 985 9,3
Comptabilité 34 815 10,8
Informatique 25 706 8
Marketing 24 577 7,6
Gestion 26 854 8,3
Médecine 24 408 7,5
Psychologie 15 279 4,7
Ingénierie Industrielle 11 484 3,5
Ingénierie civile 12 564 3,9
Communication et publicité 12 744 3,9
Autres 55 804 17,3
322 101

* dont psychologie clinique : 14, (Source : SEESCYT)

Conceptions éducatives

On trouve une grande diversité de conceptions éducatives et une grande hétérogénéité de valeurs sociales et éthiques dans la philosophie des institutions d’enseignement supérieur, décrite dans leur déclaration de principes). L’IESALC a tenté de regrouper ces institutions en fonctions de l’importance qu’elles accordent à telle ou telle conception :

- la formation de ressources humaines : UNPHU, UCE, OM, UNIBE, UTESUR, UCDEP, UOD, UNAPEC, UNNE, UASD, ISA, IPL
- la formation intégrale et humaniste avec des valeurs critiques, éthiques et esthétiques(par formation intégrale on entend une vision complète et englobante de la réalité, avec des matières telles que la philosophie, la sociologie, l’art… ainsi que l’adéquation entre théorie et pratique) : UNPHU, UNAPEC, UCSD, UCE, OM, INTEC, UNNE, UNAD, ITECO, UNI, UAFAM
- l’excellence académique : INTEC, UNIBE, UNAPEC, PUCMM
- la formation critique au service du changement social : former des scientifiques, techniciens et professionnels pour soutenir les transformations que demande le développement national ; former un esprit d’autocritique dans l’accomplissement de la mission universitaire : UASD
- la conduite du processus éducatif avec méthode, recherche de la vérité et foi religieuse : PUCMM
- le caractère religieux de l’éducation : UCSD, UNEV
- le caractère créatif, critique et innovateur du processus éducatif : INTEC, UASD

Bien entendu, la correspondance entre les déclarations sur papier des institutions d’enseignement supérieur et la pratique sont discutables, peu d’institutions d’enseignement supérieur présentent une offre de formation et une structure administrative qui répondent à leurs objectifs.

2.3. Personnel enseignant

Actuellement, on estime qu’une très large majorité du professorat universitaire, qui représente 11 250 professeurs ne possède pas d’études de troisième cycle. L’absence de données relatives à la UASD (qui rassemble près du tiers du professorat dominicain) ne permet pas de chiffrage précis du niveau de formation.

De plus, selon l’« Évaluacion Quinquennale » 1994-98 du CONES, la qualité d’une grande partie du corps enseignant n’est pas convenable en terme d’expérience et de formation pédagogique et de spécialisation dans les domaines enseignés.

Niveau de formation des professeurs des institutions d’enseignement supérieur rassemblant plus de 500 professeurs par niveau (à l’exclusion de la UASD) :
- Grado = 2 332
- Especialidad = 1 248
- Maestria = 2399
- PhD = 152

(source ; SEESCYT, 2005)

Le nombre de docteurs varie suivant les universités, allant de deux - trois pour cent à sept - huit pour cent du personnel enseignant.

D’autre part, entre 10% et 15% du professorat universitaire possède un contrat de travail à plein temps la grande majorité étant engagée par heure de travail, ce qui pose de sérieux problèmes de qualification professionnelle et de promotion dans la carrière d’enseignant.

2.4. Organisation interne des universités

Du point de vue strictement académique, les universités suivent généralement un modèle d’organisation « classique » : des départements regroupés en facultés ou areas dont les doyens ou directeurs forment ce qu’on pourrait appeler le Conseil Universitaire dans son sens large. À partir de là, la structure organique varie beaucoup, le gouvernement de l’Université étant exercé par un Conseil de Régents formé principalement par des chefs d’entreprise comme c’est le cas de l’Institut Technologique de Saint-Domingue (INTEC), par la Conférence de Évêques Dominicains dans le cas de l’Université Pontificale Catholique Madre y Maestra (PUCMM), ou bien encore par un Conseil d’Administration pour l’Université Nationale Pedro Henríquez Ureña (UNPHU). Les représentants des conseils universitaires sont désignés et non pas élus démocratiquement, tandis que les étudiants n’ont pas le droit de vote ni de représentation dans les organismes de direction, leur participation se limitant à des responsabilités mineures, dans les bibliothèques ou dans les activités sportives, par exemple. Dans les statuts et autres documents constitutifs des institutions d’enseignement supérieur, à l’exception de la UASD, les étudiants, employés et professeurs ne participent pas à la direction de l’établissement (pas de co-gobierno).

