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La France et les Etats Unis renforcent leur partenariat universitaire.

Le programme "Alliance" se dote aujourd’hui d’un fonds commun de 2 millions de dollars à l’occasion du comité exécutif du programme qui se tient à Paris. La contribution de 50 % à ce fonds de l’université de Columbia correspond à l’apport français : Ministère des Affaires étrangères et européennes (56%), Conseil régional d’Ile de France (12,5 %) et les trois établissements d’enseignement supérieur (10,5 % chacun).

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Introduction


Un nouvel état d’esprit plus constructif, direct et décrispé, préside à nos relations bilatérales depuis l’élection du président de la République, qui a suscité aux États-Unis un très vif intérêt.

La première visite de travail du président Sarkozy à Washington les 6 et 7 novembre 2007 a permis de consacrer les retrouvailles entre la France et les États-Unis après la crise de 2003, et d’adresser un message au peuple américain à travers le discours que le président de la République a prononcé au Congrès.

Bernard Kouchner avait auparavant effectué sa première visite officielle à Washington du 19 au 21 septembre 2007, marquant le caractère exceptionnel des liens unissant les deux pays.

Le Premier ministre, invité d’honneur du dîner annuel de l’American Jewish Committee, s’est rendu les 1er et 2 mai 2008 à Washington, où il a eu des entretiens sur la situation financière internationale.

Depuis mai 2007, de très nombreux officiels américains se sont succédés à Paris et le président Bush a effectué une visite officielle du 13 au 15 juin 2008.

Quelques jours après l’entrée en fonctions du président Obama, les deux chefs d’État ont eu un entretien téléphonique chaleureux, qui a permis des échanges substantiels sur les grands sujets de l’agenda international. Les deux dirigeants s’étaient déjà entretenus en face-à-face lors du séjour à Washington de Nicolas Sarkozy en septembre 2006, puis à l’occasion du passage à Paris de Barack Obama le 25 juillet 2008.

Depuis la mise en place de la nouvelle administration américaine, le président de la République à eu l’occasion de s’entretenir avec le vice-président Joe Biden, à Munich, en marge d’une conférence sur la politique de sécurité, ainsi qu’avec la secrétaire d’État, Hillary Clinton, qui représentait les États-Unis à la Conférence des donateurs réunie à Charm-El-Cheikh pour la reconstruction de Gaza.

Le président Obama a effectué deux visites en France le 3 avril 2009 à pour le Sommet de l’OTAN qui s’est déroulé les 3 et 4 avril à Strasbourg et Baden-Baden et pour la commémoration du 65e anniversaire du Débarquement, le 6 juin. À ces deux occasions, il a eu avec le président de la République des entretiens amicaux, qui ont permis de constater une large convergence de vues sur l’ensemble des grands dossiers.

Le Premier ministre, François Fillon, qui s’est rendu à New York et à Washington, accompagné de Christine Lagarde, du 22 au 24 mars, à la veille du G20 de Londres, s’est entretenu avec le vice-président Biden ainsi qu’avec des représentants des milieux financiers.

Bernard Kouchner s’est de son côté rendu à Washington le 5 février, à l’invitation de la secrétaire d’État, pour une première réunion de travail avec Hillary Clinton. Il a de nouveau rencontré son homologue à Washington le 11 mai . Le ministre a également eu des entretiens avec des personnalités éminentes de la nouvelle administration tels le général James Jones, conseiller à la Sécurité nationale, le général David H. Petraeus, chef du Commandement central américain, l’ambassadeur George Mitchell, envoyé spécial pour le Moyen-Orient, et l’ambassadeur Richard Holbrooke, représentant spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan.

Depuis la confirmation des membres du gouvernement américain, plusieurs ministres se sont rendus à Washington pour des premiers entretiens avec leurs homologues : Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, et Hervé Morin, ministre de la Défense.

Sur le plan parlementaire, un groupe d’amitié, le French Caucus crée en 2003 au Congrès, regroupant 100 membres (21 sénateurs et 79 représentants), est un instrument privilégié de la relation franco-américaine.

Le climat de confiance prévalant entre la France et les États-Unis permet d’instaurer entre nos deux pays un dialogue fructueux, tant sur les crises régionales que sur les enjeux globaux : sur de nombreux dossiers (Afghanistan, Proche-Orient, renouveau de l’Alliance atlantique, coordination des réponses à la crise financière). La coopération est une priorité et les deux pays s’efforcent de coordonner leurs initiatives. Les contentieux commerciaux éventuels (Airbus/Boeing, OMC) sont évoqués dans un cadre multilatéral.

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Conférence de presse conjointe de Mme Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine et M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes (Washington). 05.02.2009 © AFP / Karen Bleier

 

Mise à jour : 23.11.09.