Présentation de Monaco

Présentation

Données générales

Données générales et géographiques

Nom officiel :Principauté de Monaco

Superficie : 2,02 kms

Capitale : Monaco

La Principauté est composée de cinq quartiers : Monaco ville : siège historique de la Principauté qui occupe le Rocher ; Monte-Carlo : fondé en 1866, sous le règne du Prince Charles III, il se définit comme le quartier autour du casino ; Moneghetti : quartier du jardin exotique ; Fontvieille : quartier gagné sur la mer (22ha), complexe urbain, sportif, touristique et zone industrielle « non polluante ». Langue officielle : Français

Monnaie : Euro ( 1er janvier 1999)

Fête nationale : 19 novembre

Accès : La Principauté est accessible par le réseau autoroutier. L’aéroport international Nice-Côte d’Azur est situé à 30 minutes Des navettes hélicoptère permettent des liaisons avec l’aéroport toutes les 20 minutes (héliport de Fontvieille). La gare souterraine de Monaco, inaugurée en novembre 1999 est située sur la ligne Marseille-Vintimille.

Données démographiques

Estimation 2008 : 32 800 hab. (dont 8 900 Français env. et environ 8000 Monégasques.Plus de 121 nationalités

Espérance de vie : H : 76 ans ; F : 84 ans

Taux d’alphabétisation : 99 %

Religions : Catholiques : 93 %. La religion catholique est religion d’Etat.

Données économiques

Budget de l’Etat 2007 : Recettes : 845 600 700 Euros ; dépenses : 843 119 681 E ; excédents : 2 481 019 E

Répartition des recettes de l’ Etat : transactions commerciales ( TVA) : 47,43% ; transactions juridiques : 13,24% ;immobilier 12,87% ; bénéfices commerciaux : 8,19% ; monopoles concédés 58,65% ; monopoles exploités par l’Etat 4,30% ; droits de douane 3,09% ;autres recettes 2,18% ; domaine financier 3,04%.

PIB (2009) : 4.5 milliards d’euros courants

Taux d’inflation (2006) : 1,5 %

Balance commerciale globale (2007) : - 91 M euros (déficit)

Principaux clients : Europe : 54,71% ( dont UE 50,65%), Asie : 19,14% ; Afrique 13,73% ; Amérique : 10,51 % ; Oceanie 1,91% .

Principaux fournisseurs : Chine (34,89 %) ; Italie (18,55%) ; Japon (8,51 %)

Part de chaque secteur dans le PIB 2009 : services (74%) ; finances (14%) ; industrie (10%).

Exportations de la France vers Monaco : Monaco est en union douanière avec la France

Importations françaises de Monaco : idem

Communauté française à Monaco : Estimation 2007 : 8900 (en 2000 : 10 229 ; 1990 : 12 047)

Politique intérieure

La Constitution de 1962

La Constitution du 17 décembre 1962 a fait de la Principauté une monarchie héréditaire et constitutionnelle (auparavant, la Principauté était une monarchie de droit divin).

- Le pouvoir exécutif relève de la haute autorité du Prince Albert II (qui a accédé au Trône le 6 avril 2005, à la mort de son père, le Prince Rainier III). La direction du gouvernement est confiée au Ministre d’Etat, (actuellement, M. Michel ROGER, de nationalité française) assisté d’un Conseil de gouvernement composé de cinq départements : intérieur ; économie, finances ; affaires sociales et santé ; équipement, environnement, urbanisme ; relations extérieures, affaires économiques et financières internationales. Le gouvernement est responsable exclusivement devant le Souverain.

- Les pouvoirs législatifs et budgétaires sont exercés conjointement par le Prince et par le Conseil national. Ce dernier est composé de 24 membres élus pour 5 ans au suffrage universel direct par les seuls nationaux monégasques.