Au niveau de la coopération internationale, à de rares exceptions près, comme par exemple l’UNAPEC et UNIBE, il n’existe pas d’Unités de Gestion pour la Coopération Universitaire Internationale. Dans certains cas, la mise en place de ces Unités de Gestion est prévue mais ces questions sont généralement gérées par des institutions universitaires (Vice-rectorats, Décanats du Troisième Cycle, Direction des Relations Publiques, etc.).

III. Principaux atouts du système d’enseignements supérieur ; critiques

- L’ensemble des domaines que l’on pourrait appeler « Domaine des Affaires » (Gestion de l’Entreprise, Comptabilité, Économie, Marketing, Haute Gestion etc.), est bien développé dans un système d’éducation qui répond à une logique plutôt libérale. C’est dans ces domaines qu’ont été mis en place un grand nombre de programmes de Troisième Cycle (Masters, Doctorats), en collaboration avec d’autres Universités de la région des Caraïbes, des États-Unis, du Canada ou de l’Europe.

- Dans le domaine des Sciences de la Santé, on constate une croissance notoire avec quelques rares exemples de travaux de recherche dans le cadre de l’Enseignement Supérieur.

- On remarque également une progression acceptable en ce qui concerne les Réseaux Télématiques. L’enjeu consiste à implanter des cours à présence partielle dans de nombreux centres, au moyen de vidéo-conférences, pour le Troisième Cycle en particulier. Il existe déjà quelques exemples comme celui d’un Master avec l’Université de Barcelone. Des investissements ont été fait dans ce domaine et les résultats semblent assez satisfaisants.

Bien que la qualité académique des institutions, considérées individuellement soit très inégale, on peut affirmer qu’il existe un niveau de qualité moyen dans une appréciation globale et un niveau plus élevé dans quelques institutions : PUCMM, INTEC, UNAPEC, UASD, UNIBE, UTESA. Certains centres possèdent une bonne qualité académique et se sont engagés dans un plan d’amélioration, à moyen ou à long terme. D’autres institutions ont passé -ou passent encore- par des périodes difficiles dues aux problèmes financiers, à la diminution du nombre d’étudiants pour diverses raisons, à la désertion des professeurs vers d’autres centres etc., problèmes qui demandent un grand effort et de l’aide afin de sortir de cette situation. (F. Amich C. Charnet Rapport République Dominicaine)

Les principales défaillances du système universitaire sont les suivantes :

- Formation insuffisante des professeurs
- Retard dans la recherche
- Gestion universitaire anarchique
- Ouverture vers l’international très limitée
- Absence de mécanismes effectifs d’auto-régulation de la qualité des institutions d’enseignement supérieur
- Supports logistiques et infrastructures disponibles très limités (laboratoires, bibliothèques, salles de cours, services audiovisuels…)
- Absence d’accords entre institutions permettant une reconnaissance des études et une harmonisation de ces accords.

VI. Coopérations existantes avec les établissements d’enseignement supérieur français

4.1. Accords avec des établissements d’enseignement supérieur français actifs en 2006-2007

Diplômes conjoints ou délocalisés

Université Dominicaine Université Française Formation
UNAPEC Paris II DSU de « Droit prive français, européen et international »
= Maestría en « Derecho privado francés, europeo e internacional »

Description :
Durée = 2 ans
Convention avec l’Alliance Française pour améliorer le niveau de français des étudiants (cours intensif 4 mois avant et cours pendant l’année)
Cours en espagnol et français, la langue d’enseignement dépend du professeur (ex) Christian Larroumet fait ses cours en espagnol).
Ce diplôme n’est pas national.
Promotion 2002-2004 : 27 étudiants
Participation d’autres universités (notamment la PUCMM) au niveau de la promotion de la formation.

Université de Provence DESS “Affaires Internationales”
= Maestría en « Comercio Internacional »

Description :
Durée = 2 ans
Convention avec l’Alliance Française pour améliorer le niveau de français des étudiants (cours intensif 4 mois avant et cours pendant l’année)
Trois cours en espagnol, une partie des cours à distance.
Promotion 2003-2005 : 16 étudiants, une partie à Santiago et une partie à Saint Domingue

PUCMM
(campus de Saint-Domingue)
Bordeaux IV Master Professionnel “Gestion financière”
= Maestría en “Administración financiera con doble titulación”

Durée = 2 ans
50% enseignements par des professeurs de Bordeaux
Cours en espagnol ; chacun des quatre enseignants français vient tous les jours pendant une semaine (30 h au total)
Débouchés : tous les étudiants travaillent déjà, mais leur avancement est facilité.
Promotion 2003-2005 : 14 étudiants à la PUCMM de Santiago, environ 28 au total.

