Présentation de la Jordanie

Présentation

Données générales

Données géographiques et générales

Nom officiel : Royaume hachémite de Jordanie

Nature du régime : Monarchie parlementaire

Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Roi Abdallah II de Jordanie (depuis le 7 février 1999)

Superficie : 92 300 km2

Capitale : Amman

Villes principales : Zarka, Irbid, Salt

Langue (s) officielle (s) : Arabe

Langue (s) courante (s) : Arabe, anglais

Monnaie : Dinar Jordanien - 1 E = 1.05 JOD

Fête nationale : 25 mai (Commémoration de la déclaration d’indépendance, au terme du mandat britannique)

Données démographiques

Population : 6,3 millions d’habitants

Densité : 62 hab./km2.

Croissance démographique : 2,4 % par an

Espérance de vie : 73 ans

Taux d’alphabétisation : 91,1% des plus de 15 ans

Religion (s) : Islam sunnite (92%), Chrétiens (6%, majoritairement Grecs orthodoxes), Druzes

Indice de développement humain : 0,77 (96ème rang)

Données économiques

PIB (2009) : 21 141 MUSD (estimation)

PIB par habitant (2009) : 3 466 USD (estimation)

Taux de croissance (2009) : 2,8%

Taux de chômage (au sens du BIT) (2009) : 13,5 %

Taux d’inflation (2009) : 0,7 %

Solde budgétaire(2009) : - 9%

Balance commerciale(2009) : -6,6 MdsUSD (estimation)

Principaux clients : Etats-Unis, Irak, Inde, E.A.U., Arabie Saoudite

Principaux fournisseurs : Arabie Saoudite, Chine, Allemagne, Etats-Unis, Italie

Exportations de la France vers la Jordanie : 326 M€ en 2009

Importations françaises depuis la Jordanie : 10 M€ en 2009

Voir également le site de la Mission économique à Amman

Consulat de France : Amman

Communauté française en Jordanie : 1 400 personnes

Communauté jordanienne en France : 600 personnes

Politique intérieure

La Jordanie, par ses choix politiques et économiques, se veut un exemple de modération et de modernité au Proche-Orient. Dans un environnement régional perturbé, elle s’efforce de préserver sa stabilité et son identité. Sa population est pour moitié originaire de Palestine, une minorité vivant encore dans des camps. Les réfugiés irakiens sont également nombreux.

Alors que la relance du processus de paix se fait attendre, faisant peser une ombre sur la stabilité et le développement du pays, le Roi a prononcé la dissolution de l’assemblée en novembre 2009 et a nommé un nouveau gouvernement. Le Premier Ministre, Samir Rifaï, appartient à une vieille famille d’hommes politiques. Le Premier Ministre aura notamment pour tâche de poursuivre les réformes économiques. Alors que les élections législatives de 2007 ayant été entachées d’accusations de fraude, le Roi a demandé que le prochain scrutin soit plus transparent.

Situation économique

Disposant de peu de ressources naturelles (absence d’hydrocarbures, pénurie d’eau), la Jordanie s’emploie à valoriser sa modernité. Elle est l’un des pays de la région les plus engagés dans les réformes (privatisations, réformes fiscales, ouverture du secteur bancaire…). Entre 2004 et 2007, l’économie a enregistré une croissance moyenne aux alentours de 7%. La Jordanie a aussi mené une politique de gestion active de sa dette extérieure. Le gouvernement s’emploie à construire une économie à même de s’adapter aux nouveaux défis, tout en s’efforçant de protéger les plus démunis des conséquences de ces changements.

En 2008, l’économie jordanienne a été confrontée à des difficultés conjoncturelles (envolée des prix des hydrocarbures et des matières premières). La hausse des prix à la consommation (+ 15,5%) a alimenté le mécontentement social. En 2009, le gouvernement a laissé filer le déficit (7,3% du PIB en 2009 avant dons) avec un plan de relance d’un montant de 220 M USD qui bénéficiera aux salaires et aux projets d’infrastructures. Le PIB n’a progressé que de 2,8%. En 2010, le gouvernement prévoit un budget d’austérité. L’aide extérieure, tarie en 2009, devrait atteindre à nouveau 3 à 4 % du PIB.

