Nom officiel : République du Kazakhstan
Président de la République : Noursoultan NAZARBAEV
Premier Ministre : Karim MASSIMOV (depuis janvier 2007)
Ministre des Affaires étrangères : Erjan KAZYKHANOV (depuis avril 2011)
Type de régime : présidentiel ; parlement bicaméral (Sénat et Majilis)
Prochaines échéances électorales : élections parlementaires en 2012, élections présidentielles en 2016
Divisions administratives : 14 régions administratives (en kazakh oblys, en russe oblast) et 3 villes à statut spécial (l’ancienne capitale Almaty, la capitale actuelle, Astana, ainsi que le site spatial de Baïkonour).
Superficie : 2 724 900 km2
Capitale : Astana (anciennement Akmola, capitale depuis décembre 1997)
Villes principales : Almaty (1,129 millions d’habitants), l’ancienne capitale demeure un pôle économique et culturel, Karaganda, Atyraou, Aqtau, Pavlodar, Chymkent
Langues officielles : kazakh (langue d’Etat), russe (langue officielle)
Monnaie : Tengué (1 euro = 200 tengués)
Fête nationale : 16 décembre (Fête de l’Indépendance)
Population(au 01.10.2010) : 16,370 millions (population urbaine : 57%)
Répartition selon l’origine ethnique (déclarée au recensement 2009) : 63,1% de Kazakhs, 23,7% de Russes, 2,9% d’Ouzbeks, 2,1% d’Ukrainiens, 1,4% d’Ouïghours, 1,3% de Tatars et 1,1% d’Allemands.
Densité : 5,9 habitants/km²
Croissance démographique(2008) : 0,37 %
Taux de fécondité(2009) : 2,6 enfants/femme
Espérance de vie(2009) : 68,6 ans (63,6 ans pour les hommes et 73,5 ans pour les femmes)
Taux d’alphabétisation : 99,5 %
Religions (déclarée au recensement 2009) : islam sunnite (de rite hanafite) (70,2 %), orthodoxie (26%), minorité catholique, minorité protestante
Indice de développement humain:82èmesur 182 (classement ONU 2009)
PIB (2010) : 146 Mds de dollars (75% du PIB en Asie centrale)
PIB par habitant (2010) : 8 993 dollars
Salaire moyen par habitant (2009) : 456 dollars
Taux de croissance (2010) : 7 %
Taux de chômage (2010) : 6 %
Taux d’inflation (2010) :8 %
Solde budgétaire(2010) : -2,6 % PIB
Principaux clients (2010) : Chine 17,1 %, Italie 16,2 %, Russie 8,1 %
Principaux fournisseurs(2010) : Russie 37 %, Chine 13,3 %, Allemagne 6,1%
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2010) :
agriculture : 4 %
industrie : 40 %
services : 53 %
Exportations de la France vers le Kazakhstan (2010) : 268 millions d’euros (Source : DGT)
Importations françaises depuis le Kazakhstan (2010) : 3203 millions d’euros (Source : DGT)
Ambassade de France : Astana ; Ambassadeur : Jean-Charles Berthonnet
Consulat général de France : Almaty
Communauté française auKazakhstan (2010) : 343 personnes
(source principale : www.stat.kz)
Ayant accédé à l’indépendance en 1991, le Kazakhstan, grand comme cinq fois la France et richement doté en hydrocarbures, a pris son essor au milieu des années 1990. Il affiche comme objectif de rejoindre à l’horizon 2030 le club des 50 pays les plus concurrentiels. Dans cette perspective, le Président Nazarbaev, qui a mis en place un système présidentiel fort mène une politique de modernisation économique et d’ouverture internationale.
Pouvoir exécutif
Elu au suffrage universel le 1er décembre 1991 avec 98% de voix, Noursoultan Nazarbaev(dernier secrétaire général du Parti communiste local) a été réélu en janvier 1999 avec 79% des suffrages lors d’élections présidentielles anticipées qualifiées « de fortement éloignées des standards de l’OSCE » par la mission d’observation électorale. En décembre 2005, N. Nazarbaev a été réélu une troisième fois avec 91% des voix, l’OSCE constatant « qu’en dépit de quelques progrès dans la gestion de l’élection avant le jour du scrutin, ces élections […] n’ont pas rempli de nombreux critères de l’OSCE comme d’autres normes internationales pour des élections démocratiques ».