Chambéry Grenoble II DU 3ème cycle « Droit comparé et international des affaires »
= Doctorado en Derecho

Durée = 1an, démarré en octobre 2003
Diplôme bilingue : 100 h en espagnol au premier semestre
100 h en français au deuxième semestre
2 enseignants de Chambéry, 2 de Grenoble, chacun vient une semaine pour 25h de cours.
Possibilité d’évolution en Master dans le futur (plus coûteux et complexe).
Promotion 2003-2004 : 15 étudiants, praticiens en Droit (avocats et magistrats)
Débouchés : possibilité pour les meilleurs élèves d’effectuer une thèse en France ensuite. Carrière professionnelle pour la majorité.
Devant la pénurie d’étudiants francophones de bon niveau, il est question de supprimer les enseignements en français.

Bordeaux IV Doctorado (Master de Recherche/doctorat) en Gestion Financière

Durée = 3 ans, double diplôme
Démarrage en 2005

Université de la Méditerranée En projet

Master Ingénierie des télécommunications et Master en ingénierie des réseaux
Diplômes dominicains qui pourraient réunir chacun une trentaine d’étudiants. L’expertise française a été sollicitée pour le montage des deux masters. Dans un deuxième temps, des missions d’enseignement pourraient être organisées pour couvrir une partie du cursus. Une mission préliminaire a eu lieu en mars 200

Université Paris I Master en Commerce international

Accord-cadre signé en janvier 2007 entre les deux établissements, pour un projet de master dont l’initiative revient au président Léonel Fernandez, et dont le démarrage pourrait intervenir dès la rentrée 2007. Il s’agirait dans un premier temps d’une formation délocalisée, qui pourrait devenir co-diplômante après quelques années.
Les modalités techniques n’ont pas encore été arrêtées

UTESA / UASD Université des Antilles et de la Guyane Master 1 en français langue étrangère, Maestria de Francés

Formation co-diplômante sur deux ans mise en place en janvier 2006.
Enseignements assurés à parts égales par chacune des trois universités. La promotion réunit 22 étudiants

Les principaux problèmes rencontrés dans la mise en place de ces formations sont :

- le coût de la formation, en dollars, dans le contexte de la crise économique actuelle, face au faible poids du peso ; dans le cadre de cette conjoncture économique, on observe une baisse des candidatures dans les formations concernées. Il est plus facile d’ouvrir des formations en Finances ou Management car les étudiants sont sponsorisés et payés par l’entreprise oú ils travaillent ; ce n’est pas le cas pour les étudiants en Droit, qui doivent payer eux-mêmes leur formation.
- le faible niveau de français des étudiants, qui pose problème pour le suivi des cours, la rédaction des mémoires… plusieurs solutions sont envisagées pour parer à ce problème : organisation de sessions de rattrapage étalée sur toute l’année pour permettre aux étudiants d’améliorer leur niveau, cours de remise à niveau en français avec l’Alliance Française etc.
- le manque de financements
- le manque d’équipement (fonds documentaires, matériel informatique…)
- le temps de réaction des universités
- la nécessité de former les enseignants dominicains au niveau méthodologique
- problème de la compétition entre universités dominicaines pour monter des projets de coopération impliquant plusieurs institutions du pays.
- manque d’initiative de la part du gouvernement, pas de politique d’ouverture à l’international, juste quelques actions de coopération ponctuelles de coopération.
- le problème de la reconnaissance des diplômes par le SEESCyT, en particulier pour les Doctorats.

Autres actions de coopération inter-universitaire

Établissements Dominicain Établissements Français Action de coopération
Consortium d’universités dominicaines (INTEC, UASD, UTESA, UCSB, UNPHU, PUCMM, UCE) SOMEDOFRA Aix-Marseille (Université de la Méditerranée) Échanges d’étudiants de médecine

Entre deux et quatre étudiants de chaque pays vont effectuer chaque année 2 mois de stage en hôpital, ceci depuis 8 ans ; au total une soixantaine d’étudiants français et dominicains ont déjà bénéficié de cet accord.

PUCMM Bordeaux III Groupe Interdisciplinaire « Caraïbe plurielle »

Programme quadriennal 2001-2004 (séminaires de chercheurs et spécialistes), publication tous les deux ans (Cahiers du CAPL).
Colloque international « le monde Caraïbe : défis et dynamiques » juin 2003

Escuela diplomatica y consular
Instituto de altos estudios para la defensa y la seguridad nacional
Paris I Échanges de professeurs et d’étudiants

Les échanges sont à relancer.

