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Présentation du Paraguay

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Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Paraguay
Chef d’État : Horacio Cartès

Données géographiques

Superficie : 406 752 km²
Capitale : Asunción (Assomption) (500 000 habitants) ;
L’agglomération d’Assomption (Asunción, Capiata, Lambaré, Luque, Mariano Roque Alonso, Nemby, San Lorenzo) compte environ 1,5M habitants.
Villes principales : Ciudad del Este (400 000 habitants), San Lorenzo (200 000 habitants),
Luque (170 000 habitants), Capiata (150 000 habitants), Lambaré (120 000 habitants)
Langues officielles : espagnol et guarani
Monnaie : guarani (1 € = 5 550 guaranis au 15 février 2013)
Fête nationale : 15 Mai (indépendance : 15 mai 1811)

Données démographiques

Population : 6,3 millions d’habitants (2010)
Croissance démographique : 2%
Espérance de vie : 72 ans
Taux d’alphabétisation : 94%
Religions : catholiques (85%), protestants, dont mennonites (12%), musulmans.
Indice de développement humain (2010) : 107è rang mondial

Données économiques

PIB (2011) : 24,03 Md $
PIB par habitant (2011) : 3 215 $
Taux de croissance (2011) : 3,8 %
Taux de chômage (2011) : 5,7%
Taux d’inflation (2011) : 4,9 %
Solde budgétaire primaire (2010) : - 0,1% du PIB
Dette publique externe (2010) : 2,3 Md $ soit 15% du PIB
Balance commerciale (2009) : - 1 Md $
Flux d’IDE (2010) : 375 M USD.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2010) :
- agriculture : 30%
- industrie : 15%
- services : 45%
- administrations publiques : 10%

Exportations françaises vers le Paraguay (2010) : 61 M USD
Importations françaises en provenance du Paraguay (2010) : 60 M €
Stock français d’IDE (2009) : 37 M €

Consulat de France :
Section consulaire à l’Ambassade (Asunción), consul honoraire à Ciudad del Este.
Communauté française au Paraguay : 1 623 Français inscrits (au 29 février 2012)
Communauté paraguayenne en France : 1 000 (estimation)

Site internet de l’Ambassade de France au Paraguay

Politique intérieure

Institutions

- Régime parlementaire : afin d’éviter un éventuel retour de la dictature, la Constitution de 1992 place le pouvoir exécutif sous le contrôle étroit des deux Assemblées, qui peuvent destituer le Président de la République à tout moment.
- Pouvoir exécutif : le Président de la République est le chef de l’État et du gouvernement. Il est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Son mandat n’est pas renouvelable.
- Pouvoir législatif : le Congrès bicaméral est composé d’une Chambre des députés (80 membres, élus dans des circonscriptions départementales) et d’un Sénat (45 membres, élus au niveau national). Le mandat est de cinq ans, renouvelable plusieurs fois.
- Organisation territoriale : le Paraguay est organisé en 17 départements, eux-mêmes divisés en municipalités et districts. La capitale, Assomption, est une municipalité indépendante de tout département.
- Système judiciaire : la Cour Suprême de Justice (CSJ) coiffe l’ensemble du système judiciaire. Chacun de ses neuf membres doit être sélectionné par le Conseil de la magistrature, puis désigné par le Sénat en accord avec le Président de la République.