En 2007, une réforme constitutionnelle a réduit le mandat présidentiel à 5 ans et autorise, N. Nazarbaev en sa qualité de « premier président du Kazakhstan », à pouvoir se représenter sans limitation de mandat. En juin 2010, le parlement a adopté une loi lui attribuant le statut de « Leader de la Nation » qui lui offre, ainsi qu’à ses proches, une immunité à vie et un droit de regard sur certaines des décisions politiques que prendront ses successeurs.
Des initiatives populaires et parlementaires ont été lancées en décembre 2010, proposant au Président Nazarbaev de prolonger son mandat par référendum jusqu’en 2020. L’Union européenne a exprimé ses préoccupations face à ces initiatives. Le Président Nazarbaev a suivi l’avis négatif émis par le Conseil constitutionnel, qu’il avait saisi. Il a décidé de convoquer des élections présidentielles anticipées qui se sont tenues le 3 avril 2011. Le Président sortant a été réélu avec 95,55% des voix. L’opposition avait appelé au boycott du scrutin. L’OSCE et l’UE, qui ont noté certains progrès dans l’administration du scrutin, ont appelé les autorités kazakhstanaises à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour pallier les manquements constatés, notamment en matière de liberté des médias.
Pouvoir législatif et partis politiques
Le Parlement kazakhstanais est bicaméral avec d’une part, une chambre basse (le Majilis) composée de 107 députés dont 98 sont élus au suffrage universel à la proportionnelle, et d’autre part, une chambre haute (le Sénat), composée de 47 sénateurs dont 15 sont nommés par le Président de la République. L’Assemblée des peuples, institution consultative, créée en 1995 pour représenter la diversité ethnique du Kazakhstan nomme 9 députés et 32 sénateurs.
Les amendements constitutionnels de 2007 ont renforcé les pouvoirs du Parlement (approbation du Premier ministre, de la Commission électorale) et autorisé le cumul des fonctions de chef de l’Etat et de chef de parti politique. La présence depuis 2007 d’un seul parti au Parlement limite toutefois ce rééquilibrage des pouvoirs.
Les dernières élections législatives (18 août 2007) ont vu la victoire, avec 88,4 % des voix, du parti présidentiel « Nour Otan » (patrie radieuse), seul parti à atteindre le seuil nécessaire de 7%. Pour la mission d’observation du BIDDH/OSCE, ces élections ont reflété des progrès attendus sans toutefois remplir un certain nombre de standards internationaux, en particulier concernant le nouveau cadre législatif et le décompte des voix.
Dans la perspective de la présidence de l’OSCE qu’il exerce en 2010, le Kazakhstan s’était engagé lors de la conférence ministérielle de Madrid en 2007 à adopter une série de réformes. Début 2009, il a rempli partiellement ses engagements en adoptant une nouvelle loi sur les partis politiquesainsi qu’un mécanisme garantissant la présence d’au moins deux partis au Parlement.
Parmi les dix partis politiques enregistrés, on compte notamment,outre le parti présidentiel « Nour Otan » : « Ak-zhol(voie lumineuse) » (pro-gouvernemental), « Azat (liberté) » et le Parti social-démocrate national/OSDP en cours de fusion ainsi que le parti communiste. Le parti d’opposition « Alga(en avant) » est toujours en attente d’enregistrement. Ce parti est l’héritier du mouvement d’opposition, le « Choix démocratique du Kazakhstan » (DVK), créé en 2001 à l’initiative de représentants de l’appareil gouvernemental se posant comme les représentants des nouvelles élites économiques et qui avait avorté après avoir provoqué une crise gouvernementale fin 2001.
Les prochaines élections législatives sont prévues en 2012.
Depuis son indépendance, le Kazakhstan a mené une politique de modernisation sociale et économique et a su maintenir l’entente interethnique entre Russes (1/3 de la population) et Kazakhs tout en procédant à la « kazakhisation » progressive de l’appareil d’Etat. Dans une région marquée par les tensions interethniques, le Kazakhstan met en avant son modèle de coexistence. Il s’est attaché à développer une nouvelle élite grâce à la formation à l’étranger, depuis 1996, des meilleurs étudiants du Kazakhstan.