ISA CNEARC (Centre Nacional d’Etudes Agronomiques des REgions Chaudes)
ENSIA (École nationale supérieure des industries agro-alimentaires)
Projet PRECAC 2002-2004 « Science et technologie agroalimentaire pour les pays d’Amérique Centrale »

Avec l’École de technologies alimentaires (Costa Rica) et la Universidad nacional autónoma de León (Nicaragua)

PUCMM Paris XII
UAG
Projet PRECAC 2004-2005 « Relation entre formation et emploi dans la Caraïbe »
(Employment and education)

Soumis en mai 2004 avec les universités de Quisqueya (Haïti), La Havana, et Uninorte (Colombie)
Création d’un observatoire puis projet de création d’un Master conjoint dans le futur.
Projet dans le cadre du réseau Redford International

PUCMM
(campus de Santiago)
ESC Montpellier Accord de coopération pour la mobilité étudiante

Accord effectif depuis la rentrée 2006. Les étudiants de chaque établissement ont la possibilité de suivre leur dernière année d’enseignement (licenciatura de administracion de empresas) dans l’établissement partenaire, et de recevoir ainsi les deux diplômes. L’enseignement de l’ESC Montpellier est celui du BSC en gestion (filière anglophone possible)
Trois étudiants de chaque établissement ont choisi d’intégrer le programme

UASD ESC Troyes Accord de coopération pour la mobilité étudiante

Accord similaire au précédent. La convention a été signée en 2006, mais le programme n’est pas encore effectif cette année.

FUNGLODE E.N.A. Cycle de conférences

Un accord entre Funglode, la fondation du Président Leonel Fernandez et l’IEP de Paris a permis en 2006 l’organisation de deux cycles de conférences non-diplômantes (donnant simplement lieu à des crédits ECTS). L’objectif recherché par les dominicains est d’aboutir à une formation diplômante.
Par ailleurs, FUNGLODE, qui vient de solliciter le statut d’établissement d’enseignement supérieur, a monté en 2007 un master en administration publique avec l’Institut Ortega y Gasset de Madrid.

Deux Universités Dominicaines, UNAPEC et la PUCMM, sont à l’heure actuelle membres de l’Agence Universitaire de la Francophonie.

4.2. Bourses du gouvernement français

Bourses d’études

L’Ambassade souhaite contribuer à la formation des futurs cadres et décideurs dominicains en facilitant la réalisation de masters dans des universités françaises. À cet égard elle offre à partir de cette année des Bourses de Couverture Sociale, qui permettent d’apporter un soutien à des étudiants prometteurs. Ces bourses concernent des étudiants dominicains partant effectuer une formation diplômante (3ème cycle).

Elles doivent si possible s’inscrire dans le cadre d’échanges universitaires et/ou de programmes de coopération universitaires structurés. C’est pourquoi les demandes de bourses présentées par des étudiants issus d’universités coopérant avec des institutions françaises bénéficient d’une certaine priorité.

Le nombre de bourses est en constante augmentation : Quatre en 2004-2005, 12 en 2005-2006. Dans le but d’encourager les étudiants dominicains à partir étudier en France et de promouvoir sa politique de bourses, le site web de l’Ambassade (rubrique « études en France ») a été remis à jour et de nouvelles procédures de promotion et de traitements des demandes de bourses ont été définies. De plus, un accord entre l’Ambassade et la Fundacion APEC de Credito Educativo (FUNDAPEC) a été signé afin de faciliter l’accès à un prêt aux futurs boursiers.

L’ambassade de France et le Ministère Dominicain de l’enseignement supérieur ont lancé en avril 2007 un programme de bourses co-financées, dans lequel la France apporte une Bourse de Couverture Sociale et la partie dominicaine une allocation d’entretien de 500 € mensuels. L’accord concerne les disciplines scientifiques et technologiques et pourrait concerner de 5 à 10 étudiants en 2007.

Concernant les programmes de bourses sur crédits centraux, un étudiant a bénéficié d’une Bourse d’Excellence en 2005 pour partir effectuer une classe préparatoire scientifique. Deux autres ont bénéficié d’une bourse Lauréat

Deux étudiants dominicains ont été sélectionnés dans le cadre du programme Eiffel en 2006.

Bourses de stage

Par ailleurs, une diversification des formules de bourses est mise en place afin de permettre une offre plus variée avec différents types de prise en charge. L’Ambassade offrira en 2005 quelques bourses de stage pleines, c’est à dire avec une allocation mensuelle, dans trois thématiques prioritaires : le Français Langue Étrangère, le Droit, l’administration publique et la Médecine.

