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Espagne
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Présentation de l’Espagneséparation

Présentation


Données générales
Politique intérieure
Situation économique
Politique extérieure et européenne

Données générales

Données géographiques et générales

Nom officiel : Royaume d’Espagne

Superficie : 504.782 km²

Population : 45 millions

Capitale : Madrid

Villes principales : Madrid, Barcelone, Valence, Séville, Bilbao

Langue officielle : espagnol. Langues co-officielles à territorialité limitée (la Constitution précise que, dans les régions qui le souhaitent, une “langue officielle régionale” peut être reconnue) : basque, catalan, galicien, valencien.

Monnaie : Euro

Fête nationale : 12 octobre (découverte de l’Amérique)

Données démographiques

Croissance démographique : 0,19 %

Espérance de vie : 76,3 pour les hommes et 83,2 pour les femmes

Taux d’alphabétisation : 97,9%

Religions : catholique (80%), athées ou agnostiques (17%), autres religions 3% (musulmans : 1.000.000 fidèles, protestants : 150.000 fidèles et juifs 15.000 fidèles). La constitution proclame le principe de neutralité de l’Etat vis-à-vis de la religion.

Indice de développement humain (Classement ONU 2004) : 0,938 (19ème)

Données économiques

PIB (2009) : 1066,1 milliards d’euros

PIB par habitant (2009) : 23200 €

Taux de croissance  :
- 2008 : 0,9 %
- 2009 : -3,7 %
- 2010p : -0,8 %

Taux de chômage :
- 2008 : 11,3 %
- 2009 : 17,9 %
- 2010p : 20,0 %

Taux d’inflation (2009) : - 0,4 %

Déficit public :
- 2009 : -11,2 % du PIB
- 2010p : -10,1 % du PIB

Dette publique  :
- 2009 : 54,3 % du PIB
- 2010p : 66,3 % du PIB

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 2.9%
- industrie : 30.4 %
- services : 66.7%

Balance commerciale (2008) : - 94,7 milliards d’euros

Principaux clients : France (18.3 %), Allemagne (10.5 %)

Principaux fournisseurs : Allemagne (14.7 %), France (12.0 %)

Exportations de la France vers l’Espagne (2008) : 34,1 milliards d’euros

Importations françaises de l’Espagne (2008) : 31 milliards d’euros

Consulats généraux de France : Madrid, Barcelone, Bilbao et Séville

Antenne consulaire : Malaga, Palma de Majorque, Valence,

Communauté française en Espagne : 69.782 français immatriculés au 31 décembre 2007 auxquels s’ajoutent 70 000 non immatriculés

Communauté espagnole en France : 180.000 personnes

Chef de l’Etat : Sa Majesté Juan Carlos 1er, roi d’Espagne

Politique intérieure

Le parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a remporté les élections générales du 9 mars 2008 au Congrès des députés en améliorant son score par rapport aux dernières élections de 2004, mais sans majorité absolue. Le Parti Populaire (PP) l’a emporté au Sénat qui était renouvelé en grande majorité (208 sur 259 sénateurs), mais sans majorité (ni absolue ni relative).

Ces résultats consacrent la bipolarisation de la vie politique espagnole avec un net recul des petits partis nationalistes notamment (hormis le parti nationaliste catalan), puisque le PP et le PSOE totalisent 84% des suffrages exprimés.

Un peu plus d’un an après sa réélection, José Luis Zapatero se trouve confronté à la crise économique qui touche plus profondément l’Espagne que les autres pays de la zone euro et au succès du PP de Mariano Rajoy aux élections européennes de juin 2009. Face la hausse du chômage et au creusement des déficits, son action paraît marquée par une défiance croissante de l’opinion publique. Le chef du Gouvernement est également confronté à la forte popularité du Maire de Madrid, M. Alberto Ruiz-Gallardon, qui se pose comme un véritable rival politique, notamment dans la perspective des élections générales de 2012.

Les sondages situent le PP devant le parti au pouvoir, le PSOE, en intentions de votes (entre 2 et 4 % des voix).

Le chef du Gouvernement compte s’appuyer sur la présidence espagnole de l’Union européenne (premier semestre 2010) pour parfaire sa stature internationale.

