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Présentation du Ghana

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Ghana
Président de la République : M. John Mahama


Données géographiques

Superficie : 238 537 km²
Capitale : Accra
Villes principales : Accra, Kumasi, Sekondi-Takoradi, Tamale
Langue (s) officielle (s) : Anglais
Monnaie : cedi
Fête nationale : 6 mars (proclamation de l’indépendance en 1957)


Données démographiques

Population : 26 millions d’habitants (FMI, 2014)
Croissance démographique : 2,19 % (CIA, 2014)
Espérance de vie : 65,7 ans (CIA, 2014)
Taux d’alphabétisation : 71,5% (CIA, 2014)
Religion (CIA World Factbook) : Christianisme 68.8% (Pentecôtisme 24.1%, Protestantisme 18.6%, Catholicisme 15.1%, autres 11%), islam 15.9%, animisme 8.5%
Indice de développement humain (PNUD) : 138 ème/187 (2014)
Classement Transparency International : 61ème sur 175 pays (2014)


Données économiques

PIB : 43 milliards de dollars (2014, DG Trésors)
PIB par habitant : 1800 dollars (DG Trésors, 2014)
Taux de croissance : 4,5% (FMI, 2014)
Taux de chômage : 4,2% (Banque Mondiale, 2010)
Taux d’inflation : 15,7 % (FMI, 2014)
Principaux clients (DG Trésor, 2012) : l’UE (47,7%), Chine (7,3%), Malaisie (3,6%), USA (3,5%), Turquie (3,4%)
Principaux fournisseurs (DG trésor, 2012) : Chine (25,8%), l’UE (21,9%), Nigeria (11,1%), USA (7,1%), Singapour (4,5%)/

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque Mondiale, 2012) :

  • agriculture : 22,7 %
  • industrie : 27,3%
  • services : 50%

Exportations de la France vers le Ghana : 198 millions d’euros (DG Trésor, 2014)
Importations françaises depuis le Ghana : 761,7 millions d’euros (DG Trésor, 2014)

Consulat de France : section consulaire de l’ambassade à Accra
Communauté française au Ghana : 1 052 personnes immatriculées (au 4/09/2014)
Communauté ghanéenne en France : 4 027 personnes (Insee 2011))


Politique intérieure

Le Ghana accède à l’indépendance en 1957. Kwame N’Krumah en devient président jusqu’à son renversement en 1966. Après une période d’instabilité, Jerry Rawlings prend le pouvoir en 1981. Il instaure peu à peu la démocratie. Une constitution inspirée du modèle américain est adoptée en 1992. Réélu en 1996, J.Rawlings renonce, conformément à la constitution, à briguer un troisième mandat en 2000. Opposé à John Atta-Mills du National Democratic Congress (NDC) de J. Rawlings, John Kufuor du New Patriotic Party (NPP) est élu président en décembre 2000. En décembre 2004, le président Kufuor est réélu dès le premier tour avec 52,45% des voix pour un second mandat. Les élections présidentielles et législatives de décembre 2008 confirment l’ancrage démocratique du Ghana. L’élection présidentielle doit désigner un successeur au président Kufuor qui, en vertu de la Constitution, ne peut plus se représenter. Le taux de participation est important (de l’ordre de 70%) et les observateurs saluent globalement la bonne tenue du scrutin. A l’issue du second tour organisé le 28 décembre 2008, John AttaMills obtient 50,23% des suffrages contre 49,77% à Nana Akufo-Addo (NPP), soit la marge la plus étroite de l’histoire africaine. Le NDC atteint de justesse la majorité absolue de 116 sièges.

John Atta-Mills est investi le 7 janvier 2009 et s’installe au pouvoir, dont son parti était absent depuis 2001. Le sujet de la corruption reste au centre des débats politiques et l’administration déclenche plusieurs enquêtes sur des cas de corruption imputés à certains responsables de l’ancien parti au pouvoir.

