République démocratique du Congo

Présentation de la République démocratique du Congo

Géographie et Histoire

Géographie

Pays d’Afrique traversé par l’équateur, la République démocratique du Congo s’étend sur 2 345 000 km², soit plus de quatre fois la superficie française et quatre-vingt fois celle de la Belgique, ancienne puissance coloniale. Recouvrant la plus grande partie du bassin du fleuve Congo (le second au monde par son débit après l’Amazone et le cinquième par sa longueur), la RDC occupe une place centrale et stratégique dans la région, bordée à l’Ouest par la République du Congo (Congo-Brazzaville), au nord par la République centrafricaine et le Soudan, à l’est par l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie (séparée du Congo par le Lac Tanganyika) et au sud par l’Angola et la Zambie. La RDC dispose d’une façade sur l’Océan Atlantique étroite de 50 km, au nord de l’embouchure du fleuve Congo.

Tandis que le nord de la RDC est l’un des plus grands domaines de forêt équatoriale au monde, l’est du pays borde la région des Grands Lacs africains, dominée par les montagnes, collines et volcans. Le centre et le sud forment un haut plateau couvert de savanes arborées.

Histoire

Ancienne colonie belge, possession du roi Léopold II de Belgique de 1885 (Conférence de Berlin) jusqu’en 1908, devenu indépendant le 30 juin 1960, le Congo a porté le nom de Zaïre de 1971 à 1997, jusqu’au renversement du Maréchal Mobutu Sese-Seko à l’occasion de la « première guerre du Congo ».

La première guerre du Congo (1996-1997)

Devenu République Démocratique du Congo (RDC) après le renversement du maréchal Mobutu (au pouvoir depuis 37 ans) par Laurent-Désiré Kabila, le 17 mai 1997, l’ex-Zaïre est depuis au cœur de la crise des Grands Lacs. Cette crise débute en 1996, suite aux tensions suscitées par la présence dans les Kivus (région limitrophe du Rwanda et du Burundi), de plus d’un million de réfugiés rwandais (parmi lesquels des éléments impliqués dans le génocide de 94). Sous l’impulsion du Rwanda, inquiet des agissements des officiers ex-FAR au sein des camps de réfugiés au Zaïre, est constituée une coalition rebelle, l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo), composée de soldats congolais rwandophones, rwandais et ougandais. Dirigée par Laurent-Désiré Kabila, l’AFDL s’empare de Kisangani en mars 1997, puis de Kinshasa le 16 mai 1997, entraînant la chute du régime du président Mobutu.

La deuxième guerre du Congo (1998-2002)

A partir du 2 août 1998, soit quinze mois après son accession au pouvoir, le Président L.D. Kabila cherche à de se libérer du soutien militaire de ses anciens alliés rwandais et ougandais. Il est alors confronté à une crise qui prend rapidement une dimension régionale. Deux mouvements rebelles, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) et le Mouvement de Libération du Congo (MLC), dirigé par Jean-Pierre Bemba, prennent le contrôle d’une partie du territoire (Est pour la RCD, Nord pour le MLC) avec l’appui de leurs alliés extérieurs. L’avancée des rébellions est cependant rapidement bloquée, en raison de l’intervention à la mi-août de l’Angola, du Zimbabwe et de la Namibie (rejoints ensuite par le Tchad), à la demande du Président Kabila. Le gel des positions militaires se traduit par une partition de fait du pays entre la zone contrôlée par Kinshasa et les zones d’influence des deux mouvements de rébellion.

Les accords de paix et l’aboutissement du dialogue inter-congolais

En juillet 1999, l’accord de Lusaka prévoit un cessez-le-feu et un début de règlement politique du conflit. Il est signé par les parties étatiques (Angola, RDC, Namibie, Rwanda, Ouganda, Zimbabwe) et les témoins (Zambie, OUA, ONU et SADC). Son volet politique prévoit le lancement en RDC d’un dialogue national placé sous la supervision d’un médiateur neutre, l’ancien président botswanais Ketumile Masire. Il regroupe toutes les parties congolaises : gouvernement, rebelles, opposition non armée, société civile. Ni le volet militaire, ni le volet politique de l’accord de Lusaka, ne connaîtront de progrès significatif avant 2002.

C’est l’accession de Joseph Kabila au pouvoir le 21 janvier 2001, après l’assassinat de son père (le 16 janvier), qui donne un nouvel élan au règlement de la crise congolaise. De nouveaux accords, bilatéraux cette fois, sont signés afin d’amorcer la normalisation des relations entre la RDC et ses voisins de l’Est. Le 30 juillet 2002, un accord est signé à Prétoria entre le Rwanda et la RDC. Cet accord prévoit le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et, en contrepartie, le désarmement et le rapatriement des ex-forces armées rwandaises et des miliciens interahamwe encore présents dans l’Est de la RDC. L’annonce officielle du retrait du dernier contingent rwandais en RDC intervient le 5 octobre 2002. Le 6 septembre 2002, un accord de paix est signé à Luanda entre la RDC et l’Ouganda. Il prévoit le retrait des troupes ougandaises de l’Ituri, qui intervient en avril 2003. L’Angola, la Namibie et le Zimbabwe, alliés du gouvernement congolais, retirent leurs troupes en novembre 2002.

Le désengagement progressif des puissances régionales permet de faire aboutir le dialogue intercongolais, mené sous l’égide de l’Afrique du Sud. Un accord sur l’entrée des ex-rébellions et de la société civile dans le gouvernement d’unité nationale est trouvé le 17 décembre 2002 à Prétoria. Entré en fonction le 30 juin 2003, ce gouvernement doit mener le pays à des élections à l’issue d’une période de transition, fixée par l’accord de Prétoria à trois ans maximum.

Mise à jour : 19.11.11.



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