Présentation du Panama

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Panama

Nature du régime : République démocratique unitaire, dotée d’un régime présidentiel

Chef de l’Etat : Ricardo Martinelli

Données géographiques

Superficie : 75 517 km2

Capitale : Panama

Villes principales : Colón, David

Langue (s) officielle (s) : espagnol

Langue (s) courante (s) : espagnol (85 % de la population dont 14 % parlent aussi anglais) et langues amérindienne (15 %)

Monnaie : balboa, en parité fixe avec le dollar US

Fête nationale : 3 novembre (indépendance, séparation de la Colombie)

Données démographiques

Population : 3,56 M. d’habitants (annuaire statistique Cepal 2010)

Densité : 47 habitants au km2

Croissance démographique : 1,6 % (2009)

Espérance de vie : 76 ans (chiffres PNUD 2010)

Taux d’alphabétisation : 92 %

Religion (s) : catholiques (85 %), protestants, évangélistes, autres (15 %)

Indice de développement humain : 0,755 - 54ème rang (2010)

Données économiques

PIB (2010) : 24,6 Mds USD

PIB par habitant : 6 971 USD (annuaire statistique Cepal 2010)

Taux de croissance (2010) : 6,9 %

Taux de chômage : 7,7 % (annuaire statistique Cepal 2010)

Taux d’inflation (2010) : 4,9 %, dette publique = 42 % du PIB

Déficit budgétaire (2009) : 0,62 % du PIB

Balance commerciale (2008) : 7 % du PIB

Principaux clients : Etats-Unis, Japon, Allemagne, Italie, Singapour, Chine

Principaux fournisseurs : Etats-Unis, Japon, Espagne, Costa Rica, Allemagne

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 5 %
- industrie : 15 %
- services : 80 %

Exportations de la France vers le Panama : 755 M€ (2009)

Importations françaises depuis le Panama : 8,6 M€ (2009)

Consulat (s) de France : Panama

Communauté française au Panama : 1 000

Communauté panaméenne en France : 90

Politique intérieure

Le Panama est une République démocratique unitaire, dotée d’un régime présidentiel. Le Président et le Vice-Président sont élus au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans. Le Président nomme les membres du gouvernement. Monocaméral, le Parlement est constitué d’une Assemblée Nationale, dont les 78 membres sont élus, en même temps que le Président de la République, au suffrage universel direct pour cinq ans.

Le Panama bénéficie d’une réelle stabilité politique en dépit de l’affairisme, de la corruption (évaluée à 3,6 au classement 2010 de Transparency International, en légère augmentation) et des inégalités sociales. Le pays traverse une mutation profonde ; il connaît une croissance économique soutenue et le précédent président a engagé, au terme d’un processus démocratique exemplaire, le projet d’élargissement du canal de Panama. Pour autant, le gouvernement Tojillos a été incapable de lutter contre la corruption et la pauvreté, de résoudre la crise du transport urbain, d’apporter des solutions aux graves problèmes dont souffrent les secteurs de la santé et de l’éducation.

Le nouveau Président Ricardo Martinelli, industriel, soutenu par l’Alliance pour le Changement, qui regroupait les principaux partis de la droite panaméenne, a remporté une large victoire (61% des suffrages) contre Mme Balbina Herrera, candidate du PRD au pouvoir. Il gouverne avec une majorité absolue au Parlement, et entend moderniser rapidement le pays, par des projets d’infrastructure emblématiques et un programme d’amélioration de la santé et de l’éducation.

Situation économique

L’économie panaméenne a plutôt bien résisté à la crise mondiale. Malgré un fort ralentissement de l’activité, notamment du fait de l’importance des services très dépendants de la conjoncture internationale (transit par le Canal, zone libre de Colon, centre bancaire international, immobilier de luxe), l’économie a été l’une des rares de la région à afficher un taux de croissance positif en 2009 (3 %). La crise est en effet venue corriger les excès de la surchauffe observée sur la période récente (croissance de 11,5 % en 2007 et 9,8 % en 2008). On peut continuer de parler d’« atterrissage en douceur » d’une économie dont les atouts structurels devraient lui permettre de rebondir rapidement. La croissance pour 2010 est de 6,9 %.

Fondée sur les services et l’ouverture internationale, l’économie panaméenne est structurellement très dépendante de la conjoncture internationale et de la demande mondiale. En particulier, la Zone Libre de Colon (zone franche industrielle) constitue un centre important de l’activité économique du Panama attirant les investissements étrangers (2ème grande zone de libre-échange derrière Hong Kong). Les recettes du Canal représentent 10 % du PIB, et les activités portuaires et logistiques 20 %. La Panama a obtenu son grade d’investissement en 2010 auprès des agences internationales de notation. Il se place après le Chili, le Mexique, le Brésil et le Pérou, mais devant la Colombie et l’Uruguay. Les atouts indéniables de ce pays sont :
- sa situation géographique ;
- l’activité stratégique de son Canal qui représente 5 % du trafic maritime mondial ;
- son économie dollarisée qui sert par ailleurs de refuge aux ressortissants des pays voisins ;
- son affirmation en tant que centre bancaire international et pôle régional de cette activité ;
- les importants chantiers engagés et à venir.