Le décès soudain du Président Mills le 24 juillet 2012, candidat à sa propre succession, ouvre une période d’intérim jusqu’à la présidentielle de décembre 2012.
Conformément à la constitution, le vice-président John Dramani Mahama prête serment en tant que nouveau chef de l’Etat dans le calme, confirmant ainsi la normalité démocratique dans ce pays. Il nomme le gouverneur de la Banque du Ghana, Kwesi Bekoe Amissah-Arthur, vice-président du pays.

Suite à la présidentielle du 7 décembre, John Dramani Mahama est déclaré vainqueur de la présidentielle par la commission électorale avec 50,70% des suffrages, contre 47,74% des voix pour son adversaire, M. Akufo-Addo, provoquant un recours de celui-ci. La Cour suprême du Ghana confirme, après huit mois de procès, la victoire du Président John Mahama aux élections présidentielles de décembre 2012. Le pays, qui accueille cette décision dans le calme confirme ainsi sa remarquable trajectoire démocratique et crée les conditions d’une forme d’exemplarité sur le continent africain.

Les prochaines élections générales (présidentielle et législatives) auront lieu en décembre 2016. Les deux grands partis s’opposeront : le National Democratic Congress (NDC) mené par John Mahama et le New Patriotic Party (NPP) dont le candidat sera, de nouveau, Nana Akufo-Addo.


Situation économique

Sur le plan macroéconomique, le pays enregistre sur les dix dernières années des résultats économiques et financiers positifs, principalement marqués par une croissance économique soutenue et stable (régulièrement supérieure à 5% par an).La croissance 2013 a étéde 7.6% (Banque mondiale).

En 2010, le Ghana est entré dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire, tranche basse. L’activité industrielle est concentrée sur les ports de Takoradi et Accra-Tema, ses deux principaux pôles de développement économique. L’exploitation pétrolière du champ de Jubilee, débutée en décembre 2010, représente une opportunité pour le développement du pays, même si la montée en production a été plus lente que prévue (100,000 b/j contre 250,000 b/j espérés). Le pétrole est, en effet, la deuxième ressource du pays depuis 2012 et laisse présager d’importantes sources de revenus dans les années à venir.

L’économie du Ghana reste cependant dépendante du secteur agricole (60% de la population active), centré sur le cacao, avec une production en essor (870 000 tonnes en 2012, 2ème rang mondial). Le secteur secondaire est dominé par les industries d’extraction (12% du PIB) : or (2ème producteur africain) et, dans une moindre mesure, diamant, manganèse, bauxite. L’industrie manufacturière (10% du PIB) reste faible bien que =ce soit une priorité nationale. Les services sont tirés par les activités commerciales de réexportation et par le tourisme. L’apport de la puissante diaspora, évalué entre 2 et 4 milliards de dollars constitue également une ressource financière importante. Le Ghana dispose donc de vrais atouts en vue d’atteindre ses objectifs de développement à moyen terme.

Toutefois, depuis 2012, le Ghana fait face à un fort déficit budgétaire, en raison notamment du coût de la masse salariale dans la fonction publique, qui a atteint 70% du budget de l’Etat en 2013. Le déficit budgétaire était de 10,5 % en 2013. Des mesures ont commencé à être prises pour redresser les comptes publics. Le Cédi connait une forte dépréciation : il a perdu, durant l’année 2014, 31% de sa valeur par rapport au dollar. La dépréciation du Cédi entraine une forte inflation et une baisse de la demande en biens importés. La situation sociale est également tendue, notamment en raison du manque d’électricité dont souffrent les ménages.

En août 2014, après avoir longtemps refusé cette perspective, le Président Mahama a décidé de recourir à l’assistance du FMI. Fin février, les services du FMI ont conclu un accord préliminaire sur une facilité de crédits de 940 M$ sur trois ans, en échange d’importantes réformes (réduction du déficit budgétaire, instauration de l’indépendance de la banque centrale). Le conseil d’administration du FMI, qui se réunira le 3 avril prochain, doit encore confirmer ce programme.


