Présentation
Données générales
Politique intérieure
Situation économique
Politique extérieure
Données générales
Site internet de l’Ambasasde de France au Paraguay
Données géographiques
Nom officiel : République du ParaguaySuperficie : 406752 km²
Population : 6,2 millions d’habitants
Capitale : Asunción (Assomption) (500000 hab.)
Villes principales : Ciudad del Este (220000 hab.), San Lorenzo (200000 hab.), Luque (170000 hab.), Capiata (150000 hab.), Lambaré (120000 hab.)
Langues officielles : espagnol et guarani
Monnaie : guarani (1 € = 7200 guaranis au 2 juin 2009)
Fête nationale : 15 Mai (Indépendance acquise en 1811)
Données démographique
Croissance démographique : 2%
Espérance de vie : 72 ans
Taux d’alphabétisation : 94%
Religions : catholiques (90%) ; protestants (mennonites) ; musulmans
Indice de développement humain (2008) : 0,752 (98e rang mondial)
Données économiques
(2008)
PIB : 15,5 Mds USD
PIB par habitant : 2520 USD
Taux de croissance : 5,8%
Taux de chômage : 5,4%Taux d’inflation : 7,5%
Solde budgétaire primaire : 0,2% du PIB
Dette du secteur public : 23,9% du PIB
Balance commerciale : - 1 Md USD
Principaux clients :
par zones : Mercosur (44,2%), Union européenne (19,4%)
par pays : Uruguay (19%), Brésil (14,8%), Russie (9,1%), Argentine (7,6%)
Principaux fournisseurs :
par zones : Mercosur (33%), Union européenne (5,7%)
par pays : Brésil (23,9%), États-Unis (22,6%), Argentine (16,2%), Chine (10,3%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
secteur primaire (agriculture) : 30,7%
secteur secondaire (industrie, BTP, eau, électricité) : 20,7%
secteur tertaire (services) : 48,6%
Exportations françaises vers le Paraguay : 33,12 M€
Importations françaises en provenance du Paraguay : 25,68 M€
Consulat de France : bureau consulaire à l’Ambassade à Asunción (pôle consulaire régional de Buenos-Aires), consuls honoraires à Encarnacion et Ciudad-del-Este.
Communauté française au Paraguay : 1300 Français inscrits.
Communauté paraguayenne en France : 1000 (estimation).
Politique intérieure
Constitution
Pouvoir exécutif : régime présidentiel, le président est le chef de l’État et du gouvernement. Il est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Son mandat n’est pas renouvelable. La dernière élection présidentielle a eu lieu le 20 avril 2008 (investiture le 15 août 2008).
Pouvoir législatif : le Congrès bicaméral est composé d’une Chambre des députés de 80 membres et d’un Sénat de 45 membres. Les députés sont élus dans des circonscriptions départementales et les sénateurs au niveau national. Les parlementaires exercent un mandat de cinq ans et peuvent être réélus dans leurs fonctions. Les élections législatives ont lieu en même temps que le scrutin présidentiel.
Organisation territoriale : le Paraguay est organisé en 17 départements, eux-mêmes divisés en municipalités et districts. La capitale, Asunción, est une municipalité indépendante de tout département.
Système judiciaire : la Cour suprême de justice coiffe l’ensemble du système judiciaire. Chacun de ses neuf membres doit être sélectionné par le Conseil de la magistrature, puis désigné par le Sénat, en accord avec le président de la République.
Principaux groupements et partis politiques
Alliance Patriotique pour le Changement (APC) : la coalition au pouvoir, créée en septembre 2007 pour soutenir la candidature de Fernando Lugo, regroupe de nombreux partis et mouvements de gauche et d’extrême gauche et le Parti libéral radical authentique (PLRA), lequel a apporté 80% des suffrages. Cependant, récemment (juillet 2009) le directoire du Parti libéral a annoncé son retrait de l’APC, sans toutefois quitter le gouvernement actuel.
