Présentation du Japon

Géographie et Histoire

Géographie

Décalage horaire(par rapport à Paris) :
- en été, 7 heures de plus.
- en hiver, 8 heures de plus.

Couvrant une superficie d’environ 377 000 km², le Japon est un archipel de l’océan Pacifique Nord, qui s’étire sur 3 000 km de long, de l’île de Sakhaline au nord, à l’île Parece Vela au sud. Il est composé d’un chapelet d’environ quatre mille îles, dont quatre principales, représentant à elles seules 99% du territoire national :
- Hokkaido au nord : 22% du territoire national (5,7 millions d’habitants).
- Honshu, île centrale et principale, couvre 61,2% de la superficie totale et abrite plus de 80% de la population (101,3 millions d’habitants).
- Shikoku au sud-est : 5% du territoire national (4,15 millions d’habitants).
- Kyushu au sud : 11% du territoire national (14,7 millions d’habitants).

Du fait de son étroitesse, aucun point du territoire n’est éloigné de plus de 125 km de la mer.

Le Japon est essentiellement formé de chaînes montagneuses (dont beaucoup de sommets dépassent 2 000 m) et volcaniques (67 volcans sont encore en activité) qui représentent 85 % du territoire. Le Mont Fuji en est le point culminant : 3 776 mètres. L’ensemble du pays présente une forte activité sismique.

Les plaines, d’origine alluviale, sont étroites et situées majoritairement à l’est ; elles ne représentent que 16% du territoire.

Les forêts couvrent une grande partie du territoire et sont constituées d’espèces variées. A Hokkaido, 70 % de la végétation sont des résineux ; à Honshu, on trouve surtout érables, cyprès et pins ; à Kyushu, les chênes verts et les camphriers dominent, tandis qu’à Shikoku les pins magnolias et les bambous nains sont les plus nombreux.

Population

Culturellement très homogène, la population japonaise ne compte qu’une seule minorité autochtone de 24 000 individus environ, celle des Aïnous, dans le Hokkaido. Le Japon utile ne couvrant que 70 000 km², la population japonaise se trouve concentrée dans des zones où la densité atteint 1 500 habitants au km², voire plus de 5 000 comme à Tokyo, la plus importante conurbation du monde (près de 35 millions d’habitants). L’exode rural continue vers les grandes métropoles.

La population japonaise vieillit en raison de la baisse de la natalité et de l’allongement de l’espérance de vie : les plus de 65 ans représentent 19% de la population et les moins de 15 ans, 14,3%.

Le Japon compte 1,3 million de résidents étrangers, parmi lesquels les Coréens et les Chinois sont majoritaires. 830 000 Japonais vivent à l’étranger, principalement aux Etats-Unis. Ils sont environ 140 000 en Europe (chiffre en progression depuis 20 ans).

Principales villes

Tokyo
Située au centre de l’île de Honshu, sur la côte est, au fond d’une baie, la capitale compte plus de 12 millions d’habitants. C’est le plus important centre commercial, financier (la bourse de Tokyo occupe la deuxième place derrière celle de New York) et culturel du pays. C’est également un centre industriel très diversifié (agroalimentaire, haute technologie, construction mécanique…). Avec une superficie de 557 km², Tokyo est l’une des plus grandes métropoles du monde. Elle forme avec Yokohama et d’autres villes la conurbation de Keishin qui compte plus de 30 millions d’habitants.
Tokyo est jumelée avec Paris depuis 1982.

Yokohama
Située au sud de la baie de Tokyo, c’est le plus grand port du Japon et un centre industriel de première importance : chantiers navals, raffineries de pétrole, industries mécaniques et automobiles. La ville compte 3,4 millions d’habitants.
Yokohama est jumelée avec Lyon depuis 1959.

Osaka
Située au centre de l’île de Honshu, la ville compte 2,6 millions d’habitants. Elle forme avec Kobe une importante conurbation industrielle qui englobe plusieurs villes, formant ainsi le second centre urbain du Japon par sa superficie et sa population (16 millions d’habitants).
Les ports d’Osaka et du Havre sont jumelés depuis 1980, les départements d’Osaka et du Val d’Oise depuis 1987.

Kobe
Avec 1,4 million d’habitants, Kobe est le troisième port du pays. L’activité industrielle concerne, entre autres, la construction navale, le caoutchouc, la chimie, les machines-outils, l’équipement électrique.
Kobe est jumelée avec Marseille depuis 1961.

Nagoya
Sur l’île de Honshu, comptant plus de 2,1 millions d’habitants, Nagoya est un port important au fond de la baie d’Ise. C’est également un grand centre industriel (métallurgie, industrie chimique, textile, construction automobile…) et une ville universitaire.

Sapporo
Située sur l’île d’Hokkaido, elle en est le chef-lieu. Centre du commerce de l’île, elle abrite des industries alimentaires, textiles et de dérivés du bois. Elle compte 1,8 million d’habitants.

Kyoto
Située au sud de l’île de Honshu, l’ancienne capitale du Japon (jusqu’en 1868) reste une métropole culturelle et religieuse. Elle comprend par ailleurs un artisanat de luxe (soie, porcelaine, cloisonné…), mais aussi des entreprises de haute technologie. Elle compte 1,4 million d’habitants.
Kyoto est jumelée avec Paris depuis 1958.

