Israël / Territoires palestiniens

Présentation des Territoires palestiniens

Introduction

La France considère que l’Autorité palestinienne est la préfiguration de l’Etat palestinien. Elle entretient des relations étroites avec son Président, M. Mahmoud Abbas, et son Premier ministre, M. Salam Fayyad.

La Conférence des donateurs pour l’Etat palestinien (Conférence de Paris), qui s’est tenue à Paris le 17 décembre 2007, a témoigné de l’engagement politique, diplomatique de la France dans la recherche d’une solution politique au Proche-Orient. La France a rappelé son engagement à soutenir l’Autorité palestinienne (octroi de 68 M€ par an) afin, notamment, de faire fonctionner les services publics et de payer les fonctionnaires à Gaza et en Cisjordanie.

Le Président de la République, M. Nicolas Sarkozy, a effectué une visite d’Etat en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés du 22 au 24 juin 2008 au cours de laquelle il a réaffirmé l’engagement de la France en faveur de la création d’un Etat palestinien et de la paix dans la région (cf. le discours prononcé par le Président de la République à la Knesset).

Le Ministre des affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riad El Malki, a participé au sommet du 3 et 4 novembre 2008, organisé dans le cadre de l’Union pour la méditerranée : la déclaration de Marseille appelle notamment les parties à respecter leurs engagements respectifs conformément à la Feuille de route en vue de permettre un règlement permanent du conflit sur la base de deux Etats et salue la pertinence de l’« Initiative arabe de paix ».

La Présidence française du Conseil de l’Union européenne a décidé du renforcement des relations entre l’Union européenne et l’Autorité palestinienne. Le premier dialogue politique s’est tenu à Ramallah le 1er décembre 2008.

De plus, le 26 juillet 2010, la France a annoncé le rehaussement du statut de la Délégation générale de Palestine en France, devenue « Mission de Palestine », dirigée par un ambassadeur, chef de Mission Palestine.

· Position française sur le processus de paix et la création de l’Etat palestinien

La France considère que la résolution du conflit israélo-palestinien est la clé de la stabilité au Proche-Orient et ne peut s’accomplir qu’en reconnaissant aux Palestiniens leur droit à l’autodétermination et en garantissant à Israël sa sécurité. Une solution durable du conflit israélo-palestinien passe par une paix juste et négociée sur toutes les questions du statut final des Territoires palestiniens (frontières, réfugiés, Jérusalem, sécurité, eau).

La France se prononce pour une solution politique sur la base notamment des résolutions 242, 338 et 1397 du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations-Unies, ainsi que sur la base des termes de référence de la Conférence de Madrid et de la Feuille de route. Elle soutient l’« Initiative arabe de paix ».

La France s’implique fortement dans la recherche d’une solution au Proche-Orient et n’a cessé d’œuvrer en faveur de la création d’un Etat palestinien, dont le Président Mitterrand avait préconisé la création devant la Knesset dès 1982. Elle a également été à l’origine de l’adoption par le Conseil européen de Séville (juillet 2002) d’une déclaration qui reconnaît le droit des Palestiniens à édifier un Etat dans les frontières de 1967. Enfin, elle a organisé et assure le suivi de la Conférence de Paris pour l’édification d’un Etat palestinien. Elle souhaite la création d’un Etat souverain, indépendant, viable, contigu, démocratique et pacifique, vivant aux côtés d’Israël dans des frontières sûres et reconnues, avec Jérusalem capitale des deux Etats (discours du président de la république à la Knesset en juin 2008).

La France a condamné le coup de force du Hamas à Gaza le 17 juin 2007 ainsi que les tirs de roquettes contre le sud d’Israël et le refus par le Hamas de reconduire la trêve. Elle a aussi condamné l’usage disproportionné de la force par Israël et le lancement d’une opération terrestre en décembre 2008.

La France a appelé de ses voeux la constitution d’un gouvernement d’entente nationale. Elle est disposée à travailler avec un gouvernement engagé en faveur de la non-violence et des principes du Processus de paix.

La France est très préoccupée par la situation humanitaire à Gaza et estime que la population ne doit pas être punie collectivement pour des actes commis par des groupes armés. Elle appelle à la levée complète du blocus et à la liberté de circulation des personnes. Un tiers de l’aide bilatérale française bénéficie à la bande de Gaza. Pour la pleine mise en œuvre de la R.1860 sur la lutte contre le trafic d’armes, elle participe également au Gaza Counter Arms Smuggling Initiative (coordination de plusieurs pays pour lutter contre le trafic d’armes vers Gaza).

Consulat général de France à Jérusalem

Mise à jour : 17.05.11

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