Sommaire
Le Guyana est le seul pays anglophone d’Amérique du Sud, et l’un des plus petits (215 000 km²). Il est situé sur la côte nord de ce sous-continent, bordé par l’océan Atlantique, à l’est par le Suriname, au sud et au sud-ouest par le Brésil et à l’ouest par le Venezuela. Grâce à ses trois grands fleuves - la Demerara, l’Essequibo et la Berbice - et à ses nombreuses rivières, le Guyana dispose d’un système efficace de voies navigables. Le pays est recouvert de forêts tropicales (à 85 %) et de vastes savanes au sud-ouest qui vont des hauts plateaux de l’intérieur (culminant à 2 772 m au Mont Roraima) jusqu’à la côte Atlantique. La plaine côtière héberge 94% de la population.
Nom officiel : République coopérative de Guyana
Superficie : 214969 km²
Population : 800000 habitants
Capitale : Georgetown (230000 hab.)
Villes principales : Linden, New Amsterdam, Corriverton et Mahaicony
Langue officielle : anglais
Langue courante : anglais, créole
Composition ethnique : hindoustanis ou indo-guyaniens 43,5%, noirs ou afro-guyaniens 30,2%, métis 17%, amérindiens 9%, chinois 2%, européens (portugais) 2%
Monnaie : dollar guyanien ; en mars 2010, 1 $ = 203,50 GY$, 1 € = 279 GY$
Fête nationale : 23 Février ; Indépendance : 26 Mai (1966).
Espérance de vie à la naissance : 66,7 ans
Taux d’alphabétisation (adultes) : 99%
Religions : 57% de chrétiens (anglicans, adventistes et catholiques), 33% d’hindous, 9% de musulmans.
Indice de développement humain (PNUD 2009) : 114ème rang.
PIB (2008) : 1158 M $
PIB par habitant (Banque mondiale 2008) : 1460 $
Taux de croissance : 2% en 2008, 3,3% en 2009
Taux de chômage (2007) : 15%Taux d’inflation : 6,4% en décembre 2008, 3,6% en 2009
Déficit fiscal : 4,7% du PIB en 2008, réduit à 3,3% en 2009
Poids de la dette : 93,1% du PIB fin 2006, 56,8% en 2009, après avoir bénéficié de l’initiative PPTE.
Exportations (FMI 2006) : 536 M €
Importations : 734 M €
Déficit commercial (2006) : -199 M €
Principaux clients : Canada 19%, États-Unis 19%, Union européenne 29% ; Trinidad-et-Tobago 5%.
Principaux fournisseurs : Trinidad-et-Tobago 23 %, États-Unis 21 %, Union européenne 13%, Chine 10%, Cuba : 6%
Exportations françaises (2009) : 4,2 M €
Importations françaises : 13 M €
Consulat de France : Paramaribo, Suriname et consul honoraire à Georgetown
Communauté française au Guyana : 30 immatriculés
Les colons hollandais créent sous la direction d’Abraham Van Peere le premier établissement sur le fleuve Berbice en 1627, tandis que les Britanniques s’installaient à partir de 1650 sur le fleuve Suriname, avant que les premiers ne les en délogent par les armes en 1674. Les guerres anglo-hollandaises de la seconde moitié du XVIIème siècle amènent les Hollandais à échanger leur établissement en Amérique du nord, New Amsterdam, devenu plus tard l’île de Manhattan, contre celles de la côte des Guyanes. Début XIXème, les Britanniques mettront à profit l’occupation des Pays-Bas par les armées napoléoniennes pour s’emparer des établissements d‘Essequibo-Demerara et Berbice, dont la fusion donnera naissance à la colonie de Guyane britannique en 1831. Après l’abolition de l’esclavage par le parlement britannique en 1833, la grande étendue du territoire a favorisé la dispersion de la population servile hors des plantations de canne à sucre ; il y eut donc à cette époque un recours massif à l’immigration de main d’œuvre engagée, en provenance d’Inde (240 000 entre 1840 et 1930), mais aussi de Madère, des autres colonies antillaises, d’Afrique et d’Asie. Les capitaux vinrent d’Angleterre, à l’instigation de la Booker Brothers, une compagnie qui en vint à contrôler jusqu’à 80% de la main d’œuvre. Les exportations de sucre du Guyana passèrent d’une moyenne de 45 000 TM en 1826-30 à 74 000 en 1871-75 et 120 000 TM en 1901-1905. La production stagne ensuite jusque dans les années 30, et parviendra à 175 000 TM en 1940, grâce à une augmentation des rendements surtout dans le cadre d’une culture de petites et moyennes plantations.
