
Il lui a renouvelé son admiration et son soutien pour son combat courageux en faveur de la société civile iranienne, notamment à travers son organisation, le Cercle des Défenseurs des droits de l’Homme, dont l’action est depuis longtemps soutenue par la France.
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Relations économiques.
Coopération culturelle, scientifique et technique.
Dans tous leurs contacts avec les responsables iraniens, les autorités françaises soulignent que l’Iran doit lever les doutes sur ses intentions dans le domaine nucléaire et apporter des réponses à nos préoccupations à l’égard de la politique régionale de Téhéran et de la situation des droits de l’homme en Iran pour pouvoir créer les conditions d’un élargissement et d’un approfondissement des relations entre nos deux pays, et permettre à terme à l’Iran d’être reconnu comme un acteur régional jouant un rôle responsable au Moyen-Orient. L’Iran aurait beaucoup à y gagner, en termes de relations avec la communauté internationale et plus particulièrement avec la France et l’Europe.
L’Iran est notre 42ème client dans le monde (du même ordre d’importance que le Mexique ou la Thaïlande). La France se place au 7ème rang des fournisseur de l’Iran fin 2007 selon le FMI, derrière la Chine, l’Allemagne, les Emirats arabes unis, la Corée du sud, la Russie et l’Italie.
Le marché iranien représente encore annuellement pour nos entreprises environ 2 Mds€ d’exportations. Les importations sont constituées pour l’essentiel d’hydrocarbures (97%). Le solde commercial bilatéral est excédentaire au profit de l’Iran (900 Mds€ en 2007).
Les entreprises françaises réduisent leur exposition au risque iranien en raison de la crise nucléaire et des sanctions internationales. Entre 2005 et 2007, nos exportations ont connu une forte contraction (-20% en valeur), qui a essentiellement touché les biens d’équipement professionnels, le secteur automobile et les produits raffinés. Nos importations sont restées stables (+2,6%). Sur la même période, les banques françaises ont fortement réduit leur activité : le stock des créances bancaires vis-à-vis de l’Iran a reculé de près d’un quart (-22,5%) selon la Banque de France. Parallèlement, les entreprises françaises ont divisépar quatre leursflux d’investissements directs en Iran(de 174 M€ en 2005 à 45 M€ en 2007). Le stock des investissements directsa également fortement chuté (de 638 M€ en 2005 à 134 M€ en 2006).
Les relations de coopération sont gérées dans le cadre de l’Arrangement général du 14 septembre 1993 et de l’Arrangement culturel du 31 janvier 1999. A ce jour, quatre priorités ont été fixées :
- Promotion, dans le respect des règles de vigilance, des partenariats inter-universitaires et des formations supérieures françaises. Les actions de soutien à la coopération universitaire menées par l’ambassade de France en Iran (accueil et orientation d’étudiants, mise à niveau linguistique, mise en réseau d’anciens boursiers) ont été regroupées dans un Centre d’information et d’échange universitaires.
- Développement de l’enseignement du français dans l’enseignement secondaire et supérieur iranien. Plusieurs lycées publics iraniens ont ouvert des classes de français depuis la rentrée 2003.
- Valorisation, dans le respect des règles de vigilance, des partenariats scientifiques (environnement, eau, urbanisme, sciences humaines et sociales, médecine vétérinaire), le cas échéant avec des co-financements iraniens. Un programme d’action intégré (dit Hubert Curien « Gundishapour ») a été conclu en juillet 2004.
- Intensification du dialogue des cultures, dans les deux sens. L’ambassade de France en Iran mène des actions volontaristes de traduction et de publication et organise des manifestations culturelles et scientifiques. L’Institut français de recherches sur l’Iran (IFRI) est le seul centre de recherches étranger autorisé à participer à la diffusion de la connaissance de la culture persane et iranienne ancienne et contemporaine.
Mise à jour : 26.12.08.
Téhéran
Observation le Vendredi 12 à 16:30 (heure locale)