Présentation de l’Islande

Présentation

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : République d’Islande

Superficie : 103 000 km²

Population (1er janvier 2011 : 319246 habitants

Capitale : Reykjavik (l’agglomération de Reykjavík regroupe 202000 habitants)

Villes principales : Akureyri, Egilsstadir, Hafnarfjördur, Kopavogur

Langue officielle : islandais (langue la plus proche de l’ancien nordique)

Monnaie : couronne islandaise (ISK) - taux de change janvier 2012 : 1 EUR = 158 ISK

Fête nationale : 17 juin

Données démographiques

Croissance démographique (2007) : 1,9%

Espérance de vie (2007) : 80,6 ans (82,9 ans pour les femmes et 79,4 ans pour les hommes)

Taux d’alphabétisation : 99%.

Religions : protestants luthériens (85,6%), catholiques (2,5%)

Indice de développement humain(Classement PNUD 2007-2008) : 0,969 (3è rang).

Données économiques

PIB par habitant (2010) : 29.900 €

Taux de croissance : PIB : PIB : -4.0% (2010), +2.1 % (2011), +1.5 % (2012p)

Taux de chômage (2011) : 7,6 %

Taux d’inflation : + 4.1% (2011), 3.6 % (2012p)

Solde budgétaire : - 11.2% du PIB (2010), -10.4% du PIB (2011), -9.6% du PIB (2012p)

Principaux clients (2010) : Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni (France : 7e client)

Principaux fournisseurs (2010) : Norvège, Allemagne, Suède, Etats-Unis, Danemark (France : 13e fournisseur)

Exportations de la France vers l’Islande (2010) : 35 millions d’euros

Importations françaises d’Islande (2010) : 115 millions d’euros

Balance commerciale(2010) : +0.7 millions d’euros (exp : 3.4 md d’euros – imp. : 2.7 md d’euros)

Principaux clients : Royaume-Uni (19 %), Etats-Unis (17,5 %), Allemagne et France(6 %)

Principaux fournisseurs : Royaume-Uni (27%), Etats-Unis (20 %), Allemagne (10%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture et pêche : 7,1%
- industrie : 25,2%
- services : 67,7%

Secteur de la pêche dans le PIB islandais  : 5.8% du PIB, 10.8% avec la transformation et 18.3 % en comptant sa contribution indirecte

Solde des finances publiques : -10.1% du PIB (2010), -5.7% du PIB (2011), -4.4% du PIB (2012p)

Dette publique brute : 92.9% du PIB (2010), 92.4% du PIB (2011), 90.2% du PIB (2012p)

Consulats généraux de France : Section consulaire de l’ambassade à Reykjavik

Deux consuls honoraires : Akureyri et Egilsstadir

Communauté française en Islande : 252 personnes

Communauté islandaise en France : 300 personnes

Politique intérieure

L’histoire islandaise a été marquée jusqu’en 1918 par la domination étrangère (Norvège et Danemark). Devenue indépendante le 17 juin 1944, l’Islande (300 000 habitants) est aujourd’hui une République parlementaire dont le Parlement (Althingi) comprend 63 membres, élus tous les quatre ans. La Constitution islandaise confère des pouvoirs limités au Président de la République, poste occupé depuis 1996 par M. Olafur Ragnar Grimsson, qui a été reconduit le 1er août 2008 pour un quatrième mandat de quatre ans. L’essentiel du pouvoir politique revient au Premier ministre et à son gouvernement.

Les élections législatives du 26 avril 2009 ont nettement validé la nouvelle orientation à gauche de l’Islande, portée par l’équipe gouvernementale qui, avec 34 sièges, a obtenu désormais la majorité absolue au Parlement : 20 pour l’Alliance sociale-démocrate de la Premier Ministre sortante Mme Jóhanna Sigurdardóttir, et 14 pour ses partenaires de coalition du Mouvement Gauche-Vert.

En dépit des pouvoirs limités que lui confère la constitution, le président Olafur Ragnar Grimsson, élu depuis 1996 et reconduit le 1er août 2008 pour un quatrième mandat, a manifesté son autorité en refusant à deux reprises de promulguer, en janvier 2010 puis en février 2011, les lois successives visant à régler le litige Icesave avec le Royaume Uni et les Pays Bas. Après le rejet du premier accord par le corps électoral en mars 2010 (93,2 % de non, 62,5% de participation), un second référendum a eu lieu le 9 avril 2011. Bien que le plan de sauvetage ait été renégocié selon des termes beaucoup plus favorables (son coût total devrait représenter 4% du PIB, contre 11% du PIB), il a été rejeté à nouveau, par près de 60 % des voix.

