Nom officiel : République centrafricaine
Superficie : 623 000 km²
Population : 4,4 millions d’habitants (EIU, 2008)
Capitale : Bangui
Langues officielles : français, sango
Religions : Animisme, Christianisme, Islam
Monnaie : Franc CFA (100 FCFA = 0,15 euro)
Chef de l’état : François BOZIZE (depuis 2003)
Croissance démographique : 1,7% (BM, 2007)
Espérance de vie : 44 ans (BM, 2007)
Taux d’alphabétisation (15 ans et plus) : 48,6% (PNUD, 2004)
Indice de développement humain : 172ème sur 179 pays (PNUD 2008)
Classement Transparency international : 151ème sur 180
PIB : 1,7 MUSD(BM, 2007)
PIB par habitant : 400 USD (MinFin, 2007)
Taux de croissance : 4,3% (BM 2007)
Principaux clients : Canada (45%), Belgique (18%), Indonésie (7%), Italie (6%), France (5%) (EIU, 2007)
Principaux fournisseurs : France (24%), Pays-Bas (19%), Cameroun (13%), Etats Unis (9%), Belgique (4%) (EIU, 2007)
Part des secteurs d’activités dans le PIB
primaire : 56% (90% des export)
industrie : 16 %
services : 28% (BM, 2007)
Communauté française en RCA : 1 223 ressortissants immatriculés (2008)
Communauté centrafricaine en France : 6 613 ressortissants centrafricains
Présence militaire française :
Détachement Boali (soutien MICOPAX et instruction FACA) : 200 h à Bangui + 7 à Birao
Soutien à MINURCAT : 40 h à Birao.
Exportations de France vers la RCA : 37,4 M€ (MinFin 2006)
Importations françaises de RCA : 7,6 M€ (MinFin 2007)
Principaux groupes français implantés : Orange, Total, AREVA
Volume de l’APD française : 54 M€ (40.8 M€ d’aide bilatérale, et environ 13 M€ à travers l’aide bilatérale) en 2007
Secteurs de concentration : le développement des infrastructures et l’appui au système éducatif (DCP à signer début 2010)
Rang de la France comme bailleur de fonds : 1er en bilatéral
Volume du 10e FED : 142.8 M€
Sources : PNUD, Banque mondiale, MINEFI, The Economist Intelligence Unit (EIU), Transparancy international
Porté au pouvoir par le coup de force du 15 mars 2003, le Général François Bozizé a mené à bien une transition politique conclue par les élections présidentielle et législatives des 13 mars et 8 mai 2005. Il a été élu à la Présidence avec 64,6% des voix face à Martin Ziguélé, candidat du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti de l’ancien Président Patassé.
Après la nomination d’un nouveau Premier ministre (Faustin Archange Touadera) et d’un nouveau gouvernement (en janvier 2008), l’Etat centrafricain a accompli certains efforts dans le sens des attentes de la communauté internationale. Ainsi, depuis début 2008, un processus de dialogue politique inclusif (DPI) est en cours, avec pour objectif la réintégration des mouvements de rébellion armée du nord du pays et leur transformation en partis politiques. Le 21 juin 2008, un « accord de paix global » a été signé à Libreville entre le gouvernement, l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie - J.J Demafouth) et l’UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement- Zacharia Damane). Le FDPC (Forces Démocratiques pour le Peuple Centrafricain - Abdoulaye Miskine) a refusé de le signer, estimant que les garanties de sécurité souhaitées n’étaient pas réunies. Cet accord prévoyait notamment le vote de lois d’amnistie, destinées à permettre la réintégration des rebelles sur la scène politique.
