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Présentation du Niger

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Niger
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : Mahamadou Issoufou (depuis le 07 avril 2011)
Premier ministre : Brigi Rafini (nommé le 07 avril 2011)


Données géographiques

Superficie : 1 267 000 km² (France : 675 417 km²)
Capitale : Niamey
Villes principales : Zinder, Maradi, Tahoua, Agadez
Langue officielle : Français
Langues courantes : Haoussa, Djerma, Tamasheq
Monnaie : Franc CFA (100 FCFA = 0,15 €)
Fête nationale : 18 décembre (indépendance, en 1960)


Données démographiques

Population : 16,64 millions d’habitants (PNUD, 2013)
Densité : 13,1 habitants/km²
Croissance démographique : 3,66 % par an (CIA World Factbook, 2010)
Espérance de vie : 55,1 ans (PNUD, 2013)
Taux d’alphabétisation : 28,7 % (PNUD, 2013)
Religion : Islam 80 %, animisme et christianisme 20 % (CIA World Factbook)
Groupes ethniques : Haoussa (55 %), Djerma (21 %), Touareg (9 %), Peuhl (8,5 %), Kanouri (5 %), autres (1,5 %) (CIA World Factbook)
Indice de développement humain : 186ème sur 187 pays (PNUD, 2013)


Données économiques

PIB : 6,0 Mds$ (Banque mondiale, 2011)
PIB par habitant : 374 dollars (Banque mondiale, 2011)

Taux de croissance : 12,5 % ( African Economic Outlook, 2012)
Taux de chômage : nc
Taux d’inflation : 3,9 % (African Economic Outlook, 2012)

Solde budgétaire (2007) : -2,8 % du PIB (African Economic Outlook, 2012)
Balance commerciale (2007) : - 158 M$ (EIU, 2008)

Principaux clients : Russie, Nigéria, Ghana, Corée du Sud (EIU, 2011)
Principaux fournisseurs : Chine, France, Nigéria, Polynésie française (EIU, 2011)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 39,5 %
  • industrie : 14,9 %
  • services : 45,6 %

Exportations de la France vers le Niger : 210 M€ (Mission économique)
Importations françaises depuis le Niger : 193 M€ (Mission économique)


Données consulaires

Consulat de France : Niamey
Communauté française au Niger : 1645 inscrits en avril 2013
Communauté nigérienne en France : 1725 (MIIINDS, 2008)


Géographie du Niger

Le climat au Niger est tropical et sec durant l’année, hormis en saison des pluies, entre les mois de mai et septembre. Aucun décalage horaire avec la France n’est à prévoir en période d’hiver.

Le pays est traversé par le fleuve Niger, le Nord est dominé par le désert. Le Niger partage des milliers de km de frontières désertiques avec ses voisins immédiats (le Tchad, la Libye, l’Algérie et le Mali).


Politique intérieure

Les années Tandja

En dépit d’une situation sociale difficile, le Niger a connu une certaine stabilité politique de 1999 à 2009. Les deux mandats du président Tandja ont été marqués par la mise en place d’institutions et l’animation d’un débat public entre le régime, l’opposition, la société civile et la presse.

Mais l’année 2009, qui devait être une année d’échéances électorales et de consolidation de la démocratie, a été marquée par la volonté du président Tandja de rester au pouvoir à l’issue de ses deux mandats, en dépit de la limite fixée par la Constitution nigérienne. Le chef de l’Etat a décidé, en dépit du caractère inconstitutionnel de cette démarche et de l’opposition de la majeure partie de la classe politique nigérienne, de soumettre au référendum un nouveau projet de constitution qui prolongeait son mandat de 3 ans et supprimait la limite des mandats présidentiels.

Ce référendum, tenu le 4 août 2009, a été suivi d’élections législatives le 20 octobre et locales le 27 décembre. Ces trois scrutins ont été boycottés par l’opposition et condamnés par la communauté internationale (suspension de la CEDEAO, ouverture de la procédure de consultations article 96 de l’accord de Cotonou entrainant la suspension à titre conservatoire de la coopération communautaire, soit 458 M€ au titre du 10e FED).

Le 18 février 2010, le président Tandja a été renversé par un coup d’Etat militaire. Les militaires qui ont pris le pouvoir ont institué un « Conseil suprême pour la restauration de la démocratie » (CSRD), présidé par le Chef d’escadron Salou DJIBO. Les premières mesures ont été de suspendre la Constitution contestée de la VIe République et de dissoudre les institutions qui en découlaient.

Le CSRD a annoncé trois objectifs principaux : assainir la situation (lutte contre la corruption), réconcilier les Nigériens et restaurer la démocratie. Le CSRD a progressivement mis en place les différentes institutions de la transition, dont le Conseil consultatif national, chargé de faire des propositions sur les modalités et la durée de la transition, le Comité des textes fondamentaux (élaboration d’une nouvelle Constitution, du Code électoral, d’une Charte des partis politiques, etc.) et le Conseil constitutionnel de transition chargé de donner son avis sur les projets de textes et de contrôler la régularité des scrutins électoraux.


