Présentation de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine

Présentation

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM)

Superficie : 25.713 km2

Population : 2.022.547 habitants, dont 66 % de Slaves et 25 % d’Albanais

Capitale : Skopje (550.000 habitants)

Villes principales : Kumanovo, Bitola, Prilep, Tetovo, Gostivar, Ohrid

Langue (s) officielle (s) : macédonien (et albanais dans les régions où cette langue est parlée par au moins 20 % de la population)

Monnaie : le denar (1 € = 61,50 denar)

Fête nationale : le 8 septembre

Données démographiques

Croissance démographique : 0,6 %

Espérance de vie : 74,5 ans

Taux d’alphabétisation : 97 %

Religion (s) : orthodoxe, musulmane, catholique

Indice de développement humain (2010) : 0,701 (71ème rang mondial)

Données économiques

PIB (2010) : 9,2 Mds USD

PIB par habitant(2010) : 9424 USD/hab Taux de croissance (2008) : 4,9% - (2010) : 1,8% - (2011 prévision) : 2,9%

Taux de chômage(2010) : 32,0 %

Taux d’inflation(2010) : 3%

Solde budgétaire - 2,8 % du PIB (2010)

Balance commerciale(2010) : - 1, 9 Mds USD

Principaux clients : Serbie (24,2%), Allemagne (16,7%), Grèce (10,8%), Italie (8,1%), Bulgarie (8,1%) Principaux fournisseurs : Allemagne (10,3 %), Russie (9,8%),Grèce (8,7 %), Serbie (8,1%), Italie (7,2%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB
- agriculture : 11,4 %
- industrie :36,3 %
- services : 52,3 %

Exportations de la France vers l’ARYM (2009) : 44,9M€

Importations françaises de l’ARYM (2009) : 20,2 M€ Consulat (s) de France : Section consulaire près l’Ambassade de France à Skopje et Consulat honoraire à Bitola Communauté française en ARYM (2010) : 190 inscrits au registre des Français établis hors de France

Communauté macédonienne en France (estimation 2008) : 2.706 personnes

Politique intérieure

Seul pays issu de l’ex-Yougoslavie à avoir accédé à l’indépendance sans violence, l’ARYM a failli basculer à son tour dans la guerre civile en 2001 lorsqu’un conflit a éclaté entre Slaves et Albanais. L’Accord-cadre d’Ohrid, signé le 13 août 2001 sous l’égide de la communauté internationale, a mis un terme à six mois de crise. Il a permis de désarmer les belligérants, de relancer le dialogue politique, de jeter les bases d’une nouvelle constitution et de lancer une série de de réformes visant à renforcer l’Etat de droit et garantir une représentation équitable des citoyens.

Le principal parti au pouvoir (VMRO-DPMNE), conduit par le Premier ministre, Nikola Gruevski, a remporté les élections législatives anticipées qui se sont tenues le 5 juin 2011 mais avec un score en retrait par rapport au précédent scrutin de 2008. Il associe au gouvernement le plus important parti albanophone (DUI) et dispose ainsi d’une majorité parlementaire (71 députés sur 123). La coalition conduite par le principal parti de l’opposition le SDSM (social démocrate) progresse et obtient 42 sièges. Outre le DUI, deux autres partis albanais sont représentés au Parlement : le DPA (8 députés) et le NDR (parti fondé par Rufi Osmani maire de Gostivar : 2 députés).

Le VMRO-DPMNE dirige également 57 municipalités sur 85 et c’est son candidat, M. Gjorgji Ivanov, qui a remporté l’élection présidentielle en 2009. Lors de l’investiture de son nouveau gouvernement par le Parlement, M.Gruevski a exposé les cinq grandes lignes de son programme :
- mobiliser sur le développement économique : avec comme objectifs de relever la croissance au dessus de 5%, maintenir le déficit en dessous de 3% du PNB, réduire le sous emploi en deçà de 25%, développer les infrastructures, attirer les investissements étrangers.
- poursuivre l’objectif d’intégration euro-atlantique et améliorer les relations de voisinage en parvenant à un accord avec la Grèce
- approfondir la lutte contre la corruption et l’application des réformes de la justice et de la fonction publique.
- préserver les bonnes relations interethniques sur la base du respect de l’accord d’Ohrid.
- investir dans l’Education, les sciences et la technologie

Situation économique

La crise politique de 2001 s’est dénouée par l’accord de paix d’Ohrid (pour un rééquilibrage du pouvoir entre les communautés macédoniennes albanophones et slavophones) mais au prix d’augmentations notables des dépenses budgétaires et de la mise en place d’importantes aides internationales.

En avril 2003, le pays devient membre de l’OMC. En décembre 2005, l’ARYM obtient le statut de pays candidat à l’adhésion à l’UE. Le dernier accord stand-by avec le FMI est arrivé à expiration en 2008 et le gouvernement macédonien n’a pas souhaité le reconduire.

Après le choc de la crise politique de 2001, l’économie a retrouvé une croissance normale (+ 4% en moyenne) qui s’est cependant ralentie en 2009 (- 0,7%) due à la crise économique globale. La reprise est amorcée avec un taux de 1,8% pour 2010 et une prévision de l’ordre de 2,9% pour 2011. La stabilité du dénar macédonien, rattaché de facto par un taux fixe à l’euro, caractérise la politique monétaire, et rétablie la confiance envers le système financier.

Les exportations demeurent très concentrées sur 3 secteurs : les produits métallurgiques, le textile et l’agroalimentaire (tabac, vin…). Les importations quant à elles se révèlent très diversifiées, viennent en tête les hydrocarbures, l’électricité et l’automobile.