Si le Kazakhstan subit, à l’image de ses voisins centre-asiatiques, la croissance du trafic de stupéfiants en provenance d’Afghanistan, qui transitent vers Moscou et l’Europe, il est en revanche moins exposé que ses voisins à la menace islamiste, même si certaines sources font état d’une implantation du Hizb-ut-Tahrir dans le sud du pays, dans les régions majoritairement peuplées d’Ouzbeks. Les Kazakhs, nomades convertis tardivement et superficiellement à l’Islam, professent un islam tolérant et imprégné de traditions soufies.
Le Kazakhstan met en œuvre progressivement des réformes pour améliorer la situation des droits de l’Homme, la gouvernance démocratique et renforcer l’Etat de droit (réforme en cours du système pénitentiaire, projet de dépénalisation de la diffamation, politique des genres). Doté d’un « plan national d’action dans le domaine des droits de l’Homme (2009-2012), le Kazakhstan rappelle toutefois qu’il est « une jeune démocratie » et que la libéralisation doit se faire en accord avec le développement global du pays et les aspirations de la société kazakhstanaise.
Dans la perspective de sa présidence de l’OSCE, le Kazakhstan s’était engagé à donner de plus grandes garanties pour la liberté d’expression et le pluralisme politique (« engagements de Madrid »). Les lois adoptées en janvier 2009 traduisent un assouplissement de la législation mais demeurent en-deçà des engagements internationaux du Kazakhstan. Le rejet par le Conseil constitutionnel d’une nouvelle loi restrictive sur la liberté de religion, adoptée en décembre 2009 par le Parlement, témoigne lui aussi d’une plus grande attention portée aux recommandations de la communauté internationale.
Les défenseurs des droits de l’Homme et les ONG dénoncent les atteintes à la liberté d’expression. Le représentant de l’OSCE pour la liberté des médias a ainsi émis des critiques concernant la nouvelle loi restreignant l’accès à internet adoptée en juillet 2009.
Le Kazakhstan est ouvert au dialogue et à des coopérations sur ces sujets, notamment dans le cadre de ses relations avec l’Union européenne à travers les sessions annuelles de dialogue sur les droits de l’Homme. Le soutien à l’Etat de droit fait partie des priorités du programme d’assistance de l’Union européenne au Kazakhstan. La France co-préside, avec l’Allemagne, l’initiative européenne pour le renforcement de l’Etat de droit en Asie centrale.
La France suit tout particulièrement les cas d’atteintes individuelles aux libertés fondamentales. L’ambassadeur français pour les Droits de l’Homme a assisté, en qualité d’observateur, au procès en appel d’Evgueni Jovtis, défenseur des droits de l’Homme, condamné à quatre ans de prison pour un accident de la circulation ayant entrainé la mort d’un piéton. L’ambassadeur a constaté à cette occasion que les droits de la défense n’avaient pas été pleinement respectés. La France a souhaité que cette décision puisse faire l’objet d’un réexamen. Au-delà du dialogue, la France et le Kazakhstan coopèrent en matière de réforme juridique et de renforcement de l’Etat de droit (formation de hauts fonctionnaires et de magistrats, participation au projet européen de réforme de la justice).
Dès son indépendance, le Kazakhstan a adopté la voie des réformes afin de favoriser la libéralisation du pays et le rendre accessible aux investisseurs étrangers. De 1997 à 2007, le PIB a été multiplié par 3,5. La croissance de l’économie du Kazakhstan, qui repose sur la rente pétro-gazière (25 % du PIB, 60% des exportations, 40% des revenus budgétaires), a bénéficié de la hausse du cours des hydrocarbures. Aujourd’hui, le Kazakhstan cherche à diversifier son tissu industriel et technologique, notamment à travers des partenariats avec des entreprises étrangères.
Une économie centrée sur le secteur pétrolier
Le Kazakhstan détient 75% des réserves d’hydrocarbures de la mer Caspienne (3% des réserves mondiales de pétrole, 1,7% de gaz) et pourrait devenir d’ici 2020 le 7ème producteur mondial de pétrole, une fois le gisement géant de Kashagan (40% des réserves prouvées du pays) entré en activité. Le Kazakhstan possède en outre les 2èmes réserves mondiales d’uranium (1er producteur).