Politique extérieure

Du fait de son passé militant tiers-mondiste, le Ghana reste attaché à la coopération Sud-Sud. Le gouvernement du Président Kufuor, ouvert au libéralisme économique, avait opté pour un développement soutenu par les bailleurs de fonds (Royaume-Uni, Etats-Unis, UE et France notamment). Le Ghana est également un actif promoteur du NEPAD.

Membre du Conseil de sécurité des Nations unies en 2006-2007, le Ghana l’a présidé en août 2006. Son rôle actif à la présidence de la CEDEAO, en 2003, avait permis au Président Kufuor d’y être réélu en 2004. L’élection de John Kufuor à la présidence de l’Union africaine pour l’année 2007 était venue consacrer la stature internationale du pays.

Le Ghana bénéficie sur la scène internationale d’une image très positive et a été choisi par le Président Obama pour son premier déplacement en Afrique les 10 et 11 juillet 2009. Le pays s’est engagé depuis plus de 25 ans dans de nombreuses opérations de maintien de la paix de l’ONU (Sierra Leone, Liban, République Démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Mali…). Il a apporté son soutien à la résolution des conflits en Côte d’Ivoire (médiation en 2003 et 2004) et au Libéria. .

Du fait de l’environnement sous-régional dans lequel il évolue, le Ghana souhaite également intensifier ses relations avec ses voisins francophones. Dans ce cadre, le Ghana a acquis le statut de membre associé de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à l’occasion du sommet de Bucarest les 28 et 29 septembre 2006.

Le Président Mahama veut voir jouer au Ghana un rôle international, notamment régional, plus actif. Il est décidé à davantage investir son pays dans le système international, convaincu que le « modèle » ghanéen pourrait donner à celui-ci une capacité de rayonnement supérieure. Il a réservé son premier déplacement en Europe à la France où il a effectué une visite officielle en mai 2013.

L’intérêt du Ghana se porte également sur toutes les composantes de la stabilité et de la sécurité. L’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée, la pression des trafics de drogue (le Ghana est pays de rebond, notamment pour la cocaïne), la menace de Boko Haram font l’objet des attentions des services militaires et sécuritaires ghanéens.

Dans la crise en Côte d’Ivoire, proche du Ghana ethniquement (monde Akan), mais où résident de nombreux ressortissants ivoiriens pro-Gbagbo, l’attitude du Président Atta Mills avait été empreinte de prudence, préservant l’avenir autant qu’il le pouvait en ménageant Laurent Gbagbo, puis en soutenant le Président Ouattara. John Mahama, qui entretient de bonnes relations personnelles avec le Président ivoirien, a amplifié cette politique de rapprochement : des personnalités pro-Gbagbo ont été livrées à la Côte d’Ivoire, apaisant les tensions entre les deux pays. La question de la délimitation de la frontière maritime entre le Ghana et la Côte d’Ivoire a cependant ressurgi récemment, à la faveur de la découverte de nouveaux gisements pétroliers limitrophes. Le Ghana a demandé en septembre 2014 l’arbitrage du Tribunal arbitral du droit de la mer.

Enfin, le Ghana fait de l’intégration au sein de la CEDEAO une priorité. Le Président John Dramani Mahama a été élu à la présidence de la CEDEAO le 29 mars 2014, succédant au Président ivoirien Alassane Ouattara. En tant que Président de la CEDEAO, le Président Mahama est actif sur la résolution de la crise au Mali, la signature de l’Accord de Partenariat Economique régional avec l’Union européenne, la transition au Burkina Faso, la lutte contre Boko Haram et contre l’épidémie Ebola. La Ghana a accueilli à Accra le siège de la Mission des Nations unies pour la réponse d’urgence à Ebola (UNMEER).


Mis à jour : 24.03.15

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