- Le pouvoir judiciaire est indépendant du gouvernement. Il est exercé par la cour et les tribunaux. Il n’y a pas de ministre de la justice. La Constitution consacre le principe de la justice déléguée : le pouvoir judiciaire appartient au Prince, qui en délègue le plein exercice aux cours et tribunaux, sous l’autorité de la cour de révision et du tribunal suprême. L’indépendance des juges est garantie.

La réforme constitutionnelle de 2002 (loi 1249 du 2 avril 2002)

En 2002, la Principauté a connu sa deuxième réforme constitutionnelle. Cette révision a conféré au Conseil national des facultés plus étendues en ce qui concerne
- les propositions de loi (l’initiative des lois est désormais partagée entre le Prince -projets de loi - et les Conseillers Nationaux - propositions de loi-) émanant de ses membres, auxquelles le gouvernement doit désormais répondre dans un délai de six mois, et

- le droit d’amendement des projets de loi gouvernementaux, qui lui est désormais reconnu dans certaines limites .

De plus, la révision constitutionnelle de 2002 a conféré au Conseil national des attributions nouvelles dans le domaine des relations extérieures.

Désormais les Traités et Accords internationaux sont portés à la connaissance de l’Assemblée après leur signature, mais avant leur ratification, alors que cette communication s’effectuait auparavant après ratification. Cette information est destinée à permettre au Conseil national de connaître la nature des engagements internationaux contractés par la Principauté sans pour autant lui conférer le pouvoir de ratifier qui relève toujours du Prince seul. Dans le même esprit, l’Assemblée est désormais informée chaque année de la politique extérieure de l’Etat par un rapport établi par le gouvernement.

La nouvelle Constitution du 2 avril 2002 a, d’autre part, élargi les compétences du Conseil National en matière budgétaire. Elle a aussi renforcé sa représentativité par l’adoption du scrutin à la proportionnelle et par l’abaissement de la majorité à 18 ans. Elle a également proclamé l’égalité hommes/femmes.

Paysage politique et élections

Conseil National : Les dernières élections ont eu lieu le 3 février 2008. La victoire de l’UPM (Union pour Monaco) confirme la volonté de stabilité politique des Monégasques. Depuis ces élections, les deux principaux groupes d’opposition (RPM, issu de l’UND et Valeurs et Enjeux) ont fusionné sous le nom Rassemblement et Enjeux. Le Président du Conseil national est aujourd’hui Jean-François Robillon, élu le 11 janvier 2010 pour succéder à M. Stéphane Valeri , nommé Conseiller de gouvernement pour les affaires sociales et la santé.

La Commune : Collectivité publique autonome de type « décentralisé » (bien que son territoire soit le même que celui de l’Etat), la Commune est la plus ancienne institution de Monaco (1215). Dotée de la personnalité juridique, elle est gérée par une Assemblée élue et soumise à la tutelle de l’Etat. L’autonomie de la Commune a été renforcée par la révision constitutionnelle de 2002 qui a complété les ressources propres de la Mairie par l’inscription au budget de l’Etat d’une dotation annuelle lui permettant de faire face à ses missions. Le Maire est aidé par un Conseil communal (composé de 15 membres élus pour 4 ans au suffrage universel direct, dernière élection 2007) consulté pour tout ce qui concerne l’urbanisme, l’animation de la cité et la qualité de vie des habitants.

Autres institutions monégasques

Le Conseil de la Couronne : composé de sept membres nommés par le Prince tous les trois ans, il peut être consulté par le Prince sur les questions touchant aux intérêts supérieurs de l’Etat et obligatoirement sur les sujets suivants : traités internationaux, dissolution du Conseil national, naturalisations, grâces et amnisties.

le Conseil d’Etat : ses 12 membres sont choisis et nommés par le Prince. Il est chargé d’émettre un avis sur les projets de lois et ordonnances soumis à son examen .