La compagnie KazMunaïGaz (KMG), créée en 2002, dont les actifs sont détenus par la holding d’Etat Samruk-Kazyna, assure 80% du transport du pétrole et du gaz dans le pays et dispose d’une filiale en charge de l’exploration-production. La mise en exploitation du champ pétrolier géant de Kashagan, réalisée par le consortium NorthCaspian Operating Company, réunissant KMG, Eni, Total, Exxon Mobil, Shell (16,81% chacun), Inpex (7,56%) et ConocoPhillips (8,40%) a été reportée du fait de contraintes techniques. Les estimations officielles évaluent à 160 milliards de dollars les investissements à réaliser dans les dix prochaines années sur ce gisement.
Une reprise en 2010 après des mesures de stabilisation pour répondre à la crise financière
Après plus de huit années de croissance continue à un rythme moyen de 10 %, le Kazakhstan a ressenti dès l’été 2007 les effets de la crise hypothécaire américaine et a connu un fort ralentissement de sa croissance en 2009 (1,2%) tout en évitant la récession. Le secteur bancaire a été fragilisé par la part importante des gages sur le secteur immobilier (36% en 2008) et son exposition aux financements extérieurs.
Face à la crise financière, le gouvernement a adopté un ensemble de mesures. Les autorités kazakhstanaises ont mené à bien la restructuration de deux des principales banques du pays, BTA et Alliance, nationalisées début 2009 et engagé un plan anticrise en mobilisant les ressources du fonds pétrolier doté de 25 milliards de dollars avant la crise (mi-2008). Les autorités ont soutenu l’activité par un allègement de la fiscalité et un soutien direct aux secteurs financiers, immobilier, des PME, de l’agriculture et de l’industrie. La mise en place de ce plan s’est accompagnée d’une restructuration de l’action de l’Etat par la fusion de Samruk, holding des actifs publics, et de Kazyna, fonds d’investissement.
Mission économique au Kazakhstan : http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/kazakhstan/index.asp
Le Kazakhstan ambitionne de devenir une tête de pont entre l’Asie et l’Europe et se positionne comme l’Etat eurasien par excellence. En quête de reconnaissance sur la scène mondiale, il participe activement aux réunions des organisations internationales et entend mener une politique étrangère multi-vectorielle qui ne peut toutefois ignorer sa situation géopolitique.
Lors du conseil ministériel de l’OSCE des 29 et 30 novembre 2007 à Madrid, un consensus a été atteint afin que le Kazakhstan soit le premier pays de la CEI à exercer la Présidence de l’OSCE en 2010. Le Kazakhstan, qui avait fait d’une rencontre des Chefs d’Etat une des priorités de sa Présidence, a accueilli les 1eret 2 décembre 2010 un Sommet de l’OSCE à Astana, onze ans après celui d’Istanbul. La France y était représentée par le Premier Ministre F. Fillon.
Sur la scène internationale, Astana se pose en promoteur du désarmement et de la non-prolifération (le Kazakhstan a renoncé à l’arsenal nucléaire hérité de l’URSS) et en facilitateur du dialogue entre les civilisations et les religions (Congrès sur les religions mondiales et traditionnelles d’Astana en 2003 et 2007, Conférence d’Astana du 17 octobre 2008). Le Kazakhstan exerce en 2011 la présidence de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) et de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS).
Russie : la Russie reste pour le Kazakhstan un partenaire incontournable (frontière commune de 7 500 km, minorité russe représentant 35 % de la population, dépendance pour l’évacuation des hydrocarbures et pour les questions de sécurité, premier partenaire économique). Ces dernières années, le Kazakhstan a secondé les initiatives russes en matière de sécurité (Organisation du Traité de Sécurité Collective) et de coopération économique régionale (EURASEC) mais a su conserver des positions indépendantes notamment dans la crise russo-géorgienne (refus de la reconnaissance des indépendances ossètes et abkhazes). Le Kazakhstan participe à l’Union douanière avec la Russie et la Biélorussie qui s’est dotée d’un tarif douanier unique depuis le 1er janvier 2010 et doit se transformer en un espace économique unique en 2012. Pour le Kazakhstan, cette union douanière doit favoriser sa croissance économique à l’horizon 2015. Les difficultés administratives et techniques demeurent nombreuses et son impact réel encore incertain en raison de la hausse des droits de douanes (extension du régime douanier russe, moins libéral que celui du Kazakhstan).
