
Données générales
Politique intérieure
Situation économique
Politique extérieure
Nom officiel : Nauru
Superficie : 21,3 km²
Population(2008) : 13 300 hab.
Capitale : Yaren
Langue (s) officielle (s) : nauruan
Langue (s) courante (s) : nauruan, anglais
Composition de la population : Nauruans (58 %), Micronésiens des EFM (26 %), Chinois (8 %), Européens (8%)
Monnaie : Dollar australien (1 dollar australien = 0,56 euro, taux de chancellerie du 16/07/2009)
Fête nationale : 31 janvier
Croissance démographique : 2,3 % (estimation 2008)
Espérance de vie : Hommes (52,5 ans) , Femmes (58,2 ans)
Taux d’alphabétisation : 97 %
Religion (s) : protestante 60%, catholique 30%autres 10 %
PIB (2006) : 27,6 M USD
PIB par habitant (2006) : 2 807 USD
Taux de croissance (2004) : 2,6%
Balance commerciale(2006) : - 22 M USD
Principaux clients : Afrique du Sud, Inde, Corée du Sud
Principaux fournisseurs : Corée du Sud, Australie, Etats-Unis
Surnommée « l’île charmante » (Pleasant Island) à sa découverte en 1798, Nauru est une île corallienne isolée de 21 km². Située à 41 km au sud de l’équateur, Nauru est à 1000 kilomètres à l’ouest de Tarawa (Kiribati) et 2000 km au sud de Palikir (Etats Fédérés de Micronésie). L’île de Nauru est rattachée à l’aire micronésienne.
Occupée par l’Allemagne en 1888, Nauru est placée sous mandat australien au lendemain de la Première guerre mondiale. Nauru accède à l’indépendance le 31 janvier 1968 et devient le 14 septembre 1999 la plus petite république à siéger aux Nations Unies.
Nauru est une république dont le Président assume les fonctions de chef d’Etat et de chef de gouvernement. Le Président de la République est élu pour une mandat de 3 ans par le Parlement. Le pouvoir législatif est représenté par un Parlement monocaméral de 18 membres, représentant les 14 districts de l’île de Nauru.
Le Président de la République est M. Marcus Stephen. Il a succédé le 19 décembre 2007 à M. Ludwig Scotty, renversé par une motion de censure parlementaire. M. Marcus Stephen s’est vu confirmé comme Président suite aux élections législatives du 26 avril 2008.
Nauru a longtemps suscité l’envie de ses voisins du Pacifique grâce à ses gisements de phosphates,
qui lui ont valu, jusqu’aux années 1980, l’un des PIB par habitant les plus élevés au monde. L’exploitation, débutée en 1907, s’est interrompue en 2003, suite à l’épuisement des réserves primaires de phosphate. Nauru, qui figurait parmi les pays les Etats plus riches de la planète, s’est retrouvé, à partir de 2004, en état de faillite économique.
Le Forum des Iles du Pacifique a lancé en juillet 2005 un plan de secours au bénéfice de Nauru, le PRAN (Pacific Regional Assistance to Nauru). Ce programme apporte une assistance technique sectorielle (notamment pour la justice, l’aménagement du territoire, les relations extérieures).
Aujourd’hui Nauru s’efforce de relancer l’exploitation de gisements secondaires de phosphate, dont la capacité est estimée à une vingtaine d’années. L’exploitation à grande échelle du phosphate est cependant révolue, et vient désormais en appoint des redevances de pêche payées par les armateurs taïwanais, coréens et japonais, principale source de revenu de l’Etat insulaire (environ 6 M USD par an).
Doté de ressources agricoles limitées, Nauru importe 90 % des biens alimentaires consommés dans l’île.
Nauru figure sur la liste grise des paradis fiscaux établie par l’OCDE le 2 avril 2009.
L’Australie, ancienne puissance de tutelle, demeure le principal partenaire de Nauru. L’aide australienne s’élève à 14,6 M euros pour 2008-09. Canberra entretient par ailleurs certains équipements collectifs (eau, électricité) et assure une importante assistance technique (notamment dans les domaines des finances, de la police, de l’éducation).
L’Australie finance aussi un fonds de compensation doté de 25 M euros sur 20 ans (1993-2013) pour les conséquences environnementales liées à l’exploitation du phosphate sur l’île par des compagnies australiennes pendant la période du mandat.
Canberra maintenait depuis 2001 à Nauru un centre de rétention « extra-territorial » pour immigrants clandestins interpellés par les autorités australiennes dans le cadre de la politique de dissuasion migratoire (« solution Pacifique ») engagée par le Premier Ministre John Howard. La fermeture du centre a été annoncée par le nouveau Premier ministre australien, M. Kevin Rudd, dès son arrivée au pouvoir en novembre 2007.
Nauru entretient des relations diplomatiques avec Taïwan. Entre 2002 et 2005, à l’initiative de l’ancien président Harris, Nauru s’était détourné de Taïwan au profit d’un rapprochement avec la Chine Populaire.
Les relations avec l’Union Européenne se sont renforcées depuis l’admission en 2000 de Nauru dans la catégorie des pays ACP. L’enveloppe de programmation, au titre du 10ème Fonds Européen de Développement (2008-2013), se monte à 2,9M euros, dont 85 % sont consacrés à des projets dans les domaines des énergies renouvelables.
Mise à jour : 02.10.09.