Application de la peine capitale (30 juillet 2009)
Déclaration de la Présidence au nom de l’Union européenne
L’Union européenne note avec un profond regret l’exécution par pendaison de MM. Yukio Yamaji, Chen Detong et Hiroshi Maeue, le 28 juillet 2009.
L’Union européenne est opposée à l’application de la peine capitale dans tous les cas et en toutes circonstances et n’a cessé d’appeler à son abolition universelle. Nous estimons que l’abolition de la peine de mort est essentielle à la protection de la dignité humaine et au développement progressif des droits de l’Homme. L’Union européenne considère que cette peine est cruelle et inhumaine. Il ne s’est pas avéré qu’elle avait un effet dissuasif ; en outre, toute erreur judiciaire - inévitable quel que soit le système juridique - est irréversible. C’est pourquoi la peine de mort a été abolie dans toute l’Union européenne.
L’Union européenne rappelle en outre que, le 18 décembre 2008, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution sur l’application de la peine de mort, dans laquelle elle a réaffirmé sa résolution adoptée en décembre 2007, où elle demandait à tous les Etats appliquant encore la peine de mort d’instaurer un moratoire sur les exécutions en vue de l’abolition de cette pratique.
L’Union européenne se félicite vivement de sa coopération avec le Japon sur toute une série de questions touchant aux droits de l’homme dans le monde et y attache une grande valeur. Elle saisit cette occasion pour appeler une nouvelle fois les autorités japonaises à instaurer un moratoire sur l’application de la peine de mort, en attendant son abolition complète par une loi.
L’Union européenne a l’intention de s’adresser au nouveau gouvernement du Japon, après les élections, afin d’exprimer l’opinion de l’Union européenne concernant l’application de la peine capitale dans ce pays.
La Turquie, la Croatie* et l’ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l’Albanie, pays du processus de stabilisation et d’association et candidat potentiel, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l’AELE membres de l’Espace économique européen, ainsi que l’Ukraine se rallient à la présente déclaration.
* La Croatie et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d’association.





