La France et l’Erythrée
Brève
Après ces nouveaux événements qui interviennent quelques semaines seulement après les attaques contre des touristes étrangers en Ethiopie, la France exprime sa vive préoccupation.
Présentation
Relations politiques
Les relations franco-érythréennes se sont rapidement développées : Bernard Kouchner, alors Ministre de la Santé et de l’Action humanitaire, est le premier ministre européen à s’être rendu en Erythrée en août 1992et la visite du Président Issayas Afeworki en mai 1994 a constitué sa première visite officielle dans un pays européen. Néanmoins, compte tenu du caractère autoritaire pris par le régime, les rencontres se sont ensuite faites beaucoup plus rares :
Entretien entre le Ministre des Affaires étrangères et européennes français et le Président Issayas en marge du Sommet Afrique-France des 20 et 21 février 2003 ;
Visite à Paris du Ministre des Affaires étrangères érythréen, Ali Said Abdallah, en octobre 2004 ;
Visite en Erythrée du groupe d’amitié du Sénat France-pays de la Corne de l’Afrique du 22 au 30 mai 2004 ;
Visite à Asmara de la Ministre déléguée à la Coopération et à la Francophonie en septembre 2006.
Asmara apprécie néanmoins que nous ayons, pendant le conflit de 1998-2000, maintenu une relation équilibrée entre l’Erythrée et l’Ethiopie. Malgré des relations rendues plus difficiles par le différend frontalier avec Djibouti et le vote par la France de la résolution 1907 du CSNU, un canal de dialogue a été maintenu avec Asmara. La France a toujours prôné une mise en œuvre progressive des sanctions afin de ne pas radicaliser le régime érythréen et d’essayer de le faire sortir de son isolement en l’incitant à réaliser des gestes d’ouverture envers la communauté internationale.
Relations économiques
Les exportations françaises vers l’Erythrée atteignent 2,3 M€ en 2011 (-30% par rapport à 2010) tandis que nos importations en provenance d’Erythrée atteignent 0,7 M€ (+250% par rapport à 2010). La balance commerciale est excédentaire en faveur de la France (+1,6 M€ en 2010).
Les principaux postes d’exportations vers l’Erythrée sont le malt et les produits pharmaceutiques (60% des exportations françaises). Leur baisse explique la réduction des exportations françaises vers l’Erythrée. Le principal poste d’importations françaises est la gomme arabique (2/3 des importations). La forte contraction des achats français de ce produit explique la baisse des importations françaises en provenance de l’Erythrée.
La présence française en Erythrée est minime. L’entreprise Total est présente en Erythrée depuis 1994. Après le rachat de Mobil Oil Afrique, qui disposait de 23% du marché en 2005 (part équivalente à celle de Total), Total Eritrea est devenu le deuxième opérateur avec 46 % du marché, derrière le libyen Tamoil (54% du marché).
Coopération
L’AFD n’intervient plus en Erythrée depuis 2003 : l’Erythrée ne fait pas partie des 14 pays prioritaires d’interventions retenuspar le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) du 5 juin 2009.
Le montant des décaissements en subventions entre 1993 (date de l’indépendance) et 2003 s’est élevé au total à 12 M€. Les financements de l’AFD ont notamment été consacrés aux investissements publics suivants :
Un don de 1,8 M€ accordé en mars 1994 pour la remise en état de l’aéroport d’Asmara.
Un don de 1,5 M€ a été accordé en mai 1994 pour le financement de la rénovation de l’alimentation en eau potable de la ville d’Asmara.
Un don de 2,4 M€ a été accordé en février 1996 pour financer un projet d’évaluation des ressources halieutiques.
Un don de 1,1 M€ a été accordé en février 1997 pour financer un appui aux exportations de poisson.
Un don de 4,3 MEUR, accordé en octobre 1998, pour le financement du renforcement institutionnel du département de l’eau d’Asmara.
Mise à jour : 04.10.12
Liens utiles
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