7ème Conseil d’association Union européenne-Maroc (Luxembourg, 13 octobre 2008)
Bernard Kouchner a présidé à Luxembourg, avec son homologue marocain, M. Taïeb Fassi-Fihri, le 7ème Conseil d’association Union européenne-Maroc. Ce conseil d’association revêt une importance particulière par rapport aux précédents car il consacrera le « statut avancé » du Maroc dans ses relations avec l’Union européenne.
Le projet de renforcement des liens entre l’Union européenne et le Maroc, porté par la France depuis 2005, figurait parmi les priorités de la Présidence française de l’Union. C’est un exemple de plus, s’il le faut, de notre « partenariat privilégié » avec le Maroc.
L’adoption du statut avancé est une bonne nouvelle à plus d’un titre :
1) C’est une première dans la région. Le Maroc est aujourd’hui le pays de notre voisinage avec lequel l’Union européenne a les relations les plus étroites et les plus denses. C’est aussi le pays qui a fait beaucoup d’efforts, notamment en matière de réformes économiques, de droits de l’homme et de gouvernance.
La présidence forme le vœu que l’exemple du Maroc soit suivi par d’autres Etats avec lesquels l’Union européenne entretient des relations durables.
2) C’est aussi le fondement d’une nouvelle relation entre l’Europe et le Maroc, relation qui concerne désormais tous les domaines :
politique, économique, commercial, culturel, humain (avec de nouvelles coopérations)
mais aussi des domaines plus complexes comme les questions stratégiques, la sécurité collective, la lutte contre le terrorisme, l’énergie, l’environnement, la gestion des flux migratoires ou encore la bonne gouvernance, pour n’en citer que certains.
Le statut avancé prévoit aussi la tenue de sommets Union européenne-Maroc, dont l’Union européenne espère que le premier pourra se tenir aussitôt que possible.
Le statut avancé permettra enfin au Maroc, pays contributeur de forces à l’opération de PESD « Althéa » en Bosnie-et-Herzégovine de renforcer sa coopération avec l’UE dans ce domaine stratégique. Il facilitera également la participation progressive du Maroc dans un certain nombre d’agences et programmes européens comme l’Agence européenne de la sécurité aérienne et le Programme Marco Polo dans le domaine du transport.
"Travailler avec le Maroc est pour nous non seulement une nécessité historique autant qu’actuelle, mais c’est surtout une joie. Au cours de cette conférence de presse nous répondrons à toutes les questions que vous voudrez nous poser. La Commission pourra développer la vision que nous avons, au niveau du Maghreb, des problèmes régionaux, de la question du Sahara occidental, de la lutte commune contre le terrorisme, du développement économique très soutenu du Maroc, qui nous donne un spectacle très réjouissant de grands projets économiques, du projet d’Union pour la Méditerranée..."