Le mandat du Président Issoufou

Les responsables de la transition ont respecté leur engagement à ne pas se présenter aux élections, le calendrier a été tenu et la transition s’est déroulée sans heurts. Après le référendum du 31 octobre (90,18% de « oui » pour le nouveau projet de Constitution), se sont tenues les élections locales le 11 janvier, les législatives et le 1er tour de la présidentielle le 31 janvier, le 2ème tour le 12 mars. Les taux de participation enregistrés peuvent être considérés comme assez élevés pour le Niger (52,65% au scrutin référendaire, 45,5% aux élections locales, 51,56% aux législatives/ 1er premier tour de la présidentielle, 48,17% au second tour).

Le parti de M. Mahamadou Issoufou, candidat du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme et opposant historique à l’ancien président Tandja, est arrivé en tête aux locales et aux législatives et Mahamadou Issoufou a remporté l’élection présidentielle. Son investiture s’est tenue le le 7 avril 2011. Il a nommé M. Brigi Rafini, un Touareg, comme Premier ministre d’un gouvernement d’alliance, entre le PNDS (Parti national pour la démocratie et le socialisme) et le Moden Lumana (Mouvement démocratique nigérien pour une fédération africaine) de Hama Amadou, président de l’Assemblée nationale.

En août 2013, l’alliance gouvernementale au pouvoir, fragilisée depuis plusieurs mois, est rompue avec le ralliement de Hama Amadou à l’opposition. Le Moden, le MNSD (Mouvement national pour le développement de la société) et la CDS (Convention démocratique et sociale) ont créé, avec une vingtaine de partis politiques, l’Alliance pour la république, la démocratie et la réconciliation. Le Président Issoufou gouverne, depuis lors, à la tête d’une majorité plus resserrée.


Situation sécuritaire

Après plusieurs années d’apaisement, la rébellion touareg est réapparue au Niger en 2007 sous la conduite du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). Ce mouvement a développé une revendication politique cristallisée, au-delà de l’identité touareg, sur l’absence de retombées de la manne uranifère et d’avancées réelles de la décentralisation.

Après avoir longtemps privilégié l’option militaire (instauration d’un « état de mise en garde » dans la partie nord du pays, conférant un rôle prédominant aux forces armées), le président Tandja a finalement accepté d’engager des pourparlers sous l’égide de la Libye entraînant progressivement le désarmement des mouvements de rébellion en échange d’un décret d’amnistie général.

Le Président Issoufou est parvenu à maintenir l’unité nationale, grâce à une politique de redistribution de la manne uranifère, la présence de l’Etat dans le nord Niger et l’intégration de la communauté touareg dans les sphères politiques locale et nationale.

Outre les trafics transfrontaliers qui traversent la région sahélo-saharienne, le Niger est également confronté à la menace terroriste représentée par Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), devenu Al Mourabitoune et Boko Haram. En témoignent les enlèvements par AQMI de l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Niger, M. Robert Fowler, et de son assistant, le 14 décembre 2008 à 40 km de Niamey, et de quatre touristes européens le 22 janvier 2009, à la frontière nigéro-malienne.

Les évènements se sont depuis accélérés : tentative d’enlèvement de 4 ressortissants américains à Tahoua fin 2009, accrochage de l’armée nigérienne avec une cellule d’AQMI puis attaque suicide contre une garnison nigérienne en mars 2010, enlèvement le 20 avril 2010 près d’Agadès d’un ressortissant français, Michel Germaneau, exécuté par ses ravisseurs au mois de juillet, enlèvement de 5 ressortissants français, d’un ressortissant togolais et d’un ressortissant malgache dans la nuit du 15 au 16 septembre 2010 à Arlit (une ressortissante française, le ressortissant togolais et le ressortissant malgache ont été libérés le 25 janvier 2011, les autres ressortissants français ont été libérés le 30 octobre 2013), enlèvement le 7 janvier 2011 de deux ressortissants français à Niamey décédés le lendemain.

Le 14 octobre 2012, le MUJAO a enlevé (puis libéré) 5 employés nigériens d’une ONG, un employé tchadien enlevé est décédé à la suite de ses blessures. Enfin, des attaques terroristes perpétrées le 23 mai 2013 et revendiquées par le MUJAO ont visé un site minier à Arlit, ainsi que l’Ecole nationale des sous-officiers d’Agadez, faisant 25 victimes nigériennes.

La crise malienne exerce une pression sur le Niger. Aujourd’hui, près de 50 000 réfugiés maliens sont recensés au Niger. Le Niger soutient l’opération Serval. Par ailleurs, un contingent nigérien participe à la MINUSMA déployée au Nord Mali.

