Les violations sérieuses des droits de l’homme commises en Iran, contraires au Pacte international des droits civils et politiques auquel l’Iran est partie, suscitent une forte préoccupation. Comme chaque année, la France a apporté, avec ses partenaires européens, son co-parrainage à la résolution sur la situation des droits de l’homme en Iran adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 21 décembre 2008.
Le dialogue Union européenne / Iran sur les droits de l’homme ayant été suspendu à l’initiative de Téhéran, et compte tenu des difficultés pour les présidences successives de l’Union européenne à effectuer des démarches locales, c’est par des déclarations publiques que l’Union européenne exprime l’inquiétude suscitée par la dégradation de la situation des droits de l’homme en Iran, marquée par la multiplication des condamnations à la peine de mort, y compris à l’encontre de mineurs, le cas échéant exécutée par des moyens inacceptables (pendaison en public, lapidation, etc.), la condamnation à des traitements inhumains et dégradants (flagellation, etc.), les restrictions croissantes posées à l’exercice de la liberté d’information et d’expression, le harcèlement et la répression des défenseurs des droits de l’homme, l’intensification de la répression des militantes pour les droits des femmes et la situation des minorités, notamment ethniques et religieuses.
Mise à jour : 26.12.08.