Un tribunal arbitral réuni à Paris en 1899 a fixé la frontière entre le Guyana et le Venezuela, à nouveau contestée par ce pays depuis 1962, tandis qu’un traité bilatéral signé en 1926 définit celle entre le Brésil et la Guyane britannique.
Dates-clés :
26 mai 1966 : Indépendance
1966-1992 : gouvernement d’inspiration marxiste autoritaire de M. Burnham et du PNC, laissant le pays dans une situation économique catastrophique et la population quasiment amputée de moitié en raison d’une émigration massive, principalement vers les États-Unis et le Canada, où les estimations de population d’origine guyanienne se montent à 600000 personnes.
18 novembre 1978 : le révérend nord-américain Jim Jones procède à l’exécution en masse, au cyanure, de 909 personnes, dont 303 enfants, membres de la secte qu’il avait fondée à « Jonestown ». Le représentant au congrès Leo Ryan, qui essayait de fuir dans un petit avion avec une quinzaine de membres de la secte, fit partie des victimes.
1992 : Cheddi Jagan (PPP) est élu président de la République après les premières élections internationalement reconnues comme libres et équitables. Le PPP a conservé le pouvoir depuis lors.
1997 : décès du président Jagan ; élection de sa veuve d’origine américaine, Janet Jagan, à la Présidence.
1999 : démission de Janet Jagan, qui est remplacée par Bharrat Jagdeo, nommé Premier ministre pour la circonstance.
Mars 2001 : élection de Bharrat Jagdeo à la présidence de la République.
28 août 2006 : élections générales. Le président Jagdeo remporte les élections et entame un nouveau mandat.
Éxécutif : le président est élu par le parti majoritaire à l’Assemblée nationale à la suite des élections législatives, qui doivent se tenir au moins tous les cinq ans. Le Premier ministre est désigné par le président, ainsi que les ministres.
Législatif : Parlement unicaméral (68 sièges, 65 élus par le vote populaire, un président élu par l’Assemblée nationale et deux membres sans droit de vote désignés par le président, mandat de cinq ans).
Composition actuelle : People’s Progressive Party (de base ethnique indo-guyanienne) : 34 sièges, People’s National Congress (de base ethnique afro-guyanienne) : 27 sièges.
Président de la République : Bharrat Jagdeo (1999, 2001, 2006)
Premier ministre : Samuel Hinds (depuis décembre 1997)
Ministre des Affaires étrangères : Carolyn Rodrigues-Birkett (depuis avril 2008).
La situation reste tendue dans un pays où les clivages politiques suivent les lignes ethniques, entre le Parti progressiste du peuple, au pouvoir depuis 1992 et soutenu par la communauté indo-guyanaise, et le Congrès national du peuple, d’opposition, soutenu par la communauté afro-guyanaise. En dépit d’un fonctionnement démocratique plutôt satisfaisant, désordres et violences ont émaillé le fonctionnement de la vie politique.
Dans le passé, des tentatives de dialogue entre la majorité et l’opposition parlementaires, notamment sous les auspices de la CARICOM, destinées à rénover le système politique et à garantir, principalement au groupe afro-guyanien, que les intérêts de chacun soient préservés, ont échoué.
L’alliance PPP-Civic, disposant de la majorité absolue au Parlement, est en mesure de gouverner ; son maintien au pouvoir ne semble pas menacé. Au sein du PPP, le secrétaire général, M. Donald Ramotar, est le mieux placé pour prendre la relève de l’actuel Président, qui ne peut se représenter, lors des prochaines élections qui devraient avoir lieu en novembre 2011. Le parti d’opposition est le People’s National Congress Reform (PNCR) . Le PNCR a élu, à l’occasion d’une primaire le 26 février 2011, David Granger, un ancien chef d’état-major en retraite, comme son candidat à la prochaine élection présidentielle.
