Présentation des Iles Salomon

Présentation

Données générales

Nom officiel : Iles Salomon

Nature du régime : monarchie constitutionnelle

Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Le Gouverneur général représente la reine Elizabeth II, reine des Iles Salomon. M. Frank KABUI est Gouverneur général depuis le 7 juillet 2009.

Données géographiques

Superficie : 27.556 km2

Capitale : Honiara (76.649 habitants)

Langue (s) officielle (s) : pidgin mélanésien, anglais

Langue (s) courante (s) : 120 langues vernaculaires (langues mélanésiennes)

Monnaie : dollar salomonais (1 dollar salomonais = 0,088 euro ; taux de change 10/05/2011)

Fête nationale : 7 juillet

Données démographiques

Population : 560.000 habitants (estimation 2011 sur la base du recensement 2009)

Densité : 19 habitants/km²

Croissance démographique : 2,3 %

Espérance de vie : hommes (60,6 ans) et femmes (61,6 ans)

Taux d’alphabétisation : 76,6 %

Religion (s) : anglicans (45%), catholiques (18%), méthodistes (12 %), baptistes (9 %)

Données économiques

PIB : 674 M USD (estimation 2010)

PIB par habitant : 1269 USD (estimation 2010)

Taux de croissance : 3,4 % (estimation 2010)

Taux d’inflation : 4,8 % (estimation 2010)

Principaux clients (2008) : Chine, Thaïlande, Corée du Sud, Espagne, Philippines

Principaux fournisseurs (2008) : Singapour, Australie, Fidji, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Nouvelle-Zélande

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 42 %
- industrie et mines : 11 %
- services : 47 %

Exportations de la France vers les Iles Salomon : peu significatives

Importations françaises depuis les Iles Salomon : peu significatives

Politique intérieure

Etat membre du Commonwealth, les Iles Salomon sont une monarchie constitutionnelle. La Reine Elizabeth II est représentée par un Gouverneur Général, Sir Frank Kabui, nommé le 7 juillet 2009 pour cinq ans. Les Iles Salomon disposent d’un Parlement monocaméral de 50 représentants, élus pour quatre ans.

Les élections générales se sont tenues le 4 août 2010 dans un climat de transparence et de pluralisme. Le 25 août 2010, M. Danny Philip (qui a obtenu 26 voix, contre 23 pour son adversaire) devient, à la suite de nombreuses tractations, le nouveau Premier ministre. M.Philip a évoqué sa détermination à s’attaquer aux problèmes du pays et à procéder à des réformes constitutionnelles.

Sir Allan Kemakeza, ancien Premier ministre (de 2001 à 2006), a été élu Président du Parlement le 8 septembre 2010.

Les Iles Salomon connaissent depuis 2007 une relative stabilité politique, qui a succédé à une période de vives tensions ethniques survenues en 1999 sur l’île principale de Guadalcanal entre les autochtones et des populations originaires de la province salomonaise de Malaita, qui s’étaient progressivement installées à Honiara la capitale. La constitution en 2003, à l’initiative du Forum des Iles du Pacifique, d’une force d’intervention aux Iles Salomon (RAMSI), placée sous commandement australien, a permis une cessation du conflit et posé les bases d’un processus de sortie de crise. La sécurité s’est rapidement améliorée. La situation est aujourd’hui stabilisée et ce retour au calme est une réussite de la RAMSI, qui regroupe actuellement plus de 400 militaires et policiers de 15 pays océaniens. Depuis le 23 février 2011, le coordinateur spécial de la RAMSI est M. Nicholas Coppel (de nationalité australienne). L’Australie consacre 25% de l’aide qu’elle accorde aux Iles Salomon au financement de la RAMSI (soit 47 Meuros).

Une « Commission vérité et réconciliation », chargée de déterminer les causes de ces violences ethniques, a été officiellement inaugurée le 29 avril 2009, en présence de Mgr Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix et ancien président de la Commission vérité et réconciliation en Afrique du Sud. La Commission constituée à Honiara est composée de cinq membres, dont trois personnalités des îles Salomon (le Révérend Sam Ata, président de la Commission, ainsi que M. George Kejoa et Mme Carolyn Laore), une personnalité péruvienne (Mme Sofia Macher) et Ratu Joni Madraiwiwi (ancien Vice-Président des Fidji jusqu’au coup d’Etat de décembre 2006). Cette commission a pu commencer ses travaux d’enquête en 2010.

Le gouvernement souhaite mettre en place un Plan national d’action pour les droits de l’Homme. Plusieurs initiatives ont déjà été prises par les autorités salomonaises pour promouvoir efficacement les droits des Femmes. Le gouvernement a en effet adopté plusieurs stratégies nationales : l’une pour prévenir la violence contre les femmes, protéger les victimes et poursuivre les responsables en justice ; l’autre, sur l’égalité entre les hommes et les femmes, pour permettre aux femmes de gagner en autonomie et, plus spécifiquement, de participer dans la vie publique aux prises de décisions.

Le Premier ministre, M Danny Philip, député de la circonscription de South New Georgia dans la « Western Province », membre du SIRDP (« Solomon Islands Reform and Democratic Party »), a été député de 1984 à 2001 et ministre des Affaires étrangères de 1995 à 1996 et de 2000 à 2001. Le gouvernement actuel est composé d’une grande coalition rassemblant des représentants des principaux courants politiques du pays. Depuis la formation de son gouvernement, le Premier ministre a procédé à plusieurs remaniements ministériels à la suite de limogeages ou de démissions.