Ces différents évènements ont conduit le ministère des affaires étrangères à recommander à tous les ressortissants français de quitter les zones nord du Mali et du Niger (voir le site Conseils aux voyageurs du MAEE).


Situation économique

Avec un PIB par habitant d’environ 294 € et plus de 60% de la population vivant avec moins de 1 USD / jour, le Niger figure parmi les pays les plus pauvres du monde : l’indice de développement humain du PNUD 2011 le classe au 186ème rang sur 187 devant la RDC avec 0,287 (la moyenne pour l’Afrique sub-subsaharienne se situant à 0,475).

La population, estimée à 16,6 M d’habitants en 2013, croît à un rythme de 3,3% par an. Le désert couvre les trois quarts de la surface du pays et 85% de la population est concentrée dans un couloir de 100-150 km de large entre le Nord de la frontière nigériane et Niamey.

Les ressources naturelles du pays sont limitées, exception faite de l’uranium dont les ventes représentent près de 75% des exportations nigériennes. Areva est présente au Niger par l’intermédiaire de ses sociétés COMINAK, SOMAÏR et IMOURAREN.

La mine d’Azelik, opérée par des intérêts chinois (SOMINA = Société des Mines d’Azelik, détenue à 33 % par l’Etat nigérien, à 37 % par China Nuclear International Uranium Corporation, à 25 % par Zxjoy-Invest et à 5 % par Korea Ressources Corporation), a démarré son activité en décembre 2010 et produit aujourd’hui, 200 tonnes d’uranium.

Des projets sont également en cours dans le secteur pétrolier avec des sociétés chinoises (China Petroleum Pipeline pour la réalisation du pipe-line et CNPCI pour la construction de la raffinerie), pour l’exploitation du champ d’Agadem et son acheminement vers la raffinerie SORAZ (société de raffinage de Zinder) d’une capacité, qui sera, à terme, de 20 000 bpj. Le produit de la raffinerie sera destiné aux besoins du pays (6000 bpj) et le surplus (environ 2/3) à des fins d’exportation.

En termes de climat des affaires, le Niger est classé au 176ème rang sur 185 dans le classement Doing Business 2013. Il a été reçu parmi les pays conformes à l’ITIE (Initiative pour la Transparence des Industries Extractives) depuis la session du Conseil international de l’ITIE de mars 2011.


Politique extérieure

Le premier objectif de la politique étrangère du Niger est d’entretenir de bonnes relations avec ses voisins (Tchad, Libye, Algérie, Mali, Burkina Faso, Bénin et Nigeria), dont il dépend pour ses échanges et sa sécurité. Le Niger est également actif en matière d’intégration régionale : il a adhéré à la Commission du bassin du lac Tchad, à la CEN-SAD en 1998, et à l’Autorité du bassin du Niger (ABN), dont le siège est à Niamey. Membre fondateur de la CEDEAO, le Niger a été parmi les premiers à signer et ratifier l’acte constitutif de l’Union Africaine.

Le président Tandja a participé aux efforts de gestion de crise dans la sous-région (ONUCI en Côte-d’Ivoire, succession d’Eyadema au Togo, Guinée-Bissao). Ses manœuvres inconstitutionnelles en 2009 ont cependant conduit à l’isolement progressif du pays sur la scène internationale. La remise du pouvoir aux civils le 7 avril 2011 a permis une normalisation complète des relations avec la communauté internationale et notamment une reprise de l’aide européenne.

Le Niger et le Bénin ont résolu de façon pacifique un différend frontalier portant sur une trentaine d’îles situées sur le fleuve Niger, en le soumettant à l’arbitrage de la CIJ (12 juillet 2005). Les relations du Niger avec le Nigeria sont anciennes et étroites de par la communauté de langue et de culture qui lie les importantes communautés haoussas des deux pays.

De plus, le Nigéria fournit au Niger la quasi totalité de ses approvisionnements en énergie électrique. Fortement touchés par les retombées de la crise sahélienne, les deux pays ont signé en octobre 2012 un accord de sécurité et de défense, permettant de déployer des patrouilles mixtes pour surveiller leur frontière commune.

Le Niger a également développé ses relations avec la Chine, qui est devenue un partenaire commercial important et un investisseur majeur dans les secteurs du pétrole et de l’uranium. En juillet 2012, le Président Issoufou a effectué une visite officielle en Chine.

Le Niger a soutenu l’action de la France au Sahel. Il a été, avec le Tchad, parmi les premiers Etats africains à s’engager militairement au Nord Mali, dans le cadre de la mission internationale de soutien au Mali (MISMA). Un bataillon de 675 soldats nigériens est actuellement déployé au Nord Mali, dans le cadre de la mission des nations Unions pour la stabilisation du Mali (MINUSMA).

Le Niger développe par ailleurs sa coopération de sécurité et de défense avec ses voisins. Des accords ont ainsi été signés, pendant le mandat du président Issoufou, avec la Mauritanie, le Tchad et le Nigéria.


Mise à jour : 14.01.14

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