Le revenu par tête est estimé à 1460 $. Le Guyana est l’un des pays les plus pauvres des Caraïbes (35,1% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté de 1 $ par jour) ; à ce titre, il a pu bénéficier de l’initiative PPTE et d’effacements de dettes conséquents, même s’il n’est pas un PMA (pays moins avancé). Le taux moyen de croissance du PIB par habitant sur longue période (1961-2007) aura été de seulement 1%, l’un des plus bas de la région, ce qui s’explique notamment par le nombre élevé de crises (nombre d’années à taux de croissance négatif, de 18 sur l’ensemble de la période). La forte croissance aura été tardive par rapport aux autres économies (les années 1990), faisant suite à une décennie de forte contraction (les années 80).
Le Guyana produit du sucre (226000 TM en 2008, en forte baisse) et du riz (330000 TM en 2008). Ces deux produits ont bénéficié d’un régime d’accès préférentiel au marché européen au travers des accords de Lomé-Cotonou. Depuis 2006 toutefois, l’initiative "Tout sauf les armes" (TSA) a donné accès libre au marché européen pour tous les pays moins avancés, créant ainsi une compétition nouvelle pour les productions guyaniennes. Pour faciliter la transition, des fonds du FED (fonds européen de développement) ont été alloués en faveur du secteur du riz (24 M € pour le Suriname, le Guyana et le reste de la région Caraïbe). Cette perte de compétitivité se traduit en particulier par de fréquents conflits sociaux dans le domaine, emblématique, de l’industrie sucrière.
La hausse des prix des matières premières en 2006 et 2007 a contribué à une forte croissance, supérieure à 5% (5,3% en 2006, 5,5% en 2007). La crise économique internationale qui éclate à l’automne 2008 n’a pas empêché l’économie guyanienne de continuer à croître, certes à des taux plus faibles : 2% en 2008, 3,3% en 2009. Bénéficiaire de l’initiative PPTE, le Guyana a bénéficié de remises de dettes importantes, et faisait partie du groupe des 18 pays pour lesquels les ministres des Finances du G8 avaient décidé, le 11 juin 2005, de l’effacement de dettes à l’égard des bailleurs multilatéraux (FMI, Banque mondiale et BID). Ainsi, plus de 400 M $ de dettes à l’égard de la BID ont été effacées, mais du coup, la possibilité d’emprunt auprès de cette institution a été réduite, de 60 M $ en 2007 à seulement 30 M $ en 2008. L’inflation atteignait 14% en 2007 et s’est considérablement réduite depuis. Une TVA au taux uniforme de 16%, à l’exception d’une liste restreinte de produits de première nécessité, a été introduite en janvier 2007.
L’actuelle crise financière internationale a rapidement eu des effets au Guyana. Ainsi, l’hôtel Méridien de Georgetown, propriété de la banque Lehman Bros, a été cédé pour 8 M $, à un homme d’affaires guyanien vivant aux États-Unis, à la faillite de celle-ci en septembre 2008. La faillite du groupe financier et d’assurance CLICO de Trinité Tobago, fin janvier 2009, suscite des remous au Guyana, car l’État y avait investi 20% des avoirs du National Insurance Scheme dans sa filiale locale. Hors celle-ci avait investi plus de la moitié de ses actifs dans la filiale du groupe CLICO aux Bahamas, qui devrait essuyer de très lourdes pertes dans la mesure où elle était spécialisée dans les placements immobiliers en Floride, durement frappés par la crise des subprimes. Le gouvernement a nommé la commissaire aux Assurances, Maria Van Beck, à la tête de la filiale locale, mais sans donner explicitement de garantie publique sur les avoirs, et celle-ci, sujette à des menaces, a présenté sa démission par la suite. Enfin, selon les premières estimations, les envois de fonds des émigrés de la diaspora auraient diminué d’un quart sur les premiers mois de l’année 2009 par rapport à la même période de l’année précédente.