Après plusieurs mois d’atermoiements, les avancées dans le processus DPI se sont finalement confirmées. La réunion du groupe de suivi de l’accord de paix global de Libreville des 19 et 20 novembre 2008 a permis d’aboutirà un consensus autour de la loi d’amnistie (jusque-là en partie controversée) et à un accord sur les modalités de mise en œuvre du programme de DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion). Un « forum sur le dialogue politique inclusif » s’est ensuite tenu à Bangui du 8 au 20 décembre 2008, grâce notamment à l’aide fournie par le Gabon, dont le président Omar Bongo a ouvert et clôturé les débats. Regroupant la majeure partie des acteurs politiques (y compris l’ancien président Ange Félix Patassé et Abdoulaye Miskine (FDPC), arrivé de Tripoli pour la clôture du forum) et de la socité civile, ce forum a permis, à travers les travaux menés au sein de trois commissions (politique et gouvernance, sécurité et groupes armés, questions économiques et sociales), de formuler des recommandations qui ont recueilli le consensus de l’ensemble des participants. Les avancées obtenues étaient positives : ralliement des derniers mouvements de rébellion armée (à l’exception notable du FDPC), réaffirmation du processus de réforme des systèmes de sécurité (conformément aux conclusions du séminaire national sur la RSS qui s’est tenu à la mi-avril 2008), réaffirmation de la nécessité du respect de l’ordre constitutionnel, annonce de la constitution d’un gouvernement de consensus représentant toutes les sensibilité politiques.
Mais depuis plusieurs mois, ce processus de DPI est retardé, voire menacé dans son déroulement par un certain nombre de facteurs :
Le processus de DDR demeure très lent, et soumis à de nombreux blocages : les mouvements rebelles ont tardé à remettre les listes de leurs combattants, le PNUD a eu du mal à trouver ses marques et à opérationnaliser complètement ses équipes, la CEEAC a tardé à accepter le déploiement des observateurs militaires, le gouvernement a tergiversé sur la gestion des fonds attribués par la CEMAC. Néanmoins, le dispositif est aujourd’hui enfin en place et, puisque les observateurs militaires de la Micopax seront déployés sur le terrain au début de l’année 2010, il devrait être possible de démarrer concrètement les opérations de désarmement et de démobilisation, notamment en vue d’assurer un minimum de sécurité pour la campagne électorale et les opérations de vote qui s’ensuivront.
L’insécurité demeure persistante dans le Nord et l’Est du pays :
Les tensions restent vives dans le Nord-Est, à cause d’une concurrence entre ethnies (mais également avec les voisins Soudanais) pour le partage des ressources économiques, autour des réserves de chasse (Vakaga) et de l’exploitation diamantifère. Cette rivalité a expliqué la naissance, début 2009, de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix), qui repose essentiellementsur la communauté Rounga, en conflit ouvert avec l’UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement de Zakaria Damane, lui-même d’origine Goula). Ce sont également les rivalités ethnico-économiques autour du contrôle des échanges commerciaux qui ont entraîné les incidents violents de Birao (juin 2009) entre les Goulas de l’UFDR et les Karas, qui ont à leur tour fondé l’UMDR.
Dans le Nord et le Nord-ouest, les deux principaux mouvements (APRD de Jean Jacques Demafouth et FDPC d’Abdoulaye Miskine) ont menacé de rétablir des barrages routiers, en invoquant les retards du processus de DDR.
Les activités du FPR (Front populaire pour le redressement, composé de peuhls et de bandits/rebelles d’origine tchadienne) dans le Nord-ouest ont nécessité l’intervention de l’armée tchadienne. Il semble qu’un grande partie de ces bandits cherchent actuellement à se rallier, sans doute à la suite de l’arrestation de leur chef, le « général » Baba Laddé, qui a été expulsé au Tchad.
A ce banditisme s’ajoute la rivalité économique avec les Tchadiens dans le Nord Ouest de la RCA,sur fond de querelles ethniques : en période de transhumance, les conflits entre les éleveurs tchadiens et la population locale sont fréquents.
Enfin, dans la zone périphérique du Sud-Est, l’armée ougandaise et les FACA (forces armées centrafricaines) continuent de s’opposer aux éléments dispersés de la Lord Resistance Army de Joseph Kony, qui pourraient chercher à se créer un nouveau sanctuaire ou à rejoindre la partie occidentale du Sud Soudan.