Situation économique

L’économie salomonaise a connu une forte croissance depuis 2003, interrompue en 2009 (-2 %), avant une reprise en 2010 (+ 3,4 %). Ce dynamisme a été porté par la reprise des secteurs productifs traditionnels de l’archipel : exploitation forestière, coprah, or, pêche, cacao. La forêt fait toutefois l’objet d’une surexploitation particulièrement dommageable pour l’écosystème fragile de ces archipels, ce qui risque d’entraîner un tarissement rapide des ressources exploitables.

Un important projet d’exploitation de nickel et de cobalt dans l’île d’Isabel, pour lequel deux sociétés minières - l’une autralienne, l’autre japonaise- sont en concurrence, a été relancé. Il pourrait permettre aux îles Salomon, avec la poursuite de l’exploitation forestière, d’atteindre un taux de croissance de 7,5 % en 2011.

Malgré des indicateurs de croissance très encourageants, la situation économique reste précaire aux Iles Salomon, qui comptent le PIB par habitant le plus faible d’Océanie. Le pays demeure par ailleurs vulnérable aux catastrophes naturelles et doit faire face à la pression démographique d’une population jeune (+ 2,3 %).

L’aide internationale reste indispensable au relèvement du pays (Australie : 196 M euros pour 2011-2012, finançant notamment la RAMSI, Nouvelle-Zélande : 22 M euros en 2010-2011 ; Japon : 6,7 M euros en 2008). Taiwan, qui mène également une politique d’aide au développement en faveur des Salomon, assurera la construction d’un nouveau parlement, qui devrait s’achever en février 2012 (coût environ 14 millions de USD) comprenant un dispositif d’exploitation de l’énergie solaire de 300 000 USD. L’Union Européenne et les institutions financières internationales apportent aussi une importante contribution.

Le 10ème FED de l’Union européenne (2008-2013) prévoit de consacrer 16,5 M d’euros aux Iles Salomon, pour des projets axés sur le développement rural et la formation, l’accent étant mis sur le renforcement des institutions locales et nationales.

En outre, les Iles Salomon ont conclu avec l’UE un accord de partenariat dans le domaine de la pêche. A l’occasion d’un déplacement à Bruxelles, en mars 2010, M. Sikua, alors Premier Ministre, s’est entretenu avec le Président du Conseil, M. Hermann Van Rompuy et le Président de la Commission européenne, M.José-Manuel Barroso.

A l’issue de la conférence UE - Pacifique sur le changement climatique, qui s’est tenue à Port-Vila en mars 2011, une convention bilatérale a été signée entre la Commission européenne et les îles Salomon pour un montant de 2,8 M euros destinés à lutter contre le changement climatique.

Les gouvernements salomonais et australien ont conclu, en février 2011, un nouvel accord aérien qui va permettre de doubler le nombre de passagers voyageant entre les deux pays. Cette convention devrait être bénéfique au secteur touristique qui est actuellement en plein développement. Le projet de transformer l’aéroport de Munda, province qui possède de nombreux atouts au plan touristique, en aéroport international (qui serait le 2ème du pays), est à l’étude.

En juillet 2012, les îles Salomon devraient accueillir le prochain Festival des Arts du Pacifique. Cet événement culturel régional majeur, qui a lieu tous les quatre ans, pourrait avoir des retombées économiques importantes (tourisme, commerce) pour le pays organisateur.

Politique extérieure

La politique extérieure salomonaise porte essentiellement sur les relations avec les donateurs, notamment l’Australie et la Nouvelle-Zélande. En 2008, le Premier ministre salomonais, M. Derek Sikua, a effectué une visite officielle à Canberra et son homologue australien, M. Kevin Rudd, s’est rendu à Honiara. En 2009, le Premier ministre de Nouvelle-Zélande, M. John Key, et le ministre des Affaires étrangères, M.Murray McCully, ont effectué une visite aux Salomon. La même année, le Gouverneur Général de Nouvelle-Zélande, Sir Anand Satyanand, s’est également rendu à Honiara. En 2010, le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais, M. McCully, s’est rendu à deux reprises aux Salomon.

Taïwan occupe une place importante dans les relations extérieures des Salomon qui ont régulièrement participé aux Sommets Taïwan-Iles du Pacifique, dont la dernière édition a eu lieu en 2008.Le Président taïwanais, Ma Ying-Jeou, s’est rendu aux Salomon en 2010.

Honiara entretient également, depuis 2007, une coopération médicale active avec Cuba, sous forme d’assistance technique et de bourses de formation.

Les relations avec la PNG ont connu des périodes de tension dans les années 1990 (liées à la guerre de sécession de l’île papouane voisine de Bougainville). L’accord frontalier de juillet 2004 entre les deux pays conforte des relations désormais apaisées (investissements papouans aux Salomon, formation de policiers en PNG).

Les Iles Salomon sont un acteur important de l’espace océanien. L’archipel est membre du Forum des Iles du Pacifique et accueille à Honiara le siège de l’Agence des Pêches du Forum (FFA). Les Salomon entretiennent des relations étroites avec les trois autres pays mélanésiens et sont membre du « GroupeFer de lance mélanésien » (GFLM), créé en 1988, dont le siège est à Port-Vila au Vanuatu. En outre, les Salomon sont membres de l’Alliance des Petits Etats Insulaires (AOSIS), sous-groupe de négociation du G77 au sein des Nations Unies, actif notamment sur les questions de changement climatique.

Le Royaume-Uni, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Japon et Taïwan disposent d’une Ambassade à Honiara et les Etats-Unis d’une agence consulaire.

Les autres institutions représentées sont l’UE (antenne de la Délégation de l’Union européenne de Port Moresby), le PNUD, l’OMS, l’UNICEF, le HCR, la Banque Mondiale et la Banque Asiatique de Développement.

Les Iles Salomon ont une représentation diplomatique en Australie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, à Taïwan, aux îles Fidji, auprès de l’Union européenne et auprès des Nations Unies.

Mise à jour : 01.06.11

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