En temps de crise, la politique budgétaire se traduit par le maintien de la rigueur. La principale préoccupation réside dans la persistance du déficit courant qui devrait cependant baisser suite à la hausse des importations contenue par une croissance modeste et une politique budgétaire restrictive. De la sorte, le déficit courant qui a atteint 6% de l’activité en 2010, diminuerait ensuite pour s’établir à 4,1% en 2014, selon le FMI.

En l’absence d’une épargne intérieure adéquate, l’accueil des investissements étrangers est la principale opportunité pour le développement de l’économie macédonienne. Le stock d’IDE fin 2009 est estimé à 2,9 Md de dollars, niveau considéré comme faible parmi les pays européens en transition. Les investissements couvrent des industries primaires (mines, métallurgie, raffinerie de pétrole), des industries légères (textile, agroalimentaire) et de construction (cimenterie, briqueterie, marbre), et plus récemment des services (banques, assurances, téléphonie).

L’ouverture en début 2005 de l’Agence de Promotion des Investissements a permis de regrouper, pour simplifier les démarches des investisseurs, des responsables de diverses administrations compétentes. Les conditions réservées aux investissements étrangers sont parmi les plus favorables offertes dans les Balkans. L’harmonisation des lois et des règlements économiques et sociaux par rapport aux critères, usages et normes des pays de l’Union Européenne a fait l’objet d’efforts importants depuis plusieurs années et se poursuit progressivement.

Un Accord de Stabilisation et Association a été signé avec l’UE en 2001, qui comprend un Accord Commercial Intérimaire exonérant de droits les produits industriels vers l’UE, autorisant des quotas élevés pour les exportations macédoniennes de produits agricoles et alimentaires, et réduisant progressivement les droits sur les produits importés de l’UE. Membre de l’OMC depuis avril 2003, elle est également membre, depuis 2006, de l’Accord de libre-échange en Europe centrale et de l’Est (Cefta) généralement considéré comme une antichambre de l’Union Européenne.

Politique extérieure

Union européenne et Otan

L’ARYM fait de son intégration aux structures euro-atlantiques sa priorité stratégique. Premier pays à avoir signé un Accord de stabilisation et d’association (ASA) avec l’Union européenne en 2001, elle a vu ses progrès sur la voie de la normalisation reconnus par l’octroi du statut de candidat par le Conseil européen de décembre 2005. La Commission a engagé en février 2008 avec l’ARYM comme avec les autres Etats des Balkans un dialogue qui a conduit à la suppression de l’obligation de visas de court séjour le 19 décembre 2009. En octobre 2009, au vu des avancées constatées, la Commission européenne a jugé dans son rapport annuel d’évaluation que les conditions étaient réunies pour recommander l’ouverture des négociations d’adhésion. Mais le gouvernement socialiste grec, issu des législatives du 4 octobre 2009, a indiqué que "la solution du problème du nom" était "une condition préalable" à l’ouverture de celles-ci. En conséquence, aucune décision de fixation d’une date n’a pu été prise lors du conseil européen de décembre 2009. La situation reste identique : dans son nouveau rapport de progrès, la Commission renouvelle sa recommandation pour une ouverture des négociations d’adhésion mais observe qu’une décision unanime des Etats membres est nécessaire pour en décider.

L’aide de l’UE à l’ARYM dans le cadre du programme CARDS s’est élevée à 30,5 M€ pour l’année 2006 (34,5 M€ en 2005, 47,5 M€ en 2004). En 2007, l’ARYM est devenue éligible au nouvel instrument de pré-adhésion IPA : 623M€ sont prévus sur la période 2007-2013.

Membre du Partenariat pour la Paix depuis 1995, l’ARYM est engagée dans le processus d’adhésion à l’OTAN à travers le Plan d’action pour l’adhésion (MAP - Membership Action Plan) adopté en 1999. Lors du sommet de Bucarest (avril 2008), malgré la reconnaissance des efforts qu’elle avait accomplis, l’ARYM n’a pas été invitée à rejoindre l’Alliance ; la Grèce estime que l’entrée de ce pays dans l’OTAN ne pourra avoir lieu qu’une fois réglé le différend entre les deux Etats sur la question du nom du pays.

Situation régionale

L’ARYM entretient de bonnes relations avec ses voisins. Elle participe à l’ensemble des initiatives de coopération régionale, garantes de la stabilité de la région et qui favorisent le développement des échanges économiques.

Etat multiethnique unitaire frontalier de la Serbie et du Kosovo, l’ARYM a été particulièrement attentive au déroulement de la phase finale des négociations sur le statut du Kosovo et a observé une attitude modérée. Elle a accueilli favorablement les propositions de l’Envoyé spécial des Nations Unies, M. Martti Ahtisaari ; et les autorités de Skopje ont reconnu le nouvel Etat du Kosovo, le 10 octobre 2008. Le 16 octobre 2009, l’ARYM a signé un accord de démarcation de la frontière avec le Kosovo, qui a permis aux deux pays d’établir de pleines relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs. L’ex Président M.Behgjet Pacolli s’est rendu à Skopje les 23 et 24 mars 2011 pour la première visite officielle d’un président kosovar. Il a souligné les excellentes relations existant entre les deux pays qui cherchent à approfondir leurs relations économiques.

Les liens entre Skopje et Belgrade, principal débouché et quatrième fournisseur de l’ARYM, demeurent étroits.

Les relations bilatérales avec la Bulgarie s’intensifient et se concentrent sur une coopération économique accrue entre les deux pays.

Mise à jour : 08.11

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