France-Diplomatie
retour home
Irlande

Présentation

Données générales
Politique intérieure
Situation économique
Politique extérieure et européenne

Données générales

Données géographiques et générales

Nom officiel  : L’Irlande

Superficie  : 70 273 km²

Population  : 4 400 000 h (dont 280 000 d’Europe de l’est)

(France entière + TOM : 62 614 millions)

Capitale  : Dublin

Villes principales  : Cork, Galway, Limerick, Waterford

Langue officielle : anglais et irlandais (langue gaélique)

Monnaie : l’euro

Fête nationale : 17 mars

Données démographiques

Croissance démographique : 0,8 %(le solde migratoire ne vient plus abonder ce chiffre)

Espérance de vie : 77,3 ans pour les hommes, 81,7 ans pour les femmes.

Taux d’alphabétisation : 99 %

Religions : : catholiques (88,4 %), Eglise d’Irlande (y compris protestants 2,95%), chrétiens (sans précision) 0,5% presbytériens 0,5% musulmans 0,5%, sans religion 3,5%.

Indice de développement humain(Classement ONU 2004) : 4è

Données économiques :

PIB (2008) : 182 milliards d’euros

PIB par habitant (2008) : 41 300 €

Taux de croissance (2008) : PIB : - 3 %

Taux de croissance 2009 (prévision) : - 7,5 %

Taux de chômage (2008) : 8,4 %

Taux de chômage 2009 (prévision) : 11,75 %

Taux d’inflation (2008) : + 3,1 %

Taux d’inflation (prévision 2009) : - 1,3 %

Solde budgétaire(2008)  : 7,3 % du PIB

Balance commerciale(2008) : + 24,3 milliards d’euros (16 % du PIB)

Principaux clients : Royaume-Uni (19 %), Etats-Unis (17,5 %), Allemagne et France(6 %)

Principaux fournisseurs : Royaume-Uni (27%), Etats-Unis (20 %), Allemagne (10%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 2,3 %

- industrie et services : 97%

Exportations de la France vers l’Irlande (2008) : 2,7 milliards d’euros

Importations françaises d’Irlande (2008) : 6,1 milliards d’euros

Consulats généraux de France : Section consulaire de l’ambassade à Dublin

Antenne consulaire : 4 consuls honoraires (Cork, Galway, Limerick et Dunmore East)

Communauté française en Irlande : 8.600 immatriculés ; total 25.000 (estimation)

Communauté irlandaise en France : 15.000 (estimation)

Politique intérieure

Institutions et gouvernement

Arrivé au pouvoir en mai 2008 suite à la démission de Bertie AHERN - Premier Ministre au pouvoir depuis onze ans, atteint par un scandale financier -, M. Brian COWEN a connu douze premiers mois particulièrement difficiles, la crise financière venant ajouter à la gestion délicate de la période postérieure au premier referendum(négatif) sur le traité de Lisbonne.

Les dernières élections générales remontent à mai 2007. Le Fianna Fail (FF), parti de centre-droit de MM.Ahern et Cowen, est arrivé en tête avec 78 sièges (-2) sur les 166 que compte le Dail (Parlement).

Le premier gouvernement Cowen (mai 2008) a reconduit la coalition inédite formée un an plus tôt par B.Ahernet comprend trois partis (FF, Verts, Démocrates Progressistes) sur la base d’un contrat de gouvernement. Trois des six indépendants soutiennent le gouvernement qui comprend à nouveau des élus Verts. Le Sinn Fein, lié à l’IRA, reste marginal en raison de ses positions économiques marxistes (perte d’un siège, passant de 5 à 4). Il n’a pas profité de sa participation au gouvernement nord-irlandais depuis le 8 mai 2007.

Situation économique

L’Irlande détient le 2ème PIB/habitant dans l’Union européenne, derrière le Luxembourg. Mais l’Irlande se distingue des autres Etats membres de la zone euro par le fort écart entre le PIB et le PNB . La différence s’explique par le rapatriement de l’essentiel des profit des multinationales vers leur pays d’origine.

La crise économique et financière est beaucoup plus forte en Irlande que dans la plupart de l’UE. L’Irlande a subi de plein fouet le choc de la crise américaine et du ralentissement des économies européennes. La bourse de Dublin a perdu 55% de sa valeur en un an et les banques ont été confrontées à une crise de liquidités. Une garantie illimitée de l’Etat sur les dépôts bancaires dans les banques irlandaises (en Irlande et à l’étranger) ainsi que sur les dépôts, en Irlande, auprès de banques étrangères très actives dans le pays a été mise en place dès septembre 2008.

