Déplacement de M. Bernard Kouchner au Liban (du 18 au 22 novembre)
Le ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner, avait exprimé sa disponibilité à retourner au Liban.
Il a décidé de s’y rendre dimanche 18 novembre afin de poursuivre ses efforts et reprendre ses contacts en faveur d’une entente entre les responsables libanais en vue de l’élection d’un Président de large rassemblement.
Déclarations officielles
Au 22 novembre : veille de l’échéance fixée par la constitution
"Demain, le 23 novembre. Nous ne sommes pas sûrs que demain il y aura une réunion qui nous permettra de hurler de joie, d’être contents avec tous les Libanais qui ont besoin de cette stabilité, qui ont besoin de cette élection, qui n’est pas la fin de la politique, qui n’est qu’une étape ensuite pour qu’un programme de prise en charge de la dette et un programme démocratique pour toutes les communautés se développe. Ce que nous avons affirmé tous les trois, mais c’est toute l’Union européenne qui l’affirmait, c’est que nous n’étions pas les amis d’une fraction, d’une communauté ou d’une religion. Nous étions les amis de toutes les communautés, de tous les Libanais, de toutes les religions."
Entretien de M. Bernard Kouchner avec la chaîne de télévision LBCI (22 novembre 2007
"Nous avons dit, le ministre espagnol, le ministre italien et moi que nous serions toujours à leur disposition si nous pensons pouvoir faire quelque chose. (...), mais il faut que ce soit utile. A un moment donné ce n’est plus très utile quand les situations de blocage sont très grandes."
Déclaration de la présidence portugaise du Conseil de l’Union européenne (22 novembre 2007)
"À quelques heures de l’écheance fixée par la Constitution, la Présidence de l’UE prend acte, avec regret, du fait qu’il n’a pas été possible de parvenir à l’élection d’un nouveau Président de la République libanaise.
Elle engage toutes les forces politiques libanaises à poursuivre le dialogue en vue de pourvoir dans les meilleurs délais à cette élection. Elle appelle l’ensemble des acteurs concernés à agir dans le plein respect de la Constitution libanaise et à s’abstenir de toute mesure ou action de nature à perturber l’ordre publique et la sécurité des citoyens.
La Présidence le l’UE, plus que jamais attachée à l’indépendence, à la souveraineté et à l’unité du Liban, se tient à ses côtés, et à côté du peuple libanais, dans cette phase difficile.
La Présidence de l’UE rappelle l’importance de la stabilité au Liban pour toute la région."
Au 21 novembre
"L’initiative de la France n’est que parallèle. Nous essayons d’apporter notre contribution ; mais c’est aux Libanais d’essayer qu’à cette échéance électorale, c’est-à-dire vendredi dernier, délai un président puisse être élu. Il y a la liste du Patriarche. C’est sur cette liste que les discussions jusque là ont échoué. J’espère qu’il restera de l’espoir, de l’initiative, de la persistance et de la bonne volonté de la part des Libanais."
Au 20 novembre après report de la réunion du Parlement
"J’espère cependant qu’un candidat sera choisi sur la liste que Sa Béatitude a bien voulu nous fournir. Il reste quelques heures, peut-être un jour. Une fois encore la réunion du parlement a été repoussée et nous attendons vendredi. Il reste deux jours pour que les responsables du Liban, de ce pays que nous souhaitons plein d’avenir, que nous souhaitons uni, que nous souhaitons intègre, que nous souhaitons démocratique puissent s’entendre sur le nom d’un président de large rassemblement."
Au 19 novembre 2007
"Nous allons continuer et je vous préviens, Mesdames et Messieurs, Chers Amis, Chers Libanais, ce n’est pas la France qui choisira le nom, ce n’est pas la France qui votera. Ce n’est pas la France qui va déterminer l’avenir du Liban. Ce sont les Libanais, la majorité et l’opposition. Les chiites, les sunnites, les maronites : tout le monde."
"La France, proche du Liban, souhaite, avec bien d’autres pays, un candidat de consensus. Tout le monde l’a approuvé. Il y a eu une initiative française qui nous a conduit à demander au Patriarche une liste. Cela a été fait. Et maintenant le chef de la majorité et le chef de l’opposition discutent sur cette liste. "
"Nous voulons absolument, c’est la position de la France qu’un candidat de consensus soit trouvé. Il reste deux jours, deux jours décisifs pour l’avenir de ce pays que j’aime et dont la région a besoin. Si cela est fait, si un candidat, quel qu’il soit, je n’ai pas de préférence, ce n’est pas à moi d’en avoir, si un candidat est élu, un candidat de consensus, un candidat sur lequel la majorité et l’opposition pourraient se mettre d’accord, je vous assure que vous aurez non seulement créé un mouvement qui va se répercuter sur les discussions entre les Palestiniens et les Israéliens, sur toute la région pour la rééquilibrer, mais aussi vous aurez la communauté internationale de votre côté, et l’Union européenne."
"Nous avons pris la responsabilité de demander au Patriarche de constituer, comme cela a été fait, une liste de noms. Le Patriarche, que je veux saluer, avec sa gentillesse et avec son courage, a accepté de faire cette liste en toute liberté. Cela a été fait. C’était une partie de l’initiative française. Les noms ont été communiqués aux deux protagonistes majeurs, M. Saad Hariri et M. Nabih Berry. Ils devaient, à partir de cette liste, se mettre d’accord sur un, deux, trois noms, pour que ces noms soient, ou ce nom soit, celui qui serait présenté comme candidat de consensus à l’élection présidentielle qui doit avoir lieu le jour voulu, du 21 au 23 novembre."
Au 18 novembre, à l’arrivée du ministre à l’aéroport Rafic Hariri
Déclaration de M. Bernard Kouchner (Beyrouth, 18 novembre 2007)
"Je vais recommencer à écouter tous les Libanais et à m’entretenir avec eux. Nous avons les uns et les autres pris7 des positions qui convergeaient vers ce jour du 21 jusqu’au 23 novembre de l’élection. Cette élection se déroulera selon le mode constitutionnel, de l’élection démocratique au Liban."




