La France et la Nouvelle-Zélande

Brève

Remise officielle des têtes maories des collections des musées de France (23 janvier 2012)

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, a remis le 23 janvier, en application de la loi permettant leur restitution à la Nouvelle-Zélande par la France, dix-neuf têtes maories conservées dans les collections des musées de France et une dans les collections de l’Université de Montpellier I.

Présentation

Relations politiques

Les relations entre la France et la Nouvelle-Zélande sont excellentes. Depuis la visite à Paris du Premier Ministre néo-zélandais en 2003 qui a donné un nouvel élan à la coopération, les échanges se sont intensifiés. Le Premier ministre néo-zélandais, M. John Key, a effectué une visite en France le 27 avril 2011 où il s’est entretenu avec le Président de la République, le Premier ministre, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes et le ministre de l’Economie et des Finances.

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Alain Juppé, s’est rendu en Nouvelle-Zélande en septembre 2011, où il a notamment participé au « Dialogue Post-Forum » du Forum des îles du Pacifique, dont les thèmes principaux étaient le développement durable, le changement climatique et la coordination de l’aide dans le Pacifique Sud. La France, partenaire incontournable des États de la région, a ainsi réaffirmé son engagement en Océanie et son soutien à l’insertion croissante des collectivités françaises du Pacifique dans leur environnement régional.

M. Juppé s’est entretenu lors de sa visite avec le Premier ministre néo-zélandais, M. John Key, le ministre des Affaires étrangères, M. Murray McCully, le ministre de la Défense, M. Wayne Mapp et le leader de l’opposition, M. Phil Goff. Le ministre d’État et son homologue néo-zélandais ont signé une déclaration commune qui vise à renforcer la coopération politique et culturelle (dans les domaines, notamment, de l’Enseignement, de la lutte contre le changement climatique et de la coopération décentralisée) au niveau bilatéral comme régional.

M. David Douillet, ministre des Sports, s’est rendu en Nouvelle-Zélande à l’occasion de la Coupe du Monde de Rugby en 2011. Il a soutenu le Quinze tricolore, des quarts de finale jusqu’à la finale de l’équipe de France contre la Nouvelle-Zélande le 23 octobre 2011. Ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coupe du monde de rugby, M. Murray McCully, le ministre de la reconstruction de Christchurch, M. Gerry Brownlee, et le ministre de la Défense et de la recherche scientifique, M. Wayne Mapp, ont permis de renforcer encore davantage notre coopération et de confirmer l’excellence de nos relations bilatérales, marqués par la compétition sportive entre les deux pays.

Trois autres membres du gouvernement français se sont rendus en Nouvelle-Zélande depuis 2003 : M. François Loos, ministre délégué au Commerce extérieur et M. Renaud Muselier, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, en 2003, puis M. Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux Anciens Combattants en 2005.

Les relations se sont en outre sensiblement renforcées dans le Pacifique où la France est présente à travers ses trois collectivités territoriales : Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna. Les visites de M. Phil Goff, alors ministre des Affaires étrangères et du Commerce, en Polynésie française en mars et juillet 2003 et en Nouvelle-Calédonie en mars 2005 ont resserré les liens avec nos collectivités. Mme Thémereau, Présidente du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, s’est rendue en juillet 2005 en Nouvelle-Zélande, où elle s’est entretenue avec le Premier ministre et plusieurs ministres. M. Temaru, alors Président de Polynésie française, a effectué sa première visite officielle en Nouvelle-Zélande en juillet 2005. Ces premières visites officielles des Présidents des exécutifs calédonien et polynésien ont constitué un signal fort pour l’insertion régionale de nos collectivités. La Nouvelle-Zélande a d’ailleurs soutenu en 2006 l’accession de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française au statut de membre associé, et celle de Wallis-et-Futuna au statut d’observateur au sein du Forum des Iles du Pacifique, l’organisation politique et de coopération de la région.

En juillet 2010, le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, M. Murray McCully s’est rendu en Nouvelle-Calédonie et a souhaité qu’un dialogue politique régulier soit établi entre Wellington et Nouméa.

Les grands objectifs de la France et de la Nouvelle-Zélande convergent dans la région océanienne. La France souhaite renforcer l’insertion de ses collectivités du Pacifique dans leur environnement régional, ce que soutient la Nouvelle-Zélande. La tenue du Sommet France - Océanie en juillet 2009, présidé par le ministre des Affaires étrangères et européennes, a permis d’approfondir cette politique.

http://www.ambafrance-nz.org/

Relations commerciales bilatérales

Nos échanges bilatéraux se caractérisent par leur modestie, l’irrégularité de nos exportations, essentiellement industrielles et dominées par les « grands contrats », aéronautiques en particulier, et la stabilité de nos importations, essentiellement agricoles et agro-alimentaires, contenues, depuis 2005, dans une fourchette de 320 à 360 M euros.

