Présentation de la Finlande

Présentation

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : République de Finlande

Superficie : 338 145 km²

Population (en millions d’habitants) : 5 351 000

Capitale : Helsinki (570 000 habitants)

Villes principales : Tampere, Turku, Vantaa, Espoo, Lahti, Kuopio

Langues officielles : finnois et suédois

Monnaie : Euro introduit le 1er janvier 2002

Fête nationale : 6 décembre

Données démographiques

Croissance démographique (est. 2009) : 0.098%

Espérance de vie (est. 2009) : 78.97 ans (hommes : 75.48 ; femmes : 82.61)

Taux d’alphabétisation : 100%

Religions : protestants luthériens (84%), orthodoxes (1,1%), autres (1%), hors confession (13%)

Indice de développement humain (classement ONU 2007) : 0, 959 - 12ème

Données économiques

PIB : 170,9 Md € (2009) ; 178,3 (2010)

PIB par habitant : 32 100 € (2009)

Taux de croissance : - 8 % (2009) ; 2,9 % (2010) ;

Taux moyen de chômage : 8,4 % (2010) ;

Taux d’inflation (2010) : 1,7 %

Solde public : 4,2 % du PIB (2008) ; -2,5 % (2009) ; -3,1 % (2010) ;

Dette publique (% du PIB) : 34,1% (2008) ; 43,9% (2009) ; 49 % (2010)

Commerce extérieur (2009) : exportations : 44,9 Md € - importations : 43,2Md € - Solde commercial : 1,7 Md €

Principaux clients (2009) : Allemagne (9,3%), Suède, (9,3%), Russie (8,7%), Etats-Unis (7,2%), Pays-Bas (5,6%), Royaume-Uni (4,8%)

Principaux fournisseurs (2009) : Allemagne (15,6%), Suède (14,6%), Russie (14,1%), Pays-Bas (6,9%), Chine (5,3%), France (4,2%)

Répartition sectorielle du PIB :
- secteur primaire : 3%
- secteur secondaire : 31,6%
- secteur tertiaire : 65,4%

Exportations de la France vers la Finlande (2010) : 1 854 MEUR

Importations françaises depuis la Finlande (2010) : 2 205 MEUR

Implantations françaises en Finlande : 117 entreprises, 14 138 emplois

Implantations finlandaises en France : 100 entreprises, 13 000 emplois

Communauté française en Finlande : env. 3000 personnes

Communauté finlandaise en France : env. 7 000 personnes

Politique intérieure

La Finlande est une République dont la Constitution combine un Parlement monocaméral élu au scrutin proportionnel tous les 4 ans, avec un Président élu au suffrage universel direct pour un mandat de six ans, renouvelable une seule fois.

Entre le XIIème et le XIXème siècle, la Finlande fait partie du Royaume de Suède (le suédois est d’ailleurs la 2ème langue officielle du pays), avant de devenir, en 1809, un grand-duché autonome de la Russie impériale jusqu’à sa déclaration d’indépendance le 6 décembre 1917. Attaquée en 1939 par l’URSS, qui s’appuie sur le pacte germano-soviétique et annexe la Carélie, puis alliée de circonstance du IIIème Reich entre 1941 et 1944 avec l’objectif de premier plan de reconquérir les territoires perdus à l’occasion de la guerre d’hiver, ce qui la placera d’ailleurs dans une position plus favorable lors du retournement d’alliance en 1944, puis lors de la signature en 1948 d’un traité d’amitié, de paix et de coopération avec l’Union soviétique, la Finlande opte pour un non-alignement militaire et une politique extérieure assujettie aux intérêts soviétiques (« finlandisation »). L’effondrement de l’URSS ouvre à la Finlande, qui s’était tenue à l’écart de la construction européenne, la possibilité d’adhérer à l’Union européenne en 1995, tout en devant faire face à une crise économique d’envergure.

La coalition « ocre » (Centre, Parti social-démocrate et Parti suédois), au pouvoir depuis 2003, n’a pas été reconduite au lendemain des élections législatives de mars 2007. Le parti du Centre demeurant le premier parti finlandais, son Président, M.Matti Vanhanen, a été maintenu au poste de Premier ministre. Le PSD, reculant en 3ème position derrière les Conservateurs, est entré dans l’opposition. Une nouvelle coalition rassemblait ainsi le Centre, les Conservateurs, les Verts et le Parti suédois. Après avoir succédé à Matti Vanhanen à la tête du parti du Centre à la suite d’une affaire politico-financière, Mme Mari Kiviniemi a été nommée Premier ministre de Finlande en juin 2010.

