Nom officiel : Royaume d’Espagne
Superficie : 504.782 km²
Population : 46,661 ha
Capitale : Madrid
Villes principales : Madrid, Barcelone, Valence, Séville, Bilbao
Langue officielle : espagnol. Langues co-officielles à territorialité limitée (la constitution précise que dans les régions qui le souhaitent, une “langue officielle régionale” peut être reconnue) : basque, catalan, galicien, valencien.
Monnaie : Euro
Fête nationale : 12 octobre (découverte de l’Amérique)
Croissance démographique : 2,2 %
Espérance de vie : 77,8 pour les hommes et 84,1 pour les femmes
Taux d’alphabétisation : 97,9%
Religions : catholique (80%), athées ou agnostiques (17%), autres religions 3% (musulmans : 1.000.000 fidèles, protestants : 150.000 fidèles et juifs 15.000 fidèles). La constitution proclame le principe de neutralité de l’Etat vis-à-vis de la religion.
Indice de développement humain (Classement PNUD 2010) : 0,863 (20ème)
PIB (2010) : 1.051 milliards d’euros
PIB par habitant (2010) : 22.800 €
Taux de croissance (2010) : - 0,1 %
(2009) : -3,7 %
Taux de chômage (2010) : 20,1 %
(2009) : 18 %
Taux d’inflation (2010) : 1,8 %
(2009) : - 0,2 %
Déficit public (2010) : - 9,3 % du PIB
(2009) : -11,4 % du PIB
Dette publique (2010) : 64,4 % du PIB
(2009) : 53,2 % du PIB
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
agriculture : 2.9%
industrie : 30.4 %
services : 66.7%
Balance commerciale (2010) : - 52,283 milliards d’euros _ (2009) : - 94,7 milliards d’euros
Principaux clients : France (18,7 % ), Allemagne (12.8 %)
Principaux fournisseurs : Allemagne (14.7 %), France (10,7 % )
Exportations françaises (2010) : 28 milliards d’euros _ (2009) : 26 milliards d’euros
Importations françaises (2010) : 28 milliards d’euros _ (2009) : 25 milliards d’euros
Consulats généraux de France : Madrid, Barcelone, Bilbao et Séville
Débuté sereinement en mars 2008, le second mandat de M. José Luis Zapatero s’est transformé en un exercice difficile avec la crise économique qui touche profondément l’Espagne. Face à un contexte intérieur dégradé, le chef du gouvernement n’a pas eu d’autre choix que d’opter pour une politique de rigueur, au coût politique et social important.
L’espoir de retrouver du crédit politique et de redorer son image à la faveur de la présidence du Conseil de l’Union européenne (1er semestre 2010), a été déçu. En effet, il s’est agi d’une présidence au bilan mitigé.
Le 20 octobre 2010, pour aborder les prochaines échéances électorales (scrutin régional et municipal du 22 mai et scrutin législatif de 2012) dans les meilleures conditions, le chef du gouvernement a procédé à un profond remaniement ministériel, le deuxième depuis sa réélection en 2008. L’homme clé du nouveau gouvernement est devenu Alfredo Rubalcaba, titulaire de l’intérieur, qui a cumulé son portefeuille avec celui de « Premier vice-Président ».
Le 22 mai 2011, lors des élections régionales (13 des 17 communautés autonomes) et municipales (8.116 communes),le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a été lourdement sanctionné pour sa politique d’austérité et un chômage record. Il a subi une défaite cinglante en perdant la quasi-totalité des régions qu’il dirigeait, ainsi que ses bastions historiques de Séville et de Barcelone.
Prenant acte de sa forte impopularité, M.Zapatero a pris la décision, fin juillet, d’avancer de quatre mois la date des élections législatives prévues, à échéance normale, en mars 2012, sans souhaiter se présenter pour un troisième mandat. Il a désigné Alfredo Rubalcaba, son ministre de l’Intérieur, comme candidat du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).
Dimanche20 novembre 2011, 36 millions d’électeurs étaient appelés à élire pour quatre ans 350 députés et 208 sénateurs, au scrutin proportionnel. Une vingtaine de partis nationaux et régionaux présentaient des candidats.