Autres bourses de gouvernements étrangers accessible à tout étudiant, quelque soit le pays d’accueil :

Les étudiants dominicains désirant étudier en France ont théoriquement accès à d’autres programmes de bourses étrangers :

- Bourses Taiwan

Le programme avec Taiwan consiste en une aide de 10 millions de dollars étalés sur 10 ans, destinée, entre autres, à des étudiants partant étudier à l’étranger, au niveau Grados et Postgrados. Il est géré au niveau du Bureau des Bourses du Secrétariat d’État d’Éducation Supérieure (Departamento de Becas Internacionales, SEESCyT)

- Bourses Japon - BID

Ce programme concerne des étudiants partant effectuer un Master dans un des pays cibles (dont la France) dans un domaine relatif aux sciences sociales, administration publique ou d’entreprise, ou tout autre domaine d’études lié au développement (hors droit et médecine).

La France fait partie du programme hémisphère nord : offrant des bourses pour des séjours d’études d’un an. La bourse couvre les frais d’inscription, la sécurité sociale et l’assurance accident, les frais d’installation, une allocation mensuelle, une allocation pour l’achat de livres et le transport aller-retour en avion. Le programme est géré en partie par le bureau des bourses (remise des dossiers) et en partie à Washington (sélection).

- Programme Erasmus Mundus

La République Dominicaine, en tant que pays tiers peut participer au Programme Erasmus Mundus de l’Union Européenne, lancé en 2004. Les étudiants dominicains pourront donc demander une bourse d’étude dans le cadre de ce programme, afin d’effectuer l’un des Masters Erasmus Mundus.

4.3. CampusFrance

L’espace CampusFrance (ex-EduFrance) a ouvert ses portes à l’Alliance Française de Saint Domingue en janvier 2004. Il est intégré dans l’espace de la médiathèque. Il participe au salon Eduexpo, fréquenté chaque année par quelques milliers d’étudiants de tout le pays, ainsi qu’à d’autres événements culturels (foire du livre de Saint-Domingue, Salon universitaire de Santiago).

La majorité des étudiants venant s’informer à l’Espace souhaitent effectuer un 3ème cycle en France dans les domaines suivants : le droit, le commerce, les finances, la gestion, la médecine et l’architecture.

4.4. Mobilité des étudiants dominicains en France

L’étude des flux étudiants pour la période 2001-2006 permet de recenser 143 étudiants dominicains ayant reçu un visa étudiant (études et stages d’une durée supérieure à 3 mois), dont 27 boursiers (tous depuis 2004). Ces données n’incluent pas les étudiants binationaux UE-République Dominicaine.

Évolution du nombre de départs

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La crise financière qu’a traversée le pays en 2003 a entraîné un net ralentissement des départs. L’évolution montre ensuite un net accroissement des visas accordés depuis 2004, qui s’explique probablement par plusieurs facteurs :

- Une amélioration de la conjoncture économique depuis 2004
- Le développement d’un programme de bourses de couverture sociale complété par une convention avec un organisme local de crédit étudiant (qui s’engage à proposer des solutions de financement aux boursiers)
- Le développement de l’effort de promotion des universités françaises (ouverture de l’espace CampusFrance de Saint-Domingue)

En l’absence de programme de bourses avec allocation permettant aux étudiants de financer leur séjour, la conjoncture économique reste la principale variable déterminant le nombre de départs.

Répartition par disciplines

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La répartition par disciplines montre une prédominance des inscriptions dans les filières juridiques, qui est le reflet de l’influence du droit de tradition française en République Dominicaine. Il faut aussi tenir compte de l’existence de deux DU délocalisés à Saint-Domingue (délivrés par les Universités de Paris II, Grenoble et Chambéry)

Les études linguistiques sont également fortement représentées : sont inclues dans cette catégorie des formations non-diplômantes d’une durée moyenne d’un semestre, qui sont parfois une étape dans un projet universitaire à plus long terme

Les études de gestion/ économie arrivent en troisième position.

Les filières scientifiques, enfin, sont en retrait ce qui traduit les difficultés à promouvoir l’offre de formation existante dans un contexte de concurrence des universités américaines et une perception générale de l’université française comme étant spécialisée dans les domaines du droit et des sciences humaines. Le programme de bourses cofinancées par le Ministère Dominicain de l’Enseignement Supérieur, devrait permettre de développer la mobilité dans ce domaine.

Répartition par cycle

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La répartition par cycle montre que la majorité des étudiants poursuivent des études de niveau Master/doctorat. Les départs en premier cycle restent l’exception, principalement en raison des obstacles linguistiques (insuffisance de la formation reçue dans l’enseignement secondaire pour accéder directement à une université française

Les formations non-diplômantes qui apparaissent en deuxième position sont essentiellement des formations linguistiques de 4 à 6 mois dans des instituts spécialisés (cours de civilisation de la Sorbonne, CLA, Cavilam)

Les grandes écoles (IEP, commerce) totalisent seulement cinq départs sur la période étudiée.