Le pays demeure handicapé, à moyen terme, par l’importante fuite des cerveaux ; avec plus des trois quarts des diplômés de l’enseignement supérieur qui ont migré vers les pays de l’OCDE (principalement les États-Unis, le Canada et la Grande-Bretagne).
Le Guyana est notamment membre des Nations unies, de l’OMC (depuis 1995), des ACP, de l’AEC, de la CARICOM -dont il abrite le siège-, du SELA, de l’OTCA et l’un des deux seuls membres du continent américain, avec le Suriname, de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI). Il est bien sûr membre du Commonwealth . Georgetown abrite une délégation régionale de l’Union européenne. Le Guyana a adhéré au traîté de Rome instituant la Cour Pénale Internationale en 2000 et déposé l’instrument de ratification en 2004 . Enfin, le Guyana préside depuis la fin de l’année 2010 la nouvelle organisation régionale UNASUR.
Les relations avec le Brésil sont bonnes et des projets d’intérêt régional sont en cours de développement ; ainsi du pont sur le fleuve Takutu, financé partiellement et construit par le génie militaire brésilien, inauguré le 15 septembre 2009, et maintenant l’asphaltage de la route vers la côte et la construction d’un port en eau profonde, le Guyana étant le plus court chemin pour l’accès à la mer de cette région du Brésil en pleine expansion. Les relations avec le Suriname demeurent affectées par les désaccords sur la délimitation des frontières, régulièrement sujet de débat ; l’arrivée au pouvoir dans ce pays du Président Bouterse en août 2010, et qui a réservé au Guyana son premier voyage à l’extérieur, a permis une reprise du dialogue politique.
Après une dispute qui dure tout au long du XIXème siècle, un tribunal arbitral fixe, le 3 octobre 1899 dans un salon du Quai d’Orsay à Paris, le tracé de la frontière entre la Guyane Britannique et le Venezuela. Ce pays dénoncera, à partir de 1962, la sentence arbitrale de Paris et revendiquera à nouveau la rive ouest du fleuve Essequibo comme frontière, ce qui équivaudrait à prendre au Guyana les deux tiers de son territoire. Le Président Chavez a toutefois effectué une visite d’Etat au Guyana en février 2004 et effacé, en parallèle avec l’initiative PPTE, l’ancienne dette bilatérale pétrolière accumulée depuis les années 1970. Le Guyana bénéficie désormais de l’initiative PetroCaribe , sans toutefois participer à l’ALBA (Alliance Bolivarienne des Amériques), dont il capte d’ailleurs des financements (pour un projet de développement agricole, décidé lors du 7ème Sommet tenu en avril 2009). Les sommets de Chefs de Gouvernement de la CARICOM rappellent tous les six mois le « soutien inéquivoque à l’intégrité territoriale du Guyana » apporté par l’organisation régionale. Le Secrétaire Général des Nations unies a nommé le 23 avril 2010 le diplomate jamaïcain Norman Girvan pour remplir la mission de bons offices entre les deux pays.
Les Etats-Unis évaluaient, lors du recensement de 2000, à 162 000 le nombre des résidents originaires du Guyana. Le Guyana a été intégré dans le programme du défi du millénaire lancé par l’administration Bush ; le 23 août 2007, un accord d’un montant de 6,7 M US$ portant sur la réduction du déficit fiscal guyanien a été signé avec la Millenium Challenge Corporation (MCC). Au titre de la Caribbean Basin Security Initiative (CBSI) lancée en mai 2009, le Guyana devrait bénéficier d’environ 3M US$, sous forme d’équipement et de formations spécialisées, au titre de la première année.
Le Canada compte une importante communauté immigrée du Guyana : chiffrée à 77700 personnes lors du recensement de 1996, elle est estimée aujourd’hui à environ 300000 personnes, principalement dans la région de Toronto. Le ministre canadien des Affaires étrangères est venu à Georgetown rencontrer le président Jagdeo et le secrétaire général de la CARICOM le 17 février 2009.