Dans ce contexte de forte impopularité, le PSOE, au pouvoir depuis sept ans, a abordé le scrutin général avec comme principal objectif de réduire le plus possible l’ampleur de la défaite prédite depuis des mois par les instituts de sondage.
La formation de droite, le Parti populaire(PP), a remporté, sans surprise, ce scrutin. Avec 44,56 % des voix, il obtient 186 sièges, ce qui représente 10 sièges au-dessus de la majorité absolue. La faible participation (71,5 %) s’explique par la désaffection de l’opinion vis-à-vis de la classe politique.Mariano Rajoy,56 ans, président du PP, plusieurs fois ministre des gouvernements de José Maria Aznar, et deux fois candidat malheureux de la droite, attendait ce jour depuis 2004. Il est devenu, par décret royal, le 20 décembre, le nouveau président du gouvernement espagnol. Grâce à ces résultats, il contrôle l’ensemble des leviers politiques espagnols.
Le PSOE a subi une défaite cuisante(28,67 % des voix).Il a perdu 59 députés en n’obtenant que 110 sièges, le score le plus bas de son histoire. Alfredo Rubalcaba ne sera pas parvenu à rallier de manière significative les électeurs qui se sont reconnus dans le mouvement des « indignés ». Le PSOE a été abandonné par 40 % de ses électeurs, au profit des petits partis.
A noter la montée en puissance du parti catalan, CIU, qui a obtenu 16 sièges (10 en 2008), de la coalition écolo-communiste (IU), qui est passée de 2 sièges à 11 sièges, et de la mouvance de centre-gauche UPyD qui a récupéré 5 sièges (1 en 2008). Le parti nationaliste basque (PNV) a perdu un siège (de 6 à 5 sièges), alors que la nouvelle coalition des courants indépendantistes radicaux basques Amaiur a réussi la percée qui lui était prévue en obtenant 7 sièges.
Le 19 décembre, lors de son discours d’investiture, Mariano Rajoy a proposé un type de gouvernance consensuelle, et a mis au cœur de son action la lutte contre le chômage et l’affirmation de la place de l’Espagne dans le monde et en Europe. Le 21 décembre, il a annoncé la composition de son gouvernement. Il s’agit d’une équipe resserrée (une seule vice-présidence et 12 ministres), expérimentée (tous les ministres ont eu des charges politiques importantes), constituée essentiellement de fidèles. Les media mettent en avant le souci d’efficacité qui a présidé à la formation du gouvernement qui dispose d’un pôle économique renforcé, placé directement sous l’autorité du chef de l’exécutif, et prêt à se mettre en marche immédiatement.
Mme Soraya Saenz de Santamaria, bras droit de Mariano Rajoy,devient la femme forte du gouvernement. Le ministère de l’Economie et des finances se trouve séparé en deux. Luis de Guindos, ministre de l’Economie et de la compétitivité, et Cristobal Montoro, ministre des Finances et des administrations publiques sont désormais condamnés à s’entendre. Le ministère des Affaires étrangères revient à Jose Manuel Garcia-Margallo dont l’expérience et l’expertise politiques s’enracinent dans les affaires économiques européennes, et plus particulièrement l’euro. Iñigo Mendez de Vigo, issu, lui aussi du Parlement européen, a été nommé secrétaire d’Etat aux Affaires européennes auprès du ministre des Affaires étrangères. Il a une bonne connaissance des questions institutionnelles et économiques européennes.
L’Espagne doit faire face depuis 2008 à la crise économique la plus sévère de son histoire récente. En 2009, le PIB a reculé de - 3,7%, le déficit budgétaire a atteint 11,2 % du PIB, la dette publique 53,2 %, et le taux de chômage s’est élevé à 18 % de la population active. En 2010, la croissance est restée atone (- 0,1 % ; il s’agit de la seule grande économie du monde à afficher une contraction de son PIB), le taux de chômage s’est élevé à 20,1 %, et la dette publique a atteint 60,1 % du PIB.
