Déclaration de la Présidence au nom de l’Union européenne
L’Union européenne reste gravement préoccupée par la situation humanitaire à Gaza. Les appels qui ont été lancés afin que des mesures soient prises d’urgence n’ont pas suscité les réactions escomptées.
L’Union européenne continue d’insister pour que des mesures concrètes soient prises rapidement en vue de trouver une solution à la crise humanitaire que traverse Gaza et de permettre la reconstruction et la relance économique.
L’Union européenne constate avec préoccupation que la situation sur le terrain ne s’est pas améliorée depuis janvier 2009. Le bouclage de Gaza, maintenu depuis 2007, a eu un impact dévastateur sur l’économie du secteur privé et a accentué la dégradation de l’environnement naturel. La piètre qualité de l’eau est particulièrement inquiétante. Malgré la détermination dont a fait montre la communauté internationale, y compris l’Union européenne, lors de la Conférence des donateurs à Charm el-Cheikh, la reconstruction des habitations, des écoles et des installations sanitaires n’est toujours pas réalisable, alors qu’elle est essentielle. Si la situation actuelle est susceptible de profiter aux extrémistes, elle accentue les souffrances de la population civile, composée pour moitié d’enfants.
L’Union européenne lance un nouvel appel en faveur de l’ouverture immédiate et sans condition de points de passage pour que l’aide humanitaire puisse parvenir à Gaza et que les marchandises et les personnes puissent y entrer et en sortir. Il conviendrait que l’accord de 2005 sur les déplacements et l’accès aux points de passage aux frontières soit mis en œuvre. L’Union européenne engage Israël à faciliter le transfert de matériel et de ressources financières à Gaza pour la mise en œuvre des projets pilotes des Nations unies. Elle appelle par ailleurs à la mise en œuvre intégrale de la résolution 1860 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Pleinement consciente des besoins légitimes d’Israël en matière de sécurité, l’Union européenne continue de demander la cessation complète de toutes les violences, notamment l’arrêt durable des tirs de roquettes vers Israël, et la mise en place d’un mécanisme efficace afin d’empêcher que des armes et des munitions soient introduites en fraude dans la bande de Gaza. Elle continue aussi de demander aux ravisseurs du soldat israélien Gilad Shalit de libérer ce dernier sans délai.
La Turquie, la Croatie* et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et la Serbie, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l’AELE membres de l’Espace économique européen, ainsi que l’Ukraine, la République de Moldavie et l’Azerbaïdjan se rallient à la présente déclaration.
* La Croatie et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d’association.