Association nationale républicaine (ANR), couramment appelée Parti Colorado (PC) : De tendance conservatrice et nationaliste, l’ANR, fondée en 1887, a conservé le pouvoir de 1947 à 2008, soit pendant 61 ans. L’ANR est le parti qui possède le plus grand nombre de représentants, tant à la Chambre des députés qu’au Sénat.
Parti libéral radical authentique (PLRA) : parti de droite, créé dans la clandestinité en 1978 (dans la continuité du Centre démocratique, né en 1887), actuellement dirigé par le vice-président du Paraguay, Federico Franco. Il est le second parti parlementaire, dans les deux Chambres, après l’ANR.
Union nationale de citoyens éthiques (UNACE) : cette force politique de droite, née en 2002, est l’héritière d’un mouvement interne de l’ANR, qui avait fait scission dès 1997. Son fondateur est l’ancien général Lino Oviedo.
Parti patria querida (PPQ) : parti politique de centre-droit fondé en 2002 et dirigé par Pedro Fadul.
Évolution politique
Fernando Lugo, ancien évêque proche de la théologie de la libération, a été élu le 20 avril 2008 à la Présidence de la République, avec 41% des voix. Il a été soutenu par le Parti libéral radical authentique (PLRA, droite), qui a rejoint de nombreux petits partis de gauche au sein de sa coalition, l’Alliance patriotique pour le changement (APC). Sa victoire a ouvert une alternance historique après 61 ans d’hégémonie ininterrompue du Parti Colorado (1947-2008, dont pendant 35 ans la dictature d’Alfredo Stroessner, de 1954 à 1989).
Sa principale opposante, Blanca Ovelar de Duarte, du Parti Colorado, a obtenu 31% des suffrages, tandis que le troisième candidat, l’ancien général Lino Oviedo, en a recueilli 22% à la tête de l’Union nationale des citoyens éthiques (UNACE, née d’une scission avec le parti Colorado).
Investi le 15 août 2008, le président Lugo offre un bilan peu convaincant. À l’exception de l’accès gratuit aux soins, son gouvernement n’a pour l’instant conduit aucune des grandes réformes promises durant la campagne électorale. Ainsi, la lutte contre la corruption n’est menée avec efficacité qu’au sein de certaines administrations (ministère de l’Intérieur notamment). Les grands chantiers de l’éducation, de l’emploi, de la justice n’ont donné lieu à aucune initiative claire, pas plus que la réforme agraire, qui piètine, malgré l’occupation par les « sans terre » de propriétés latifundiaires dès le mois de mai 2008. L’entrée en vigueur d’un impôt sur le revenu des personnes physiques, enfin, a été reportée sine die par le Congrès.
Sans majorité au Congrès, où le Parti Colorado d’opposition demeure le parti dominant dans les deux Chambres, suivi du PLRA, le gouvernement peine à constituer des majorités ponctuelles sur des projets susceptibles de rallier certains opposants. Par ailleurs, la coalition présidentielle a rapidement été paralysée par ses propres tensions internes, dont l’antagonisme notoire entre le vice-président Frederico Franco et le président Lugo. En outre, l’autorité morale du chef de l’État, à qui de nombreux observateurs reprochaient déjà son indécision et son manque de communication, a été gravement affectée par plusieurs demandes de reconnaissance de paternité formulées au début de l’année 2009 (l’une d’entre elles a été publiquement acceptée par le président paraguayen).
Situation économique
Le Paraguay est toujours, en termes de revenus par habitant, l’un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud. L’activité économique repose principalement sur l’agro-industrie (les deux premiers produits d’exportation sont la viande et le soja, dont le Paraguay est le 4e exportateur mondial), la production d’électricité hydraulique (barrages binationaux d’Itaipú et Yacyreta) et, pour une part non négligeable le commerce informel avec l’Argentine et le Brésil.
S’il est resté relativement préservé des vagues d’hyperinflation qui ont touché la région, dans les années 1980 et 1990, sa croissance est demeurée très modeste durant les dernières décennies. Après avoir connu une récession annuelle de 2%, en moyenne, entre 1998 et 2002, il a cependant entamé une période de croissance forte et régulière, de 4,5% en moyenne annuelle de 2003 à 2008. Ces résultats historiques sont, en grande partie, dus à la montée du cours des matières premières et de la demande mondiale, notamment asiatique. Par ailleurs, le volume de la dette extérieure a été fortement réduit, passant de 48% du PIB en 2004 à 24% en 2008.
