
Pour la France, la solution durable du conflit israélo-palestinien passe par une paix juste et négociée sur toutes les questions du statut final des Territoires palestiniens, au premier rang desquels figurent les frontières, les réfugiés et le statut de Jérusalem. La France s’implique fortement dans la recherche d’une solution au Proche-Orient et soutient, notamment via le suivi de la conférence de Paris, l’édification d’un Etat palestinien indépendant, viable, démocratique et pacifique, vivant aux côtés d’Israël dans des frontières sûres et reconnues.
La France se prononce pour une solution politique sur la base notamment des résolutions 242, 338 et 1397 du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations-Unies, ainsi que sur la base des termes de référence de la Conférence de Madrid et de la Feuille de route. Nous soutenons, en outre l’« Initiative arabe de paix » que nous considérons comme une bonne base de négociation. La France est convaincue qu’une solution au conflit passe en outre par une forte implication de la communauté internationale.
La France considère que la résolution du conflit israélo-palestinien est la clé de la stabilité au Proche-Orient et ne peut s’accomplir qu’en garantissant à Israël sa sécurité tout en reconnaissant aux Palestiniens leur droit à l’autodétermination. C’est pourquoi la France n’a cessé d’œuvrer en faveur de la création d’un Etat palestinien pacifique aux côtés d’Israël, dont le Président Mitterrand avait préconisé la création devant la Knesset dès 1982. La France a également été à l’origine de l’adoption par le Conseil européen de Séville (juillet 2002) d’une déclaration qui reconnaît le droit des Palestiniens à édifier un Etat dans les frontières de 1967. Enfin, la France s’est résolument engagée dans l’édification de l’Etat palestinien en organisant et en assurant le suivi de la Conférence de Paris pour l’Etat palestinien.
La France a condamné le coup de force du Hamas à Gaza le 17 juin 2007 ainsi que les tirs de roquettes contre le sud d’Israël et le refus par le Hamas de reconduire la trêve. Parallèlement, la France a condamné l’usage disproportionné de la force par Israël et le lancement d’une opération terrestre. La France appelle à la constitution d’un gouvernement d’entente nationale dans les Territoires palestiniens qui sera chargé de préparer les élections présidentielles et législatives. Elle est disposée à travailler avec un tel gouvernement s’il respecte les principes du processus de paix et accepte les négociations avec Israël.
La France est très préoccupée par la situation humanitaire à Gaza et estime que la population ne doit pas être punie collectivement pour des actes commis par des groupes armés. La France appelle à la réouverture des points de passage pour les biens humanitaires et les services de base. Dans cette perspective, la France a soutenu les efforts de médiation de l’Egypte en faveur d’une trêve entre le Hamas et Israël. Parallèlement, la France participe, pour la pleine mise en œuvre de le R.1860 à la lutte contre le trafic d’armes dans le cadre du Gaza Counter Arms Smuggling Initiative (coordination de plusieurs pays pour lutter contre le trafic d’armes vers Gaza).
La France est convaincue que les efforts de la communauté internationale pour contribuer aux fondations d’un Etat palestinien viable et démocratique aideront le Proche-Orient à avancer sur le chemin de la paix. Nous soutenons la démarche en ce sens du président Obama. Nous encourageons l’ensemble des parties à avancer dans les négociations de fond.
Convaincu de l’urgence de la résolution du conflit, dont la prolongation ne profite qu’aux extrémistes, le Président de la République a confirmé au Président Abbas le 4 septembre2009 ainsi qu’au Premier Ministre Netanyahou le 11 novembre la disposition de la France à accueillir un sommet pour accompagner la relance des négociations.
Mise à jour : 15.02.10