La préparation des élections (législatives et présidentielles en avril-mai) a pris beaucoup de retard. Certes, il faut noter quelques avancées positives : promulgation du code électoral (enfin conforme aux exigences de la Cour constitutionnelle), nomination d’un médiateur de la République (Mgr Pomodino), octroi à l’opposition du poste de vice président de la CEI (Commission électorale indépendante), puis désignation de cette dernière et élection de son président (Pasteur Binguimale). Pour autant, les obstacles demeurent nombreux. Il reste à nos yeux essentiel que ces élections se tiennent à la date prévue, afin d’éviter une période de « vide juridique ». Ces élections, échéance cruciale de la vie politique centrafricaine, sont appuyées par la communauté internationale. Dans ce cadre, la France a octroyé une aide budgétaire (200.000 €) qui vise à faciliter les premiers travaux de la CEI.
Dans le domaine de la gouvernance démocratique, des réformes ont été engagées afin de redresser les finances publiques, relancer l’économie et permettre le retour des bailleurs multilatéraux. Le volontarisme des dirigeants centrafricains est réel ; mais dans la pratique, des dérapages se sont produits dans le fonctionnement normal des institutions politiques, financières et judiciaires, confirmant que les intérêts particuliers continuent régulièrement à prévaloir sur l’intérêt général.
Pays enclavé, tributaire de la voie fluviale Oubangui-Congo et des routes vers le Tchad et le Cameroun, la Centrafrique figure parmi les plus pauvres des PMA, avec un indice de développement humain de 172ème sur 179 et un PIB/hab autour de 400 USD en 2007.
Depuis 2004, l’économie redémarre à un rythme très lent (+1% en 2004) qui s’est quelque peu accéléré en 2007 (+3,7%). Cette amélioration peut être attribuée à la distribution des produits pétroliers qui rapporte à l’Etat 1,5 milliard de XAF chaque mois. Il est positif de noter que la baisse des cours du pétrole par rapport à l’an dernier n’a pas eu d’impact sur les prix, qui se sont maintenus à leur niveau antérieur. Mais l’espoir d’un rebond de croissance substantielle et durable semble, dans l’immédiat, hors de portée. Le tassement du marché européen, la chute des cours du secteur forestier, l’affaissement des secteurs moteurs (diamant, coton) , les difficultés de trésorerie de l’Etat, le taux d’inflation (3,3% en 2008) et la crise financière pèsent lourdement sur l’économie.
Dans le secteur primaire, les quatre activités traditionnellement créatrices de richesse que sont le diamant, le bois, le coton et l’élevage (au Nord), sont sinistrées du fait de l’insécurité et de la mauvaise gouvernance. Or ce secteur contribue à 55% du PIB et environ 90% des exportations. Il se compose essentiellement d’une agriculture de subsistance (28% du PIB), de l’élevage (13% du PIB), de la sylviculture (5,5% du PIB) et des industries extractives (3% du PIB, essentiellement le diamant).
L’exploitation forestière concerne environ 2 millions d’hectares. Le bois centrafricain s’écoule principalement sur les marchés européens et nord américains, qui, du fait de la crise économique mondiale, ont réduit leur demande. La production de bois a ainsi chuté de 30% en volume et de 50% en valeur. Les faillites d’entreprises ont été évitées par les mesures d’allégement fiscal prises par l’Etat. Le secteur n’en reste pas moins en forte récession, directement touché par la crise mondiale.
Les projets d’investissement se sont multipliés dans le secteur minier entre 2005 et 2007 avec les partenariats Aurafrique/Axmin, Goldiam/Gem Diamonds et Uramin/Areva. Cependant les délais s’allongent et la date de démarrage de la production Uramin/Areva sur le site de Bakouma, initialement prévue pour 2012, pourrait être reportée. De fait, la crise économique mondiale et l’insécurité juridique ont considérablement freiné les investisseurs dans leur lancée. Or seule l’accélération de projets dans les infrastructures et l’énergie signalerait une reprise significative. La dynamique escomptée dans le secteur minier ne peut être prise en compte dans les projections de croissance de court et moyen termes.
