Présentation de l’Inde

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de l’Inde

Nature du régime : République fédérale

Chef d’Etat : Mme Prathiba PATIL, Présidente de la République (depuis le 25 juillet 2007)

Chef du Gouvernement : Manmohan SINGH, Premier Ministre (depuis le 22 mai 2004, reconduit dans ses fonctions le 22 mai 2009)

Données géographiques

Superficie : 3 287 263 km2

Capitale : New Delhi

Villes principales : Mumbai (Bombay), Kolkata (Calcutta), Chennai(Madras), Bangalore, Hyderabad, Lucknow

Langues officielles : anglais et hindi. La Constitution de l’Indereconnaît dix-huit langues constitutionnelles : assami, bengali, gujerati, hindi, kannada, cachemiri, konkani, malayalam, manipuri, marathi, nepali, oriya, penjabi, sanskrit, sindhi, tamoul, telugu, ourdou.

Monnaie : Roupie (1 euro = 62,1 roupies - octobre 2010)

Fête nationale : 26 janvier (jour anniversaire de la Constitution indienne), 15 août (jour de l’Indépendance)

Données démographiques

Population : 1 155 millions (2009, Banque mondiale)

Densité : 383 habitants/km² (2009, Banque mondiale)

Croissance démographique : 1,3% (2009, Banque mondiale)

Espérance de vieà la naissance : 64 ans (2008, OMS)

Taux d’alphabétisation : 63% (2006, Banque mondiale)

Religions : hindouisme (80,5%), islam (13,4 %), christianisme (2,3 %), sikhisme 1,9%), bouddhisme (0,7 %), jaïnisme (0,5 %), zoroastrisme, judaïsme

Indice de développement humain : 0,61, 134ème rang mondial (2009, PNUD, à titre de comparaison : Chine 92ème, Pakistan 141ème, Bangladesh 146ème)

Données économiques

PIB : 1 430 milliards de dollars (2009, FMI)

PIB par habitant : 1 176 dollars (2009, FMI) (France 42 250 dollars)

Taux de croissance : 7,7% (2009, Banque mondiale)

Taux de chômage : 4,1% (2009, FMI)

Taux d’inflation : 13,2% (prix à la consommation, 2009, FMI)

Solde budgétaire : -1,6 % du PIB (2008, Banque mondiale)

Balance commerciale : -80,75 milliards de dollars (2009, Banque mondiale)

Principaux partenaires : Etats-Unis (10,07 %), Chine (9,15 %), EAU (7,02%), Singapour (3,74%), Allemagne (3,62%) (% du commerce total pour 2007/2008 ; à titre de comparaison, France : 2,14% - 15ème rang)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : (2009 (2000), Banque mondiale)

Agriculture : 17 % (23%)

Industrie : 28 % (26%)

Services : 53 % (50%)

Exportations françaises vers l’Inde : 2,4 milliards d’euros en 2009 (3,3 milliards d’euros en 2008 ; Service des douanes)

Importations françaises depuis l’Inde : 2,9 milliards d’euros en 2009 (3,5M € milliards d’euros en 2008 ; Service des douanes)

Pour plus d’informations, consulter le site de la DGTPE, http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/inde/

Consulats de France : Mumbai (Bombay), Pondichéry, Calcutta et Bangalore (depuis 2008)

Communauté française en Inde : 9 030 personnes en 2009 (inscrites au registre des Français établis hors de France) ; 240000 Français de passage chaque année. (MAEE, Centre de Crise)

Communauté indienne en France : environ 330 000 (en majorité sur l’île de la Réunion)

Politique intérieure : une démocratie stable

L’Inde est un Etat fédéral, qui comprend 28 Etats établis sur des bases essentiellement linguistiques, et sept territoires créés pour des raisons politiques ou historiques (Delhi, Pondichéry). C’est une démocratie parlementaire, inspirée du modèle britannique. Sa Constitution, promulguée le 26 janvier 1950, et l’une des plus détaillées au monde avec 396 articles et annexes, proclame le caractère socialiste et laïque de l’Etat.

Le Parlement de l’Union comprend deux Chambres : la Chambre des Etats (Rajya Sabha, chambre haute) et la Chambre du Peuple (Lok Sabha, chambre basse). Le chef de file du parti majoritaire à la Lok Sabha est traditionnellement nommé Premier Ministre. Le Président de la République a un rôle symbolique.

Les dernières élections générales ont rassemblé près de 714 millions d’électeurs du 16 avril au 13 mai 2009. Elles ont vu la victoire de l’Alliance unie et progressiste (UPA) conduite par le parti du Congrès (centre-gauche, laïc), avec 261 députés sur un total de 543 sièges contre 159 à l’Alliance nationale et démocratique (NDA) menée par le Parti du peuple indien (Bharatiya Janata Party, BJP, droite hindoue). A lui seul, le Congrès a remporté 206 sièges, son meilleur score depuis 1991. Manmohan Singh a donc été reconduit par la présidente du Congrès, Sonia Gandhi, pour cinq ans dans ses fonctions de chef de gouvernement.

Les priorités annoncées par le Premier ministre en janvier pour les trois années à venir sont :
- la lutte contre l’inflation, notamment des prix des denrées alimentaires ;
- la lutte contre la corruption ;
- un renforcement de l’action fédérale en matière de lutte contre le terrorisme, via les structures mises en place à la suite des attentats de Mumbai [1] et dans le cadre de la lutte contre les groupes maoïstes dits « naxalites » ;
- une amélioration du système de redistribution pour les plus pauvres afin de rendre la croissance plus inclusive.