Histoire

La légende rapporte que le Japon fut fondé au VIIème siècle av. JC par l’empereur Jinmu. Le système d’écriture chinois, ainsi que le bouddhisme, furent introduits durant les Vème et VIème siècles ap. JC par les moines bouddhistes chinois et coréens, amorçant une longue période d’influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, régents ou shogun (général en chef des armées).

La période Yamato (250-710) est le début d’un véritable État. Elle est divisée en deux grands ensembles, sur la base de l’arrivée du bouddhisme. La période Kofun marque la naissance d’une société structurée, le développement de la cavalerie, et la volonté de créer un État japonais. La période Asuka est marquée par l’arrivée du bouddhisme au Japon en 538.

L’époque de Heian (794-1185), mot qui signifie « paix » en japonais, est considérée comme l’apogée de la cour impériale japonaise. Elle est célébrée pour ses arts, notamment la poésie et la littérature. Elle est close par l’époque de Kamakura (1185-1333), marquée par les guerres de clans et l’échec de deux tentatives d’invasion mongoles, notamment grâce au kamikaze, ou vent divin qui a coulé les flottes mongoles parties de Corée.

Des commerçants venus du Portugal, d’Espagne, des Pays Bas et d’Angleterre débarquent au Japon à partir du XVIème siècle avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du XVIIème siècle, le shogunat craignit que ces missionnaires fussent la source de nouvelles influences déstabilisatrices, telles les prémices d’une conquête militaire par les puissances européennes. Aussi la religion chrétienne fut interdite en 1635 sous peine de mort sous la torture. Puis, en 1639, le Japon cessa toute relation avec l’étranger, à l’exception de certains contacts restreints avec des marchands chinois et hollandais à Nagasaki, précisément sur l’île de Dejima.

Cet isolement volontaire de deux siècles dura jusqu’à ce que les Etats Unis, avec le commodore Perry, forcent le Japon à s’ouvrir à l’Occident par la politique de la canonnière en signant la Convention de Kanagawa en 1854 après le pilonnage des ports japonais.

En seulement quelques années, les contacts intensifs avec l’Occident transforment profondément la société japonaise. Le shogunat fut forcé de renoncer au pouvoir et la fonction impériale retrouva son rôle dirigeant à la tête du pays.

La restauration Meiji de 1868 initia de nombreuses réformes. Le système de type féodal et les samouraï furent officiellement abolis et de nombreuses institutions occidentales furent adoptées. De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que d’importantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905) dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taiwan et d’autres territoires.

L’expansionnisme militaire du Japon avait débuté dès le début du XXème siècle, avec l’annexion de la Corée en 1910. Il prit de l’ampleur au cours de l’ère Showa avec l’invasion de la Mandchourie en 1931 puis des provinces du nord de la Chine. En 1937, l’Empire se lança dans une grande invasion de la Chine qui débuta avec le bombardement stratégique de Shanghai et de Canton, entraînant une résolution de condamnation de la Société des Nations à l’encontre du Japon mais surtout un écrasement du Kuomintang. Entre 80 000 et 200 000 civils chinois furent exterminés lors du massacre de Nankin par l’armée impériale japonaise.

L’attaque de Pearl Harbor dans l’archipel d’Hawaii en 1941, visant à détruire toute la flotte de guerre américaine, engagea l’Empire dans la Seconde Guerre mondiale. Le Japon agrandit dès lors encore son emprise jusqu’à occuper la Birmanie, l’Indochine, Hong-Kong, Singapour, l’Indonésie, la Nouvelle-Guinée et l’essentiel des îles du Pacifique. Ce gigantesque empire militaire, appelé officiellement Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale, était destiné à servir de réservoir de matières premières. L’occupation de ces territoires fut marquée par de multiples exactions à l’encontre des populations d’Extrême-Orient.

L’empereur Showa proclama finalement la reddition de l’empire du Japon le 15 août 1945 après les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki et l’entrée de l’URSS au Manchukuo. Le traité de paix avec la Russie est toujours en négociation, dans l’attente d’un règlement de la question des îles Kouriles du Sud, occupées par l’URSS puis la Russie depuis la fin du conflit.

Le Japon d’après-guerre, dévasté et occupé par les troupes du général Mac Arthur, et confiné au seul archipel, resta sous la tutelle des Etats-Unis jusqu’en 1951 (traité de San Francisco). Ceux-ci imposèrent une nouvelle constitution, plus démocratique, et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du pays.

L’économie se rétablit rapidement et permit le retour de la prospérité dans l’archipel, marqué par les Jeux Olympiques de Tokyo et le lancement du Shinkansen en 1964.

Depuis les années 50 jusqu’aux années 80, le Japon connaît une très rapide croissance économique. Ce « miracle économique » prend fin au début des années 1990, date à laquelle la bulle spéculative japonaise éclate. Il faudra attendre 2004 pour que le Japon renoue avec la croissance, pendant les dernières années de l’ère Koizumi (2001-2006) marquée par la personnalité atypique du Premier ministre. Les mandats de ses successeurs ont été brefs (Shinzo Abe 2006-2007, YasuoFukuda 2007-2008) et marqués par la victoire de l’opposition au Sénat lors des élections de juillet 2007. Le Premier ministre Taro ASO (septembre 2008- septembre 2009) a été contraint de gouverner dans une situation délicate de cohabitation jusqu’aux élections générales du 30 août 2009. Ces élections ont marqué la victoire historique du parti Démocrate du Japon (PDJ), qui a remporté pour la première fois la majorité absolue à la Chambre des représentants.

Mise à jour : 04.04.11

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