le Conseil économique et social : il est composé de 36 membres : 12 étant présentés par le Gouvernement en raison de leurs compétences, 12 choisis par le Gouvernement sur une liste dressée par l’Union des Syndicats et 12 choisis par le Gouvernement sur une liste dressée par la Fédération patronale. Parmi ses membres, on compte : 18 personnes de nationalité monégasque, 14 personnes de nationalité française, deux de nationalité italienne, un Belge et un Britannique. Le Président ( de nationalité monégasque) et le Vice Président sont choisis par le Prince. Le CES compte actuellement 7 sections : « affaires financières » ; « affaires sociales » ; « commerce et tourisme » ; « environnement et développement durable » ; « industrie et nouvelles technologies » ; « logement et cadre de vie » ; « urbanisme et prospective ». Cette assemblée a un rôle consultatif.

Atmosphère politique

L’atmosphère politique en Principauté a été marquée, ces dernières années, par des tensions au plan interne entre le gouvernement (dont les membres sont choisis par le Prince et ne sont donc pas automatiquement issus de la majorité parlementaire) et le Conseil national (parlement de 23 membres). Ce dernier a joué un rôle d’opposition à la politique menée par le Prince et le Ministre d’Etat. En s’appuyant sur les pouvoirs renforcés du Conseil national depuis la réforme constitutionnelle de 2002, son président, M. Stéphane Valéri, a tenté de s’affirmer sur la scène politique, au point de se déclarer candidat à la succession de M. Proust au poste de Ministre d’Etat.

Le Prince a finalement coupé court à ces critiques en nommant M. Valéri en tant que Conseiller de gouvernement (l’équivalent de notre de poste de ministre) pour les affaires sociales et la santé en janvier 2010. L’entrée d’un membre du Conseil national au gouvernement est une première dans l’histoire monégasque.

Cette décision habile permet aujourd’hui au Prince de mettre en œuvre, sans opposition frontale, son programme fondé sur l’aménagement urbain (extension du territoire monégasque et création de nouveaux espaces de logements et de commerce) et le renforcement de l’attractivité de la Principauté (mise en place d’un guichet unique pour les investisseurs, création d’un conseil stratégique pour l’attractivité etc.).

Cependant, le prix à payer de cette décision, par ailleurs politiquement judicieuse, a été l’éclatement du Conseil national, désormais privé de son leader charismatique, et l’absence de majorité claire capable de s’opposer mais aussi de soutenir la politique gouvernementale.

Situation économique et financière

Une économie liée à l’Union européenne

Monaco est pays tiers vis à vis de l’Union Européenne. Néanmoins, et à la suite d’arrangements ad hoc, la Principauté :
- fait partie du territoire douanier de la Communauté (règlement du parlement et du Conseil du 19 décembre 1996)
- est un point de passage autorisé pour l’entrée dans l’espace Schengen (décision du Comité Schengen du 28 juin 1998)
- a donné cours légal à l’Euro sur son territoire depuis le 1er janvier 1999

Par ailleurs, la Principauté a signé deux accords avec l’UE :
- sur la fiscalité des revenus et de l’épargne (accord signé le 7 décembre 2004 et entré en vigueur le 1er juillet 2005) : cet accord établit sur tout le territoire de l’UE une imposition forfaitaire des non-résidents sur les revenus de l’épargne, ainsi qu’un échange d’informations fiscales sous certaines conditions.
- sur l’exportation de produits pharmaceutiques et cosmétiques monégasques vers les Etats membres de l’UE (signé le 4 décembre 2003 et entré en vigueur le 1er février 2004).

Principales caractéristiques de l’économie monégasque

Au cours du XX siècle, la Principauté de Monaco a connu un fort développement économique. Véritable bassin économique générateur d’emplois pour la région, elle attire plusieurs dizaines de milliers de salariés par jour. On compte aujourd’hui plus de 44 000 emplois (publics et privés) pour 32 000 habitants. Chaque jour ce sont environ 28 000 Français et 6 000 Italiens des communes avoisinantes qui viennent y travailler.

