Après les terribles attaques terroristes qui ont frappé la ville de Kano, la France est mobilisée pour venir en aide aux victimes par la livraison de 600 kilos d’aide médicale qui permettront de soigner les personnes blessées dans ces violences.
Le Président Obasanjo a effectué en février 2000 la première visite d’Etat d’un Chef d’Etat nigérian en France. Le président de la République s’est rendu à Abuja en juillet 1999. Le ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine a effectué en juin 2001 une visite à Abuja, où il a tenu la première réunion du Forum franco-nigérian de dialogue. Le Ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie s’est entretenu le 7 avril 2004 avec Mme Ngozi Okonjo Iweala, Ministre de l’Economie et des Finances. Celle-ci s’est de nouveau rendue à Paris en janvier et en avril 2005 (entretiens avec le Ministre de l’Economie et des Finances), pour évoquer notamment la question de la dette. Le président Obasanjo est venu en visite officielle en France du 24 au 26 mai 2005.
L’année 2008 a vu les déplacements en France du président de la Chambre des représentants, Dimeji BANKOLE (mars), du ministre des Affaires étrangères Ojo MADUEKWE (mai) et du Président YAR’ADUA (juin). A l’occasion de la visite officielle en France du chef de l’Etat nigérian, nos deux pays sont convenus d’établir un partenariat stratégique. La France et le Nigeria souhaitent notamment renforcer leur dialogue politique, la coopération dans les domaines économiques et énergétiques, culturel et technique, judiciaire, et en matière de coopération militaire et de défense.
Anne-Marie IDRAC, Secrétaire d’Etat chargée du commerce extérieur, a effectué une visite au Nigeria les 7 et 8 octobre 2008.
Le Premier ministre, François FILLON a effectué une visite officielle les 22 et 23 mai 2009. A cette occasion, plusieurs textes et accords ont été signés, notamment un accord de coopération judicaire en matière pénale et un mémorandum sur la coopération de défense et la sécurité maritime. Après s’être entretenu à Abuja avec le Président Yar’Adua et les membres du gouvernement nigérian, le Premier ministre s’est rendu dans l’Etat de Rivers, dans la région du delta du Niger, pour rencontrer des entrepreneurs français (chantiers navals Piriou et Total).
Lors du Sommet Afrique France en 2010, le président Goodluck Jonathan, dont c’était le premier déplacement à l’étranger depuis son investiture, s’est entretenu avec le président Sarkozy.
La présence économique française au Nigeria est plus que centenaire (la CFAO s’est installée en 1902). Le Nigeria est la première destination des investissements directs français. On trouve des entreprises françaises dans le secteur pétrolier et gazier (Total, Technip…), dans le secteur industriel (Lafarge, Peugeot, Michelin, Air Liquide…), dans les services (SDV-Bolloré, Accor, Sodexho, Air France…), et les infrastructures (Bouygues, Groupe Eiffage, Alstom, Areva, Schneider).
Le volume total des échanges (importations + exportations de biens), très supérieur à celui enregistré avec chacun des états d’Afrique francophone, a dépassé le volume d’échanges avec l’Afrique du sud depuis 2005. Il présente une tendance générale croissante.
La taille du marché nigérian et le potentiel du pays génèrent des flux import/export considérables à 4,5 Md EUR environ au cours des dernières années. Les ventes françaises au Nigéria oscillent sur une pente ascendante (1,1MdEUR en 2007, 1,5MdEUR en 2008, 1,2MdEUR en 2009, 1,6 Md en 2010). Même si les douze derniers mois connus font apparaître un palier, le Nigéria reste au premier rang parmi nos clients en Afrique subsaharienne, très proche de l’Afrique du sud. Nous serions le quatrième pays fournisseur derrière la Chine, les Etats-Unis et les Pays-Bas avec une part de marché de 6 %. Le Nigeria est respectivement notre 11ème et 5ème fournisseur de pétrole et de gaz
Le Nigeria appartient à la Zone de Solidarité Prioritaire. Notre coopération, privilégie l’enseignement du français (3/5ème de nos appuis bilatéraux) ainsi que les échanges scientifiques et culturels.
Prenant en considération ses efforts de réformes économiques et institutionnelles, les membres du Club de Paris ont consenti en octobre 2005 un allégement de 60 % de la dette bilatérale du Nigeria (environ 18 milliards de dollars sur 30). La France, qui était le 2ème créancier bilatéral du Nigeria, avait un encours total de 6,2 milliards de dollars.
Un mémorandum d’entente sur les grandes orientations de la coopération franco-nigériane (l’enseignement du français et la diversité culturelle, l’enseignement supérieur et la recherche, le renforcement de la gouvernance et de l’état de droit) a été signé à l’occasion de la visite du Premier ministre au Nigeria, le 22 mai 2009.
Le Nigeria accueille deux centres culturels, neuf Alliances françaises, un lycée français à Lagos, une école française à Abuja et des écoles d’entreprises à Port-Harcourt et Kaduna. La France est le 5ème pays d’accueil des étudiants en provenance du Nigeria (135 étudiants sur la période 2007-2008, dont 35 boursiers du gouvernement français).
L’AFD est présente au Nigeria, par le bureau régional de Proparco installé à Lagos depuis 2007 et par la réouverture de son bureau à Abuja, depuis juin 2008. Elle se concentre sur deux secteurs prioritaires où la France peut faire valoir une réelle expertise en synergie avec d’autres bailleurs de fonds, essentiellement avec la Banque Mondiale : les infrastructures de développement (énergie, eau et assainissement, transports, habitat,…) et le soutien au secteur productif non pétrolier (agriculture, PME, micro-finance…).Les prévisions d’activité en prêts concessionnels sont de 220 M $ en 2012, et de 270 M $ en 2013.
Mise à jour : 10.11.11