Du fait de ces résultats économiques sans précédent et de l’appréciation du guarani par rapport au dollar, le PIB par habitant nominal a doublé entre 2003 et 2008. Cependant, en dépit de ces indicateurs favorables, la disparité des revenus continuait de se creuser et la pauvreté et l’indigence touchaient toujours, en 2007, respectivement 53% et 23% des foyers. Après avoir conu des croissances comprises entre 3 et 6,5% entre 2004 et 2008, le Paraguay a connu une récession en 2009, de l’ordre de -2% (en raison notamment d’une baisse des exportations agricoles, du fait d’une forte sécheresse). Pour autant, les experts économiques prévoient un retour rapide à la croissance dès 2010 (prévisions de 2 à 3% de croissance).
Politique extérieure
Politique régionale
Le Paraguay est sorti de son isolement diplomatique après le départ d’Alfredo Stroessner en 1989. Il a témoigné de sa volonté d’intégration régionale en devenant l’un des membres fondateurs du Mercosur, en 1991, aux côtés de l’Uruguay, de l’Argentine et du Brésil (les trois pays unis contre lui durant la guerre de la Triple Alliance de 1865-1870). En outre, Assomption abrite, depuis 2004, le Tribunal permanent de révision du Mercosur.
Malgré la proximité idéologique des présidents Lugo et Lula, les relations avec le Brésil ne sont pas toujours exemptes de tensions conjoncturelles. Les occupations menées par les mouvements des « sans terre », sur des fermes dont beaucoup appartiennent à des Brésiliens, sont observées de près par Brasilia. Le Brésil reproche régulièrement à son voisin de laisser prospérer des trafics transfrontaliers (zone dite « des trois frontières ») et de ne pas lutter efficacement contre la contrefaçon. Après plusieurs mois de négociation, le Président Lugo a obtenu au mois de septembre 2009 une renégociation du traité du barrage binational d’Itaipu de 1973. Chacun des deux pays aura désormais droit à 50% de l’électricité produite et pourra revendre aux entreprises de son partenaire l’électricité qu’il n’utilise pas. Les prix de vente devraient être triplés, pour permettre aux autorités paraguayennes de recevoir à l’avenir quelques 360 millions de dollars par an (contre 120 actuellement).
Les relations avec l’Argentine sont marquées par des questions sur la dette argentine de l’énergie provenant du barrage binational d’Yacyretá. Les liens avec la Bolivie, longtemps inexistants après la guerre du Chaco (1932-1935), se sont progressivement améliorés et bénéficient aujourd’hui de l’entente des deux présidents, qui ont signé en avril 2009, à Buenos Aires, un accord historique mettant défintivement fin à leur différend frontalier.
Les États-Unis, pour une large part, envisagent leurs relations avec le Paraguay à travers le prisme de leurs préoccupations face au trafic de drogue, au blanchiment d’argent et à la contrefaçon (en 2001, le pays a été réintégré sur la liste des pays « certifié » après en avoir été exclu depuis 1994). Ils apprécient le positionnement modéré du président Lugo, qui a su établir des liens pragmatiques avec le Venezuela (coopération, pétrole) tout en se démarquant de l’axe bolivarien pour défendre un « chemin national » dont l’ambition affichée est « diversification, intégration et souveraineté ».
Le président Lugo, qui a déjà nommé, en moins d’un an, deux ministres des Affaires étrangères, a par ailleurs développé une politique d’ouverture à l’égard des pays d’Afrique et du Moyen-Orient (marchés potentiels). Malgré des liens commerciaux puissants avec la République populaire de Chine, le Paraguay demeure, enfin, le seul pays d’Amérique du Sud à reconnaître Taïwan et il bénéficie de sa part d’importants projets de coopération.
Mise à jour : 28.12.09