Un processus de révision de la constitution héritée du Danemark a été lancé en novembre 2010 par la société civile islandaise, dans le cadre d’une "assemblée nationale". Le projet de Constitution, soumis au Parlement le 29 juillet 2011, s’oriente vers une participation plus large du public à la vie politique (possibilité de soumettre à référendum populaire tout sujet d’intérêt national, proposition de loi par initiative populaire). Les modalités des élections législatives, les pouvoirs du Président et le statut de l’Eglise d’Etat restent très débattus.

Situation économique

L’Islande a subi durement les conséquences de la crise financière mondiale de septembre 2008. Les trois banques du pays ont été renationalisées. Les Islandais comprennent aujourd’hui qu’ils ont vécu au-dessus de leurs moyens au cours des dernières années et très largement à crédit. Pays le plus pauvre d’Europe il y a encore 70 ans, l’Islande se trouvait jusqu’à l’automne 2008, parmi les pays les plus riches du monde6ème des pays de l’OCDE), avec une croissance de 4,9 % pour 2007 (2,6% en 2006, 7,5% en 2005, 7,7% en 2004), un taux de chômage de 2,3 % et un budget de l’Etat excédentaire de 5,5% du PIB.

Le FMI a annoncé, le 19 novembre 2008, l’octroi d’un prêt de 2,1 milliards de dollars, tandis que les pays nordiques ont promis de débloquer pour leur part 2,5 milliards de dollars. Le prêt du FMI a été accordé par tranches successives ; la dernière tranche (312 millions d’euros) a été débloquée en août 2011. Ces différents versements ont été longtemps retardés faute d’un règlement avec les Britanniques et les Néerlandais sur le contentieux de la banque en ligne Icesave. Londres et La Haye ont finalement préféré agir via l’Autorité de surveillance de l’A.E.L.E., plutôt que de s’opposer frontalement à la candidature de l’Islande lors de son examen au Conseil européen du 17 juin 2010.

Après une dépréciation de la livre d’environ 40%, les prévisions pour l’année 2011 font état d’une progression du PIB de 1,9 %, (après une récession de 6,5 % en 2009), d’un taux d’inflation moyen de 4 % et d’une balance commerciale excédentaire de 6,7 % du PIB. Le chômage devrait s’établir à 8,2 % en moyenne sur 2011. Globalement, la chute du revenu disponible des ménages a atteint 19,9 % en 2009 et 15,8 % en 2010. Les chiffres sur l’activité économique au 4è trimestre 2010 permettent néanmoins de constater que l’Islande est techniquement déjà sortie de récession, mais que la croissance devrait rester faible.

Politique extérieure et européenne

La question de l’adhésion à l’Union a constitué le principal point d’achoppement des discussions ayant abouti à la formation du nouveau gouvernement. En définitive, les partis de la coalition ont trouvé un compromis aux termes duquel l’ouverture des négociations avec Bruxelles a été soumise au vote du parlement, et non à un referendum préalable comme le Mouvement Gauche-Verts le réclamait initialement. Au terme de longues semaines de débats et de procédures, l’Althingi (Assemblée nationale) a finalement adopté le 16 juillet 2009, par une étroite marge, la résolution présentée par le ministre des affaires étrangères M. Skarpheòinsson et engageant au dépôt de la candidature de l’Islande à l’Union Européenne. Sur 63 députés, 33 ont voté en faveur de la motion, dont les 20 Sociaux Démocrates, 8 Gauche-Verts (sur 14), 1 élu du Parti de l’Indépendance, 3 du Parti du Progrès (sur 9), et 1 du Mouvement des Citoyens.

Dès le 27 juillet 2009, le Conseil de l’Union européenne (affaires générales et relations extérieures) décidait de transmettre la candidature à la Commission, laquelle va l’instruire selon les procédures en vigueur. Les soubresauts du contentieux Icesave ont perturbé ce calendrier, mais les Britanniques et les Néerlandais ont finalement renoncé à apparaitre comme les censeurs de cette candidature. Ainsi, le Conseil européen du 17 juin 2010 a donné son accord à l’ouverture des négociations de candidature avec l’Islande. La procédure de criblage s’est achevée en juin 2011.

