En 2009, la Commission européenne avait choisi l’Association Concours européen de Piano (CEPOR) comme coordinatrice de l’ambitieux Programme européen de Piano qui prendra fin à l’issue de l’année 2011. Retours et témoignages de quelques acteurs du programme en Moldavie.
La France est un pays important pour la Moldavie : nous sommes l’un des Etats-membres les plus anciennement représentés à Chisinau et le seul pays étranger à y disposer d’un réseau culturel de quelque importance (le français demeure la première langue étrangère pratiquée en Moldavie).
En termes de contacts politiques, les dernières visites ministérielles sont celle de M. Pierre Lellouche, Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, à Chisinau les 11 et 12 novembre 2009, et celle de M. Iurie Leanca, Ministre moldave des Affaires Etrangères, qui s’est rendu en visite de travail à Paris les 3 et 4 juin 2010.
Le Premier ministre, M. Vlad Filat, a effectué une visite de travail en France du 12 au 14 avril 2011, au cours de laquelle il s’est notamment entretenu avec le Premier ministre, le Président de l’Assemblée nationale et le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie. M. Leanca s’est entretenu avec M. Juppé, et leurs homologues allemand et polonais, dans le cadre d’une réunion du Triangle de Weimar le 20 mai 2011.
Il existe également des contacts parlementaires réguliers, notamment au niveau des Groupes d’amitié à l’Assemblée nationale et au Sénat. M. Marian Lupu, alors Président du Parlement, s’est ainsi rendu deux fois à Paris, en octobre 2006 et en janvier 2008. Le Président du Sénat, M. Christian Poncelet a effectué une visite à Chisinau en avril 2007.
Alors que le commerce extérieur moldave poursuit sa réorientation vers le marché de l’UE, qui fournit 44,5 % des besoins moldaves (devant la CEI : 32,7 %), la France reste un fournisseur relativement modeste, se situant à la 11ème position (1,9 % du total des exportations moldaves). Les échanges commerciaux bilatéraux demeurent limités (la France est le 16ème client de la Moldavie, 1,1 % du total des exportations moldaves), et les importations françaises de produits moldaves peu diversifiées (principalement produits agricoles et textiles). Les matériels de transport et les équipements mécaniques sont en tête de nos exportations vers ce pays. La Moldavie occupe en revanche une faible place dans les échanges commerciaux de la France (au-delà de la 100ème place).
La France est un des principaux investisseurs étrangers en Moldavie. Les principales entreprises présentes en Moldavie sont France Telecom/Orange (Voxtel, premier fournisseur de téléphonie mobile du pays), Lafarge, Lactalis (produits laitiers), et la Société générale (actionnaire majoritaire de la Mobiasbanca, une des principales banques du pays). Un club des affaires franco-moldave a été officiellement inauguré par le Secrétaire d’Etat aux affaires européennes en novembre 2009.
Notre dispositif de coopération culturelle et linguistique est constitué d’une Alliance Française à Chisinau, implantation occidentale la plus visible de la capitale, qui dispose de sept antennes en province. La langue française demeure la première langue vivante enseignée dans les établissements secondaires avec plus de 50 % d’apprenants. Le pays compte environ 2500 professeurs de français, qui bénéficient tous d’un soutien substantiel de la France (formation, matériel didactique et pédagogique).
Notre coopération bilatérale en la matière s’est fixé comme objectifs principaux le renforcement de la francophonie (soutien à six filières francophones dans l’enseignement supérieur ; formation des conseillers pédagogiques et des formateurs en français langue étrangère, soutien à la formation continue des enseignants) ; la formation des nouvelles élites (environ une centaine de bourses et stages financés par an, appui à deux mastères francophones -économie et droit-) ; la promotion de la diversité culturelle ; et le soutien aux institutions publiques via des actions de formation de fonctionnaires (justice ; sécurité intérieure ; santé ; agriculture). Des cofinancements sont menés avec des bailleurs francophones (Agence Universitaire de la Francophonie, Association des parlementaires francophones), multilatéraux (PNUD, OMS, UNICEF) et européens.
Mise à jour : 01.10.11