L’organisation économique est définie par le Département des finances et de l’économie et s’appuie essentiellement sur deux organismes :

- La Direction de l’expansion économique (création d’entreprises, répertoire du commerce, dépôts de marque, brevets, statistiques ),
- Le Conseil économique et social (trente membres nommés par le Prince pour trois ans)consulté par le gouvernement sur toutes les questions concernant la vie économique de l’Etat.

L’économie monégasque est très diversifiée : commerces de détail, professions libérales, services, industries, tourisme, immobilier, travaux publics, banques et finances. Le commerce de détail concerne plus de 1000 établissements et représente un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros .

Le secteur des services est varié : informatique, télécommunications, transports, activités maritimes, banques, assurances.

- La place bancaire compte plus de 40 banques et 44 sociétés de gestion ;

- Le secteur du bâtiment BTP affiche d’excellents résultats : renforcement de l’urbanisation, modernisation du port, grands chantiers (construction du nouveau Yacht club, d’un nouvel hôpital ultramoderne (482 lits) début des travaux 2010, livraison 2013 ;

- le secteur industriel monégasque (39 sociétés sont implantées à Monaco, soit 5 378 emplois) constitue une partie importante de l’économie du pays et représente 9 % du chiffre d’affaires total. Il s’oriente vers des industries de pointe ou de niche (laboratoires pharmaceutiques) ;

- Le tourisme reste un secteur phare de l’économie monégasque. L’hôtellerie affiche ainsi un taux d’occupation dépassant les 60 % alors que le tourisme de croisière ne cesse d’augmenter.

Plusieurs groupements jouent un rôle important dans le domaine économique et social . Parmi ceux-ci :
- la Fédération Patronale Monégasque, le Groupement des Entrepreneurs monégasques du bâtiment, l’Union des syndicats de Monaco, le Groupement d’études des industries de transformation, le Groupement d’Intêret Economique, la Chambre de Développement économique, la Jeune Chambre Economique de Monaco.
- Le Tribunal du travail ; les organismes sociaux,( protection sociale des salariés) ; les Caisses sociales monégasques, ; la Caisse de compensation des services sociaux ; la Caisse autonome des retraites, la Caisse de garantie des créances des salariés ; la caisse d’assurance maladie, accident et maternité des travailleurs indépendants ; la caisse autonome des retraites des travailleurs indépendants

Le développement industriel (200.000 m2 d’immeubles transformés en « usines non polluantes ») est dû en grande partie aux aides de l’Etat par l’intermédiaire de la Chambre de Développement Economique (CDE) qui apporte un soutien logistique aux entreprises, en particulier pour favoriser leur développement à l’international.

Répartition des emplois suivant les secteurs : primaire : 0,07 % ; secondaire : 16,27 % ; tertiaire : 83,67 %. Le niveau des salaires est plus élevé qu’en France, bien que le salaire minimum monégasque soit aligné sur le SMIC français. Plusieurs mouvements sociaux ont été observés ces deux dernières années suite au départ annoncé de plusieurs entreprises ( SOFAMO, BIOTHERM du groupe L’Oréal). Cette situation liée au contexte international a conduit le Gouvernement à lancer un plan de relance. Le Ministre d’Etat a annoncé fin décembre la garantie d’un prêt de 13 millions d’euros pour l’industrie.

Questions financières et économiques internationales

Après avoir été identifiée par l’OCDE comme paradis fiscal non-coopératif, la Principauté de Monaco a réalisé d’importants progrès en matière de transparence fiscale. En signant avec d’autres pays de nombreux accords bilatéraux en matière d’échange d’informations fiscales, Monaco a réussi à sortir de la « liste noire » de l’OCDE pour rejoindre la « liste blanche » des pays coopératifs en septembre 2009.