La 3ème Conférence intergouvernementale d’adhésion s’est tenue à Bruxelles le 12décembre 2011 : cinq chapitres nouveaux ont été ouverts, portant à onze le nombre de chapitres ouverts depuis le début des négociations. La négociation sera relativement aisée et rapide sur de nombreux chapitres facilitée par l’appartenance de l’Islande à l’Espace économique européen. En revanche, l’Islande ne respecte pas encore l’acquis communautaire notamment dans le domaine de la pêche, de l’agriculture, de l’environnement (chasse à la baleine) et des services financiers.

Le gouvernement islandais escompte l’ouverture de la totalité des chapitres restants (dont le chapitre 13 sur la pêche) au premier semestre 2012, en vue de l’organisation du référendum sur l’adhésion avant les élections parlementaires qui se tiendront au plus tard en avril 2013. Les résultats du référendum sont pour l’heure incertains.

Le 30 septembre 2006, le gouvernement américain a fermé sa base de Keflavik (retrait des appareils et des militaires), qui assurait, depuis l’accord de défense de 1951, la sécurité de l’Islande. Toutefois, la relation de défense avec les Etats-Unis est toujours définie dans le cadre de l’accord bilatéral de défense de 1951 entre les deux pays.

Une coopération franco-islandaise inédite a été décidée dans le cadre de l’OTAN, en matière de surveillance aérienne. Des rotations ont eu lieu du 5 mai au 20 juin 2008 avec l’arrivée, à l’aéroport de Keflavik, de quatre Mirage 2000-5 de l’Armée de l’air française et de 110 personnels. Selon les termes de la mission fixée par les instances de l’Alliance, les avions de permanence opérationnelle assurent la surveillance aérienne et les interceptions au sein de l’espace aérien islandais. La Norvège puis l’Espagne devaient assurer cette surveillance en 2009. L’Espagne s’étant finalement désistée, la Norvège a accepté de prolonger son tour d’intervention.

Reykjavik était candidate à un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies pour le biennium 2009-2010 et a essuyé un échec. L’Islande continue néanmoins à fournir, à sa mesure, une contribution en personnels civils auprès de l’ONU, mais aussi de l’OTAN, de l’OSCE et de l’Union européenne : participation à la KFOR au Kosovo, gestion des aéroports de Pristina puis de Kaboul, participation à une équipe de reconstruction régionale en Afghanistan (portée il y a peu à 15 experts civils). Malgré ses grandes difficultés financières, l’Islande a choisi de maintenir, au moins temporairement, ces contributions.

Partageant avec la Scandinavie un héritage culturel évident, l’Islande a conclu des accords de pêche notamment avec la Norvège, la Russie et le Groenland. D’une manière générale, elle souhaite se montrer exemplaire en matière de protection de l’environnement, tout en ayant obtenu, dans le cadre du protocole de Kyoto, une clause d’exemption pour "micro-économies" peu polluantes, qui permet la construction d’une nouvelle fonderie d’aluminium, alimentée par le gigantesque barrage de Karahnjukar mis en eaux en septembre 2006. Elle a prolongé en janvier 2009 la reprise de la chasse commerciale à la baleine décidée en 2006, alors qu’elle y avait mis fin en 1986.

L’Islande attache une importance toute particulière à l’océan Arctique. De fait, les changements affectant l’océan Arctique (fonte des glaces due au réchauffement climatique) ont un impact majeur sur les eaux territoriales islandaises (migration des stocks halieutiques vers le Nord, perspectives d’exploitation des hydrocarbures, alors que l’Arctique pourrait recéler 30% des réserves inexploitées de gaz et 10% de celles du pétrole).

La Palestine est une priorité de la politique de coopération et de développement islandais. Le Parlement islandais a adopté le 29novembre 2011 une résolution invitant le Gouvernement à reconnaître « la Palestine comme État indépendant et souverain dans ses frontières d’avant la guerre des six jours de 1967 ». L’Islande est devenu le 15 décembre 2011, à l’occasion de la visite à Reykjavik de M. Maliki, le premier pays d’Europe occidentale à reconnaître l’Etat de Palestine "comme Etat indépendant et souverain dans ses frontières d’avant la Guerre des Six Jours de 1967" et à annoncer l’établissement de « relations diplomatiques pleines et entières ».

Mise à jour : 20.01.12

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