Aujourd’hui, les perspectives de sortie de crise sont incertaines et le taux de chômage a atteint un seuil record de près de 22 %, le plus fort de la zone euro et de l’OCDE. Le troisième trimestre 2011 a enregistré une croissance atone, après un premier et deuxième trimestres en légère hausse (+ 0,4 % et + 0,2 % du PIB), ravivant les craintes d’une rechute en récession du pays à la fin de l’année si la conjoncture, déjà morose, en zone euro, venait à se détériorer.
Malgré la politique de rigueur conduite par M. Zapatero (plan du 12 mai 2010sur la baisse des salaires des fonctionnaires et la suspension de la revalorisation de certaines retraites ; mesures de consolidation budgétaire et révision de la Constitution pour y introduire une « règle d’or »), qui a fait de la réduction du déficit public la priorité de son gouvernement (6 % en 2011 et 3,0 % en 2013), il est probable que l’Espagne ne pourra pas tenir ses objectifs, compte tenu de la dérive des dépenses des communautés autonomes.
Le pays reste vulnérable à toutes les alertes dans la zone euro, comme le montre l’augmentation de la prime de risque qui a franchi le 15 novembre le seuil historique de 452,3 points base, dans un contexte marqué par les craintes des marchés sur la crise de la dette euro. Cette évolution est particulièrement négative pour l’économie espagnole qui doit faire face à des échéances de sa dette extérieure importantes et à un refinancement de ses banques de l’ordre de 150 Md€ d’ici fin 2012.
Jusqu’à présent, tout amalgame entre l’Espagne et les pays qui bénéficient d’une assistance financière de l’UE et du FMI a pu être évité, mais Madrid se trouve dans la zone limite, et le résultat, pourtant clair, des élections générales n’a eu aucun impact sur les marchés. Ce qui explique que les agences de notation, Standard Poor’s, Fitch et Moody’s ont abaissé, courant octobre 2011, la note souveraine de l’Espagne et de certaines de ses régions et villes.
Lors de sa prise de fonctions, le 19 décembre 2011, Mariano Rajoy espérait pouvoir combiner retour à la croissance et respect des engagements budgétaires, et s’est donc consacré en priorité à un ambitieux programme de réformes structurelles destiné à améliorer la compétitivité internationale du pays (réforme du droit du travail à travers des conventions collectives d’entreprises), à assainir son secteur financier (nouvelle vague de restructurations et hausse des provisions), et à rationaliser le fonctionnement de l’Etat (réorganisation du gouvernement et remise à plat des relations entre l’Etat et les communautés autonomes).
Alors qu’il espérait pouvoir échapper à un programme d’austérité qui briderait trop la croissance, le président du gouvernement, confronté au grave dérapage du déficit, a cependant dû adopter dans l’urgence une série de mesures pour rétablir l’équilibre des comptes publics et revenir sur son engagement de ne pas augmenter les impôts. C’est ainsi que dès le 30 décembre il n’a pas eu d’autre choix que d’annoncer un premier plan d’austérité de 15,2 Mds Euros, répartis entre réduction des dépenses (à hauteur de 8,9Mrds €) et augmentation des recettes (6,3Mrds provenant pour l’essentiel d’une augmentation temporaire de l’IR mais aussi de l’imposition du capital). Ces mesures n’épargnent personne : ni les hauts revenus, visés par la surtaxe progressive sur l’imposition des revenus, ni les salariés relevant du salaire minimum (641,4€), qui, pour la première fois, sera gelé, ni les retraités dont la pension ne suit pas l’évolution de l’inflation. Les principales victimes seront cependant les fonctionnaires, auxquels sont imposés une augmentation des horaires de travail et une poursuite du gel des rémunérations (diminuées en 2010, puis gelées depuis 2011).
Malgré son importance (environ 1,5% du PIB), ces premières mesures sont très insuffisantes pour permettre de remplir les engagements européens de Madrid (déficit de 4,4 % en 2012). Elles devront être complétées, au plus tard lors de l’adoption du budget 2012, renvoyé à mars, par un nouveau plan d’austérité d’un montant d’au moins 20 Mrds € (soit 2% du PIB).