Répartition par affectation

Paris : 64%
Province : 34%
DOM : 2%

La majorité des départs se font en direction des établissements parisiens. Il est à noter que l’Université des Antilles et de la Guyane, très impliquée par ailleurs dans des actions de coopération à destination des enseignants dominicains, ne totalise que deux départs. Cela traduit un sentiment général de désintérêt des étudiants pour les Antilles françaises, qui ne sont pas perçues par beaucoup d’étudiants comme une destination permettant de vivre une « expérience de la France » et un dépaysement. Nous essayons d’alerter l’université sur la nécessité d’accroître son effort de promotion en collaboration avec notre espace Edufrance.

L’université Paris II Assas totalise à elle seule 29 inscriptions, soit près du tiers du total, en raison notamment d’une offre adaptée aux besoins des étudiants étrangers (DU de droit) et qui jouit ici d’une bonne notoriété.

Le profil-type de l’étudiant dominicain.

Une tendance se dégage assez sensiblement : Il s’agit souvent d’étudiants titulaires d’une « licenciatura » (4 ans) de droit, qui ont suivi pendant leurs études un enseignement obligatoire du français, complété par un cycle d’étude complet à l’Alliance Française (500 heures, niveau DELF B1). La plupart sont diplômés de la PUCMM de Saint-Domingue.

4.5. L’enseignement du français dans les universités

- Filières FLE : Elles sont rares. Trois universités, la UASD à Santo Domingo et quelques centres délocalisés en province, la UTESA à Santo Domingo et Santiago, et la UAPA à Santiago proposent une formation donnant l’habilitation à enseigner les langues ; il s’agit d’une double Licence anglais et français, avec option tourisme à la UAPA et d’une Licenciatura en Langues modernes à l’UTESA. Seule la UASD délivre par ailleurs un diplôme exclusivement de français.

Un master 1 de FLE est actif à la UASD et à UTESA (coopération avec l’UAG, financée par le Fonds de Coopération Régionale de Martinique), mais sa pérennisation n’est pas prévue.

La plupart des universités, une trentaine dans le pays, proposent des cours de langues pour non spécialistes. Il s’agit d’un français à caractère professionnel, appliqué au tourisme, au droit ou au commerce international.

- Statut du français : On enregistre une évolution générale de la demande de français dans le pays, phénomène qui s’explique tout d’abord par le statut qui lui est donné dans le système éducatif dominicain : la loi de réforme de l’Education en 1997 a instauré un nouvelle politique linguistique en faveur du plurilinguisme, rendant l’enseignement du français obligatoire dans le système scolaire dominicain, à parité avec l’anglais (parité qui n’est pas toujours respectée). D’autres facteurs favorisent aussi le développement du français, tels que l’installation d’entreprises et de groupes français qui apparaissent comme un marché de travail potentiel, et le nombre croissant des touristes francophones dans un pays où le tourisme représente un secteur clé de l’économie.

- Projet FSP « Appui à l’enseignement du français dans le système dominicain » : l’un des volets de ce projet achevé en 2004 a concerné la formation universitaire (30 licences et 30 maîtrises) dispensée par la UASD et l’UAG. Le taux de réussite est de 80% en Licence et 60 % en Maîtrise.

- Stagiaires FLE : depuis 2000, 15 stagiaires de Maîtrise FLE ont réalisé leur stage en République Dominicaine, issus de l’UAG en Martinique et d’universités de France métropolitaine, avec comme missions : formation continue de professeurs, enseignement dans des établissements scolaires publics, promotion de la francophonie.

- Appui aux départements de français : cet appui se fait sous la forme de dotations en livres, ouvrages et matériels didactiques (abonnement au Français dans le Monde…). La mise en place d’un tel projet est confrontée au déficit en ressources humaines dans certains domaines tels que la phonétique, la littérature et la didactique.

V. Orientation à donner à de nouvelles actions de coopération

- Mieux diffuser l’information sur les programmes du Ministère des Affaires Etrangères, EduFrance, les bourses de l’Ambassade, les programmes de l’Union Européenne (Erasmus Mundus), les possibilités d’accords avec des universités françaises (domaines…).

- Faciliter la mise en place de formations en FLE, avec l’Alliance française, pour encourager les étudiants à aller étudier en France ; développer des programmes de formation d’enseignants de FLE au niveau Undergraduate.

- soutenir la mobilité des étudiants dominicains, qui est à l’heure actuelle faible et presque exclusivement réservée aux 3eme cycles : formation de Master et Doctorat, échanges d’étudiants « undergraduate », modules conjoints et intensifs de cours de formations, module de cours de formation à distance (moins coûteux)

- soutenir la mobilité du professorat vers les universités françaises, afin de permettre une formation qualifiée des enseignants, pour le 3eme cycle ainsi que pour l’introduction à la recherche : formation de Master et Doctorat, programmes de formation continu, cours de spécialisation, formation de formateurs.