Chine : ses dernières années sont caractérisées par un essor spectaculaire des relations bilatérales, faisant de la Chine le deuxième partenaire du Kazakhstan après la Russie. Les échanges économiques ont été multipliés par 17 entre 2000 et 2008. Les deux tiers des échanges commerciaux ont lieu avec le Xinjiang où vivent 1,5 millions de Kazakhs. Cette dynamique a d’abord été portée par un rapprochement politique, sur les questions de sécurité en particulier au sein de l’Organisation de Coopération de Shanghai dont le Kazakhstan assurera la Présidence en 2010-2011. Aujourd’hui, ce sont principalement les enjeux économiques et énergétiques qui structurent une relation dense entre Pékin et Astana, malgré l’asymétrie des deux partenaires et les craintes que le Kazakhstan peut éprouver à l’égard de ce déséquilibre.
Etats-Unis : les attentats du 11 septembre 2001 ont provoqué un regain d’intérêt des Etats-Unis pour l’Asie centrale qui s’est manifesté par un accroissement de la coopération militaire et de sécurité, par une forte augmentation de l’assistance économique et un soutien politique accru aux pays d’Asie centrale engagés dans la lutte contre le terrorisme. Le Président Nazarbaev a effectué en décembre 2001 une visite aux Etats-Unis, au cours de laquelle a été signée une déclaration de « Partenariat stratégique » dans le domaine énergétique.
OTAN : Le Kazakhstan a fait partie des premiers partenaires de l’OTAN en signant le document-cadre du Partenariat pour la paix en 1994 et fait figure de premier partenaire de l’Alliance dans la région. Il participe au Processus de planification et d’examen du Partenariat (PARP) depuis 2002, et est le premier pays d’Asie centrale à avoir signé avec l’OTAN un Plan d’action individuel pour le Partenariat (IPAP), en 2006. Un objectif central de cette coopération est d’accroître l’interopérabilité des forces kazakhstanaises avec celles de l’OTAN. Il a notamment abouti à la mise en place d’un bataillon, le « Kazbat ». L’intérêt du Kazakhstan pour une coopération concrète avec l’OTAN demeure toutefois limité.
Union européenne : l’accord de partenariat et de coopération (APC) constitue le cadre juridique des relations entre l’UE et le Kazakhstan depuis 1999. En novembre2006, l’UE et le Kazakhstan ont signé un protocole d’accord relatif à la coopération dans le domaine de l’énergie. En plus de l’aide dont il bénéficie au titre de l’instrument de financement de la coopération au développement (44 millions d’euros pour 2007-2010), le Kazakhstan participe à plusieurs programmes régionaux.
La relation entre l’UE et le Kazakhstan se développe dans le cadre de la Stratégie de l’UE pour l’Asie centrale, adoptée en 2007 et qui est entrée dans sa phase de mise en œuvre sous Présidence Française de l’Union européenne en 2008 (Forum UE-Asie centrale sur les enjeux de sécurité, lancement de l’initiative Etat de Droit). Le représentant spécial de l’UE pour l’Asie centrale, Pierre Morel, assure un suivi et une visibilité forte à l’approche tant régionale que bilatérale promue par l’Union européenne dans la région.
Le Kazakhstan a lancé en 2008 un programme « La voie vers l’Europe » qui doit se traduire par un rapprochement des normes et standards européens et permettre, dans une logique bilatérale, de renforcer les relations avec les principaux pays membres. Dans cette perspective, le Kazakhstan souhaite renégocier un nouvel accord avec l’UE. Le Président Nazarbaev a effectué une visite à Bruxelles en octobre 2010.
Coopération régionale : en dépit des différentes enceintes de coopération régionale (Organisation de Coopération de Shanghai, Organisation du traité de sécurité collective, Eurasec), les relations entre les cinq Etats centrasiatiques demeurent tendues du fait de la concurrence pour le leadership régional, de l’existence de contentieux (minorités, tracé des frontières, gestion des ressources en eau) et de l’absence de réelle complémentarité entre les économies des pays de la région. Le Président Nazarbaev qui souhaite faire de son pays le leader régional a été à l’origine de la Conférence pour l’interaction et les mesures de Confiance en Asie (CIMCA) dont un premier sommet de Chefs d’Etat s’est tenu les 3 et 4 juin 2002 à Almaty.
Mise à jour : 12.04.11