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Déclaration de Bernard Kouchner

"C’est avec une très grande joie que je peux confirmer la libération de Pierre Camatte, retenu en otage depuis le 26 novembre, au Nord Mali. Il est actuellement en route vers Bamako d’où il regagnera la France."

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Présentation


Relations politiques
Relations économiques
Coopération culturelle, scientifique et technique
Autres types de coopération

Relations politiques

Le Mali et la France entretiennent des relations étroites et confiantes tant pour des raisons historiques, culturelles (avec notamment la Francophonie) que communautaires (la diaspora malienne en France est très importante).

Les relations politiques sont excellentes, et comptent depuis 2002 de nombreuses visites bilatérales. Après une première visite officielle en 2002, le président Touré s’est rendu en France en octobre 2007, puis en novembre 2008 pour les Journées européennes du Développement à Strasbourg. Il a également été reçu par le Président de la République le 28 mai 2009.

Le Président de la République Jacques Chirac a effectué une visite officielle au Mali en octobre 2003. M. Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères s’était rendu en décembre 2005 à Kayes, principale région d’origine des migrants maliens, pour y prendre la mesure des réalisations accomplies dans le cadre du co-développement, et à Bamako le 16 janvier 2007 pour la réunion ministérielle de suivi du 23e Sommet Afrique-France qui s’était tenu dans la capitale malienne en décembre 2005.

M. Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, s’est rendu au Mali en juin 2007 pour la cérémonie d’investiture du Président ATT (8 juin) puis le 22 novembre 2008. En juillet 2007, le Secrétaire d’Etat à la coopération, M. Bockel, s’est rendu au Mali pour la signature de plusieurs projets FSP. M. Alain Joyandet s’est à son tour rendu à Bamako le 4 août 2009.

Plusieurs autres membres du gouvernement français se sont rendus au Mali depuis 2002. Alors ministre de l’Intérieur, M. Sarkozy a effectué une visite à Bamako en février 2003 et en mai 2006. M. Hortefeux, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire a effectué deux visites au Mali en 2008. M. Besson s’est rendu au Mali fin mars 2009 dans le cadre de sa première tournée africaine en tant que ministre de l’Immigration.

Relations économiques

Si la présence française au Mali est ancienne, elle a connu une expansion importante depuis le rétablissement du régime démocratique au début des années 1990. La France demeure aujourd’hui l’un des principaux partenaires économiques du pays, aux côtés du Sénégal et de la Chine. Les échanges entre la France et le Mali se sont élevés à 227 M€ en 2008, en recul de 11,3 % par rapport à l’année 2007. Avec 221 M€ d’exportations vers le Mali, la France figure au deuxième rang des fournisseurs du pays, derrière le Sénégal, avec une part de marché de l’ordre de 15 %.

La part française est faible dans les investissements étrangers au Mali, nos entreprises n’étant pas engagées dans le secteur minier. Les IDE français vers le Mali s’élèvent en 2007 à 5 M€. En 2008, on recense près de 60 filiales et sociétés à capitaux français. Employant un effectif global de 2 000 salariés, les filiales françaises sont très majoritairement basées à Bamako. La répartition de leur activité reflète le potentiel du marché malien : 55 % dans les services, 25 % dans l’industrie et 20 % dans le commerce.

Coopération culturelle, scientifique et technique

En 2008, l’Aide Publique au Développement bilatérale française en faveur du Mali s’élève à 56,8 millions € (hors dette) soit 11 % du PIB malien. Toutefois, du fait de la baisse générale de son APD, la France, longtemps le premier partenaire au développement du Mali, est aujourd’hui le 7e bailleur de fonds et le 4e bailleur bilatéral derrière les Etats-Unis, le Canada et les Pays-Bas.

La coopération française au Mali s’oriente autour des priorités fixées par le Document cadre de partenariat (DCP) signé le 7 juillet 2006. Afin de participer à la réalisation des objectifs du Millénaire, 3 secteurs de concentration ont été retenus (80 % des crédits y sont consacrés) : éducation et formation, eau et assainissement, et appui au secteur productif. Les priorités du gouvernement malien ont conduit depuis 2008 à porter l’accent sur le développement du secteur privé et à favoriser le développement solidaire.

Conformément au DCP, le Ministère des affaires étrangères apporte son soutien au Mali selon 3 priorités transversales :
- la gouvernance et le développement local : gouvernance financière, état-civil, décentralisation, coopération décentralisée et société civile ;
- l’enseignement supérieur et la recherche ;
- la promotion de la diversité culturelle et de la francophonie.

Les moyens envisagés s’inscrivent dans une fourchette de 241 à 315 M € pour la période 2006-2010, soit 48 à 63 M € en moyenne annuelle.

Les crédits programmés en 2009 ciblent des projets dans les domaines suivants : promotion de la langue française, diversité culturelle et réseau des établissements culturels, formation des nouvelles élites, lutte contre la pauvreté et appui à la bonne gouvernance.

Des actions visant à renforcer les capacités de souveraineté de l’Etat malien dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée ont été engagées en 2009, dans le cadre d’une approche régionale sur la sécurité dans la zone sahélo-saharienne (projet FSP « justice et sécurité en zone sahélo-saharienne »).

Les actions dans le domaine migratoire constituent également un axe de la coopération française au Mali, essentiellement à travers des projets du FSP « appui à la jeunesse » et le soutien à la création du Centre d’information et de gestion des migrations (CIGEM) inauguré le 6 octobre 2008 à Bamako par le ministre Brice Hortefeux. Un projet d’accord de gestion concertée des flux migratoires et de développement solidaire est en négociation depuis le mois de juin 2008.

Autres types de coopération

Avec 150 jumelages, le Mali est le premier bénéficiaire de la coopération décentralisée française, qui représentait 4,7 M € en 2005 (dont 0,7 M du MAE). Limitée à l’origine à des actions à caractère humanitaire et à des échanges culturels, l’action des collectivitéslocales s’est progressivement étendue à des domaines variés : appui institutionnel et gouvernance locale, activités rurales, appui à l’artisanat. Les deuxièmes assises de la coopération décentralisée se sont tenues du 12 au 14 décembre 2008 à Bamako sous la présidence du chef de l’Etat. Elles ont enregistré la présence de plus de 1 000 participants, dont 110 délégués des collectivités locales françaises.

La coopération militaire avec le Mali est particulièrement dynamique (8e rang) avec 18 coopérants et un budget annuel moyen de 3,9 M€. Elle est notamment orientée sur la formation des élites avec le soutien à 3 Ecoles à vocation régionale (ENVR) dans des domaines d’excellence : maintien de la paix, administration et formation d’état-major. La présence de ces écoles contribue au rayonnement politique de la coopération militaire française avec le Mali. Ce rayonnement trouve aujourd’hui une impulsion nouvelle dans le soutien apporté aux forces (garde nationale et aviation d’observation) qui contribue directement au renforcement des capacités imposé par un contexte sécuritaire en dégradation.

Mise à jour : 08.12.09