Situation économique

La reprise se fait attendre. D’ici la fin de l’année, le nombre de chômeurs pourrait atteindre 20% de la population active et la croissance se situer à un niveau négatif de 3,9% du PIB.

Après avoir mené une politique de consolidation de ses finances publiques (excédent budgétaire de 2,23% en 2007 et dette publique, ramenée de 67% en 1996 à 36,2% du PIB en 2007), l’Espagne a enregistré un déficit budgétaire de 3,4% en 2008, qui devrait se situer autour des 9,5% en 2009. L’annonce, début septembre 2009, de nouvelles hausses d’impôts a été mal accueillie par les Espagnols et notamment par la classe moyenne, la plus touchée par cette mesure, en dépit de la décision du gouvernement d’élargir à 250 000 bénéficiaires supplémentaires l’aide de 420 euros versée aux chômeurs sans ressources.

Les faiblesses structurelles de l’économie espagnole, inflation, manque de compétitivité, de flexibilité et faible productivité, que le dynamisme de la demande avait reléguée au second plan, se traduisent de surcroît en déséquilibres extérieurs (déficit commercial de 89.8 Md€ en 2007) et constituent les enjeux à moyen terme pour l’économie espagnole.

Face à la crise économique et financière, l’ensemble des mesures prises par le Gouvernement espagnol pour soutenir les ménages, les entreprises et l’emploi se traduit par une injection de 68,5Md€ (6,8% du PIB) pour les années 2008 et 2009correspondant à des mesures fiscales (27.5 Md€), de financement au secteur privé (30Md€), d’un fond extraordinaire d’investissement public (8Md€) et d’aides sectorielles (3Md€).

Ce recul brutal de l’activité a conduit plusieurs grands groupes français (EDF, SUEZ) à geler leurs plans d’investissement en Espagne

Politique extérieure et européenne

La politique européenne de l’Espagne

L’Espagne est un pays profondément pro-européen, conscient des bénéfices tirés de 20 ans d’appartenance à l’Union européenne. La politique européenne du gouvernement espagnol est axée sur l’objectif de passer du statut de bénéficiaire de l’Union Européenne à celui de moteur de l’Union.

L’Espagne, un pays profondément favorable à l’Europe

Le résultat du référendum du 20 février 2005 sur le traité constitutionnel (76% de votes en faveur de la ratification) illustre une adhésion profonde à la construction européenne, confirmée dans les sondages d’opinion : Près de 70% des Espagnols ont une opinion positive de l’Union européenne.

De fait, l’appartenance à l’Union Européenne coïncide avec une transformation profonde de l’Espagne, la confirmation de sa transition politique et son décollage économique.

Une politique européenne ambitieuse

Après une politique orientée principalement sur la relation transatlantique sous le gouvernement de M. Aznar, c’est un choix pragmatique autant qu’idéologique qui a motivé, lors de l’arrivée de M. Zapatero à la présidence du gouvernement espagnol en 2004, le ’’retour au cœur de l’Europe’’.

L’Espagne présidera le Conseil de l’Union européenne pendant le premier semestre 2010.

Ses priorités sont :
- la mise en œuvre du Traité de Lisbonne,
- la sortie de crise,
- la politique énergétique commune qui doit faire l’objet du deuxième plan d’action triennal 2010-2012,
- la lutte contre les inégalités au plan interne (renforcement de l’Europe sociale) et externe (coopération et aide au développement),
- le renforcement de la PESD,
- le renforcement du lien euro-américain,
- la poursuite du processus d’élargissement en vue de l’adhésion de la Croatie et de la Turquie.
- la volonté de jouer un rôle actif dans le processus de l’Union pour la Méditerranée (UPM), en tant que membre fondateur du projet.

S’agissant de l’UPM, l’Espagne, membre fondateur du projet, en accueillera le siège à Barcelone.

L’Espagne a prévu d’organiser 2 réunions ministérielles sous sa présidence, consacrée au Tourisme et à l’Eau.

La politique étrangère de l’Espagne

La politique étrangère du gouvernement Zapatero est axée sur la relation transatlantique ainsi que sur les deux zones d’influence préférentielles que sont la Méditerranée et l’Amérique latine.

