L’Union européenne et la Guinée

Brève

Coopération avec la Guinée - Communiqué du Conseil de l’Union européenne (Bruxelles, 18 juillet 2011)

Le Conseil a révisé, le 18 juillet 2011, les conditions relatives à une reprise complète de la coopération de l’Union européenne avec la République de Guinée. La décision du 18 juillet 2011 a été prise à la lumière des progrès qui ont été accomplis par la Guinée en vue du rétablissement d’un ordre constitutionnel et de la démocratisation du pays, et elle a pour effet d’assouplir les conditions auxquelles est subordonnée une reprise totale de l’aide de l’Union européenne.

Les relations entre la Guinée et l’Union européenne



A la suite du coup d’Etat du 22 décembre 2008, l’Union européenne a ouvert avec la junte, le 29 avril 2009, des consultations au titre de l’article 96 de l’accord de Cotonou, (procédure habituelle dans ce type de crise) qui se sont closes le 27 juillet 2009. L’exécution du FED en Guinée a ainsi été suspendue, à l’exception de l’aide humanitaire et des programmes bénéficiant directement aux populations ou d’appui à la transition politique et à la sortie de crise. Ce gel ne concernait pas les contrats en cours d’exécution.

Après le massacre du 28 septembre 2009, l’Union européenne a adopté des mesures restrictives envers la Guinée (interdiction d’entrée ou de transit sur le territoire de l’UE, gel d’avoirs et embargo sur les armes). La levée des mesures individuelles, à l’exception des cinq personnes désignées comme responsables du massacre du 28 septembre 2009 par la Commission d’enquête internationale, a été adoptée par le Conseil le 21 mars 2011.

A la suite du lancement de la transition, la Commission a repris une partie de sa coopération avec la Guinée. L’UE a mis en place un programme d’appui aux élections pour un montant de 7 millions d’€. Une mission d’observation électorale a été déployée en Guinée. Des « mesures appropriées » en vue d’une reprise progressive de la coopération ont été prises et progressivement levées, en lien avec l’avancée du processus électoral, en suivant les jalons, fixés par les engagements des parties, du retour à l’Etat de droit. L’atteinte du quatrième et dernier jalon des « mesures appropriées » qui correspond à la tenue des élections législatives permettra de libérer l’intégralité de l’aide européenne.

Mise à jour : 22.08.11

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