De plus, cette politique de rigueur éloigne encore les perspectives de reprise, repoussant d’autant une baisse du chômage qui était pourtant au centre du programme électoral de Mariano Rajoy.
Les priorités de politique internationale du gouvernement Rajoy reposent, dans la continuité de celles du gouvernement Zapatero, sur un rôle accru de l’Espagne au sein de l’Union européenne, le lien transatlantique et l’engagement méditerranéen. Le renforcement du lien ibéro-américain et le rôle de la langue espagnole apparaissent comme un instrument économique de première importance.
Le PP souhaite permettre à l’Espagne de « retrouver au sein de l’UE l’influence qui doit être la sienne et de participer activement à toutes les décisions à l’inverse du rôle insignifiant mené ces dernières années ». Tout sera fait pour accroître la présence des Espagnols au sein du SEAE et participer au renouveau de la PSDC.
M. Rajoy ne dissocie pas UE et Etats-Unis, « l’européisme du PP est aussi atlantiste ». Il considère nécessaire une étroite coordination entre l’UE et les Etats-Unis en termes d’objectifs et de stratégie ainsi que la relance de la relation bilatérale avec ces derniers. La relation pourrait donc être plus étroite notamment sur le plan industriel. La relation bilatérale avec les pays européens devrait en revanche être moins fluide. L’influence américaine pourrait toujours poindre derrière la posture espagnole.
L’engagement méditerranéen espagnol devrait être réaffirmé avec une mention spéciale aux partenariats stratégiques menés avec le Maroc et l’Algérie (dépendance énergétique). La première visite de M. Rajoy à l’étranger sera effectuée au Maroc. Il ne devrait y avoir aucun changement sur l’engagement espagnol au Sahel et dans le Golfe de Guinée en raison des enjeux sécuritaires. En revanche, les modalités pourraient évoluer notamment en ce qui concerne cette dernière zone où la présence américaine est importante à travers APS.
La politique étrangère du gouvernement Rajoy reste, comme sous le gouvernement Zapatero, essentiellement axée sur les trois zones d’influence préférentielles de l’Espagne que sont la relation transatlantique, la Méditerranée et l’Amérique latine.
Le lien transatlantique
Pour M. Rajoy, les Etats-Unis doivent redevenir « le partenaire le plus important de l’Europe ». Il annonce clairement que le PP est « tout autant pro-européen qu’atlantiste ».
Ce positionnement se traduit par la volonté espagnole d’accompagner les réorientations de la politique extérieure américaine, tant sur le continent sud-américain, qu’en Europe. Il est à noter que les équipes du PP ont été étroitement associées à l’accord hispano-américain concernant l’installation sur la base espagnole de Rota de la composante maritime du bouclier antimissile, en octobre 2011.
Méditerranée / Sahara occidental
S’agissant du voisinage de l’UE,pour M. Rajoy, l’Espagne a un « engagement en faveur de la transformation de la méditerranée en un espace de prospérité partagée et de coopération ». Alors que le gouvernement de M. Zapatero souhaitait jouer un rôle clé dans la méditerranée orientale (conflit au Proche Orient), l’intérêt de la droite arrivée au pouvoir en décembre 2011 est recentré sur la méditerranée occidentale.
Plus particulièrement, les relations avec le Maroc sont « prioritaires ». Avec le Maroc, second partenaire commercial de l’Espagne hors UE, des tensions agitent sporadiquement la relation bilatérale, au sujet des enclaves de Ceuta et Melilla, du Sahara occidental ou de migrants clandestins. Sur le dossier du Sahara occidental, l’opinion publique en Espagne estsensible aux thèses pro-sahraouies et de nombreux militants et organisations indépendantistes sont présents sur son sol. Mais le gouvernement espagnol(ex-puissance coloniale) entend menerune politique de « neutralité active »en s’alignant sur les positions du Conseil de sécurité des Nations Unies. A cet égard, le gouvernement espagnol se montre satisfait du bon travail effectué par l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, M. Christopher Ross, quipoursuit ses efforts pour une reprise des négociations. A ce titre, il espère que la tournée européenne qu’il a débutée le 4 novembre 2011 à Madrid pour surmonter l’impasse sur les entretiens sur le Sahara occidental sera couronnée de succès.