Les industries de transformation (industrie des boissons, sucrerie, fabrication de cigarettes, minoterie, fabrication et tôles et articles de ménage en aluminium) restent embryonnaires et aucun nouvel investissement n’est prévu.
La crise énergétique s’illustre par la panne de la seule centrale électrique du pays située à Boali. L’Agence Française de Développement en RCA a financé avec la Banque mondiale un programme de réhabilitation d’urgence de cette centrale(4,2 M€), qui se trouvait dans un état de délabrement avancé, afin de sécuriser l’approvisionnement électrique.
Les finances publiques se caractérisent par une trésorerie structurellement déficitaire, une capacité d’investissement très faible, une forte dépendance à l’aide budgétaire extérieure et une impossibilité à assurer son service de la dette. Le budget 2009 de la RCA prévoyait des dépenses en hausse (181 MdFCFA contre 151 MdsFCFA en 2008), alors que les ressources de l’Etat sont contraintes parle ralentissement de la demande internationale et la faiblesse des recettes fiscales et douanières. L’exécution budgétaire s’est donc s’avérée très difficile.
Le retour des bailleurs vise à jeter les bases d’un développement durable, notamment face à une dette extérieure centrafricaine qui s’établissait à fin 2006 à environ 800M€, dont plus de 200M€ d’arriérés. Cet endettement non soutenable a rendu la RCA éligible à l’initiative renforcée pour les PPTE (pays pauvres très endettés), dont elle a franchi le point de décision en septembre 2007. Suite à la conclusion d’un programme de type FRPC avec le FMI, les créanciers du Club de Paris ont accordé, en avril 2007, un taux d’annulation des échéances de dette de 67%, jusqu’en 2009. Le point d’achèvement de l’initiative PPTE a finalement été octroyé à la RCA, à l’unanimité par les conseils d’administration du FMI (29 juin 2009) et de la Banque mondiale (30 juin 2009). Cette décision lui permet de bénéficier d’une réduction de dette d’un montant de 578, 3 MUSD. La France, dont l’encours est de 5,5M€ environ, avait préalablement décidé d’annuler la totalité de cette dette dès l’atteinte du point d’achèvement (annulation bilatérale complémentaire). Cette étape essentielle a été franchie grâce aux efforts de la RCA, identifiés par les institutions financières internationales, en termes de réformes structurelles, de gestion des finances et de la dette publiques, de santé et d’éducation.
La stratégie conjointe de réengagement déployée par la communauté internationale se traduit également à travers :
le projet européen de pôles de développement régionaux (incluant, sur proposition de la France, les parties nord-est et sud-est de la RCA) qui mobilisera une part très importante des financements du 10ième FED (2008-2013). L’enveloppe A de ce 10ème FED a réservé 137 M€ (part théorique de la France = 33 M€) qui se répartissent ainsi : 53 % pour la gouvernance démocratique, la réhabilitation socio-économique et les pôles de développement, 14% pour le secteur des transports et infrastructures urbaines, 25% pour l’appui budgétaire.
le processus de réforme des systèmes de sécurité (RSS), sous l’égide du PNUD, considéré comme l’une des conditions du développement. Ce processus compliqué devra rester aussi opérationnel et réaliste que possible, grâce notamment à une coordination constante des différents acteurs. La dernière table-ronde des bailleurs (octobre 2009) a mis en évidence une appropriation encore perfectible du processus par les Centrafricains, et des lacunes dans le financement mobilisé.