La croissance de l’économie irlandaise reposait en premier lieu sur une fiscalité attractive pour les investissements étrangers qui ont utilisé l’Irlande comme plate-forme industrielle pour les marchés de l’UE (secteurs de la pharmacie, informatique et services financiers). Le stock d’IDE qui représentait 136% du PIB en 2006 en représente moins de 100% en 2008, niveau qui reste cependant très élevé.

Politique extérieure et européenne

Discrète mais active, la diplomatie de Dublin s’articule autour de trois axes : les liens avec le monde anglo-saxon, l’engagement en Europe, les Nations Unies.

Les liens avec le monde anglo-saxon, sont dominés par deux partenaires : le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

Les liens historiques et géographiques entre l’Irlande, qui fut sous domination britannique de 1172 à 1921, et le Royaume-Uni se traduisent par des relations commerciales étroites, un dispositif spécifique en terme de nationalité et de circulation (400.000 Irlandais vivent au Royaume-Uni), et une implication mutuelle dans le dossier nord-irlandais.

Le Royaume-Uni est le premier fournisseur de l’Irlande (29 %).

La question de l’Irlande du Nord constitue une composante majeure des relations entre les deux pays et un champ de collaboration très étroit depuis la mise en œuvre de l’autonomie de l’Irlande du nord.. Depuis les élections de mars 2007, les partis vainqueurs sont parvenus à former - le 8 mai 2007 - un gouvernement de coalition, comme prévu par les accords de Saint-Andrews (2006). Le soutien à l’Irlande du nord est désormais essentiellement financier.

Le lien unissant l’Irlande et les Etats-Unis a pareillement pour assise l’histoireet l’économie : l’Amérique fut la terre d’accueil des victimes de la grande famine du milieu du XIXème siècle : quarante millions de citoyens américains se reconnaissent une ascendance irlandaise. Les relations entre Dublin et Washington sont également étroites dans les domaines politique, économique et culturel. Deuxième fournisseur de l’Irlande avec 20 % du marché, les Etats-Unis sont de loin le premier investisseur étranger dans le pays (80 % des IDE), avec près de 600 entreprises qui profitent d’un régime fiscal extrêmement avantageux et produisent des biens manufacturés destinés au marché européen. D’autre part, les Etats-Unis ont souvent été impliqués dans le processus nord-irlandais et ce au plus haut niveau.

L’engagement européen, de l’Irlande remonte à 1973, date de son entrée dans la Communauté européenne. Elle a, depuis, bénéficié de la solidarité communautaire, notamment au titre de la PAC, en étant bénéficiaire nette du budget depuis son entrée dans la CEE. Elle est appelée à devenir contributeur net vers 2010. En 2002, l’Irlande a fait le choix de l’euro. La vocation européenne de l’Irlande s’affirme avec vigueur depuis la présidence réussie de l’UE en 2004. Souvent proche de la Commission, grâce à un lobbying ciblé, l’Irlande est devenue un acteur respecté de la construction européenne. Elle entretient des liens particuliers avec les nouveaux Etats-membres - notamment ceux de taille comparable, pour lesquels elle constitue un modèle de développement et auxquels elle fournit une expertise technique, en matière de gestion des fonds de cohésion, par exemple - ainsi qu’avec les autres Etats neutres de l’UE. L’Irlande est le seul pays de l’UE où un referendum a été obligatoire pour ratifier le traité de Lisbonne.

Sur les questions de défense, Dublin affiche une grande prudence liée à sa neutralité et à sa traditionnelle hostilité au nucléaire, tout en souhaitant participer à la PESD. Tout engagement extérieur est soumis à la règle préalable du triple verrou (mandat des Nations-unies, décision du gouvernement et vote du parlement). L’Irlande a - dans ces conditions- confirmé son engagement (envoi de soldats) dans le cadre de l’opération Eufor lancée le 29 janvier 2008 au Tchad, dont elle a assuré le commandement avant que les nations-Unis ne prennent la relève le 15 mars 2009 sous l’emblème de la Minurcat. .

Au niveau des Nations unies, son histoire (émancipation de la tutelle britannique) et son positionnement particulier (neutralité) autorisent l’Irlande à exprimer des positions ambitieuses, rencontrant l’écho de nombreux Etats. L’Irlande s’est, par exemple, engagée dans les opérations humanitaires ou de maintien de la paix, au Kosovo, au Liban, au Libéria, en RD du Congo et au Soudan (Darfour). L’accroissement de ses actions de coopération a pour champ d’application prioritaire l’Afrique orientale et australe, en s’appuyant traditionnellement sur un réseau d’ONG.

Mise à jour : 09.12.09