Principales formations politiques

- Alliance patriotique pour le changement (APC) : cette coalition parlementaire a été créée en septembre 2007 pour soutenir la candidature de Fernando Lugo et regroupait à l’origine plusieurs partis de gauche ainsi que le Parti Libéral radical authentique (PLRA). En juin 2009, le Parti Libéral s’est retiré de l’APC sans pour autant quitter le gouvernement.
- Association nationale républicaine (ANR), couramment appelée Parti Colorado (PC) : ce parti populiste et nationaliste fondé en 1887, qui a conservé le pouvoir de 1947 à 2008. Il dispose du groupe parlementaire le plus important à la Chambre des députés et au Sénat.
- Parti libéral radical authentique (PLRA) : ce parti de droite a été créé dans la clandestinité en 1978 et est actuellement dirigé par le Sénateur M. Blas Llano. Il est le deuxième parti le plus représenté au Parlement.
- Union nationale de citoyens éthiques (UNACE) : cette force politique de droite, créée en 2002, est l’héritière de la frange conservatrice de l’ANR ayant fait scission en 1997. Son fondateur est le général Lino Oviedo, décédé en février 2013 pendant la campagne électorale.
- Parti Patria Querida (PPQ) : ce parti fondé en 2002 se situe au centre-droite de l’échiquier politique.

Situation politique actuelle

L’arrivée au pouvoir d’une coalition de centre gauche menée par F. Lugo a constitué un tournant dans l’histoire politique du Paraguay, après soixante ans d’hégémonie du Parti Colorado. La destitution expéditive de ce dernier (22 juin 2012), votée quasi-unanimement par le Congrès, a cependant démontré que l’enracinement démocratique y était encore fragile.

L’élément déclencheur de ce juicio politico aura été non seulement le choc après de violents affrontements entre des paysans et la police à Curuguaty (17 morts) mais aussi la nomination d’un nouveau ministre de l’intérieur, issu de l’opposition, qui a provoqué une rupture entre le Président et ses alliés du Parti Libéral. Comme le prévoit la Constitution, c’est son vice-président, Federico Franco, qui est désormais chargé d’assurer l’intérim jusqu’aux élections générales, qui auront lieu en avril 2013.

Quatre partis, dont les deux principaux (Parti Colorado et Parti Libéral) ont organisé leurs primaires pour désigner leurs candidats. Compte tenu de l’importance du bon déroulement du processus électoral pour la normalisation des relations diplomatiques du Paraguay avec les pays de la région notamment, environ 400 observateurs internationaux sont attendus en avril prochain (Union européenne, Organisation des Etats américains, Union interaméricaine d’organismes électoraux).

Situation économique

Le Paraguay est l’un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud. Son activité économique repose principalement sur l’agriculture (4ème exportateur mondial de soja ; oléagineux) et l’élevage, dont les produits représentent la quasi-totalité des exportations. Elle s’appuie également sur la production d’électricité hydraulique des barrages binationaux d’Itaipú et Yacyreta et, pour une part non négligeable, sur le commerce informel avec l’Argentine et le Brésil.

Sa croissance avait été très modeste au cours des décennies 1980 et 1990 et le Paraguay avait connu une récession annuelle de 2%, en moyenne entre 1998 et 2002. Le pays a ensuite connu une période de croissance forte et régulière de 4,5% en moyenne annuelle de 2003 à 2008. De fortes sécheresses ont entrainé une récession économique marquée mais ponctuelle en 2009 (-3,8%). Toutefois, la récolte exceptionnelle et de la montée du cours des matières premières agricoles en 2010 ont permis un fort rebond (14%). La croissance en 2011 a été de 3,8% et les prévisions tablent sur un niveau comparable en 2012.

L’impact de la crise a été limité au Paraguay et l’inflation est restée maîtrisée (4,9% en 2011). Ce pays est en effet peu intégré au système financier international et commerce très largement avec les pays émergents (à 80% avec le Mercosur et l’Asie).

Le président Lugo et son ministre des Finances, M. Borda, ont mené une politique économique orthodoxe et ont considérablement réduit le volume de la dette extérieure, passé à moins de 15% du PIB en 2011 (contre 48% en 2004). Leur politique de stabilité financière et d’adéquation fiscale a permis une réduction de l’économie informelle qui représente néanmoins encore 40 % du PIB.

En raison des bons résultats économiques et de l’appréciation du guarani par rapport au dollar, le PIB par habitant a pratiquement triplé entre 2003 et 2011. Malgré un relatif recul, la pauvreté touchait cependant encore près de la moitié des foyers en 2010, alors que la disparité des revenus continuait de se creuser.