Le gouvernement prévoit de vastes projets d’infrastructures (eau, transport, énergie nucléaire) pour lesquels il a besoin de financements extérieurs et privés. La Jordanie cherche en effet à devenir un carrefour logistique régional (notamment pour les réseaux électriques et de transports). L’amélioration du climat des affaires et une gestion budgétaire saine en 2010 devraient rester la pierre angulaire de la politique économique jordanienne afin d’entretenir le flux des IDE dans un pays en développement aspirant à devenir un pays émergent.

Politique extérieure

L’alliance avec les Etats-Unis est l’un des axes de la politique extérieure jordanienne. Les Etats-Unis sont aujourd’hui le 4ème fournisseur et le 1er client du royaume. Le contact téléphonique, le lendemain de sa prise de fonctions, entre le Roi et le Président Obama, ainsi que son déplacement à Washington le 21 avril, le premier d’un chef d’Etat arabe, illustrent l’étroitesse des liens entre les deux pays.

Sur la scène régionale, la Jordanie tente de jouer un rôle modérateur. La résolution du conflit israélo-arabe reste la première priorité du Roi Abdallah II, qui tente aussi de désamorcer toute réactivation de « l’option jordanienne » qui ferait du royaume la patrie de substitution des Palestiniens.

La Jordanie est le second pays arabe à avoir signé un traité de paix avec Israël (du temps du Roi Hussein, en 1994). Le Roi ne cesse de marteler l’urgence de mettre en œuvre une solution prévoyant la création d’un Etat palestinien, dans le cadre d’une approche globale sur la base de l’initiative arabe de paix.

Le Roi Abdallah II attache une importance particulière aux relations de son pays avec ses voisins et participe aux efforts de conciliation des positions entre pays arabes.

La résolution en 2004 d’un contentieux territorial avec la Syrie a permis d’entamer un rapprochement, avec des échanges de visites au niveau des chefs d’Etat début 2009, la discussion de premiers grands projets économiques et le bornage de la frontière.

Le rapprochement avec les pays du Golfe, après le froid jeté par le soutien apporté par le Roi Hussein à l’Irak lors de la guerre de 1991, s’est accéléré et le Koweït est devenu le premier investisseur en Jordanie.

Le Roi a été reste le premier et le seul Chef d’Etat arabe (depuis 2002) à s’être rendu en visite officielle en Irak, en 2008.

La Jordanie a aussi relancé sa coopération économique avec la Turquie.

Partenaire privilégié de l’UE, pays fondateur du partenariat de Barcelone, la Jordanie a été parmi les tous premiers pays à signer un accord d’association (entré en vigueur en 2002) puis un plan d’action voisinage. Le degré d’engagement de la Jordanie dans sa relation avec l’UE a été notamment caractérisé par la mise en place en 2005, pour la première fois avec un pays de la région, d’un sous-comité consacré à la situation des droits de l’homme.

Le huitième Conseil d’association UE/Jordanie s’est réuni à Bruxelles le 16 novembre 2009. L’ambition jordanienne est aujourd’hui de parvenir à la reconnaissance d’un statut avancé par l’UE.

Enfin, la Jordanie s’est fortement impliquée dans le processus de mise en place de l’Union pour la Méditerranée, qu’elle a soutenue dès son lancement et dont certains projets l’intéressent particulièrement (autoroutes de la mer et autoroutes terrestres, énergies de substitution, Plan solaire méditerranéen). M. Ahmed Massadeh, représentant de la Jordanie auprès de l’UE, a été désigné au poste de Secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée.

Mise à jour : 29.06.10

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