- soutenir la coopération entre institutions d’enseignement supérieur et secteur privé, ainsi que toute action permettant d’améliorer la gestion universitaire et administrative.

- favoriser aussi la mobilité des étudiants français vers la République Dominicaine : permettre aux étudiants français de mener des études et des recherches au profit de la République Dominicaine dans le cadre de DEA et de thèses, sur le terrain ou depuis la France, dans les domaines ou le pays présente un grand retard : économie, sanitaire, social, écologie, distribution de l’eau et de l’électricité…

- S’efforcer d’associer davantage les universités haïtiennes dans les programmes de coopération universitaire franco-dominicains.

- Priorités des principales universités partenaires pour de futures coopérations :

  • L’INTECsouhaiterait construire un accord avec des établissements de renom en Affaires, Ingénierie et Sciences fondamentales, permettant des échanges d’étudiants, chercheurs et personnels administratifs, un coût des formations réduit…
  • La PUCMM aimerait développer des projets de coopération dans le domaine de la recherche en Education, qui constitue une des priorités actuelles des politiques publiques. Cette coopération pourrait prendre la forme de programmes conjoints.
  • L’UNAPECaimerait monter des projets de formation courte dans le tourisme, et développer ses relations avec l’Europe. Elle souhaite diversifier ses relations avec Paris II dans d’autres domaines du Droit : Droit du travail, Droit intellectuel… Elle aimerait créer une continuité entre une Licenciatura de l’UNAPEC et un Master en France, en permettant aux étudiants d’enchaîner les deux niveaux, et en incluant dans certains programmes de Licenciatura des cours de français obligatoires.
  • Les priorités de la UASD pour d’éventuelles coopérations sont l’économie, la médecine et la pédagogie ; l’université souhaiterait développer les échanges de professeurs et chercheurs et établir de nouveaux contacts avec des universités françaises.

VI. Contacts utiles

Administrations

-  Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France
Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle : Dominique d’Ollone
Ambassade de France en République Dominicaine
Calle Las Damas #42, Zone Coloniale, Saint-Domingue
Tél. +1809 687-5422
Fax : +1809 687-5276
Courriel : ambafrance@ambafrance-do.org
Site internet : www.ambafrance-do.org

Contact : Carlos Tabernero, carlos.tabernero@diplomatie.gouv.fr
-  Espace Campus France de Saint-Domingue
Alianza francesa
103 c/ Horacio Vicioso, Centro de los Heroes, Santo-Domingo
Tél. +1809 532 28 44
Contact : Mme Mirtha Lopez, campusfrance@afsd.net

-  SEESCYT
Secrétaire : Ligia Amada Melo de Cardona
Ave. Enrique Jiménez Moya Esq. Juan de Dios Ventura Simó, 5to. Piso, Centro de los Heroes, Santo Domingo, DN
Tél. +1809 533-3381
Fax : +1809 535-4694
Courriel : info@seescyt.gov.do
Site internet : www.seescyt.gov.do

Contact : Rafael Gonzalez, Director de Relaciones Interinstitucionales y Cooperación Internacional, rgonzalez@seescyt.gov.do

  • Subsecretaría de Control Academico
    Sous-secrétaire : Victor Hugo de Lancer
    Tél. +1809 533-3381 ext. 246
    Courriel : vdelancer@seescyt.gov.do

-  Asociación Dominicana de Rectores de Universidades ADRU
President : Arq. Roberto Berges Febles
Calle Luperon, Esquina Hostos (Altos) Edif. Comisión de Monumentos Apartado Postal 2465, Santo Domingo, República Dominicana
Tél. +1809 689-0003 / 7465
Fax : +1809 589-4931
Courriel : adru@directoriredie.educ.to
Site internet : www.unam.mx/udual/asociaciones/adru.htm

-  Delegación de la Comisión Europea en la República Dominicana
Av. Tiradentes Esq. Roberto Pastoriza, Edif.. Plaza J.R. 8 piso, Ensanche Naco, Santo Domingo, D.N., Republica Dominicana
Tél. +1809 227-0525
Fax : +1809 227-0510
Courriel : delegation-dominican-rep@cec.eu.int
Site internet : www.deldom.cec.eu.int

Principales universités dominicaines partenaires

-  Pontificia Universidad Católica Madre y Maestra PUCMM
Autopista Duarte Km. 1,5 , 822 Santiago de los Caballeros
Rector Ms D. Agripino Núñez Collado
Tél. 1809 5801962
Fax : 1809 5817750
Site internet : http://rsta.pucmm.edu.do
Contact : Radhames Mejia, Vice recteur exécutif, rmejia@pucmm.edu.do

