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Irak

Visite officielle de M. Bernard Kouchner en Irak (19 au 21 août 2007)

A l’invitation de M. Jalal Talabani, Président de la République d’Irak, le ministre des Affaires étrangères et européennes a effectué une visite officielle à Bagdad. C’est un projet auquel il réfléchissait depuis sa prise de fonction.

M. Bernard Kouchner s’est rendu en Irak pour exprimer un message de solidarité de la France au peuple irakien et pour écouter les représentants de l’ensemble des communautés, sans exclusive.

Il est arrivé à Bagdad le 19 août 2007, date du quatrième anniversaire de l’attentat qui a coûté la vie à Sergio Vieira de Mello, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, et à une vingtaine de fonctionnaires des Nations Unies. M. de Mello était un ami personnel de M. Kouchner, comme l’étaient Nadia Younès, Fiona Watson et Jean-Sélim Kanaan, membres de son équipe au Kosovo.

A cette occasion, il a porté aussi le témoignage de la reconnaissance de la France aux personnels de l’Ambassade qui servent à Bagdad avec courage et compétence.


Illust:

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M. Hoshyar Zebari,
Ministre des Affaires étrangères irakien
et M. Bernard Kouchner à l’aéroport international
de Bagdad
(19 août 2007), © AFP.

Le ministre a réaffirmé la disposition de la France à jouer un rôle dans la région et qu’il fallait pour cela écouter les Irakiens. Le ministre a souligné que la France était à l’écoute de l’ensemble des parties irakiennes, sans exclusive.

Le ministre a également appelé au renforcement du rôle des Nations unies en Irak, conformément au souhait des Irakiens : "plus les Irakiens demanderont l’intervention de l’ONU, plus elle les y aidera" a indiqué le ministre.

Le mandat de la Mission d’Assistance des Nations Unies pour l’Irak (MANUI), renouvelé le 10 août dernier, renforce à cet égard le rôle des Nations Unies en Irak, conformément aux souhaits du gouvernement irakien.

Pour en savoir plus

- Point de presse conjoint de M. Bernard Kouchner, et du ministre des Affaires étrangères irakien, M. Hoshyar Zebari - Propos de M. Kouchner (Bagdad, 19 aout 2007)

"Je suis venu, au nom du président de la République française, Nicolas Sarkozy, et du Premier ministre, M. François Fillon, vous écouter. Essayer de comprendre ce qui, pour certains paraît une direction positive, et qui vue de l’extérieur nous semble une situation horrible, une situation qui semble continuer de se dégrader. Et je ne demande pas mieux que d’être convaincu."


- Rencontre informelle de M. Bernard Kouchner, avec la presse, à l’issue de son entretien avec le Premier ministre irakien, M. Maliki (Bagdad, 19 août 2007)

"Mais la France dans cette affaire, non seulement n’a rien à offrir en termes d’armes, personne ne lui en a demandé. Je suis venu pour assurer de la solidarité de la France toutes les composantes, toutes les communautés irakiennes. Ecouter toutes les communautés et tous les partis politiques."


- Point de presse conjoint de M. Bernard Kouchner à la sortie du bureau du Vice-président, Abdel Abdel Mehdi (Bagdad, 20 août 2007)

"Je suis très heureux d’avoir rencontré Monsieur le vice-président et je suis très flatté et très ému par les compliments qu’il vient de m’adresser. Cette idée d’être un vieil ami de l’Irak m’est très chère. Et même si la France et l’Irak n’ont pas toujours été d’accord, je crois maintenant qu’il faut ensemble considérer l’avenir."


- Conférence de presse du ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner, à la présidence de la République (Bagdad, 20 août 2007)

"J’étais heureux d’entendre le président répondre que l’avenir de ce pays pour lutter contre la violence et pour rétablir la paix et la démocratie peut passer par les Nations unies. La France approuve ce chemin, approuve la résolution qui a été votée il y a quelques jours et nous l’assisterons dans ce sens. Nous approuvons aussi la politique de voisinage avec les trois groupes qui ont été formés et qui se sont déjà réunis à Aman, à Damas et à Téhéran. Tout cela nous semble aller dans le bon sens.

J’ai beaucoup discuté avec le ministre Zebari du rôle que pourrait jouer la France, membre permanent du Conseil de sécurité dans l’élargissement de ce processus."


- Entretien du ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner, avec "RTL" (Bagdad, 21 août 2007)

"Il est très important que les Irakiens - et ils s’en souviennent - se remémorent ce qu’a été la position de la France, cela nous donne un rôle très particulier. Et, en effet, nous ne sommes pas passés par les Américains. C’est la première fois depuis vingt ans qu’un ministre des Affaires étrangères se rend en Irak."


- Entretien de M. Bernard Kouchner avec la presse écrite (Bagdad, 21 août 2007)

"Alors nous sommes avec vous et nous avons entendu les diverses interprétations et s’il y a un premier bilan, une première impression de ces trois jours, c’est que le peuple irakien souffre beaucoup. Et même si on peut dire que la situation va peut-être mieux à Bagdad, je suis sûr que la zone verte n’est pas Bagdad, que Bagdad n’est pas l’Irak."


- Propos de M. Bernard Kouchner devant la presse (Bagdad, 21 août 2007)

"Les Irakiens, la population, ce n’est pas dans la zone verte qu’on peut la trouver, c’est dans le reste de la vile de Bagdad et dans tout le pays. Les gens sont très inquiets. Vous dites qu’ils ont besoin de l’eau et de l’électricité, oui. Ils ont aussi besoin de rentrer chez eux car, quatre millions de personnes sont réfugiées dans les pays avoisinants ou même réfugiés ou déplacés dans leur propre pays. C’est pour moi très important et je pense que l’Europe, qui fut très absente de cette crise, doit s’y intéresser."


- Entretien de M. Bernard Kouchner avec la télévision irakienne "Al Iraqyia" (Bagdad, 21 août 2007)

"Maintenant, nous avons décidé, parce qu’il y a un nouveau gouvernement, un nouveau président, de venir écouter les Irakiens et de tenter d’être au côté de tous les Irakiens, de toutes les communautés irakiennes."


- Entretien de M. Bernard Kouchner avec la presse télévisée irakienne (Bagdad, 21 août 2007)

"C’est en ce moment qu’il faut que, dans cette région du monde, les communautés s’entendent, qu’elles se fassent confiance, qu’elles se regardent dans les yeux, qu’elles ne pensent pas être ennemies au point de se faire la guerre en permanence. Si elles le comprennent, alors ce sera très bien. Sinon, l’Irak traverse une très mauvaise passe, même si des progrès ont été faits. Car des progrès ont été faits. La dictature a disparu, on peut parler plus facilement, il y a une presse beaucoup plus libre."