La condamnation de l’arrivée au pouvoir par les armes de François Bozizé en mars 2003 avait entraîné la rupture des relations bilatérales de la RCA avec nombre de ses partenaires et la suspension de ce pays au sein de l’Union africaine. Toutefois, les pays de la CEMAC sont restés mobilisés en faveur de la RCA : appui officiel au processus de transition, maintien sur place de la FOMUC depuis 2002, octroi d’une aide exceptionnelle (pour le DDR) et avance de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC). Le dernier sommet de la CEMAC a eu lieu à Bangui (16 et 17 janvier 2010), mettant un terme à 18 mois de présidence centrafricaine.
La RCA a retrouvé une diplomatie active sur la scène régionale depuis l’élection du Président Bozizé en mai 2005. Elle a été réintégrée au sein de l’Union africaine au sommet de Syrte en juillet 2005 et Bangui a accueilli la conférence ministérielle sur les Grands Lacs en février 2006. La fin de la transition politique a également permis la reprise des activités sur place du PNUD (programme de réinsertion des anciens combattants et coordination de la RSS) et de l’Union européenne : la Commission européenne dispose d’une délégation à Bangui.
Si la relation politique avec la France reste importante, la diplomatie centrafricaine a cherché, depuis 2005, à diversifier ses partenaires à l’occasion de nombreuses visites bilatérales (pays du Golfe persique, Libye, Afrique du Sud, Chine, Viet-Nam, Ukraine, Cuba, Maroc). Après une période difficile due au conflit du Darfour, des relations équilibrées semblent aujourd’hui prédominer entre la Centrafrique et le Soudan, permettant ainsi d’envisager une certaine coopération dans la lutte contre les groupes armés et le grand banditisme sévissant dans la « zone des trois frontières ». Avec le voisin du Nord, les relations demeurent soutenues, le Tchad ayant régulièrement aidé le gouvernement centrafricain dans sa lutte contre les rébellions installées à proximité de la zone frontalière.
De son côté, la communauté internationale manifeste son intérêt pour la RCA (à travers la classification en « Etat fragile », l’inscription de la RCA à l’agenda de la commission de consolidation de la paix - CCP/ONU, le processus de réforme des systèmes de sécurité - RSS…), notamment parce qu’elle est sensible aux risques qu’une dérive incontrôlée de ce pays ferait courir à la région tout entière, une région stratégique en proie à une forte instabilité. Ainsi, le dispositif sécuritaire international sur le terrain a été prolongé et renforcé :
Dans la zone dite « des trois frontières », dans le Nord-Est du pays, la France avait déployé un détachement militaire, basé à Birao, face aux attaques rebelles qui menaçaient la sécurité régionale. Ce détachement a été intégré en mars 2008 à l’opération Eufor Tchad RCA, déclenchée en application de la résolution 1778 du Conseil de sécurité des Nations unies pour faire face à l’afflux de réfugiés en provenance du Darfour. Il a ensuite été relevé le 15 mars 2009 par une force onusienne (MINURCAT - 250 Togolais), conformément à la résolution 1834 du CSNU. Son mandat - identique à celui d’Eufor - consiste à faciliter la fourniture de l’assistance humanitaire, à améliorer la sécurité des populations réfugiées et déplacées, et à créer les conditions d’un retour volontaire dans leurs régions d’origine de ces populations. Mais le maintien de ce contingent (en faveur duquel s’était prononcé le président Bozizé) est menacé par la volonté tchadienne de ne pas renouveler le mandat de la MINURCAT au 15 mars 2010.
la MICOPAX, première opération militaire extérieure de la Communauté Économique des États d’Afrique Centrale (CEEAC), est financée majoritairement par l’Union Européenne et la France (qui la soutient directement grâce au détachement militaire « Boali », composé de 235 hommes basés à Bangui). Elle a étendu sa zone d’action à plusieurs villes de province ; elle a accru ses effectifs (une centaine de policiers du Congo Brazzaville sont arrivés en janvier 2010 à Bangui) et doit jouer un rôle majeur dans le cadre du processus de « désarmement, démobilisation et réinsertion » (DDR).
Mise à jour : 17.02.10.