D’abord classé par l’OCDE sur la « liste noire » puis reclassé, en avril 2009, en « liste grise » des paradis fiscaux non coopératifs, le Panama procède aujourd’hui à des réformes pour faire évoluer sa législation fiscale, en dépit de la forte résistance de certains secteurs, tout en préservant sa spécificité de plate-forme régionale et en continuant à attirer des capitaux étrangers. Si les mesures annoncées par le gouvernement semblent encore en-deçà des critères d’échange d’informations fiscales fixées par l’OCDE, le Panama vient de signer avec la France un traité de non-double imposition, qui est le 12ème accord de ce genre signé par le Panama, nombre qui lui permet enfin de sortir de la liste grise de l’OCDE des pays non coopératifs en matière fiscale.

Politique extérieure

La diplomatie panaméenne s’inscrit dans le cadre de la devise de la République « Pro Mundi Beneficio ». Elle se caractérise donc par un souci d’équilibre, qui la conduit à entretenir de bonnes relations avec le plus grand nombre d’Etats. Ce positionnement a valu au Panama, dans un contexte d’affrontement vif entre le Venezuela et le Guatemala, d’être élu au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour la période 2007-2008. Le Panama cultive sa relation avec quelques partenaires privilégiés.

Les Etats-Unis, qui ont soutenu le processus d’indépendance (1903) sur le plan politique, et qui ont achevé la construction du canal (1914), restent le premier utilisateur de la voie d’eau et le premier partenaire politique, stratégique, économique et commercial du pays (la moitié des exportations du Panama se fait à destination des Etats-Unis et 29% des importations en proviennent). Les relations politiques sont étroites (visites régulières de haut niveau) et bénéficient notamment du fait que la plus grande partie des élites panaméennes sont formées dans des universités américaines. Cependant, la ratification par le Congrès américain de l’accord de libre-commerce avec le Panama (CAFTA-DR) a été bloquée ; en effet, l’ancien Président de l’Assemblée Nationale panaméenne était accusé du meurtre d’un soldat américain durant l’intervention militaire. Le Panama, et sa communauté d’affaires, espèrent une ratification très prochaine de cet accord.

Le Panama, qui est pourtant membre du Système d’Intégration centraméricain (SICA), est assez réservé s’agissant de l’intégration centre-américaine. Il n’est pas encore partie au Système d’Intégration économique centraméricain (SIECA) et le gouvernement a fait voter une loi pour se retirer du Parlacen (parlement centraméricain) qu’il juge coûteux et inefficace.

Un autre partenaire naturel du Panama est le continent sud-américain. Le Panama entretient des relations étroites avec le Chili, 4ème utilisateur du Canal, avec lequel un accord de libre-échange a été signé. Il tente de se rapprocher du MERCOSUR, où il a un statut d’observateur. Le pays entretient des échanges suivis avec l’Equateur et le Pérou, utilisateurs réguliers du Canal.

Parallèlement au partenariat naturel avec l’Amérique latine, le Canal conduit le Panama à entretenir une relation étroite avec l’Asie. Le développement de l’économie chinoise et du commerce maritime de ce pays en font le 2ème utilisateur du Canal. A ce facteur économique s’ajoute un élément humain : 10% de la population panaméenne (300.000) est d’origine chinoise. Le maintien, à ce stade, de relations diplomatiques avec Taiwan conduit à une présence économique conséquente et à une aide substantielle de Taïpeh.

Troisième utilisateur du canal, le Japon entretient avec le Panama des relations tant économiques que de coopération, l’enveloppe qu’il alloue au Panama étant la première en valeur (20 MUSD/an). Les entreprises nippones, installées au Panama y sont dynamiques, notamment dans le secteur automobile. Cinquième utilisateur du canal, la Corée constitue un autre partenaire régulier du Panama, de même que Singapour, avec lequel un accord de libre-échange a été signé en 2006.

L’Union européenne est un partenaire commercial important du Panama. En 2007, l’UE a importé 585 M€ de produits panaméens (produits agricoles et matériel de transport) et exporté 1,7 Mds € de produits chimiques, machines et matériels de transport. Le Document Stratégie-pays 2007-2013 de l’Union européenne pour le Panama prévoit un financement de 38 M Euros (dont la quote-part française est de 18%). Ce programme est essentiellement orienté vers la cohésion sociale, la bonne gouvernance et l’intégration régionale.

Les relations entre le Panama et l’Union européenne ont surmonté une phase difficile : la Commission avait décidé, en décembre 2009, d’exclure le Panama du régime SPG+ (qui offre un accès préférentiel à ses exportations vers le marché européen) car son gouvernement avait oublié d’en solliciter la prorogation dans les délais. La Commission lui en a de nouveau accordé le bénéfice depuis le 1er juillet 2010. Le Panama bénéficiera de l’accord d’association entre l’Amérique Centrale et l’Union européenne, adopté durant le sommet de Madrid le 19 mai 2010,.

Mise à jour : 15.07.11

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