Politique européenne

Monaco n’est ni membre de l’UE, ni de l’EEE, ni de l’AELE.

Cependant des échanges d’informations et des réunions ont été mis en place en septembre 2010, entre la Commission européenne et la Principauté de Monaco (avec d’autres Etats de petite dimension comme Andorre) pour évoquer les conséquences d’une éventuelle adhésion de Monaco à l’EEE. Celle-ci n’est cependant pas d’actualité à ce stade.

Politique étrangère

Le Prince Rainier III, décédé le 6 avril 2005 après plus de 50 ans de règne, a su orienter l’économie et les activités de la Principauté vers des secteurs clés (bâtiment, terrains gagnés sur la mer. Depuis son avènement, le Prince Albert II, a donné une impulsion majeure à la présence et à l’action internationale de la Principauté.

Monaco est ainsi devenu aujourd’hui :

Un membre actif de la communauté internationale et engagé des causes humanitaires

Membre actif de nombreuses organisations internationales à vocation politique, technique, scientifique, culturelle ou humanitaire, la Principauté est notamment membre de l’ONU depuis 1993 et du Conseil de l’Europe depuis 2004. Elle est aussi membre de l’OSCE, de l’Organisation Internationale de la Francophonie et de nombreuses organisations spécialisées de l’ONU (OMS, UNESCO, AIEA, OACI, OIAC, FAO, CTBTO, OMI, OMN, OMPI, OMT, BHI, UPU, UIT… organismes intergouvernementaux : CIESM, OEB, Interpol, Immarsat…). Monaco a été élu en 2009 membre du Conseil exécutif de l’UNESCO jusqu’en 2013. la Principauté a décidé, en février 2010, de nommer un Ambassadeur extraordinaire et délégué permanent auprès de l’UNESCO.

Depuis 2006, elle a renforcé son réseau diplomatique et consulaire en ouvrant une dizaine d’ambassades en Europe, une ambassade à Washington, une Représentation permanente à l’ONU New York et à l’ONU Genève, une Représentation auprès du Conseil de l’Europe, deux consulats généraux à Londres et à New York, et nommé 110 consuls dans 60 Etats. Le Gouvernement monégasque a ainsi nommé deux Ambassadeurs de la Principauté « non-résidents » en poste à Monaco. En 2010, onze nouveaux consuls ont été nommés, portant à 124 le nombre de consulats monégasques à l’étranger. En 2011, dans le cadre onusien, la Principauté a accepté de joué le rôle de facilitateur en vue de l’organisation de la prochaine RHN du 21 septembre marquant le 10ème anniversaire de la conférence de Durban (lutte contre le racisme).

Fin 2010 , plus de 50 Ambassadeurs étaient accrédités en Principauté, auxquels s’ajoutent 74 consulats. En 2009, dix nouveaux consulats ont été accrédités en Principauté : Brésil, Colombie, Espagne, Etats-Unis, Lettonie, Mali, Mexique, Niger, Pays-Bas et Suisse.

La Principauté a mis en place une politique originale d’action humanitaire reposant d’une part sur des fonds privés (Fight Aids Monaco, présidée par SAS la Princesse Stéphanie, AMADE, Association Mondiale des Amis de l’Enfance, présidée par SAR la Princesse de Hanovre) et d’autre part, sur fonds publics par un accroissement de l’Aide au Développement. Pour cette dernière, ce sont plus de 60 projets qui ont été développés par la Direction de la Coopération Internationale dans une vingtaine de pays partenaires (évalués à 4,5 M€). Le Gouvernement a prévu que l’Aide Publique au Développement (APD) puisse atteindre 0,7% du RNB à l’horizon 2012-2015. Par ailleurs un programme de Volontaires Internationaux Monégasques (VIM) a été créé en 2007.