Au niveau des Etats fédérés, l’assise du parti du Congrès a également été confirmée avec des victoires aux élections d’octobre 2009 dans les Etats du Maharashtra, de l’Arunachal Pradesh et de l’Haryana, ainsi qu’à celles du printemps 2011 dans le Bengale occidental (victoire de son allié le Trinamool Congress), l’Assam et le Kerala.

Au-delà des résultats électoraux, la scène publique indienne est marquée par la visibilité accrue des minorités sociales. Ce dynamisme s’est traduit dans le nombre croissant de formations politiques et a incité le Congrès à recentrer son programme sur les questions de justice sociale. La victoire en 2007 du Bahujan Samaj Party, dirigé par Mayawati, une « intouchable » ou Dalit, dans l’Etat d’Uttar Pradesh, le plus peuplé d’Inde (180 millions d’habitants), ainsi que l’élection à la présidence du Parlement en juin 2009 de Meira Kumar, elle-même issue d’une famille de Dalits, viennent illustrer l’affirmation des basses castes dans le système démocratique indien.

Situation économique

L’économie indienne jouit d’une croissance forte, qui a atteint des niveaux record ces dix dernières années : entre 9 et 9,4% annuels entre 2005 et 2008, malgré un fléchissement en 2008-2009 du fait de la récession mondiale (taux estimé à 6,7% en moyenne pour 2008-2009). L’Inde représente déjà un marché incontournable et devrait devenir d’ici à une vingtaine d’années l’une des quatre premières économies mondiales.

La croissance économique, longtemps tirée par les activités de services à forte intensité de main-d’œuvre qualifiée qui faisaient la spécificité indienne au niveau mondial, repose désormais sur une assise plus diversifiée, avec l’expansion des secteurs manufacturiers et de la construction, ainsi que sur une part plus grande de l’investissement dans la croissance du pays, devenue supérieure à celle de la consommation privée.

Néanmoins, l’Inde reste sous de nombreux aspects un pays en développement. Le niveau du PIB par habitant reste faible, et malgré l’émergence d’une classe moyenne dynamique (5 à 10% de la population), une large partie de la population vit encore sous le seuil de pauvreté, dans des conditions sanitaires précaires et des structures sociales souvent liées au système des castes (en particulier en milieu rural où vivent les trois quarts de la population) : un Indien sur trois vit toujours avec moins de 1 dollar par jour.

En regard de ce contexte, le gouvernement s’est engagé à poursuivre les réformes destinées à soutenir la croissance, moderniser les structures économiques et lutter contre la pauvreté. Ont ainsi été annoncés un renforcement des programmes-phares pour l’emploi, l’éducation et la santé, une ambitieuse politique de soutien des revenus ruraux, ainsi qu’un important effort d’investissement public en matière d’infrastructures (autoroutes, ports et aéroports).

La situation fiscale s’est notablement améliorée en 2010 (10,5% du PIB au premier semestre), suivant l’amélioration du déficit budgétaire (cible de 5,5% du PIB en bonne voie d’être atteinte en 2011) grâce à la mise aux enchères des licences de téléphonie 3G.

Politique extérieure

La priorité affichée de la politique étrangère de New Delhiest la préservation de la stabilité et de la paix régionale pour assurer les conditions de son développement. Dans ce contexte, le Premier ministre s’est engagé en faveur de l’amélioration des relations avec le Pakistan, qui ont connu un regain de tension après les attentats de Mumbai (Bombay) de novembre 2008. L’antagonisme entre l’Inde et le Pakistan remonte à la partition inachevée lors de l’indépendance en 1947. Les deux Etats, qui disposent de l’arme nucléaire, se sont depuis affrontés à plusieurs reprises - la dernière fois en 1999, au Cachemire (Kargil).

La seconde priorité est d’arrimer l’Inde à l’Asie de l’Est, moteur de la croissance régionale, en vertu de la « Look East policy » amorcée dans les années 1990. Cela se traduit notamment par : la consolidation des liens avec le Japon, la normalisation des rapports avec la Chine (gel des contentieux frontaliers, essor des échanges commerciaux) et le développement des relations tant avec les autres Etats d’Asie du Sud-Est qu’avec les organisations régionales de coopération et de dialogue (en particulier l’ASEAN et l’Asia-Europe Meeting).

L’Inde et l’Union Européenne à 27

L’Union européenne est le principal partenaire commercial de l’Inde, avec des échanges en croissance rapide (doublement des flux commerciaux depuis 2000, négociations en cours d’un accord de libre-échange), mais aussi le premier investisseur étranger en Inde (environ 20% des IDE).

Un sommet entre l’Inde et l’Union se tient régulièrement afin de donner une impulsion politique sur les principaux dossiers de la coopération (notamment énergie solaire, coopération douanière, agriculture, coopération dans le domaine du travail décent, dialogue sur l’éducation et de la culture) et d’étoffer les échanges politiques en vue d’une meilleure coordination sur les questions multilatérales (énergie et changement climatique, gouvernance mondiale).

L’Union européenne et l’Inde sont également convenues de développer leur coopération en matière de sécurité et de recherche nucléaire civile, avec pour objectif de conclure un accord sur la recherche en matière de fission complétant la coopération engagée dans le cadre d’Euratom.

Mise à jour : 01.08.2011

[1] 26-28 novembre 2008, 175 morts dont deux ressortissants français.

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