Les exportations françaises améliorent, au 1er semestre 2011, la progression amorcée sur l’année 2010 et atteignent 196 Meuros. L’essentiel de cette hausse revient à la ligne des « matériels de transport » au 1er rang de nos ventes (100 Meuros). Nos importations, qui concernent essentiellement des produits agricoles, progressent de 8,7% et s’établissent à 210,5 Meuros. Les viandes ovines représentent à elles seules un flux de 140 Meuros.

Coopération culturelle, scientifique et technique

La coopération culturelle

Le français reste la première langue étrangère enseignée dans le pays, devant la langue japonaise. Le programme d’assistants de langue en France permet chaque année à une cinquantaine de jeunes Néo-Zélandais de découvrir notre pays et notre langue. Par ailleurs, les Visas « Vacances-Travail » (VVT) destinés aux jeunes entre 15 et 30 ans permettent aux Néo-Zélandais de se rendre en France pour y travailler ou y séjourner pour une durée maximum d’un an. Les Français en bénéficient également pour se rendre en Nouvelle-Zélande dans les mêmes conditions. Environ 200 Néo-Zélandais et 1500 Français l’utilisent chaque année.

Enfin, la littérature est l’un des piliers de la coopération culturelle entre les deux pays. Il existe en effet deux résidences d’écrivains à Menton et Wellington. Par ailleurs, la littérature néo-zélandaise a été mise à l’honneur en France en novembre 2006 dans le cadre de l’opération « Belles Etrangères » (traductions et rencontres avec des auteurs) organisée par le ministère de la Culture.

Le Fonds d’amitié France-Nouvelle-Zélande a été créé en 1991 avec une dotation d’un capital de

1,8 M d’euros. Le comité directeur sélectionne des projets permettant la promotion et le dialogue culturel entre nos deux pays (échanges culturels, scolaires, sportifs, universitaires…).

Un amendement à l’accord a été adopté en octobre 2006, destiné à permettre, en mettant fin à la pérennité du capital, le financement de projets annuels de coopération plus conséquents.

La demande néo-zélandaise de retour des têtes maories conservées dans les musées français a été satisfaite, une loi visant à l’autoriser ayant été adoptée le 4 mai 2010. Environ vingt têtes maories ont été recensées à ce jour dans les collections des Musées de France. Une cérémonie a déjà été organisée le 12 mai 2011 au Musée national néo-zélandais à Wellington à l’occasion du retour de la première tête en provenance du musée de Rouen, en présence d’une délégation du Sénat. En ce qui concerne les pièces conservées dans les autres musées français, une cérémonie pourrait être organisée à l’occasion de l’exposition « E Tu Ake, trésors maoris », qui sera présentée au Musée du Quai Branly du 4 octobre 2011 au 22 janvier 2012.

La coopération scientifique

La coopération scientifique entre les deux pays a toujours été dynamique dans les secteurs de la volcanologie, la sylviculture et l’agriculture.

Un nouvel élan a été donné en 2005 par la signature du programme scientifique commun "Dumont d’Urville" (programme Hubert Curien). Des projets d’une durée de deux ans sont désormais financièrement soutenus à part égale par les deux Etats dans les domaines des nanotechnologies, des biotechnologies et des énergies renouvelables.

La recherche dans le Pacifique sur des problématiques propres à la région est aussi encouragée par la France à travers son Fonds de coopération économique, sociale et culturelle pour le Pacifique (4 à 5 projets entre la Nouvelle-Zélande et les collectivités françaises du Pacifique sont soutenus chaque année par ce « Fonds Pacifique »).

Autres types de coopération bilatérale

Les relations militaires bilatérales continuent de se renforcer au bénéfice de l’ensemble de la région Océanie. Les 5èmes consultations politico-militaires se sont tenues en mai 2011 à Wellington. Les visites régulières de personnalités permettent un contact de haut niveau entre nos forces dans le Pacifique et les forces armées néo-zélandaises. Nos armées sont amenées à coopérer régulièrement, notamment pour la mise en oeuvre de l’accord FRANZ (France, Australie, Nouvelle-Zélande) pour des interventions en cas de catastrophe naturelle dans la région, comme ce fut le cas en faveur du Vanuatu touché par un cyclone en février 2011.

La fraternité d’armes forgée durant la Première Guerre mondiale reste très vivante. Un accord relatif à la "mémoire partagée" a été signé lors de la visite en France de Mme Clark, Premier ministre, en juin 2004. Les visites de M. Mekachera, secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, en février 2005, ainsi que celles en France de ses homologues, M. Rick Barker, en octobre 2006, puis de M. Mahara Okeroa en février 2008, témoignent de l’importance de cette dimension dans la relation bilatérale.

Mise à jour : 30.11.11

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