La France réitère son souhait que des enseignements soit tirés des dernières élections, et que les correctifs nécessaires soient apportés avant les prochains scrutins. Les élections provinciales et locales seront un enjeu important pour la consolidation du pays.
Elle réitère son appel à la reprise du dialogue politique en République démocratique du Congo, et son attachement à la consolidation des institutions républicaines par le biais de l’approfondissement de la démocratie.
Sommaire
L’action de la France en RDC est guidée par l’attachement au principe du respect de la souveraineté et de l’intégrité de ce « géant d’Afrique ». La stabilité de la RDC, dont le potentiel économique est considérable, est essentielle à la paix et au développement de la région des Grands Lacs et de l’Afrique centrale. La relation France-RDC se nourrit aussi d’une relation privilégiée fondée sur le lien de la Francophonie.
Le Président Joseph Kabila a été reçu par le Président de la République en janvier 2001, en novembre 2001, le 9 septembre 2002 et le 3 février 2004 (un entretien avait également eu lieu le 21 septembre 2006 à New York à l’occasion de l’AGNU). Il s’est rendu en visite officielle en France le 16 et 17 juillet 2008. Le Président de la République, M. Sarkozy, s’est rendu en RDC le 26 mars 2009 (1ère visite d’un Président français à Kinshasa depuis 1984).
Tournée franco-britannique dans les Grands Lacs (janvier 2002) ; visite du Ministre des Affaires étrangères, M. de Villepin, à Kinshasa le 22-23 septembre 2002 ; visite de M. Wiltzer, Ministre délégué à la Coopération et la Francophonie, à Kinshasa et Kisangani le 21-23 février 2003 ; visite à Kinshasa de la Ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, Mme Girardin, le 21 novembre 2005 et 24 mars 2007 ; visite à Kinshasa et Goma du Ministre des Affaires étrangères, M. Kouchner, le 25-26 janvier 2008 ; visite à Kinshasa du Ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, M. Borloo, le 22-24 mai 2008 ; visite à Kinshasa, Goma et Bukavu de la Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères et aux droits de l’homme, Mme Yade, le 7-10 juin 2008 ; visite à Kinshasa, Goma, Kigali et Dar-Es-Salaam de M. Kouchner, accompagné de son homologue britannique, M. Miliband, et du Secrétaire d’Etat à la coopération et à la Francophonie M. Joyandet le 1er-2 novembre 2008 ; participation de M. Joyandet au Sommet international de Nairobi sur la crise dans l’Est de la RDC le 7 novembre 2008 ; visite à Kinshasa et Goma de Mme Yade, le 29 novembre- 1er décembre 2008 ; rencontre à Paris le 15 décembre 2008 entre le Ministre des affaires étrangères congolais, M. Thambwe, et M. Kouchner et Mme Yade ; rencontre à Paris le 23 novembre entre le Ministre de l’Environnement, M. Jose Endundo, et M. Borloo ; visite de M. Kouchner à Kinshasa le 8 janvier 2010 ; visite à Kinshasa de la Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Mme Idrac, le 8-9 février 2010 ; visite à Paris le 15 février 2010 entre le Ministre des Affaires étrangères congolais, M. Alexis Thambwe ; visite à Kinshasa le 29-30 juin 2010 du Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, M. Joyandet, à l’occasion du Cinquantième anniversaire indépendance de la RDC ; visite à Kinshasa de M.David Douillet, secrétaire d’Etat chargé des Français de l’Etranger le 4 juillet 2011.
La balance commerciale bilatérale est traditionnellement favorable à la France, avec des flux relativement stables sur la période 2003-2009 : 120 M€ d’exportations françaises en moyenne pour 40 M€ d’importations. L’excédent commercial bilatéral a atteint en 2009 un niveau record de 145 M€. En 2010 la progression des ventes françaises est moindre : + 3,6% pour 171 M €, tandis que celle des ventes congolaises est de plus de 14% à 23,4 M€.
Les crédits (MAEE/AFD) que la France consacre, à titre bilatéral, à la RDC se sont progressivement redressés depuis la fin de la guerre civile.
La visite de Mme Girardin à Kinshasa le 24 mars 2007 avait permis la signature d’un Document cadre de partenariat (DCP) sur 5 ans (2007- 2011), concentrant notre intervention dans les domaines de l’éducation, de la protection de l’environnement et de la biodiversité et de la santé. Des actions sont également poursuivies dans le domaine de la gouvernance (soutien aux administrations financières et à l’instauration d’un Etat de droit), de l’enseignement du français (la RDC est le premier pays francophone au monde et un projet de 5M€ dans ce domaine a été lancé en 2008), de la diversité culturelle et de l’appui à la société civile.
FRANCOPHONIE, ENSEIGNEMENT, CULTURE : ECHEANCE KINSHASA 2012
En 2012, Kinshasa accueillera le sommet de la Francophonie. Cette échéance est un fil conducteur de notre action dans ce domaine. Le projet phare de la coopération française, intitulé SESAM, vient en appui à la maîtrise et à l’usage du français en RDC. D’un montant de 5 millions d’euros (sur 5 ans) , il vise la mise en place d’un dispositif permanent pour l’enseignement et la diffusion de la langue française , à travers la production d’outils pédagogiques, la création d’instituts pédagogiques décentralisés et donc la constitution de pôles régionaux de langue et de culture construits autour des alliances franco-congolaises et des centres et espaces culturels français regroupant des acteurs relais (écoles, radios, bibliothèques…).
La RDC dispose de deux centres culturels : la Halle de la Gombe à Kinshasa et la Halle de l’Etoile à Lubumbashi. Le lycée français René Descartes de Kinshasa existe depuis 1964. Il est conventionné par l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger. Le lycée Blaise Pascal de Lubumbashi a rouvert en septembre 2009. Ces établissements proposent un enseignement de la maternelle à la terminale et accueillent au total près de 850 élèves. Un important réseau d’« Alliances françaises », ayant un statut d’associations de droit local, est en cours de réactivation en vue de couvrir de nombreuses zones urbaines du pays.
La France appuie la formation de plusieurs organismes militaires : l’école d’état-major, une école de sous-officiers. Elle contribue à l’entraînement d’un bataillon qui constitue la force en attente de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). Une partie de ce bataillon est actuellement engagé en République Centrafricaine. Les attentes congolaises dans le domaine de la coopération militaire sont fortes. En effet, la mise sur pied d’une force militaire crédible serait un élément déterminant du règlement de la crise et de l’identité nationale.
Depuis 2009, un laboratoire de police scientifique, financé par la France, est opérationnel. Il a été utilisé à plusieurs reprises dans le cadre d’affaires sensibles. La France a également formé deux bataillons de police au maintien de l’ordre avec matériel non létal.
Mise à jour : 03.02.12