Le Royaume-Uni est le seul pays européen disposant d’une représentation permanente au Guyana. Il appuie la modernisation des organes de sécurité, et notamment de la Customs Anti-Narcotics Unit (CANU), avec un financement de 5 M $ mis à disposition depuis 2007, mais a dû renoncer à certains volets de son assistance devant l’insuffisance des garanties apportées par l’administration. Il accueille une communauté guyanienne significative : ainsi, selon l’Office of National Statistics britannique, la population résidente née au Guyana -donc immigrés légaux de première génération seulement- était de 24000 personnes en mars 2009.
Les relations avec ces trois pays sont marquées par les difficultés liées à la réadmission des immigrants clandestins, et a fortiori des délinquants expulsés en fin de peine, thème suscitant de fortes tensions.
L’Union européenne est de loin le principal donateur : au titre du 10e FED, 51 M € sont attribués au Guyana, principalement sous forme d’appui budgétaire ; en outre, le protocole sucre attribue 85 M € au Guyana pour la période 2007-2010. Le Guyana est curieusement le seul pays du CARIFORUM à s’être opposé jusqu’au bout à la signature de l’Accord de partenariat économique (APE) avec l’UE. Reprochant à l’Union d’exercer des pressions inacceptables, le président Jagdeo aurait préféré un « APE commerce seulement », et craignait de contrevenir aux règles de l’OMC. Finalement isolé par les autres pays de la région qui signent l’APE le 15 octobre 2008 à la Barbade, le président Jagdeo accède à faire signer l’APE par son ambassadeur à Bruxelles cinq jours plus tard. Lors de sa 422e réunion le 25 mars 2009, le comité FED a évoqué le manque d’intérêt des autorités pour le dialogue politique avec l’UE (article 8 de l’accord de Cotonou) et regretté l’absence d’un document stratégique de lutte contre la pauvreté.
La Chine, où s’est rendu le Président Jagdeo en visite officielle en septembre 2008, est également présente au Guyana : le Bosai Mineral Group y réalise un investissement de l’ordre du milliard de US$ avec l’ouverture d’une usine de bauxite. Le Guyana s’équipe d’avions de surveillance maritime Y12, fournis par l’entreprise chinoise CATIC. Enfin, le Président Jagdeo a annoncé que tout Chinois résident au Guyana depuis au moins 7 ans pouvait obtenir la nationalité guyanienne.
En matière de préservation de la forêt tropicale et de lutte contre le changement climatique, un accord a été signé entre la Norvège et le Guyana le 9 novembre 2009 en vertu duquel la Norvège s’engage à alimenter le Fonds Multibailleurs d’investissement dans le cadre du mécanisme de Réduction des Emissions de gaz carbonique provenant de la Déforestation et de la Dégradation des forêts REDD +. La contribution financière norvégienne pourrait atteindre 250 M US$ d’ici à 2015 si le pays parvient à contenir le taux annuel de déforestation à moins de 0,45%. L’Allemagne s’engage également dans cette voie avec la signature, le 12 avril 2010, d’un nouvel accord de coopération sur la protection de la forêt tropicale portant à 8,1 M€ l’appui de ce pays.
Le Président Jagdeo s’est rendu en janvier 2009 successivement en Libye, au Qatar et en Grèce, puis aux Emirats Arabes Unis en mars. En janvier 2010, il rencontrait le Président Ahmadinejad à Téhéran et signait avec lui un accord de coopération ; l’Iran s’est engagé à fournir pour 1,5 M US$ de coopération dans le domaine médical et à appuyer la réalisation d’un inventaire des ressources minérales du pays ; la récente annonce de la découverte d’uranium par une compagnie minière canadienne ne va pas réduire l’intérêt nouveau pour ce pays. Le Premier Ministre du Koweit en a fait une étape de sa tournée en Amérique Latine et dans les Caraïbes en août 2010 et le gouvernement guyanien a annoncé l’ouverture d’une ambassade régionale dans ce pays.
Mise à jour : 02.08.11