-  Universidad APEC UNAPEC
Avda. Máximo Gómez 72, Apd. Postal 2867, Santo Domingo
Rector D. Dennis R. Simó T
Tel : 809 6860021
Fax : 809 6855581
Courriel : univ.apec@codetel.net.co
Site internet : www.unapec.edu.do

Contact : Inmaculada Madera, Vicerrectora para Asuntos Internacionales, imadera_intl@adm.unapec.edu.do

-  Instituto Tecnológico de Santo Domingo INTEC
Av. Próceres, Gala, Apdos 3429 y 2492 , Santo Domingo
Rector D. Rafael Toribio
Dtor. RRII. D. Guarocuya Félix
Tél. 809 5679271
Fax : 809 5663200
Courriel : gfelix@ns.intec.edu.do
Site internet : www.intec.edu.do

Contact : Manuel Pacheco, Director de Relaciones Internacionales, manuelp@intec.edu.do

-  Universidad Autónoma de Santo Domingo UASD
Ciudad Universitaria, Apdo. 1355, Santo Domingo
Rector D. Miguel Rosado
Tél. 1809 5331104
Fax : 1809 5331106
Courriel : juridica.uasd@webdominicano.com
Site internet : www.webdominicano.com/uasd/

Contact : Atencion Celedonio Jiménez, Convenios, rectoria.uasd@verizon.net.do

Mtra. Clara Benedicto Guzmán, Vicerrectora de Investigación y Postgrado, benedicto23@verizon.net.do

-  Universidad Tecnológica de Santiago UTESA
Av. Estrella Sadhalá, Esq. Av. Mirador del Yaque, Apdo. 685 - Santiago de los Caballeros
Rector D. Príamo Rodríguez Castillo
Tél. 1809 5827156
Fax : 1809 5827644
Courriel : utesa@codetel.net.do
Site internet : www.utesa.edu

-  Escuela Diplomática y Consular
(dépend de la Secretaría de Estado de Relaciones Exteriores)
Av.Independencia no. 752, Santo Domingo
Director : Cristina Aguiar
Tél. +1809 535-6280
Fax : +1809 535-5204
Courriel : escuela.diplomatica@serex.gov.do
Site internet : www.serex.gov.do/espanol/escuela_diplo.html

-  Instituto de Altos Estudios para la Defensa y Seguridad Nacional (IAEDESEN)
(dépend des Forces Armées)
Av. Luperon esq. 27 de Febrero, Edificio del Circulo Recreativo
Tél. 1809 534-4778
Fax : 1809 696-5787

Liens utiles

El Portal de las Universidades Dominicanas
www.universidades.com.do/

Instituto Internacional para la Educación Superior en America Latine y el Caribe IESALC
www.iesalc.unesco.org.ve/

Instituto Dominicano de Tecnología
www.indotec.gov.do/

Informes finales de la evaluación quinquenal 1993-1998
www.seescyt.gov.do/ies/ieslist.htm

BID
www.iadb.org

Bibliographie

- Evaluación quinquenal de la instituciones de Educación superior dominicanas
PEQ - CONES
1993-1998 (Évaluation 1998-2003 non disponible au moment de mes recherches)

- Informe General de Educación Superior
SEESCyT
2002

- Innovación e investigación en la Republica Dominicana
SEESCyT - Ing. Tomas Sandoval y Ing. Rafael Terrero
2002

- Ley 139-01 de Educacion superior, Ciencia y Tecnologia
SEESCYT
2001

- Calidad de la educacion superior en RD (Informe #8, IESALC - UNESCO y CONESCYT)
Rubén Silié, César Cuello, Manuel Mejía
2004

- Rapport sur l’Enseignement superieur en RD
F.amich y C. Charmet, COIMBRA Group
2002

À paraître bientôt :

- Internacionalizacion de la ES en la Republica Dominicana
T. Camarena, IESALC
2004

- Reglamento de las Instituciones de Educación Superior
SEESCyT
2004

Sigles

ES = Enseignement supérieur
IES = Institution d’enseignement supérieur
RD = République Dominicaine
SEESCYT = Secretaria de Estado de Educación Superior, Ciencia y Tecnología
CONESCYT = Consejo Nacional de Educación Superior, Ciencia y Tecnología
MAE = Ministère des Affaires étrangeres
IESALC = Instituto Internacional para la Educación Superior en America Latine y el Caribe
BGF = Boursiers du gouvernement français
UASD = Universidad Autónoma de Santo Domingo

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Mise à jour : 02.08.07

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