Les Conservateurs et leur chef de file J. Katainen ont, pour la première fois de leur histoire, remporté les élections législatives du 17 avril 2011, avec 20,4% des voix et 44 sièges sur les 200 sièges que compte le parlement finlandais (Eduskunta). Les Sociaux-démocrates sont arrivés en deuxième position avec 19,1% des voix et 42 sièges. Le parti des vrais Finlandais de T. Soini a obtenu la troisième place avec 19% des voix et 39 sièges, enregistrant une progression de 15 % en voix. Le parti du centre du premier ministre sortant Mme Kiviniemi, qui a perdu 16 sièges, et l’alliance des Verts, passée de 15 à 10 sièges, ont particulièrement souffert de l’ascension du parti des Vrais Finlandais. Alors que M. Soini avait pris position contre les dispositifs d’aide au pays de la zone euro en difficulté, ce scrutin marque une forte poussée de l’euroscepticisme en Finlande.

La victoire des conservateurs place leur chef de file J. Katainen, ministre des finances du gouvernement Kiviniemi, en position de former un gouvernement. Mais la coalition sortante, qui associait le Centre, les Conservateurs, les Verts et le parti Suédois, ne pourra être reconduite car elle ne totalise que 97 sièges sur 200. M. Katainen, qui doit composer avec l’euroscepticisme des Vrais Finlandais et du parti social-démocrate, mène actuellement des négociations difficiles.

Succédant à M.Martti Ahtisaari, prix Nobel de la paix 2008, Mme Tarja Halonen, ancienne ministre des Affaires étrangères (social-démocrate), a été réélue à la présidence de la République en janvier 2006 avec 51,8% des voix face au conservateur Sauli Niinistö, l’actuel président du Parlement.

Prochaines élections présidentielles : janvier 2012.

Situation économique

Après avoir traversé dans les années 90 une très grave récession due à la perte brutale de ses marchés dans l’ex-URSS, l’économie finlandaise s’est rapidement adaptée à la mondialisation et a connu ces dernières années une prospérité exceptionnelle (croissance annuelle du PNB de près de 3,5% par an en moyenne depuis 1995), symbolisée par le succès de Nokia. Cette forte croissance lui a permis de préserver son modèle social avancé en lui assurant un financement durable, attesté par la solidité de ses finances publiques (solde public supérieur à 4% en 2008). Le secteur des technologies de pointe, ainsi que celui de la métallurgie et des constructions mécaniques, ont pris une part décisive dans la croissance du pays.

Fortement dépendante de ses exportations (la part du commerce extérieur dans le PIB est passée, en une quinzaine d’années, de 20 à 45%), la Finlande a toutefois été inévitablement touchée par la crise économique mondiale : recul du PIB proche de 8% et taux de chômage supérieur à 8% en 2009. Le taux de croissance en 2010 a été de 2,9 %.

Face à cette situation, la Finlande maintient son orientation stratégique fondée sur l’intensité de la recherche et développement (plus de 3% du PIB) et la qualité de la formation générale (1ère au classement PISA) et professionnelle.

Politique extérieure et européenne

Après avoir adhéré à l’Union Européenne en 1995, la Finlande a exercé avec succès sa première présidence de l’Union au second semestre 1999, faisant progresser les dossiers de l’élargissement, de la coopération JAI et de la politique européenne de sécurité et de défense. Durant sa deuxième présidence de l’Union, au second semestre 2006, la Finlande a souhaité promouvoir des initiatives concrètes. L’avenir de l’Union et l’élargissement, l’Europe des projets et la compétitivité (innovation, dialogue social tripartite, politique énergétique), le renforcement de la cohérence de l’action extérieure et les relations avec la Russie (ainsi que l’avenir de la dimension septentrionale de l’UE, dont elle est l’initiatrice), le progrès en matière JAI (Justice et Affaires intérieures) et la transparence des travaux du conseil de l’UE ont été les principaux thèmes de travail.

Avec sa frontière commune d’environ 1 300 km avec la Russie, la Finlande attache une grande importance à un renforcement de la coopération avec cette dernière, tant dans un cadre bilatéral, régional (stratégie baltique), que multilatéral.

La gestion de crise est une priorité de la Finlande qui conduit une politique active de participation de personnels militaires aux opérations de maintien de la paix, essentiellement dans le cadre des Nations Unies. La Finlande contribue également activement depuis son adhésion à l’UE aux opérations de la politique de sécurité et de défense commune. Elle est aussi active dans le cadre de l’OSCE (missions de terrain) et du Partenariat Pour la Paix de l’OTAN dont elle n’est pas membre (participation à deux opérations sous commandement OTAN : Kosovo, Afghanistan).

Enfin, la Finlande s’emploie activement à renforcer la coopération multilatérale, notamment dans le cadre des Nations Unies, et le droit international en général.

Mise à jour : 25.05.11

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