- Le lien transatlantique

Il apparaît comme un nouvel axe central de la politique étrangère espagnole, à la faveur du changement de l’administration américaine.

Le gouvernement espagnol a vu dans le changement d’administration américaine une opportunité pour l’Espagne de renouer les liens qu’elle avait perdus avec les Etats-unis depuis le retrait des troupes d’Irak, M.Zapatero n’ayant jamais eu aucune rencontre bilatérale avec M. Bush.

L’ouverture de cette nouvelle fenêtre d’opportunité transatlantique se traduit par la volonté espagnole d’accompagner les réorientations de la politique extérieure américaine, tant sur le continent sud-américain, qu’en Europe. L’Espagne a en effet prévu d’organiser un Sommet UE-Etats-Unis sous sa présidence en 2010.

- La Méditerranée

La Méditerranée - le Maroc et l’Algérie particulièrement - est une des priorités traditionnelles de la politique étrangère espagnole.

Le Maroc est en effet le 2ème partenaire commercial de l’Espagne hors UE. Le rapprochement entrepris par le gouvernement Zapatero a été confirmé par la visite du Roi d’Espagne au Maroc du 17 au 19 janvier 2005 et la création en 2006 d’un groupe de travail franco-hispano-portugais sur le Statut avancé du Maroc. Les 5 et 6 mars 2007 s’est tenue à Rabat la huitième Réunion de haut niveau Maroc-Espagne, en présence de M. Zapatero et de 8 Ministres. L’affaire Aminatou Haidar n’a pas détérioré les relations hispano-marocaines.

En Algérie, l’Espagne cherche à préserver ses intérêts économiques et commerciaux (les négociations sur la réévaluation du prix du gaz importé d’Algérie, 1er fournisseur de l’Espagne, sont en cours, et 60% de l’approvisionnement de l’Espagne dépend du gazoduc Espagne-Maroc-Algérie). Le Roi d’Espagne s’est rendu en Algérie en visite d’Etat du 13 au 15 mars 2007, confirmant l’importance du Maghreb dans la politique étrangère espagnole.

Enfin, l’Espagne suit de près la question israélo-palestinienne et la situation au Liban où elle s’efforce de jouer un rôle de bons offices et soutient le principe d’une action de l’Europe. M. Moratinos, Ministre des Affaires étrangères espagnol, était auparavant l’Envoyé spécial de l’UE pour le Moyen Orient.

- L’Amérique Latine

L’Amérique latine constitue un axe constant de la diplomatie espagnole, pour des raisons historiques et culturelles.

L’existence de Sommets ibéroamericains et la participation active de Madrid à la célébration des bicentenaires des indépendances des Républiques latinoamericaines cette année, avec la création d’une Commission nationale et la nomination de M.Felipe Gonzalez comme Ambassadeur pour cette commémoration, montrent son souci de maintenir ce lien privilégié.

Loin de vouloir revisiter un passé colonial, l’Espagne entend ainsi revaloriser pour l’avenir ses relations avec l’Amérique latine comme un atout pour développer sa diplomatie avec d’autres pays.

En effet, l’Espagne souhaite apparaître comme un ’’pont entre l’Europe et l’Amérique latine’’, selon l’image utilisée par M.Zapatero, et veut faire de sa présidence de l’Union européenne l’occasion de relancer les relations entre l’UE et l’Amérique latine.

Elle veut également apparaître dans ce domaine comme un acteur incontournable aux yeux des Etats-Unis et appuyer le rapprochement esquissé par le nouveau Président avec l’Amérique latine, y compris avec des pays avec lesquels elle entretient des relations moins sereines, tels que le Venezuela et la Bolivie.

- Le multilatéralisme demeure un pilier important de la politique étrangère espagnole. Le pays développe aujourd’hui une politique ambitieuse au sein de l’ONU, fondée sur le triptyque aide au développement, maintien de la paix et droits de l’Homme. Il a été membre du Conseil de Sécurité pour la période 2003-2004, et souhaite pouvoir intégrer le G8 et participer à des organismes ou forums tels que la Banque des règlements internationaux, ou le G20 (dialogue avec les pays du sud). L’Espagne n’est cependant pas favorable à l’élargissement du Conseil de Sécurité.

Mise à jour : 15.12.09