(Source : MFE)
Géographie
2) Population
Histoire contemporaine
Géographie
Décalage horaire (par rapport à Paris)
en été : 1 heure de plus.
en hiver : 1 heure de plus.
1) Situation
Présentation générale
D’une superficie de 10.452 km² (France : 549.000 km²), le Liban est situé à l’extrémité orientale de la Méditerranée et compte deux frontières terrestres : avec la Syrie (279 km) au nord et à l’est, avec Israël (79 km) au sud. Le pays est bordé à l’ouest par la mer Méditerranée sur 278 km.
Le Liban, dont la largeur varie de 40 à 70 km (pour 215 km de longueur), se présente en quatre bandes de terres parallèles orientées nord-sud :
une plaine côtière s’évasant vers le nord et le sud, aux terres riches et fertiles (vergers). Le littoral s’élève en promontoire, se découpe en baies et se présente en rochers grèges ou rouges, en plages sablonneuses. On y trouve les principales villes : Tripoli, Beyrouth, Sidon, Tyr.
au-dessus du niveau de cette côte se hisse la chaîne de montagnes du Liban où culminent le Mont Liban, la cime du Kornet El Saouda (3083 m) et le Mont Sannine (2628 m) au delà des cèdres enneigés. Ces monts offrent sur le versant côtier un flanc boisé (forêts), verdoyant (vignobles), se découpant en gorges étroites, et, sur l’autre versant, un flanc dru, qui s’abat abruptement vers la plaine de la Bekaa.
large de 8 à 15 km et enchâssée entre deux chaînes de montagnes quasi désertes, la haute plaine intérieure (900 à 1200 m) s’étire sur 120 km. Elle se compose de steppes arrosées de cours d’eau permanents (au nord le Nahr el Assi, au sud le Litani). On y cultive des céréales et des légumes.
seconde charpente qui délimite le pays , l’Anti-Liban, massif montagneux plus ramassé, se caractérise au sud par le mont Hermon, culminant à 2814 m, et au nord, par la plaine syrienne du Hauran, terres peu cultivables, livrées au soleil. La ligne de crête forme la frontière libano-syrienne. Avec ses 140 km, le Litani est le plus long fleuve du Liban.
Liaisons avec la France
Paris est à environ 4000 km de Beyrouth. Air France et Middle East Airline assurent 7 liaisons hebdomadaires. Le vol dure environ 4h30. Par la route, la distance se couvre en 4 à 6 jours en passant par la vallée du Danube, la Turquie et la Syrie.
2) Population
Le Liban compte environ 4,5 millions d’habitants dont 3,7 millions de Libanais, 250.000 Palestiniens et 450.000 travailleurs syriens. Environ 3 millions de Libanais vivent à l’étranger.
| LIBAN | FRANCE | |
| Population (en millions) | 4,5 | 59,2 |
| Densité (habitants au km²) | 382 | 108 |
| Accroissement naturel de la population | 1,8 | 0,4 |
| Indice de fécondité | 2,3 | 1,8 |
| Espérance de vie (en années) | 67 | 78,5 |
| Urbanisation (en %) | 60 | 75,6 |
3) Climat
Le climat est varié, de type méditerranéen, humide sur la côte, semi-aride en montagne, désertique dans l’Anti-Liban et continental dans la plaine de la Békaa. Le Khamsin, vent brûlant et sablonneux du désert, venu de Syrie, souffle en mars, mais son passage est de courte durée. Des névés persistent toute l’année et la neige peut atteindre plusieurs mètres d’épaisseur. Les saisons intermédiaires sont douces. Cependant, des écarts de températures importants peuvent apparaître, selon la région et l’altitude. L’été est chaud et humide sur la côte mais sec en montagne. On peut alors trouver la fraîcheur dans les collines ou dans les contreforts des monts, plantés de cyprès et de cèdres.
| printemps | été | automne | hiver | |
| T° maxima moyenne | 25° | 32° | 25° | 18° |
| T° minima moyenne | 15° | 22° | 15° | 11° |
| Hygrométrie en % | 50 | 70° | 70° | 50 |
Il y a peu de précipitations de mai à octobre. La saison des pluies, hivernale, de novembre à mars, atteint son maximum en janvier, avec 191 mm, sous la forme de violents orages. La moyenne mensuelle des précipitations sur l’ensemble de l’année est de 75 mm environ.
4) Villes principales
Beyrouth
Bâtie sur une avancée rocheuse et adossée aux contreforts du mont Liban, Beyrouth occupe une position privilégiée sur la Méditerranée. C’est le premier centre d’importation du pays grâce à son infrastructure portuaire et aéroportuaire. Capitale du Liban depuis 1920, cette ville tentaculaire et cosmopolite compte 1,6 million d’habitants avec sa banlieue. La destruction du centre ville a conduit à une intense urbanisation du littoral nord et sud. Très affectée par la guerre depuis 1975, Beyrouth tente à présent de retrouver son rôle d’importante place financière du Moyen-Orient. La reconstruction entreprise depuis 1990 a multiplié les chantiers. Le climat est chaud et humide en été, froid et humide en hiver.