A l’occasion du cinquantième anniversaire du Prince souverain, 18 ONG monégasques et la Direction de la Coopération Internationale réunie sous l’appellation « Monaco collectif humanitaire » ont présenté un projet qui a pour but d’accroître de manière significative le nombre d’enfants malades traités en Principauté pour des pathologies ne pouvant être soignées dans leur pays d’origine. Les établissements hospitaliers partenaire sont le CHPG (Centre Hospitalier Princesse Grace), le Centre cardio thoracique de Monaco et l’IM2S (Institut monégasque de Médecine et de Chirurgie Sportive).

La Principauté a organisé de mars à avril 2008 une exposition intitulée « Monaco et l’humanitaire 1958-2008 ».

Enfin, un rapprochement récent entre la Principauté et l’Agence française de Développement annonce une phase de coopération bilatérale intéressante entre nos deux pays dans le domaine du développement.

Un centre scientifique actif et un engagement fort sur les questions environnementales et le développement durable

La Principauté est un centre scientifique actif : outre le Musée océanographique et le Centre scientifique, créé en 1960, Monaco accueille le Laboratoire de l’Environnement Marin de l’AIEA et le Bureau Hydrographique International créé en 1921.

Le Prince Albert, souhaitant également rendre hommage à son aïeul Albert 1er et sensibiliser l’opinion internationale au changement climatique, a été le premier Chef d’Etat à atteindre le pôle nord géographique après une expédition à chiens de traîneau en 2006 et le pôle sud en 2009.

Très engagé sur les questions environnementales (« la préservation de l’environnement est pour moi une exigence de tous les jours » : message de nouvelle année 2009), Monaco promeut activement la défense de l’environnement par sa participation au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (la 10ème session spéciale du Conseil d’administration du PNUE- Forum mondial pour l’environnement - s’est tenue à Monaco du 19 au 21 février 2008) et la création de la Fondation Albert II qui soutient la mise en œuvre de solutions innovantes et éthiques dans trois grands domaines : le changement climatique, la biodiversité et l’eau.

Dans le cadre du biennium polaire international 2007-2009, Monaco a co-organisé avec la Présidence du Conseil de l’Union européenne une Conférence internationale intitulée « l’Arctique : un observatoire pour relever les défis des changements environnementaux » les 9 et 10 novembre 2008.

L’Accord franco-italo-monégasque (Accord RAMOGE), signé le 10 mai 1976 pour la protection des eaux du littoral méditerranéen et la prévention des pollutions de toute nature, donne lieu chaque année à une réunion de concertation des parties prenantes.

La Principauté est signataire depuis 1996 des accords PELAGOS (Accord entre l’Italie, Monaco et la France pour la protection des mammifères marins en méditerranée) et ACCOBAMS (Accord sur la Conservation des cétacés de la Mer Noire, la Méditerranée et de la zone atlantique adjacente ) et co-parraine la Commission Baleinière Internationale (CBI).

Un centre de référence pour l’organisation d’évènements internationaux « haut de gamme »

Monaco, référence en termes évènementiels, entend développer son image d’excellence dans les domaines sportifs, culturel et touristique.

Domaine sportif
- Sport automobile : le Grand Prix de Formule 1, créé en 1929, attire chaque année plus de 52000 spectateurs et 500 millions de téléspectateurs). Il génère, toutes activités confondues, un chiffre d’affaires de plus de 70 millions d’euros (on évalue le nombre de visiteurs pendant cette période à 200 000 environ)
- Tennis : le tournoi des Master Series de tennis au Monte Carlo Country Club attire les plus grands tennismen internationaux : 109 845 spectateurs en 2007 - 2034 membres ;
- Sports nautiques : de nombreuses manifestations haut de gamme dont, la « Classic Week » qui réunit tous les deux ans des voiliers anciens pour des courses en baie de Monaco (615 adhérents au Yacht Club de Monaco en 2007, 815 bateaux en course diverse).
- Football(stade Louis II à Fontvielle) : le club de football AS MONACO a une réputation internationale.