Politique extérieure

Le Paraguay est sorti de son isolement diplomatique à la chute d’Alfredo Stroessner, en 1989.

Ce pays a rapidement démontré sa volonté d’intégration régionale en créant en 1991 le Mercosur aux côtés de l’Uruguay, de l’Argentine et du Brésil. Il abrite le Tribunal permanent de révision de cette organisation et est le principal bénéficiaire de son Fonds pour la convergence structurelle (FOCEM), créé en 2004 pour pallier les asymétries de développement entre les Etats-membres.

Toutefois, il est actuellement suspendu du marché commun (comme d’ailleurs de l’UNASUR) en raison de la destitution controversée du Président Lugo. Buenos Aires, Brasilia et Montevideo font du bon déroulement du processus électoral d’avril 2013 une condition sine qua non de sa réintégration. L’adhésion du Venezuela au sommet de Mendoza (juin 2012), que le Paraguay a toujours refusée mais que les autres membres ont acceptée en son absence, complique la perspective de ce retour dans le Mercosur.

Ses relations bilatérales avec le Brésil sont essentielles. Le Paraguay revend à ce pays 80% de l’électricité qui lui revient dans la production du barrage binational d’Itaipu (cette part pourrait passer à 63% en raison du projet de construction d’une importante usine d’aluminium). La renégociation des prix en 2008 a permis au Paraguay de tripler ses recettes (360 MUSD par an contre 120 MUSD auparavant). L’accord, approuvé par les Présidents Lula et Lugo, prévoit également le financement par Brasilia de la construction d’une ligne de 500 kV pour permettre de relier Itaipu à la capitale paraguayenne.

Par ailleurs, entre 300 000 et 500 000 Brésiliens cultivent des exploitations de soja dans l’est du Paraguay qui avaient été occupées par des paysans « sans terre » en 2009 et 2010. Le Paraguay entretient avec l’Argentine de bonnes relations, qui se sont tendues ces derniers mois. Depuis la guerre du Chaco, la qualité des liens avec la Bolivie s’est progressivement améliorée et les deux pays ont signé en avril 2009 un accord historique mettant fin à leur différend frontalier.

L’octroi, en 2011, du statut de réfugié politique à quelques opposants au Président Morales (dont Mario Cossio, ex-gouverneur de Tarija) a été vivement dénoncé, sans toutefois porter atteinte à leurs relations bilatérales. Les États-Unis envisagent principalement leurs relations avec le Paraguay sous l’angle des questions de sécurité, du trafic de drogue et de la contrefaçon.

L’Union européenne (UE) est le premier bailleur de fonds du Paraguay. Le montant de sa coopération s’élève à 127 M€ sur la période 2007-2013 et se concentre sur l’éducation primaire, secondaire et technique, l’intégration économique régionale et internationale et la lutte contre la pauvreté. Elle consacre également 50 M€ au Mercosur pour soutenir ses institutions, la société civile des Etats-membres et les négociations d’un accord d’association avec l’UE. En juin 2010, le Paraguay a opté pour la norme de télévision numérique (TNT) brésilo-japonaise, au détriment de la norme européenne. En tournée en Europe (Madrid, Berlin), M. Lugo s’était rendu à Bruxelles au mois de mai 2011, pour y exposer les domaines de coopération qu’il souhaitait développer : changement climatique, énergie, infrastructure et investissements.

Par ailleurs, le Paraguay participe à des opérations de maintien de la paix sous mandat onusien : 160 soldats engagés au sein de la MINUSTAH et une quarantaine au sein d’autres missions (Sahara, Congo, Chypre, Libéria, Côte d’Ivoire). Enfin, le Paraguay demeure le seul pays d’Amérique du Sud à entretenir des relations diplomatiques avec Taïwan malgré des liens commerciaux avec la Chine.

Mise à jour : 23.04.13

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