Le Roi d’Espagne a effectué en mai 2011 une visite privée au Maroc et a félicité le Roi Mohammed VI pour la présentation de son projet de Constitution, le qualifiant de « pas extrêmement important dans le processus de démocratisation ».
Avec l’Algérie, l’Espagne cherche à préserver ses intérêts économiques et commerciaux. Des négociations entre Gas Natural et la Sonatrach sur la réévaluation du prix du gaz naturel importé d’Algérie, 1er fournisseur de l’Espagne (38 % du gaz espagnol), sont en cours. Le Roi d’Espagne s’est rendu en Algérie en visite d’Etat en mars 2007. Le 18 février 2011, le ministre algérien des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci s’est rendu à Madrid pour y rencontrer son homologue espagnole, Mme Trinidad Jimenez. Une Rencontre à Haut Niveau est prévue à Alger à l’automne 2011 et un accord de facilitation dans le domaine des visas est en cours de négociation.
En ce qui concerne la Tunisie, Madrid juge les élections générales exemplaires et n’a pas d’inquiétude sur la forte composante islamique du prochain gouvernement. Elle est en revanche préoccupée par la situation économique.
L’Amérique Latine
L’Ibéro-Amérique devrait conserver un rôle central dans la politique espagnole, sous deux volets : le développement des relations économiques et la défense de la langue espagnole. A cet égard, les célébrations en 2012, du bicentenaire de la Constitution de Cadix représenteront le meilleur cadre pour renforcer les relations entre l’Espagne et ses partenaires d’Amérique latine, d’un point de vue diplomatique, économique et culturel.
Alors qu’elle craint de perdre son rang sous l’effet de la crise, l’Espagne entend mettre cette relation au service d’un rapprochement avec d’autres pays, et avant tout avec les Etats-Unis. Elle compte s’appuyer pour cela sur des partenaires de poids comme le Mexique ou le Brésil, et jouer plus efficacement son rôle de ’’pont entre l’Europe et l’Amérique latine’’.
Ainsi, sous la PEUE (1er semestre 2010), l’Espagne a saisi l’occasion qui se présentait à elle pour relancer les relations entre l’UE et l’Amérique latine, stagnantes depuis plus dix ans. Le Sommet UE-ALC qui s’est tenu à Madrid le 18 mai 2010 a été, dans ce sens, un succès, que ce soit en termes de niveau de participation que de résultats (reprise des négociations entre l’UE et le MEROSUR ; conclusion d’un accord de libre échange entre l’UE et l’Amérique centrale). Une autre victoire à mettre au crédit de l’Espagne, et plus spécifiquement de son ministre des Affaires étrangères, M.A.Moratinos, est la libération, en juillet 2010, de 52 prisonniers politiques cubains dont 20 ont été accueillis sur le sol espagnol.
Le multilatéralisme demeure un pilier important de la politique étrangère espagnole. Le pays développe aujourd’hui une politique ambitieuse au sein de l’ONU, fondée sur le triptyque aide au développement, maintien de la paix et droits de l’homme. L’Espagne a été membre du Conseil de Sécurité pour la période 2003-2004, et souhaite pouvoir intégrer le G8. Grâce à l’appui de la France, Madrid participe depuis 2007, en tant qu’« invité permanent », au G20 (dialogue avec les pays du Sud), et ambitionne d’en devenir membre à part entière. Elle compte précisément sur le G20 pour faire valoir ses droits plus efficacement à l’AGNU, en tenant compte du fait qu’elle ne siège au Conseil de sécurité qu’une fois tous les dix ans en moyenne, et que sa situation s’aggraverait considérablement avec l’élargissement de cette enceinte aux quatre pays candidats (Allemagne, Brésil, Inde, Japon).
Mise à jour : 15.01.12