Monaco a par ailleurs organisé en juin 2007 les XIIème Jeux des Petits Etats d’Europe avec des athlètes venant de huit pays et plus de 1200 participants.

La Principauté a accueilli le départ du Tour de France les 3-4 juillet 2009.

Les Arts et la culture

Attaché à la diversité culturelle, Monaco produit chaque année un programme culturel très riche et varié : expositions, théâtre, opéra, orchestre philharmonique, ballets classiques et modernes de réputation internationale sont organisés à l’Orchestre Philharmonique, l’Opéra de Monte-Carlo, le Théâtre Princesse Grace, le Musée National. Le Grimaldi Forum, centre culturel et de congrès, jouit d’une réputation grandissanteavec des expositions de grande qualité : L’exposition « Grace Kelly » a fait un record d’entrées (135.000 visiteurs) en 2007.

De même, le Festival International du cirque, présidé par la Princesse Stéphanie, attire en janvier de chaque année plus de 30 000 spectateurs.

Le tourisme

Le tourisme reste un secteur phare de l’économie monégasque. Deux forces d’attraction anciennes ont permis de faire démarrer le tourisme à Monaco dès le XIXème siècle : d’une part, la Société des Bains de Mer de Monaco, créée en 1856, qui gère la plupart des établissements de loisirs et d’hôtellerie de la Principauté et a une renommée internationale. D’autre part, le Casino, créé la même année par le fondateur de la Société des Bains de Mer de Monaco, François Blanc, et inauguré en juillet 1865.

Aujourd’hui, l’industrie touristique est répartie entre le loisir individuel ( 79 % de la fréquentation hôtelière) et le tourisme d’affaires qui permet d’optimiser les structures d’accueil. Le Grimaldi Forum a donné une nouvelle dimension au tourisme d’affaires par l’accueil de congrès de plus grande importance (1800 places disponibles sur 3 niveaux).

L’industrie touristique monégasque est particulièrement florissante. Avec plus de 40 % de la clientèle de séjour provenant de pays de plus en plus nombreux et de plus en plus lointains, Monaco s’est affirmée au cours des récentes années comme une véritable marque de tourisme. La France et la Grande-Bretagne se trouvent en tête du marché du tourisme d’affaires international de Monaco. Les secteurs du médical, de l’informatique, de la finance, du sport et de l’automobile englobent 85% des nuitées totales du tourisme d’affaires monégasque.

Par ailleurs, la reconfiguration du port Hercule offre à la plaisance de meilleures conditions de mouillage et permet l’accueil de croisières haut de gamme. Avec quelques 205 escales, les croisières permettent l’arrivée de plus de 231 000 passagers. 38% d’entre eux sont originaires d’Amérique du nord, 54% de l’ Union Européenne, 4% d’ Asie /Océanie, 2% d’Amérique du sud et 3% d’Europe hors Union Européenne.

Une vocation méditerranéenne renouvelée

La Commission internationale pour l’exploration scientifique de la mer Méditerranée (CIESM) a été crée en 1910 par le Prince Albert 1er. Elle soutient la recherche scientifique et la lutte contre la pollution en Méditerranée et en mer Noire. C’est une assemblée délibérante, dirigée par un conseil des gouverneurs composé de représentants des Etats membres. A ce jour 23 pays, dont la France et Monaco, lui apportent l’appui politique nécessaire à sa mission. La présidence du conseil est assurée par SAS le Prince Albert II, élu en 2007 pour 6 ans. Cette structure témoigne donc, depuis plusieurs générations, d’une véritable volonté monégasque de participer aux activités de la Méditerranée.

Aujourd’hui, cette vocation méditerranéenne s’exprime à travers la participation active de Monaco à l’Union pour la Méditerranée et la volonté d’accueillir des conférence et réunions de haut niveau destinées à réfléchir sur des questions régionales.

Mise à jour : 09.11

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