Tripoli
A 85 km au nord de Beyrouth, le second port commercial du Liban compte environ 228.000 habitants, majoritairement sunnites. De nombreux styles architecturaux s’y mêlent, hérités de différentes périodes de son histoire. (http://tripoli-city.org - information en anglais et en français)
Saïda
Capitale du sud-Liban, cette ville portuaire d’environ 140.000 habitants est située à une cinquantaine de km au sud de Beyrouth. De l’antique Sidon, Saïda a conservé quelques vestiges. Elle est aujourd’hui appréciée pour ses souks et les vergers qui la ceinturent.
Tyr (ou Sour)
A quelque 38 km au sud de Saïda et une vingtaine de km de la frontière israélienne, la presqu’île de Tyr est visitée pour ses vestiges romains (hippodromes, thermes, théâtre) inscrits depuis 1980 au patrimoine mondial de l’Unesco. La population est estimée à 130.000 habitants.
Baalbeck
Située à 85 km à l’est de Beyrouth, Baalbeck est le centre administratif et économique de la Beqaa-Nord. Les prestigieux vestiges de ses temples sont le cadre d’un festival de renommée internationale (www.baalbeck.org.lb).
Zahlé
Située à l’est, à 945 m d’altitude dans une région à vocation agricole (légumes, fruits, céréales, mais surtout vigne), Zahlé est le premier centre de la Beqaa et aussi la troisième ville du Liban avec 125.000 habitants.
Histoire contemporaine
Après la disparition de l’Empire Ottoman, la France obtient un mandat de la Société des Nations sur les régions syriennes du Levant, divisées en cinq entités administratives dont l’une d’elles va former le Liban. Le 1er septembre 1920, le général Gouraud proclame la constitution de l’Etat du Grand Liban, soumis à l’autorité du haut-commissaire français. La République libanaise naît en 1926, date de l’adoption d’une Constitution et le pays proclame son indépendance le 22 novembre 1943. La même année, le « pacte national » organise la répartition des principales fonctions publiques entre les communautés chrétienne (Président de la République maronite) et musulmane (Premier ministre sunnite). Après les accords de Taëf de 1989, cette répartition concernera également les chiites (Président de la chambre des députés).
Une fois son indépendance acquise, le Liban subit une situation géopolitique régionale tendue (arrivée massive de réfugiés palestiniens après les guerre israélo-arabe de 1948 et 1967, rivalités interarabes, guerre froide). De 1975 à 1990, période de la guerre civile, une série de conflits où se condensent des confrontations régionales et des luttes intérieures ensanglantent le pays. Les accords de Taëf (1989) mettent fin aux principales hostilités.
Le 22 mai 1991 est signé entre le Liban et la Syrie un accord de fraternité, de coopération et de coordination, qui prévoit notamment le maintien de la présence des troupes syriennes sur le territoire libanais. Cette présence militaire (30.000 hommes) prendra fin en avril 2005, dans le contexte de fortes pressions internes (« révolution du Cèdre » contre la présence syrienne après l’assassinat, le 1er février 2005, du Premier ministre Rafic Hariri) et externes (résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations Unies de septembre 2004).
En 2006, l’enlèvement de deux soldats israéliens par le Hezbollah provoque une guerre de 33 jours avec Israël. La résolution 1701, adoptée en août 2006, met un terme aux hostilités et permet le retour de l’armée libanaise au sud Liban, aux côtés d’une force internationale de maintien de la paix, la FINUL rénovée. Cette résolution prévoit en outre l’interdiction des armements illicites au sud du Liban et s’accompagne d’un travail de démarcation de la ligne bleue qui sépare le Liban d’Israël. En vertu de la résolution 1701, le Secrétaire général des Nations Unies a également demandé à un cartographe de travailler sur la définition précise de la zone des fermes de Chebaa (occupées par Israël) et proposé de travailler sur l’option d’une mise sous tutelle temporaire des Nations Unies. Seul le Liban a approuvé les travaux du cartographe et les Nations Unies restent en attente d’une réponse israélienne et syrienne. De plus, les propositions de l’ONU pour trouver une solution au problème du village de Ghajar, dont la partie située au nord de la ligne bleue reste occupée par Israël, se sont heurtées, jusqu’à présent, à des réserves des Israéliens.
Après la guerre, le pays est soumis à de fortes tensions politiques internes (départ des ministres de l’opposition du Gouvernement à l’automne 2006 suivi par des mois d’affrontement politique entre la majorité et l’opposition, vague d’attentats politiques) qui paralysent les institutions pendant plusieurs mois (blocage des institutions à l’expiration du mandat du président Lahoud en novembre 2007 et en l’absence d’accord de la classe politique sur son successeur). Ces blocages sont progressivement surmontés. La réunion des représentants de l’ensemble des forces politiques libanaises, dont le Hezbollah, ainsi que des membres de la société civile à La Celle Saint Cloud, en juillet 2007, enclenche un processus qui s’est poursuivi, après la crise de mai 2008 (coup de force du Hezbollah faisant plus de 70 morts), par l’accord de Doha.
Mise à jour : 06.01.10




